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 MAROC

     Manifestations dans villes et villages du sud-est (3/1/07)

     Ouarzazat : La colere des etudiants  (6/1/07)

    La revolte ( 15/01/2007)

    Tadighoust : On achève bien les militants berbères ! ( 13/4/2007)

 

 

Manifestations amazighes dans plusieurs villes et villages du Grand Tafilalt (Sud-Est du Maroc)

 

    poste le 03/01/2007                       Voir Video

Nous venons d’apprendre de sources sûres que des manifestations ont été organisées jeudi 28 et vendredi 29 décembre dans plusieurs villes et villages du Grand Tafilalt (Tamazgha Occidentale) pour revendiquer l’officialisation de la langue amazighe et le droit à une vie digne.

Ainsi, plus de 200 étudiants amazighs ont battu vendredi le pavé à Tinghir pour dénoncer la marginalisation que subit la région depuis la mise en place des Etats arabo-musulmans actuellement installés à Tamazgha Occidentale. L’accès aux artères principales de la ville de Tinghir a été bloqué par les forces policières de l’Etat marocain qui auraient dressé un barrage pour tenter de ralentir l’avancée des manifestants, a-t-on appris de mêmes sources.

Des manifestations similaires ont été organisées dans les rues de Boumal n Dadès (50 km de Tinghir) et Tighrmet n Imgoun (100 km de Tinghir). Msemrir, un village niché dans la montagne à plus de 70 km de Tinghir, a connu les mêmes événements. Le village de Tazarin a vu sa population se joindre à ce mouvement de protestation.

Les manifestants réclament le respect de l’identité amazighe et dénoncent la marginalisation politique, économique et culturelle de la région. Ces manifestations ont été marquées par la participation de toutes les couches de la population qui ont adhéré aux marches et aux revendications des organisateurs.

Les manifestations sec poursuivent aujourd’hui, samedi 30 décembre, dans les rues de plusieurs villages dont Bumal, Tinghir, Lkhmis et Klaa n Imgun. Le mouvement des étudiants appuyés par la population aurait causé l’interruption de la circulation automobile pendant plusieurs heures.

La coordination Aït Ghighouch-section Tinghir qui est l’instigatrice de ces manifestations a rendu publique une plateforme de revendications soumises aux autorités locales. Dans ce que la coordination appelle "Le cahier revendicatif", 14 revendications ont été exprimées. Parmi elles, notamment, l’officialisation da la langue amazighe dans une constitution démocratique, dans la forme comme dans le fond. La politique d’arabisation de l’Etat marocain a été dénoncée ainsi que l’embargo économique que fait subir la monarchie à la région du Grand Tafilalt.

Nous avons appris également que des organisateurs des manifestations ont été reçus par le Wali (préfet) de Ouarzazate qui les a invité au dialogue aujourd’hui. Les autorités marocaines semblent vouloir "négocier" et s’intéresser aux revendications des manifestants.

Par ailleurs, l’association Taymat (Melaab) appelle à une manifestation lundi 1er janvier 2007.

La Rédaction Paris, le samedi 30 décembre 2006.


 

Le mouvement né des manifestations ayant eu lieu ces derniers jours dans des villes et villages du Grand Tafilalt a rendu publique une série de revendications soumises aux autorités marocaines. Ces dernières, par la voie de leur préfet à Ouarzazate, a tenu à rencontrer des animateurs du Mouvement.
Nous publions ci-après, "Le cahier revendicatif" de la coordination Aït Ghighouch, section de Tinghir...


 

Coordination Aït Ghighouch - section de Tinghir



CAHIER REVENDICATIF





 
 Indemnisation immédiate pour toutes les victimes des inondations,

 
 Accord de qualité de martyr à toutes les victimes des inondations,

 
 Gratuité des transports pour tous les étudiants poursuivant leurs études hors de la région,

 
 Accord de bourses pour tous les bacheliers,

 
 Droit au travail pour tous les diplômés chômeurs et accord d’allocations de chômage dans la perspective de trouver un travail correspondant aux diplômes obtenus,

 
 Levée de l’embargo économique sur le Sud-Est en mettant en place les infrastructures, notamment le réseau routier, des hôpitaux...

 Gratuité des soins, de l’électricité et de l’eau potable pour les tous les habitants de la région,

 Officialisation da la langue amazighe dans une constitution démocratique, dans la forme comme dans le fond,

 Arrêt de tous les agissements illégaux des représentants de l’Etat dans la région,

 Arrêt de la politique de l’arabisation des toponymes et de celle de l’interdiction des prénoms amazighes,

 


Date:  Wed, 3 Jan 2007 07:13:39 -0500 (EST)

De:  Moises Bibany <mbibany@yahoo.ca>

À:  amazigh-net@yahoogroups.com, newtamazgha@yahoogroups.com

Objet:  [Amazigh-Net] : Le Sud-Est se revolte contre la marginalisation.

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Ouarzazate - la colère des étudiants

 

 

6 janvier 2007
Ouarzazate - la colère des étudiants

 

Face à la dégradation des services sociaux dans la vallée de Drâa, les étudiants issus de la région, poursuivant leurs études aux universités d’Agadir et de Marrakech, ont tenu à exprimer leur colère dans la rue. La goutte qui a fait déborder le vase : les services de transport qui ne satisfont plus la demande d’une région s’étendant sur une superficie dépassant de loin celle d’un pays comme la Belgique.
 

Les manifestations qui avaient eu lieu spontanément la semaine dernière la veille de l’Aïd avaient investi les rues de Tinghir, Boumalne Dadès, Khemis Dadès, Kelâat M’gouna et M’smrir, et bloqué pour plus d’une heure la route N° 9 qui connaissait une circulation intense du fait des jours de l’Aïd. En plus des revendications matérielles, les manifestants réclamaient le respect de l’identité amazighe et dénonçaient la marginalisation politique, économique et culturelle de la région.

Les étudiants ont également scandé des slogans en faveur de la réhabilitation de la région qui, selon eux, souffre d’un grand retard en matière de développement. En effet, outre l’état des véhicules de transport commun de la région, les étudiants se trouvent souvent confrontés à un manque flagrant de moyens de transport pour rejoindre leuurs établissements. D’ailleurs cette année, les étudiants devaient revenir si vite aux campus pour leurs examens programmés ce mois-ci.

Selon les observateurs, ce n’est pas la première fois que les étudiants de la région battent le pavé pour attirer l’attention sur leur situation. Les autorités, impuissantes à trouver une solution, leur procurent souvent des tickets pour leur permettre d’arriver à temps.

Mehdi Siraj

Source : Libération (ma)

 

 

La révolte

 

Azul / Hi / Bonjour
Imazighen du Sud Est se soulèvent contre la marginalisation: [Après les manifestations du mouvement Amazigh à la ville de Tiznit (au sud du Maroc) suite à l'interdiction d'une conference, voila les Imazighens du Sud Est marocain qui organisent des manifestations depuis le 28/12/2006 contre la marginalisation orchéstrée par le pouvoire marocain à l'encontre de leur région. Plusieurs villages et avec un seul mot d'ordre Halte à la Hogra se sont sortis depuis le village de Mesmerir jusqu'à Goulmima en parcourant les villages entre Boumalen et Tinghir. Tous ces villages marginalisés par l'ideologie arabo-islamiste au pouvoir au maroc depuis la colonioatilsation
francaise ont manifesté pacifiquement des centaines de kilometres le long de la route principale qui relie la ville de Ouarzazate et la ville de Errachidia (Ksar souk). Cette manifestation a completement arrété la circulation routère dans cette route principale pendant plus de 3heures. .....

AFRAK dénonce les autorités marocaines: [Abderrahim Chhaibi, président de l'association Iz'uran (Lakhssas) et coordinateur du Collectif Azayku des associations amazighes a été violemment agressé par le pacha de Tiznit, de concert avec ses agents auxiliaires, le mercredi 27 décembre 2006, à Tiznit. Le responsable du makhzen s'est acharné sur notre militant en usant d'insultes et de coups violents qui lui ont causé des blessures graves à tel point qu'il a été transporté d'urgence à l'hôpital pour recevoir les premiers soins urgents qui l'ont sauvé d'une mort certaine. .....
Agression sauvage du coordinateur du collectif azayku par les forces de l'ordre marocaines à Tiznit: [J'étais invité par association Afra à Tiznit (Sud du Maroc) pour assister à un débat culturel encadré par maître Ahmed Dgherni sous thème (l'Amazighité et le développement humain). (..) La conférence est interdite, (...) Après l'assaut violent de la force makhzani, je me trouve en face d'un Merda qui me menace avant l'arrivée du Pacha de la ville de Tiznit qui m'a accusé : «fils de pute, il y'a longtemps que je te cherche. Tu dis n'importe quoi contre le régime... !!! », il donne son ordre à trois elements des forces auxiliaires de m'arrêter, j'ai résisté au début, il a utilisé son appareil Radio vers ma mâchoire inférieure, et des coups de coin vers mon ventre comme un enragé, l'agression n'est pas terminé car le pacha a donné son ordre au trois merdas : «agressez ce fils de pute sans laisser des traces »........ Les autorités marocaines utilisent la force contre les Amazighs du Maroc: [Au moment au l'Etat marocain déclare officiellement une ouverture politique large et capable d'absorber toutes les tendances idéologiques et culturelles, une partie modérée du mouvement amazigh a cru naïvement à ces propos, en créant des partis politiques qui prénnent en charge les revendications amazighes. Mais la réalité du terrain dément catégoriquement la possibilité d'afficher des tendances idéoligiques différentes de celles avalées par le régime
politique. En effet, l'association AFRA (la paix) a invité le président du parti démocratique amazigh marocain, le maître Ahmed Dgharni, pour animer une conférence-débat autour de l'amazighité et le développement humain, le mercredi 27 décembre 2006 à la piscine municipale de Tiznite. (...) les autorités locales à leur tête le commissaire de la ville, débarquent avec des agents du force de l'ordre pour empêcher la tenue de la conférence-débat.

Surpris de cette attitude irresponsable (....) ce qui a généré des affrontassions avec les forces de l'ordre. ..... On torture encore Imazighens à Tamazgha Occidentale! : [La ligue amazighe des droits humains (LADH) dénonce avec fermeté l'attaque makhzenienne contre des activistes amazighes, et des militants du parti démocratique amazigh ( PDAM) et l'arrestation abusive de son cordinateur provincial à Tiznit, El Khanboubi Ahmed. Elle en appelle l'ONU en exigeant par le fait même l'ouverture d'une enquête rigoureuse et neutre pour déterminer les responsabilité s tous ceux
qui ont émis l'ordre de réprimer des gens pacifiques. En fait, tout a commencé lorsque des militants amazighs sont venus assister à un débat organisé par l'association Afra à Tiznit. Même si tous les
réglements sont respectés, les autorités locales, représentée par le pacha, et les forces de l'ordre sont intervenus avec une haine absolument inconmensurable. .....
Ne les oublions pas, n'oublions pas leur sacrifice !: [ Appel à la solidarité avec les familles de ceux qui ont tout donné pour nous.Ceci n'est pas un article comme les autres, c'est un appel
urgent, important. Feu Masin U Harun (Mohamed Haroun) et Smaïl Medjeber sont deux personnes qu'il n'est plus besoin de présenter. Il s'agit de deux pionniers du combat identitaire qui se sont donnés corps et âme à notre cause, à la défense de notre patrimoine linguistique et culturel et Dieu sait à quel prix! Aujourd'hui, c'est à notre tour de penser à eux, nous qui, grâce à eux, continuons
d'affirmer notre identité et pouvons fièrement écrire une langue pour laquelle ils ont mis leur vie en péril. .....

L'association franco-marocaine AZWAG dénonce l'acte sauvage des autorités marocaines: [L'association franco-marocaine AZWAG dénonce avec la plus grande vigueur les abominables agressions dont ont été victimes, de la part des autorités marocaines, les militants amazighs
Sadik Abdellah, alias Azenzar, de la section Ayt Melloul de Tamaynut et Abderrahim Chhaïbi du Collectif Azayku. .....
Déclaration du Réseau Amazigh pour la Citoyenneté à l'occasion du 58ème anniversaire de la Déclaration Internationale des Droits de l'Homme, autour de la situation des droits linguistiques et culturels amazighs au Maroc pour l'année 2006: [Le Bureau Exécutif du Réseau Amazigh pour la Citoyenneté, au moment où il commémore le 58ème anniversaire des droits de l'Homme, saisit cette occasion pour féliciter tous les mouvements démocratiques qui luttent pour les droits humains et des peuples, et qui sont convaincues qu'un autre Maroc et un autre Monde des droits humains sont possibles. Il lance par la même occasion un appel pour toutes les actrices et acteurs oeuvrant dans le domaine des droits économiques, sociaux, culturels, civils et politiques, pour se solidariser avec le mouvement associatif démocratique amazigh..... .
MOUVEMENT POUR L´ AUTODETERMINATION ET L´INDEPENDENCE DE L´ARCHIPEL
CANARIES, LE M.P.A.I.A.C. : [L´an 2006 touche à sa fin et notre archipel africain continue sous domination coloniale espagnole. La couronne d´Espagne continue à ignorer les résolutions sur le droit de peuples colonisés à son indépendance. Espagne continue à croire en son empire colonial dont les derniers restes se trouvent encore en Afrique. Cette année, les rois d´Espagne sont venus aux Canaries et on visité toutes les îles dans un geste de provocation flagrante contre notre peuple et une insulte à l´Afrique. Aussi nous avons été insulté un an de plus, par le président socialiste espagnol, Rodriguez Zapatero, qui est venu une fois de plus, prendre ses vacances à l´île de Lanzarote... ...
La MAP : Qu'as-tu fait de ta devise?: [Quiconque se connecte sur le site de la MAP, agence de presse gouvernementale du Maroc, aura dans la face la devise `'La nouvelle est sacrée, le commentaire est libre''. Ce matin du 4 Novembre 2006, le bureau de la MAP à Madrid publie, sur le site de la MAP, un article intitulé : `'Symposium international à Madrid sur l'apport d'Ibn Khaldoun aux Sciences économiques''. Grand fut mon étonnement quand j'ai lu :

1. la première phrase : `'Un symposium international sur l'apport du savant arabe Ibn Khaldoun aux sciences économiques .....''.

 2. une autre phrase à l'avant dernier paragraphe : `' D'autres communications (...), traiteront d'Ibn Khaldoun et de son époque, ainsi que des études comparatives entre l'érudit arabe et des penseurs
occidentaux.''. Encore et une fois de plus, le patrimoine historique et culturel amazigh est l'objet d'appropriation frauduleuse et de vol qualifié. .....
Maroc, On refuse d'inscrire à l'université si on écrit son nom et prénom en Tamazight! Quand est ce que le Maroc se réconciliera t-il avec Imazighen?: [En fin, Trop c'est trop, on refuse d'inscrire à
l'université marocaine un étudiant qui a rempli le formulaire d'inscription pré-établie en latin et arabe dans lequel il a ajouté uniquement son nom et prénom en Tamazight !!!. Le roi Massinissa a de quoi se tourner dans as tombe. Ces mêmes caractères Tifinaghs ont été officialisé par les hautes instances du Maroc et voila dans la réalité profonde le même Maroc les chasse dans ces institutions et encore pire celles qui font les élites de demain : l'Université !!!
lisez la lettre de Mr Anejjar Elbachir victime de cette politique.
.....
 

 

Date:  Mon, 15 Jan 2007 07:03:40 -0500 (EST)

 De:  Moises Bibany <mbibany@yahoo.ca>

À:  amazigh-net@yahoogroups.com, newtamazgha@yahoogroups.com

Objet:  [Amazigh-Net] : [imazighen assa] La révolte

 
 

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Maroc Tadighoust : On achève bien les militants berbères !

 
 

vendredi 13 avril 2007

 "Les fleuves courent se mêler dans la mer, les monarchies vont se perdre dans le despotisme" [1]

A Tadighoust, un village situé à 20 kilomètre de Tizi N Imnayen (Goulmima), le représentant des "autorités locales" a kidnappé en plein jour, insulté, torturé et essayé d’abuser sexuellement d’un jeune militant et artiste amazigh

 

Les faits remontent au 6 avril dernier vers 17 heures. Mohamed Ajandak, élève au lycée de Tadighoust, a été agressé physiquement par le "khalifa" (représentant de l’autorité locale) au quartier Awrir.

Fort de son arrogance et de son impunité, le « khalifa » agit comme en territoire conquis au mépris des droits de la population locale déjà meurtrie par des décennies de marginalisation et de répression. Après l’agression, Il a ensuite kidnappé le lycéen pour le conduire de force au siège de la commune de Tadighoust à bord de sa voiture, Renault 4. L’agent de l’autorité locale l’a ensuite torturé, en présence de témoins oculaires, en le rouant de coups de pied et de coups de poing. Il a même tenté de le violer.

Le siège de la Commune de Tadighoust a été transformé en l’espace d’une soirée en un "cachot" où le Khalifa voulait assouvir ses instincts maladifs d’autorité. Ce comportement gratuit d’un agent des autorités n’est, malheureusement, pas le premier de son genre et ne sera, sans doute, pas le dernier dans cette région. Il n’est qu’un épisode parmi tant d’autres qui avaient secoué le le Grand Tafilalt.

Cette humiliation n’est pas passée inaperçue. Elle a mobilisé la population du village, notamment les jeunes. Une grève a paralysé le lycée pendant plusieurs jours en solidarité avec Ajandak. D’autres actions sont sont en vue. le jeune militant compte d’ailleurs porter plainte contre le "khalifa".

 

La mise à mort de Tadighoust, de Tizi-n-Imnayen et de toute la région ne date pas d’hier. La région s’est toujours opposée au pouvoir. Elle a payé cher sa propension à l’insoumission. Le torchon ne cesse de brûler entre un pouvoir tyrannique et une région pauvre et meurtrie par des années de résistance. Elle n’a d’arme que l’intelligence et la détermination de ses populations.

C’est à Tadighoust même, dont le chef était Ali U-Ben Ihya à la seconde moitié du 19ème siècle que tout a commencé. Le chef berbère avait tenu tête au sultan alaouite Hassan I.

Ali U-Ben Ihya, établi à Tadighoust, était le chef de tout le versant sud du Haut Atlas, "Seg tefruxt ar tasaft" (du palmier dattier au chêne liège), comme le dit bien la tradition orale. Son opposition au Makhzen de Hassan premier lui a valu l’emprisonnement en 1893. Il avait été enchaîné et emprisonné à Marrakech. Une humiliation et un avertissement pour tous les Berbères qui aspirent à la liberté.

Les Aït Hdiddou avaient emboîté le pas à leur chef. Ils avaient refusé de payer l’impôt exigé par le Makhzen. Deux cent notables de cette tribu avaient été également emprisonnés à Marrakech.

Plus de dix événements politiques majeurs marqueront la région à travers tout le siècle dernier. Elle a trop souffert des exactions, du mépris et de la sauvagerie des colons français et du pouvoir qu’ils ont, par la suite, installé à Rabat.

Quelle est la différence entre ce qui s’est passé en 1893 à Tadighoust et ce qui s’y passe aujourd’hui ? Y’a-t-il une différence entre Addi U-Ben Ihya, chef de tribu traditionnel et Ajandak, militant amazigh moderne ?

Le mépris et l’arrogance du Makhzen et de ses représentants sont les mêmes malgré la différence des époques et des raisons. La gangrène nous ronge toujours. Le peuple amazigh doit s’en débarrasser pour de bon s’il aspire toujours à exister.

Lhoussain Azergui

 

 

 
   
Communiqué: Imteghren (Errachidia)

 

 
   

 

 

 

 

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