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MAROC

1-  Contre la mise en bouteille des eaux de la source de Ben S'mim   Moyen-Atlas MAROC

2-  LE MAKHZEN VEUT ASSOIFFER LES IMAZIGHEN ( BERBERES)

3- Protestation de la tribu amazighe des Ait Seghrouchen d’Imouzzar Kender contre l’exploitation des eaux de la source de Ain Seltan (Moyen atlas, Maroc)

 4- Il y a eu deja un precedent   deux femmes arretées  ( janvier 2005 )

VOIR AUSSI  "BATAILLE POUR LA TERRE"

 

 1-  Contre la mise en bouteille des eaux de la source de Ben S'mim   Moyen-Atlas MAROC

From: cyberacteurs@wanadoo.fr
 Date: Thu, 27 Sep 2007 14:48:43 +0200
 To:
 Subject: [cyber-stuz] Cyber @ction 224 :

 Contre la mise en bouteille des eaux de la source de Ben S'mim
 
 Rassemblement contre la répression au Myanmar  jeudi 27 septembre de 14 à 16h00  devant l'ambassade du Myanmar 60 rue de Courcelles  Paris - 8e   Métro Courcelles
 
 
 Cyber @ction 224 : Contre la mise en bouteille des eaux de la source  de Ben S'mim  SOS Moyen Atlas
 
 Contre la mise en bouteille des eaux de la source de Ben S'mim ACME-  MAROC lance une nouvelle fois une pétition pour exprimer sa  solidarité avec la lutte des villageois de Ben S'mim contre le projet  de confiscation de l'eau de source à la disposition de leur communauté
 Les populations du Moyen Atlas sont menacées par le projet de mise en  bouteille d'une partie des eaux de leur source située à Ben S'mim  (Aïn Ben S'mim).
 
 Ce ''projet industriel'' est initié par un entrepreneur français  (très probablement une société écran) pour embouteiller une partie  des eaux d'une source se trouvant au Moyen Atlas (pas très loin de
 Meknès et de Fès) et qui fait vivre directement 3000 personnes et  5000 bêtes. Ce projet a démarré en 2001 et sa ''première pierre''  pour occuper un terrain de 3 hectares devait être posée fin août
 2006, mais la mobilisation de la population locale a fait capoter  jusqu'à maintenant l'entreprise. Aussi, nous avons décidé, en  présence d'un membre du collectif institué par la population de la  région, de faire de cette affaire un objet de mobilisation nationale,  et demandons à toutes les organisations amies à l'échelle  internationale d'apporter leur soutien à cette cause par tous les  moyens possibles, en commençant par l'envoi de messages aux  représentations diplomatiques marocaines.
 
 Ce projet, qui a semblé être suspendu en raison de la forte  mobilisation des habitants concernés et de la solidarité dont ils ont  bénéficié depuis le lancement de notre pétition (ci-après) en date du  30 novembre, a été de nouveau relancé le 10 septembre, soit 3 jours  après les élections législatives que le pays a connues. Ses  promoteurs cherchant probablement à profiter de l'attentisme ambiant  quant à la désignation d'un nouveau gouvernement pour tenter de  passer en force, avec le soutien des autorités locales. Il faut donc  réagir au plus vite !
 
 Merci de votre mobilisation
 
 Jean-Claude Oliva secrétaire général ACME France
 Alain Uguen Association Cyber @cteurs
 
 COMMENT AGIR ?
 
 Sur le site
 Cette cyber @ction est signable en ligne
 http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=169
 
 Par courrier électronique
 C'EST FACILE : A VOUS DE SUIVRE LES 6 ETAPES SUIVANTES :
 
 1- Copiez LE TEXTE À ENVOYER ci-dessous entre les ############
 2- Ouvrez un nouveau message et collez le texte
 3- Signez le : prénom, nom, adresse, ville
 4- Rajouter l'objet de votre choix : OGM pas ça du tout
 5- Adressez votre message aux adresses suivantes :
 info@amb-maroc.fr
 cyberacteurs@wanadoo.fr
 
 
 Cliquer ici :
 mailto:cyberacteurs@wanadoo.fr;info@amb-maroc.fr
 
 mailto:cyberacteurs@wanadoo.fr,info@amb-maroc.fr
 
 Vérifiez que les 2 adresses apparaissent bien
 
 6- Envoyez le message
 
 Cette cyber @ction est aussi signable en ligne  http://www.cyberacteurs.org
 
 
 Par cette action, vous ferez connaître votre opinion à l'Ambassade du  Maroc à Paris et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer  l'impact de cette action.
 
 
 ############
 
 Prénom, Nom
 Profession :
 Adresse :
 code postal Localité :
 
 Monsieur l'Ambassadeur,
 
 
 Forte de la complicité des autorités, une société prénommée Société  Euro-africaine des eaux, entreprise immatriculée au Maroc et dont le  responsable est un citoyen français, a déclaré la guerre des eaux aux  populations du village de Ben S'mim et de toute la région proche  d'Ifrane; la cause en est la source d'eau dont dépend la vie de  quelque trois mille habitants et cinq mille têtes de bétail.
 
 Cette société tente de mettre en place un projet de mise en bouteille  de l'eau minérale prélevée de la source du village et pour cela elle  a obtenu, selon les dires de son responsable, toutes les  autorisations administratives nécessaires et donc l'aval des  autorités compétentes en dépit du refus catégorique de la population  qui voit dans ce projet une menace réelle pour sa vie et son avenir
 et qui a manifesté sa ferme opposition à toutes les tentatives d  ´implantation de la dite société.
 
 Les représentants de la population subissent d´énormes pressions de  la part des autorités marocaines pour les pousser à infléchir leur  position et permettre à cette entreprise de puiser dans la source des  millions de litres (100 millions la première année) d´eau par an en  se souciant le moins du monde de la vie des milliers d'êtres humains  et d'animaux.
 
 Vu qu'elle considère l'eau comme un bien patrimonial public et  qu'elle lutte contre toutes les formes de privatisation et  marchandisation de cette ressource vitale et pour que l'accès à cette  dernière soit reconnu comme un droit fondamental de l'être vivant, en  accord avec ACME-Maroc je déclare mon soutien ferme et total à la  lutte de la population de Ben S´mim pour protéger l'eau de la source,  aujourd'hui convoitée par la Société eurafricaine des eaux, et  demande aux autorités marocaines de renoncer à ce projet industriel  porteur de grosses menaces pour la population et toute la vie dans la
 région.
 
 Je vous prie d'agréer, Monsieur l'Ambassadeur, l'expression de ma  plus haute considération.
 
 ############

 
 

LE MAKHZEN VEUT ASSOIFFER LES IMAZIGHEN ( BERBERES)

 

  posté  5/10/2007

L' eau est vitale, affirme-t-on souvent. L' eau est l' élément indispensable à la survie de l' humanité. L' accès à l' eau est un droit fondamental que chaque être humain se doit de jouir. Mais comme partout dans le monde, son exploitation est inégalement utilisée. Au Maroc, dans ce pays qui prétend s' inscrire dans un processus de démocratisation, l' état marocain lance régulièrement des appels d' offres aux investisseurs dans le cadre ( officiel ) du développement du pays. Des propositions alléchantes qui intéressent bon nombre de sociétés étrangères. Trop souvent, les ressources, comme l' eau, sont exploitées au détriment des populations autochtones. Comme habituellement, au Maroc, ce sont les Amazighs qui en paient le prix. Voici quelques faits récents qui le prouvent. De quoi vous rafraîchir la mémoire...
L' accès à l' eau est un droit bafoué au quotidien chez les Amazighs. C' est le cas à Bemsmim, à 6 km d' Azrou, dans la province d' Ifrane, au Moyen Atlas. En Septembre dernier, les habitants de cette localité ont manifesté leur mécontentement contre l' exploitation industrielle de leur source par un investisseur français. Le projet consiste à mettre en bouteille et commercialiser cette eau au Maroc mais l' investisseur et ses complices makhzéniens assurent vouloir contribuer au développement économique local. C' est vraiment prendre les Amazighs pour des imbéciles. D' ailleurs, c' est une tradition au Maroc.
En fait, cette source permet aux 3 000 habitants de Bemsmim de boire et d' abreuver les 5 000 bêtes de la localité. Elle permet également d' irriguer les champs. Il faut, en outre, préciser que les Amazighs au Maroc ont toujours été considérés comme des sous-hommes, c' est-à-dire comme du bétail. Beaucoup de coins perdus où habitent les Amazighs ne sont toujours pas électrifiées et où l' eau est une denrée rare. Bloquer ou même freiner l' irrigation des champs, c' est les vouer à la destruction puisqu' il y a un risque de pourrissement. C' est exactement la même chose pour les Amazighs : leur ôter l' eau, c' est-à-dire la vie, c' est souhaiter leur disparition en les assoiffant. C' est tout simplement logique.
Le Moyen Atlas est une région très marginalisée et donc pauvre. Les contraintes naturelles y sont pour beaucoup. Cependant, il faut savoir que cette région est très riche ( bio-diversité et ressources naturelles....) mais que les gens sont plus que pauvres. L' exemple d' Anfgou en est un parmi d' autres. Ce ne sont pas les montagnes qui marginalisent le plus les Amazighs du Moyen Atlas : c' est le makhzen qui, en les isolant et en les négligeant, les oblige à vivre dans la misère la plus absolue. De plus, le Moyen Atlas est connu pour ses belles prostituées berbères. Arracher leur source aux habitants de Bemsmim, pour le makhzen, peut passer inaperçu. Puisqu' il s' agit ici d' appauvrir des gens initialement démunis. La véritable source ( de revenus ) des Amazighs du Moyen Atlas, ce n' est pas l' eau mais la bonne chair berbère. Donc ni vu ni connu, pensent les autorités locales...
Le problème est que les Amazighs de Bemsmim sont soutenues par des ONG internationales et par tous les Amazighs informés de leur situation. Il faut donc mettre la pression la plus grande sur les autorités locales pour laisser aux habitants le libre-choix d' exploiter leurs ressources qui n' appartient nullement au makhzen, faut-il le lui rappeler. Si cette source doit être léguée aux étrangers, les fils de la région doivent êtres les premiers à êtres embauchés pour participer à ce projet puisqu' il s' agit, rabâche-t-on, du développement de leur localité. Sinon, la source de Bemsmim ne saurait appartenir à un étranger pendant que les Amazighs, eux, cherchent à s' abreuver. Comme des bêtes.
A Aourir, dans le Souss, trois personnes sont mortes il y a quelques semaines. Mais pas n' importe comment : elles sont mortes de soif. Ces trois Amazighs sont morts de soif sur leur propre terre. Chose impensable dans l' Afrique du Nord d' antan : des autochtones amazighes meurent en cherchant à boire. Dans le Souss, la surexploitation de la nappe phréatique, l' augmentation de la consommation d' eau dû à l' explosion du secteur agricole et la faible pluviométrie sont tant de critères qui incitent à lutter contre la rareté de l' eau. Mais l' eau devient rare quand l' Homme l' exploite pour ses intérêts.
Le président du Conseil régional du Souss, M. Aziz Akhenouch, assure faire de la lutte contre la rareté de l' eau sa priorité. Mais, comme vous savez, entre les dires et les faits, il y a toujours un grand écart. Les faits accomplis par ce riche milliardaire Amazigh ( mais Amazigh que de nom ), c' est céder des millions de dirhams aux Arabes et à financer nombre d' organismes arabistes donc anti-amazighes. Comme le journal marocain et arabiste Aujourd' hui le Maroc ou bien Le Courrier de l' Atlas, magazine français destiné aux « Maghrébins » de France, c' est-à-dire aux Arabes de France. M. Akhenouch sait-il que trois personnes sont mortes de soif dans la région qu' il préside et où il a fait de la lutte contre la rareté de l' eau sa priorité ?
Toujours dans le Sud mais à l' Est : le cas des « cinq douars assoiffés » dans la commune d' Iminoulawn, près de Ouarazate. Peu après la mascarade politique à laquelle tous les Marocains, au pays et à l' étranger, ont eu le droit, le président du conseil communal se réveille un beau matin et décide de cesser l' approvisionnement de ces villages en eau. Motif : les habitants, Amazighs bien évidemment, n' ont pas voté pour le candidat de son parti. Son attitude est pour le moins désolante de la part d' un élu local mais pas étonnante du tout. C' est ce qu' on appelle la démocratie sauvage. Il faudrait jeter ce makhzénien trop culotté dans les rivières du Dadès. C' est une pratique bien courante chez nous, à Assif n Dadès, que de donner une leçon bien rafraîchissante à ceux qui veulent nous en donner. Ce sont à cause de gens comme cet élu que les Marocains ont boudé les urnes. D' ailleurs, les Amazighs ne savent même pas ce que c' est qu' une urne. Pourtant, nous, les Amazighs, pouvons nous vanter d' avoir été démocratiques depuis la nuit des temps.
En effet, les femmes amazighes rurales et montagnardes se chargent d' aller chercher l' eau à la source, aussi éloignée soit-elle ou bien au puits le plus proche. Dans tous les cas, ces jeunes filles et femmes connaissent la valeur de l' eau mieux que mille citadines. Armées de bidons initialement réservés à contenir de l' huile ( forme de recyclage parmi d' autres ), elles s' en vont, seules ou en groupe chercher l' eau et marchent parfois pendant des heures pour la trouver. Les plus chanceuses ont un âne ou un mulet. Arrivées au point d' eau, elles prennent soin de verser l' eau dans les bidons, très attentivement. Pour ne pas laisser une seule goutte d' eau s' échapper. De retour au village, elles versent l' eau dans des bidons qui restent toujours dans un coin de la maison traditionnelle, en pisé. Entourés d' un large tissu qu' elles mouillent de temps à autre pour conserver l' eau fraîche.
En ce qui concerne les champs, dans les villages, chaque famille dispose d' une journée pour irriguer ses champs ou une partie de ses champs pour les plus aisés. Cette pratique est strictement codifiée. Chacun son tour, personne n' est favorisé, ni sous-estimé : la plus stricte égalité. Ce sont des méthodes très courantes que les Amazighs héritent de leurs honorables ancêtres. C' est ce qu' on apelle la noble démocratie, celle de la pureté et de la transparence. Et non pas celle de la corruption et de l' inégalité.
Chez les Amazighs, dès qu' un passant demande à boire de l' eau, qu' il soit européen, arabe ou noir, on court lui apporter un grand verre d' eau bien frais. Sorti tout droit d' une source comme celle de Bemsmim. Grâce au travail de nos soeurs et mères amazighes. Tout le monde participe et tout le monde fait les efforts nécessaires pour aider le plus faible. Le makhzen, lui, veut offrir la source des Amazighs de Bemsmim sans les consulter, sans leur dévoiler l' identité de cette société-écran qui veut exploiter à elle seule des milliers de litres d' eau en un rien de temps. Alors que des Amazighs se meurent dans le Souss. A cause du non accès à l' eau potable. Leurs réserves d' eau. Mais il y a pire : les arbres sont encore plus privilégiés que les Amazighs, au Maroc.
A Marrakech, place Jemma Al Fna, des centaines de jardins et palmeraies inondent les alentours de la célèbre Place Rouge. Des emplois ont étés crées spécialement pour arroser tous ces palmiers qui rendent la ville encore plus extravagante. Et il faut nous en féliciter. Il faut bien atteindre, en 2010, ce maudit chiffre de dix milliards de touristes ! Aucun palmier ne doit différer des autres tant au niveau du volume, de la taille que de l' esthétique.
Sauf que derrière la magnifique palmeraie se cache le Maroc de la misère et du silence. Ou plutôt, on veut cacher la pauvreté et les souffrances que subissent les familles habitant tous ces bidonvilles qui entourent la ville, précisément dans les quartiers populaires péri-urbains. On arrose, ou plutôt, on « sur-arrose » des arbres alors que des enfants, des femmes et hommes, par dizaines, à quelques mètres, n' ont même pas de quoi faire boire les nouveaux-nés des familles. Ce sont, dans leur majorité, des « ex-ruraux » qui avaient, après avoir vendu tous leurs biens, misé sur la vie en ville dans l' espoir de vivre dignement. Mais c' est un échec pour la plupart de ses familles, souvent nombreuses, qui ne savent pas que même toutes réunies, elles ne valent même pas un demi-palmier...
Parallèlement, l' ONU vient de voter la Déclaration des droits des peuples autochtones. Ce texte officiel affirme le droit à la différence de tous les indigènes, trop souvent marginalisés sur leur propre terre. Comme les Indiens en Amérique, les aborigènes en Australie ou les Karens en Birmanie. Alors que les régimes politiques régissant ces pays sont outrés de ce qu' ils appellent le « séparatisme » et « l' isolationnisme » de tous ces peuples, voilà qu' un texte officiel, venant de la très haute Organisation des Nations Unies, vient confirmer la légitimité de toutes leurs revendications. Et vote une déclaration stipulant que les peuples autochtones ont le droit à la différence, à une vie digne. Et à rester maîtres, et non étrangers, sur leur propre terre.
Et mieux : les peuples autochtones sont dans le droit de réclamer l' autonomie de leur région mais également l' enseignement et l' officialisation de leur langue. Elle affirme surtout que les ressources de tous ces peuples ne sauraient êtres cédées ou vendues aux étrangers ou à un tiers sans la consultation des autochtones. Sans leur consentement.
Nous ne demandons strictement rien aux makhzen, ni le supplions de nous soutenir. Par contre, nous lui réclamons ce qui nous revient de droit. A savoir nos terres, nos ressources et notre langue. Enfin, concernant l' eau qui s' est toujours apparentée à de l' or pour les Amazighs, elle n' a jamais été une marchandise. Et elle ne le sera jamais.
Alahyan Fatima

 

source: tamaynutfrance.org

 

  voir aussi "L'eau des riads" bakchich 11/10/2007

http://www.bakchich.info/

 

 
   

 

 2- Protestation de la tribu amazighe des Ait Seghrouchen d’Imouzzar Kender contre l’exploitation des eaux de la source de Ain Seltan (Moyen atlas, Maroc)

 


 
 MAROC

 

Une usine a été construite dernièrement près de la source de Ain Seltan à Imouzzar de Kender au Moyen Atlas au Maroc. La rumeur qui circulait était qu’elle s’agissait d’une usine de Coca-cola. Le jour où la Société se prêtait à creuser un grand trancher pour s’approvisionner en eau de la source que la population a compris qu’il s’agissait d’autre chose. La recherche menée par certaines personnes a révélé que l’usine est destinée à la mise en bouteille de l’eau de la source.

Une partie des eaux de la source est exploitée par l’Office National de l’Eau Potable (ONEP) selon un contrat qui définie un pourcentage d’exploitation pour alimenter la ville d’Imouzzar kender en eau potable. L’autre partie est destinée à l’irrigation des vergers de la région d’une population de 6000 personnes environs. Le débit de la source a diminué à cause de la sécheresse des dernières années et l’exploitation abusive de la nappe par des pompages des particuliers et des sociétés installées ces dernières années dans la région. De plus l’ONEP a augmenté son exploitation pour alimenter de nouveaux quartiers ce qui a provoqué la protestation de la population il y a quelques années ; la solution proposée est de faire bénéficier les quartiers en question et d’alimenter la source par des eaux d’un sondage implanté dans la région, chose qui n’a pas été réalisée jusqu’à présent bien que les quartiers ont été satisfaits. Cependant, la surface irriguée est diminuée considérablement et les revenus de la population ont chuté causant la précarité et le chômage dans la région. La nouvelle exploitation ne fera qu’empirer la situation dans les villages et quartiers environnants, à savoir Ait Sbaà, Ain Jerrah, Mechacha, Legaida, Aachar…

Depuis le 10 août, les citoyens mènent une série de sit-in pour arrêter le projet en question et ont adressé des lettres de protestation aux autorités locales. Une série d’articles sont publiés dans les journaux pour rapporter et médiatiser cet évènement. Il faut noter l’absence du président de la commune d’imouzzar qui a signé l’autorisation du projet en question sans consulter la tribu amazighe des Aït Seghrouchen.

Les personnes qui étaient présents à la rencontre de Mrirt sur la Terre et les ressources naturelles, organisée par le Congrès Mondial Amazigh (CMA) le 03 juin 2006, ont donné un témoignage sur le problème de l’eau ; et ont contacté Mr said KAMEL membre du Conseil fédéral du CMA pour solliciter le soutien du CMA pour faire aboutir leurs revendications.

Le jeudi 18 août, la population a organisé une marche, regroupant un millier de personnes environ avec femmes et enfants. Elle était prévue de sillonner l’artère principale de la ville ; cependant, les renforts de la gendarmerie et de l’armée mobilisés pour l’occasion ont fait barrière à la marche l’empêchant d’accéder à l’avenue de la ville. Pour éviter le pire, des négociations ont été entamées avec la population et Mr KAMEL said, qui était présent ce jour là au nom du CMA, a ouvert une discussion avec quelques représentant de la population pour faire avancer le dossier. Les discussions ont abouti à la constitution d’une commission de suivie pour rencontrer le Gouverneur, qui jusqu’à présent n’a pas donné signe de vie. Mr KAMEL said a proposé un avocat à la charge du CMA pour conseiller la population dans ses démarches et rédiger le procès verbal des réunions et chercher tous les documents concernant ce problème pour constituer le dossier : les contrats de l’ONEP lui autorisant l’exploitation des eaux de la sources, les autorisations et le cahier de charge de la société et les textes de loi qui gèrent le problème de l’eau... Une avocate a été invitée par une personne pour concrétiser la proposition de Mr KAMEL said et a essayé de faire comprendre, d’une part, aux autorités locales le droit de protestation de la population et de l’arrêt du projet jusqu’à la connaissance du contenu des contrats et, d’autre part a expliqué à la population la démarche à suivre pour faire aboutir leurs revendications. Cependant, la population a proposé de lui laisser le temps de choisir un avocat de confiance. Ainsi, la commission a remis la liste des représentants à l’autorité locale en lui demandant une rencontre avec le Gouverneur et demander à la société d’arrêter les travaux jusqu’à la conclusion d’un accord.

   Said KAMEL
   L e 19 août 206
   Imouzzar Kender, Maroc

   source: amazighworld.org.

Il y a eu deja un precedent

 
 

Arrestation de deux femmes à Aït-Slimane (Tamazgha Occidentale)  janvier 2005

Selon des informations qui nous sont parvenues de sources locales, deux femmes d’Aït-Slimane dans le massif de Tasemmit se sont vues arrêtées et traduites devant le tribunal d’At Mellal. Elles sont accusées de sabotage de biens publics.
En effet, ces femmes qui habitent des maisons quasi-encerclées par des fils barbelés ont du traversé les grillages installés par les autorités locales pour aller puiser de l’eau dans une source. Voilà ce qui leur a valu l’arrestation et la traduction devant le tribunal.
 

  Source:  tamazgha.fr

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