Rissa Ixa, né en 1946 à Innates (arrondissement de Tillabery) près de la
frontière du Mali, décrit ainsi son travail : « Au sein de la famille,
les hommes et les femmes m'enseignaient l'Histoire touarègue et
m'initiaient à l'art et à l'écriture tamachek. Je dessinai sur le sable.
Puis parti à Niamey (1959), j'ai continué à dessiner sur tous les
supports à ma disposition. Lors de mes rencontres avec d'autres
artistes, j'ai pu observer et apprendre différentes techniques de
peintures. Je vis et travaille, je milite dans le but que la culture
touarègue ne disparaisse pas et continue à vivre en gardant son essence
: le respect des traditions et des Hommes. »
La démarche de ce peintre est de peindre des scènes de la vie pastorale
de la société touarègue, sur le registre figuratif. Il reprend, par
ailleurs, les motifs géométriques traditionnels, qui agrémentent les
objets de la vie matérielle, et tente d'adapter certains de ces objets
eux-mêmes, dans une démarche modernisante, pour les rendre utilitaires
et séduisants aux étrangers à sa société. Il s'agit, selon lui, à la
fois de montrer ce qui caractérise, à ses yeux, la société touarègue et
de vivifier son savoir-faire, au sein d'un artisanat associatif ouvert
sur le monde extérieur.
ADACTNN
Association pour le développement des arts et culture traditionnels
nomades du Niger
B.P. 818, Niamey
Contact : Rissa Ixa
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La peinture sous-verre s'appelle aussi "fixé" ou "souwère" en wolof; car
le support de l'œuvre est le verre (ici un support transparent). La
peinture se réalise sur le verre mais elle se regarde par transparence à
travers le verre. Cette technique de peinture, originaire d'Orient, est
apparue au Sénégal , puis s'est développée. Le support transparent
(plaque de verre de 2 à 3 mm d'épaisseur ou calque) est préalablement
nettoyé. Le dessin est réalisé directement sur le verre à la plume et à
l'encre de Chine. Certains utilisent des pinceaux très fins et de la
peinture noire. Le dessin peut-être tracé au fil de l'imagination ou
décalqué à partir d'une esquisse. Signature et inscriptions s'écrivent à
l'envers (écriture en miroir) car le verre est exposé retourné. Suit
alors l'application des peintures. Celle-ci se fait, contrairement aux
peintures classiques, en commençant par le détail et en terminant par le
fond. En effet, puisque la lecture du tableau se fait " sous le verre"
ce sont les détails qui apparaissent en surface et qui sont les premiers
peints. Les peintures utilisées sont des peintures à l'huile allongées
avec de l'essence ou du diluant synthétique. Séchées à l'ombre, les
peintures reçoivent ensuite un support de carton dans lequel sont passés
puis gansés plusieurs fils de coton qui serviront à l'accrochage.
Source : Association CYRAV –
cyrav@infonie.fr