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samedi 21 janvier 2006,
19h22
TUNIS (AP) - Les
responsables de l'hebdomadaire "Al Mawkif" ont fait état samedi
de la saisie par les autorités tunisiennes du dernier numéro de
cet organe du Parti démocratique progressiste (PDP/opposition),
une information aussitôt démentie côté officiel.
Dans un communiqué
transmis à l'Associated Press, le directeur de la publication,
Ahmed Néjib Chebbi, accuse les agents de police d'avoir "retiré
de tous les kiosques l'ensemble des exemplaires mis en vente".
Il souligne que l'article
73 du Code de la presse accorde au ministre de l'Intérieur le
pouvoir discrétionnaire de "saisir le numéro de tout périodique
dont la publication serait de nature à troubler l'ordre public",
notant qu'"aucune explication n'a été fournie à l'appui de cette
décision".
Une "source officielle"
reflétant la position du gouvernement a qualifié ces allégations
d'"infondées", affirmant qu'"aucun numéro d'un des journaux de
l'opposition n'a été saisi".
Le parlement tunisien a
récemment adopté un projet gouvernemental portant abrogation des
dispositions relative au dépôt légal. Décriée par l'opposition
comme étant une forme de censure, cette procédure soumettait les
journaux et autres publications à un contrôle avant diffusion
notamment des ministères de l'Intérieur et de la
Justice. Sa
suppression avait été perçue comme un signe de libéralisation de
l'espace médiatique.
Le numéro d'"Al Mawkif"
annonce une prochaine augmentation des prix du pain, un produit
sensible pour l'opinion publique. En 1984, à l'époque de
l'ancien président Habib Bourguiba, une hausse des prix de cette
denrée de base avait été à l'origine d'une flambée de violence
dans le pays.
Un autre article
répliquait de manière virulente à une "information" publiée par
deux journaux de la place. Il traitait de "chiens enragés" ses
auteurs selon lesquels le chef du PDP, Me Néjib Chebbi, aurait
fait adhérer à l'organisation internationale des Frères
Musulmans, lors du dernier pèlerinage à La Mecque.
M. Chebbi a démenti cette
information qui, selon lui, vise à "entraver sa marche politique
et sa lutte pour les libertés et la démocratie". AP
bb/ir
source: yahoo.fr/actualites
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