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From: cyberacteurs@wanadoo.fr
Date: Thu, 27 Sep 2007 14:48:43 +0200
To:
Subject: [cyber-stuz] Cyber @ction 224 :
Contre la mise en bouteille des eaux
de la source de Ben S'mim
Rassemblement contre la répression au Myanmar jeudi
27 septembre de 14 à 16h00 devant l'ambassade du Myanmar 60 rue de
Courcelles Paris - 8e Métro Courcelles
Cyber @ction 224 : Contre la mise en bouteille des eaux de la source
de Ben S'mim SOS Moyen Atlas
Contre la mise en bouteille des eaux de la source de Ben S'mim ACME-
MAROC lance une nouvelle fois une pétition pour exprimer sa solidarité
avec la lutte des villageois de Ben S'mim contre le projet de
confiscation de l'eau de source à la disposition de leur communauté
Les populations du Moyen Atlas sont menacées par le projet de mise en
bouteille d'une partie des eaux de leur source située à Ben S'mim (Aïn
Ben S'mim).
Ce ''projet industriel'' est initié par un entrepreneur français
(très probablement une société écran) pour embouteiller une partie des
eaux d'une source se trouvant au Moyen Atlas (pas très loin de
Meknès et de Fès) et qui fait vivre directement 3000 personnes et
5000 bêtes. Ce projet a démarré en 2001 et sa ''première pierre'' pour
occuper un terrain de 3 hectares devait être posée fin août
2006, mais la mobilisation de la population locale a fait capoter
jusqu'à maintenant l'entreprise. Aussi, nous avons décidé, en présence
d'un membre du collectif institué par la population de la
région, de faire de cette affaire un objet de mobilisation nationale,
et demandons à toutes les organisations amies à l'échelle
internationale d'apporter leur soutien à cette cause par tous les
moyens possibles, en commençant par l'envoi de messages aux
représentations diplomatiques marocaines.
Ce projet, qui a semblé être suspendu en raison de la forte
mobilisation des habitants concernés et de la solidarité dont ils ont
bénéficié depuis le lancement de notre pétition (ci-après) en date du
30 novembre, a été de nouveau relancé le 10 septembre, soit 3 jours
après les élections législatives que le pays a connues. Ses promoteurs
cherchant probablement à profiter de l'attentisme ambiant
quant à la désignation d'un nouveau gouvernement pour tenter de
passer en force, avec le soutien des autorités locales. Il faut donc
réagir au plus vite !
Merci de votre mobilisation
Jean-Claude Oliva secrétaire général ACME France
Alain Uguen Association Cyber @cteurs
COMMENT AGIR ?
Sur le site
Cette cyber @ction est signable en ligne
http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=169
Par courrier électronique
C'EST FACILE : A VOUS DE SUIVRE LES 6 ETAPES SUIVANTES :
1- Copiez LE TEXTE À ENVOYER ci-dessous entre les ############
2- Ouvrez un nouveau message et collez le texte
3- Signez le : prénom, nom, adresse, ville
4- Rajouter l'objet de votre choix : OGM pas ça du tout
5- Adressez votre message aux adresses suivantes :
info@amb-maroc.fr
cyberacteurs@wanadoo.fr
Cliquer ici :
mailto:cyberacteurs@wanadoo.fr;info@amb-maroc.fr
mailto:cyberacteurs@wanadoo.fr,info@amb-maroc.fr
Vérifiez que les 2 adresses apparaissent bien
6- Envoyez le message
Cette cyber @ction est aussi signable en ligne http://www.cyberacteurs.org
Par cette action, vous ferez connaître votre opinion à l'Ambassade du
Maroc à Paris et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer
l'impact de cette action.
############
Prénom, Nom
Profession :
Adresse :
code postal Localité :
Monsieur l'Ambassadeur,
Forte de la complicité des autorités, une société prénommée Société
Euro-africaine des eaux, entreprise immatriculée au Maroc et dont le
responsable est un citoyen français, a déclaré la guerre des eaux aux
populations du village de Ben S'mim et de toute la région proche d'Ifrane;
la cause en est la source d'eau dont dépend la vie de quelque trois
mille habitants et cinq mille têtes de bétail.
Cette société tente de mettre en place un projet de mise en bouteille
de l'eau minérale prélevée de la source du village et pour cela elle a
obtenu, selon les dires de son responsable, toutes les autorisations
administratives nécessaires et donc l'aval des autorités compétentes
en dépit du refus catégorique de la population qui voit dans ce projet
une menace réelle pour sa vie et son avenir
et qui a manifesté sa ferme opposition à toutes les tentatives d
´implantation de la dite société.
Les représentants de la population subissent d´énormes pressions de
la part des autorités marocaines pour les pousser à infléchir leur
position et permettre à cette entreprise de puiser dans la source des
millions de litres (100 millions la première année) d´eau par an en se
souciant le moins du monde de la vie des milliers d'êtres humains et
d'animaux.
Vu qu'elle considère l'eau comme un bien patrimonial public et
qu'elle lutte contre toutes les formes de privatisation et
marchandisation de cette ressource vitale et pour que l'accès à cette
dernière soit reconnu comme un droit fondamental de l'être vivant, en
accord avec ACME-Maroc je déclare mon soutien ferme et total à la
lutte de la population de Ben S´mim pour protéger l'eau de la source,
aujourd'hui convoitée par la Société eurafricaine des eaux, et demande
aux autorités marocaines de renoncer à ce projet industriel porteur de
grosses menaces pour la population et toute la vie dans la
région.
Je vous prie d'agréer, Monsieur l'Ambassadeur, l'expression de ma
plus haute considération.
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posté 5/10/2007
L' eau est vitale, affirme-t-on souvent. L' eau est l' élément indispensable
à la survie de l' humanité. L' accès à l' eau est un droit fondamental que
chaque être humain se doit de jouir. Mais comme partout dans le monde, son
exploitation est inégalement utilisée. Au Maroc, dans ce pays qui prétend s'
inscrire dans un processus de démocratisation, l' état marocain lance
régulièrement des appels d' offres aux investisseurs dans le cadre (
officiel ) du développement du pays. Des propositions alléchantes qui
intéressent bon nombre de sociétés étrangères. Trop souvent, les ressources,
comme l' eau, sont exploitées au détriment des populations autochtones.
Comme habituellement, au Maroc, ce sont les Amazighs qui en paient le prix.
Voici quelques faits récents qui le prouvent. De quoi vous rafraîchir la
mémoire...
L' accès à l' eau est un droit bafoué au quotidien chez les Amazighs. C' est
le cas à Bemsmim, à 6 km d' Azrou, dans la province d' Ifrane, au Moyen
Atlas. En Septembre dernier, les habitants de cette localité ont manifesté
leur mécontentement contre l' exploitation industrielle de leur source par
un investisseur français. Le projet consiste à mettre en bouteille et
commercialiser cette eau au Maroc mais l' investisseur et ses complices
makhzéniens assurent vouloir contribuer au développement économique local.
C' est vraiment prendre les Amazighs pour des imbéciles. D' ailleurs, c' est
une tradition au Maroc.
En fait, cette source permet aux 3 000 habitants de Bemsmim de boire et d'
abreuver les 5 000 bêtes de la localité. Elle permet également d' irriguer
les champs. Il faut, en outre, préciser que les Amazighs au Maroc ont
toujours été considérés comme des sous-hommes, c' est-à-dire comme du
bétail. Beaucoup de coins perdus où habitent les Amazighs ne sont toujours
pas électrifiées et où l' eau est une denrée rare. Bloquer ou même freiner
l' irrigation des champs, c' est les vouer à la destruction puisqu' il y a
un risque de pourrissement. C' est exactement la même chose pour les
Amazighs : leur ôter l' eau, c' est-à-dire la vie, c' est souhaiter leur
disparition en les assoiffant. C' est tout simplement logique.
Le Moyen Atlas est une région très marginalisée et donc pauvre. Les
contraintes naturelles y sont pour beaucoup. Cependant, il faut savoir que
cette région est très riche ( bio-diversité et ressources naturelles....)
mais que les gens sont plus que pauvres. L' exemple d' Anfgou en est un
parmi d' autres. Ce ne sont pas les montagnes qui marginalisent le plus les
Amazighs du Moyen Atlas : c' est le makhzen qui, en les isolant et en les
négligeant, les oblige à vivre dans la misère la plus absolue. De plus, le
Moyen Atlas est connu pour ses belles prostituées berbères. Arracher leur
source aux habitants de Bemsmim, pour le makhzen, peut passer inaperçu.
Puisqu' il s' agit ici d' appauvrir des gens initialement démunis. La
véritable source ( de revenus ) des Amazighs du Moyen Atlas, ce n' est pas
l' eau mais la bonne chair berbère. Donc ni vu ni connu, pensent les
autorités locales...
Le problème est que les Amazighs de Bemsmim sont soutenues par des ONG
internationales et par tous les Amazighs informés de leur situation. Il faut
donc mettre la pression la plus grande sur les autorités locales pour
laisser aux habitants le libre-choix d' exploiter leurs ressources qui n'
appartient nullement au makhzen, faut-il le lui rappeler. Si cette source
doit être léguée aux étrangers, les fils de la région doivent êtres les
premiers à êtres embauchés pour participer à ce projet puisqu' il s' agit,
rabâche-t-on, du développement de leur localité. Sinon, la source de Bemsmim
ne saurait appartenir à un étranger pendant que les Amazighs, eux, cherchent
à s' abreuver. Comme des bêtes.
A Aourir, dans le Souss, trois personnes sont mortes il y a quelques
semaines. Mais pas n' importe comment : elles sont mortes de soif. Ces trois
Amazighs sont morts de soif sur leur propre terre. Chose impensable dans l'
Afrique du Nord d' antan : des autochtones amazighes meurent en cherchant à
boire. Dans le Souss, la surexploitation de la nappe phréatique, l'
augmentation de la consommation d' eau dû à l' explosion du secteur agricole
et la faible pluviométrie sont tant de critères qui incitent à lutter contre
la rareté de l' eau. Mais l' eau devient rare quand l' Homme l' exploite
pour ses intérêts.
Le président du Conseil régional du Souss, M. Aziz Akhenouch, assure faire
de la lutte contre la rareté de l' eau sa priorité. Mais, comme vous savez,
entre les dires et les faits, il y a toujours un grand écart. Les faits
accomplis par ce riche milliardaire Amazigh ( mais Amazigh que de nom ), c'
est céder des millions de dirhams aux Arabes et à financer nombre d'
organismes arabistes donc anti-amazighes. Comme le journal marocain et
arabiste Aujourd' hui le Maroc ou bien Le Courrier de l' Atlas, magazine
français destiné aux « Maghrébins » de France, c' est-à-dire aux Arabes de
France. M. Akhenouch sait-il que trois personnes sont mortes de soif dans la
région qu' il préside et où il a fait de la lutte contre la rareté de l' eau
sa priorité ?
Toujours dans le Sud mais à l' Est : le cas des « cinq douars assoiffés »
dans la commune d' Iminoulawn, près de Ouarazate. Peu après la mascarade
politique à laquelle tous les Marocains, au pays et à l' étranger, ont eu le
droit, le président du conseil communal se réveille un beau matin et décide
de cesser l' approvisionnement de ces villages en eau. Motif : les
habitants, Amazighs bien évidemment, n' ont pas voté pour le candidat de son
parti. Son attitude est pour le moins désolante de la part d' un élu local
mais pas étonnante du tout. C' est ce qu' on appelle la démocratie sauvage.
Il faudrait jeter ce makhzénien trop culotté dans les rivières du Dadès. C'
est une pratique bien courante chez nous, à Assif n Dadès, que de donner une
leçon bien rafraîchissante à ceux qui veulent nous en donner. Ce sont à
cause de gens comme cet élu que les Marocains ont boudé les urnes. D'
ailleurs, les Amazighs ne savent même pas ce que c' est qu' une urne.
Pourtant, nous, les Amazighs, pouvons nous vanter d' avoir été démocratiques
depuis la nuit des temps.
En effet, les femmes amazighes rurales et montagnardes se chargent d' aller
chercher l' eau à la source, aussi éloignée soit-elle ou bien au puits le
plus proche. Dans tous les cas, ces jeunes filles et femmes connaissent la
valeur de l' eau mieux que mille citadines. Armées de bidons initialement
réservés à contenir de l' huile ( forme de recyclage parmi d' autres ),
elles s' en vont, seules ou en groupe chercher l' eau et marchent parfois
pendant des heures pour la trouver. Les plus chanceuses ont un âne ou un
mulet. Arrivées au point d' eau, elles prennent soin de verser l' eau dans
les bidons, très attentivement. Pour ne pas laisser une seule goutte d' eau
s' échapper. De retour au village, elles versent l' eau dans des bidons qui
restent toujours dans un coin de la maison traditionnelle, en pisé. Entourés
d' un large tissu qu' elles mouillent de temps à autre pour conserver l' eau
fraîche.
En ce qui concerne les champs, dans les villages, chaque famille dispose d'
une journée pour irriguer ses champs ou une partie de ses champs pour les
plus aisés. Cette pratique est strictement codifiée. Chacun son tour,
personne n' est favorisé, ni sous-estimé : la plus stricte égalité. Ce sont
des méthodes très courantes que les Amazighs héritent de leurs honorables
ancêtres. C' est ce qu' on apelle la noble démocratie, celle de la pureté et
de la transparence. Et non pas celle de la corruption et de l' inégalité.
Chez les Amazighs, dès qu' un passant demande à boire de l' eau, qu' il soit
européen, arabe ou noir, on court lui apporter un grand verre d' eau bien
frais. Sorti tout droit d' une source comme celle de Bemsmim. Grâce au
travail de nos soeurs et mères amazighes. Tout le monde participe et tout le
monde fait les efforts nécessaires pour aider le plus faible. Le makhzen,
lui, veut offrir la source des Amazighs de Bemsmim sans les consulter, sans
leur dévoiler l' identité de cette société-écran qui veut exploiter à elle
seule des milliers de litres d' eau en un rien de temps. Alors que des
Amazighs se meurent dans le Souss. A cause du non accès à l' eau potable.
Leurs réserves d' eau. Mais il y a pire : les arbres sont encore plus
privilégiés que les Amazighs, au Maroc.
A Marrakech, place Jemma Al Fna, des centaines de jardins et palmeraies
inondent les alentours de la célèbre Place Rouge. Des emplois ont étés crées
spécialement pour arroser tous ces palmiers qui rendent la ville encore plus
extravagante. Et il faut nous en féliciter. Il faut bien atteindre, en 2010,
ce maudit chiffre de dix milliards de touristes ! Aucun palmier ne doit
différer des autres tant au niveau du volume, de la taille que de l'
esthétique.
Sauf que derrière la magnifique palmeraie se cache le Maroc de la misère et
du silence. Ou plutôt, on veut cacher la pauvreté et les souffrances que
subissent les familles habitant tous ces bidonvilles qui entourent la ville,
précisément dans les quartiers populaires péri-urbains. On arrose, ou
plutôt, on « sur-arrose » des arbres alors que des enfants, des femmes et
hommes, par dizaines, à quelques mètres, n' ont même pas de quoi faire boire
les nouveaux-nés des familles. Ce sont, dans leur majorité, des « ex-ruraux
» qui avaient, après avoir vendu tous leurs biens, misé sur la vie en ville
dans l' espoir de vivre dignement. Mais c' est un échec pour la plupart de
ses familles, souvent nombreuses, qui ne savent pas que même toutes réunies,
elles ne valent même pas un demi-palmier...
Parallèlement, l' ONU vient de voter la Déclaration des droits des peuples
autochtones. Ce texte officiel affirme le droit à la différence de tous les
indigènes, trop souvent marginalisés sur leur propre terre. Comme les
Indiens en Amérique, les aborigènes en Australie ou les Karens en Birmanie.
Alors que les régimes politiques régissant ces pays sont outrés de ce qu'
ils appellent le « séparatisme » et « l' isolationnisme » de tous ces
peuples, voilà qu' un texte officiel, venant de la très haute Organisation
des Nations Unies, vient confirmer la légitimité de toutes leurs
revendications. Et vote une déclaration stipulant que les peuples
autochtones ont le droit à la différence, à une vie digne. Et à rester
maîtres, et non étrangers, sur leur propre terre.
Et mieux : les peuples autochtones sont dans le droit de réclamer l'
autonomie de leur région mais également l' enseignement et l'
officialisation de leur langue. Elle affirme surtout que les ressources de
tous ces peuples ne sauraient êtres cédées ou vendues aux étrangers ou à un
tiers sans la consultation des autochtones. Sans leur consentement.
Nous ne demandons strictement rien aux makhzen, ni le supplions de nous
soutenir. Par contre, nous lui réclamons ce qui nous revient de droit. A
savoir nos terres, nos ressources et notre langue. Enfin, concernant l' eau
qui s' est toujours apparentée à de l' or pour les Amazighs, elle n' a
jamais été une marchandise. Et elle ne le sera jamais.
Alahyan Fatima
source:
tamaynutfrance.org
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voir aussi "L'eau des riads" bakchich
11/10/2007
http://www.bakchich.info/
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MAROC

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Une usine a été construite dernièrement près
de la source de Ain Seltan à Imouzzar de Kender au Moyen Atlas au Maroc. La
rumeur qui circulait était qu’elle s’agissait d’une usine de Coca-cola. Le
jour où la Société se prêtait à creuser un grand trancher pour
s’approvisionner en eau de la source que la population a compris qu’il
s’agissait d’autre chose. La recherche menée par certaines personnes a
révélé que l’usine est destinée à la mise en bouteille de l’eau de la
source.
Une partie des eaux de la source est
exploitée par l’Office National de l’Eau Potable (ONEP) selon un contrat qui
définie un pourcentage d’exploitation pour alimenter la ville d’Imouzzar
kender en eau potable. L’autre partie est destinée à l’irrigation des
vergers de la région d’une population de 6000 personnes environs. Le débit
de la source a diminué à cause de la sécheresse des dernières années et
l’exploitation abusive de la nappe par des pompages des particuliers et des
sociétés installées ces dernières années dans la région. De plus l’ONEP a
augmenté son exploitation pour alimenter de nouveaux quartiers ce qui a
provoqué la protestation de la population il y a quelques années ; la
solution proposée est de faire bénéficier les quartiers en question et
d’alimenter la source par des eaux d’un sondage implanté dans la région,
chose qui n’a pas été réalisée jusqu’à présent bien que les quartiers ont
été satisfaits. Cependant, la surface irriguée est diminuée considérablement
et les revenus de la population ont chuté causant la précarité et le chômage
dans la région. La nouvelle exploitation ne fera qu’empirer la situation
dans les villages et quartiers environnants, à savoir Ait Sbaà, Ain Jerrah,
Mechacha, Legaida, Aachar…
Depuis le 10 août, les citoyens mènent une
série de sit-in pour arrêter le projet en question et ont adressé des
lettres de protestation aux autorités locales. Une série d’articles sont
publiés dans les journaux pour rapporter et médiatiser cet évènement. Il
faut noter l’absence du président de la commune d’imouzzar qui a signé
l’autorisation du projet en question sans consulter la tribu amazighe des
Aït Seghrouchen.

Les personnes qui étaient présents à la rencontre de Mrirt
sur la Terre et les ressources naturelles, organisée par le Congrès Mondial
Amazigh (CMA) le 03 juin 2006, ont donné un témoignage sur le problème de
l’eau ; et ont contacté Mr said KAMEL membre du Conseil fédéral du CMA pour
solliciter le soutien du CMA pour faire aboutir leurs revendications.
Le jeudi 18 août, la population a organisé
une marche, regroupant un millier de personnes environ avec femmes et
enfants. Elle était prévue de sillonner l’artère principale de la ville ;
cependant, les renforts de la gendarmerie et de l’armée mobilisés pour
l’occasion ont fait barrière à la marche l’empêchant d’accéder à l’avenue de
la ville. Pour éviter le pire, des négociations ont été entamées avec la
population et Mr KAMEL said, qui était présent ce jour là au nom du CMA, a
ouvert une discussion avec quelques représentant de la population pour faire
avancer le dossier. Les discussions ont abouti à la constitution d’une
commission de suivie pour rencontrer le Gouverneur, qui jusqu’à présent n’a
pas donné signe de vie. Mr KAMEL said a proposé un avocat à la charge du CMA
pour conseiller la population dans ses démarches et rédiger le procès verbal
des réunions et chercher tous les documents concernant ce problème pour
constituer le dossier : les contrats de l’ONEP lui autorisant l’exploitation
des eaux de la sources, les autorisations et le cahier de charge de la
société et les textes de loi qui gèrent le problème de l’eau... Une avocate
a été invitée par une personne pour concrétiser la proposition de Mr KAMEL
said et a essayé de faire comprendre, d’une part, aux autorités locales le
droit de protestation de la population et de l’arrêt du projet jusqu’à la
connaissance du contenu des contrats et, d’autre part a expliqué à la
population la démarche à suivre pour faire aboutir leurs revendications.
Cependant, la population a proposé de lui laisser le temps de choisir un
avocat de confiance. Ainsi, la commission a remis la liste des représentants
à l’autorité locale en lui demandant une rencontre avec le Gouverneur et
demander à la société d’arrêter les travaux jusqu’à la conclusion d’un
accord.
Said KAMEL
L e 19 août 206
Imouzzar Kender, Maroc
source: amazighworld.org.
Il y a eu deja un precedent
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