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SOMMAIRE:
♦ greve
de la faim de deux opposants 30/10/2005
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manifestation
de l'opposition reprimée
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Creation d'un"collectif pour les droits et les libertes"
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quatre militants des droits de l'Homme
interpellés 03/06/2006
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Tunisie: deux opposants en grève de la faim hospitalisés
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dimanche 30 octobre 2005, 22h33
TUNIS (AP) - Deux des huit opposants tunisiens qui observent une greve de la
faim depuis 13 jours pour réclamer plus de libertés ont été hospitalisés
dimanche à la suite de la détérioration de leur état de santé, a-t-on appris
auprès du Dr Fethi Touzri, membre de la commission médicale qui veille sur
les grévistes.
Selon le médecin, le premier évacué est l'avocat Abderraouf Ayachi,
vice-président du Congrès pour la République (CPR), un parti non reconnu. Me
Ayadi, qui avait eu une alerte il y a deux jours suite à un problème
hépatique et rénal, a été admis à la clinique El Manar de Tunis. Les examens
qu'il y a subis ont relevé des "anomalies cardiaques sévères". Il doit être
gardé sous observation médicale pendant au moins 48 heures, son état étant
jugé "assez critique et inquiètant", a ajouté Dr Touzri.
Dans la soirée, un autre gréviste, Mohamed Nouri, le plus âgé d'entre eux,
66 ans, a perdu connaissance à la rupture du jeûne de Ramadan et s'est
blessé au visage en tombant, a précisé le praticien. Souffrant d'un "coma
hypoglycémique", le président de l'Association internationale de soutien aux
prisonniers politiques (AISPP/non reconnue), déjà hypertendu, a dû à son
tour être hospitalisé, selon le médecin. Après avoir subi des examens
cliniques, il a rejoint ses camarades en grève de la faim.
Les autorités accusent les grévistes de vouloir exploiter le Sommet mondial
sur la société de l'information (SMSI) prévu à Tunis dans quelque deux
semaines "à des fins de propagande". AP
bb/sb
http://fr.fc.yahoo.com/t/tunisie.html
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Tunisie: incidents entre opposants et forces de l'ordre
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mardi 8 novembre 2005, 21h18
TUNIS (AP) - Des incidents ont opposé mardi soir à Tunis des militants
d'associations et de partis de gauche aux forces de l'ordre lors d'une
tentative de manifestation de soutien aux opposants en greve de la faim,
selon des témoins oculaires.
Rassemblés devant la maison de la culture Ibn Khaldoun, située aux abords de
l'avenue Habib Bourguiba, principale artère de la capitale, plusieurs
dizaines de manifestants ont été dispersés dans un premier temps dans le
calme par des agents qui leur ont signifié que la manifestation était
interdite. Celle-ci a été étouffée dans l'oeuf par un important cordon
sécuritaire déployé sur les lieux.
La situation a pris une autre tournure au niveau de l'avenue de Carthage
toute proche, lorsque les manifestants ont commencé à entonner des slogans,
scandant notamment "par notre âme et notre sang, nous nous sacrifierons pour
toi liberté".
Chargés par la police, plusieurs d'entre eux ont été agressés, dont le
président de la Ligue tunisienne de défense des droits de l'Homme (LTDH)
Mokhtar Trifi, Mohamed Jmour, dirigeant d'un parti de gauche non reconnu,
Mongi Ellouze et Mohamed Goumani, membres du bureau politique du Parti
démocratique progressiste (PDP), initiateur de la manifestation.
Selon un dirigeant du PDP, Rachid Khéchana, six personnes ont été
interpellées puis relâchées une demi-heure après.
Les manifestants, parmi lesquels figuraient l'ancien vice-président de la
LTDH, Khémaïs Chammamri, entendaient apporter leur soutien aux sept
opposants qui observent une grève de la faim depuis 22 jours pour réclamer
plus de libertés.
Les grévistes sont pour la plupart des dirigeants d'associations et de
partis d'opposition non reconnus, à l'exception du chef du PDP, Me Ahmed
Néjib Chebbi.
Leur huitième compagnon, l'avocat Abderraouf Ayadi, a dû interrompre le
mouvement en raison de la détérioration de son état de santé. Selon Dr Fethi
Touzri, membre du comité médical qui veille sur les grévistes, il souffre
d'un problème hépatique doublé par des complications cardiaques. AP
bb/tl
source: yahoo.fr/acyualites |
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Tunisie: un gréviste de la faim hospitalisé
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vendredi 11 novembre 2005, 21h16
TUNIS (AP) - L'un des sept opposants tunisiens en greve de la faim pour
réclamer plus de libertés, l'avocat Ahmed Néjib Chebbi, a été hospitalisé
vendredi soir à la suite d'une "nette détérioration" de son état de santé au
25e jour du mouvement, a-t-on appris auprès de l'un des médecins qui
veillent sur le groupe.
Selon le Dr Abdelmajid Msallemi, Me Chebbi, chef du Parti démocratique
progressiste (PDP, légal), a été évacué sur la clinique El Manar de Tunis.
La veille, il avait perdu connaissance, signe d'une "fatigue
hypoglycémique". "Il doit être "impérativement hospitalisé pendant au moins
24 heures pour être perfusé et réanimé", a ajouté le praticien qui a jugé
"critique" l'état du gréviste. Me Chebbi, qui a subi il y a deux ans une
opération à coeur ouvert, doit également passer des examens cardiaques
approfondis, a-t-il précisé.
Selon le bilan établi par le médecin, l'avocat a, depuis le début de la
grève, perdu 10kg, soit 12% de son poids. Il souffre en outre d'une chute de
la tension artérielle, d'un fort ralentissement de la fréquence cardiaque,
d'un problème d'irrigation du sang et d'une déshydratation qui ont engendré
une faiblesse générale de l'organisme.
Après des examens à la clinique, le gréviste a cependant tenu à rejoindre
ses camarades contre l'avis de ses médecins, ont rapporté dans la soirée des
membres de son entourage.
De huit à l'origine, le nombre des grévistes a été réduit à sept, un autre
avocat, Me Abderraouf Ayadi, ayant dû abandonner à la demande de ses
camarades en raison d'"un problème hépatique et de complications
cardiaques", d'après le Dr Fethi Touzri du comité médical. AP
bb/st/tl
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Tunisie: création d'un "Collectif pour les
droits et les libertés" |
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jeudi 8 décembre 2005, 16h15
TUNIS (AP) - Des représentants de partis d'opposition, de courants
politiques de divers horizons et de personnalités indépendantes tunisiens
ont annoncé la création d'une nouvelle structure appelée "Collectif du 18
octobre pour les droits et les libertés".
Selon ses promoteurs, cet organe est destiné à entretenir "la dynamique"
enclenchée par le "succès" de la greve de la faim observée depuis le 18
octobre dernier et pendant 32 jours par huit dirigeants de partis et
d'associations pour réclamer plus de libertés en Tunisie .
Leurs principales revendications sont la liberté d'expression et
d'information, la liberté d'organisation, la libération des "prisonniers
politiques" et la promulgation d'une amnistie générale.
L'un des fondateurs du collectif, Khémaïs Chammari, ancien vice-président de
la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH), a
salué le "courage" des grévistes dont le mouvement, a-t-il noté, a suscité
une mobilisation à l'intérieur du pays comme à l'extérieur auprès de
nombreuses organisations en charge des droits de l'Homme et des libertés,
tout en créant une nouvelle dynamique politique. AP
bb/tl
source: yahoo/actualites
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Tunis déplore l'"attitude inamicale" de Berne |
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vendredi 9 décembre 2005, 20h32
TUNIS (AP) - Les autorités tunisiennes ont exprimé vendredi "leur
stupéfaction et leurs vifs regrets" à la suite d'une entrevue accordée par
la ministre Suisse des Affaires étrangères, Micheline Calmy-Rey, à des
opposants tunisiens avec lesquels elle s'est entretenue de la situation des
droits de l'Homme en Tunisie
Dans un communiqué, le ministère tunisien des Affaires étrangères, qualifie
d'"inamicale" cette attitude de la Suisse qui "révèle une ignorance des
réalités politiques tunisiennes". Pour Tunis, cette "initiative (est) un
geste inopportun et inadmissible au moment où la Tunisie oeuvre à préserver
la qualité des relations entre les deux pays".
Mme Calmy-Rey avait reçu jeudi à Berne des militants tunisiens des droits de
l'Homme, dont les avocats Abderraouf Ayadi et Samir Dilou, deux des huit
personnalités tunisiennes qui avaient observé dernièrement une greve de la
faim pendant un mois pour réclamer la liberté d'expression, d'information et
d'association, la libération des "prisonniers politiques" -dont les
autorités nient l'existence- et la promulgation d'une loi d'amnistie
générale.
Les deux opposants qui doivent être rejoints par deux autres ex-grévistes de
la faim, le journaliste Lotfi Hajji et l'avocat Ayachi Hammami, comptent se
rendre ensuite en France, à Strasbourg, siège du parlement européen.
Le communiqué tunisien fait valoir que ces "prétendus opposants tunisiens"
qui n'appartiennent "à aucune structure légale", sont "notoirement connus
par leur engagement extrémiste intégriste, pratiquant de façon avérée le
double langage et la duplicité, prônant la violence et le terrorisme mais
affichant avec les occidentaux et les médias des idées soi-disant
libérales".
Signe de tension entre Tunis et Berne, ce nouvel épisode intervient après
les critiques formulées par le président de la Confédération suisse lors de
la séance d'ouverture du Sommet mondial sur la société de l'information
(SMSI) tenu à Tunis du 16 au 18 novembre dernier. Samuel Schmid avait
instamment appelé le gouvernement tunisien à assurer le respect de la
liberté d'expression. La télévision tunisienne avait alors interrompu la
retransmission de son discours provoquant une protestation des autorités
helvétiques. AP
bb/sb
source: yahoo/actualites |
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quatre militants
des droits de l'Homme interpellés
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samedi 3 juin 2006, 18h19
TUNIS (AP) - Quatre militants des droits de l'Homme dont Ali Ben Salem,
président de la section de la Ligue tunisienne de défense des droits de
l'Homme (LTDH) de Bizerte, ville située à 60km au nord de Tunis, ont été
interpellés samedi par la police puis relâchés, a-t-on appris auprès du
président de la LTDH, Me Mokhtar Trifi.
Parmi les personnes interpellées figurent deux membres de cette section,
dont Lotfi Hajji, qui est aussi président du syndicat des journalistes
tunisiens (SJT/non reconnu).
Selon la LTDH, ces interpellations seraient motivées par la publication
d'un communiqué par la section de Bizerte dénonçant "la profanation du
Coran, l'atteinte aux croyances des prisonniers politiques et la pratique
de la torture qui se poursuivent dans les prisons tunisiennes". Ces
informations ont été recueillies auprès des "familles des prisonniers",
ajoute le document.
Les autorités affirment que les "allégations" contenues dans le communiqué
publié sous la signature de M. Ben Salem "sont dénuées de tout fondement".
Selon une source officielle reflétant la position du gouvernement, le
parquet de Bizerte a ordonné l'ouverture d'une instruction judiciaire sur
ces allégations "afin de délimiter les responsabilités éventuelles à ce
sujet".
"La Tunisie, pays arabo-musulman, est attachée à la protection et au
respect des symboles sacrés de l'islam et ne peut, de ce fait, permettre
que ces symboles sacrés soient abusés pour diffuser de fausses nouvelles à
même de provoquer les sentiments du peuple tunisien et de porter atteinte
aux fondements de sa foi", ajoute cette source.
M. Ben Salem qui devra comparaître devant le juge d'instruction chargé de
l'affaire, a été cependant remis en liberté "en raison de son âge avancé
(75 ans) et de son état de santé", selon cette source.
Les trois autres militants ont été également relâchés, mais ne feront pas
l'objet de poursuites judiciaires, a précisé Lotfi Hajji.
Les autorités nient, par ailleurs, l'existence de prisonniers politiques
en Tunisie, faisant valoir que les détenus auxquels il est fait allusion,
estimés à 300, la plupart appartenant au mouvement islamiste interdit
Ennahdha, ont été condamnés pour des délits de droits commun, notamment
des actes de violence. AP
bb/sb
source: yahoo/actualites
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