LA RESISTANCE DES CULTURES     

LA  BERBERE  ATTITUDE cliquez I CI

Pour decoloniser Tamezgha de l'ideologie arabo-islamiste

 

 cliquez ici  pour animer  bannière   

- Amazigh Tu Redeviendras  

   
 PAGE PRECEDENTE

  Google

Maroc, Les prénoms Berbères toujours interdits

   

   SOMMAIRE DE LA PAGE 

  - 1► - le papier sur l'interdiction des prénoms berbères au Maroc

  - 2 - Je ne crois pas aux larmes...

  - 3 - le livre"l'officiel des prénoms berbères" de Kamel NAIT-ZERRAD.

  - 4 - Liste des prenoms berberes 

  - 5 - interdiction de donner un prenom amazigh a un nouveau-né a Rabat 26/11/2005

  - 6interdiction de donner un prenom amazigh a un nouveau-né a Errachidia 10-02_2006

  - 7 - Les prenoms , un enjeu culturel

  - 8 - Dictionnaire des noms et prénoms berbères par Shamy Chemini

 

 

Numidia Tin-Ass, un prénom berbère interdit au Maroc

 

 

       5 mai 2007

Elle s’appelle Numidia Tin-Ass, son prénom est déjà enregistré à la mairie de Roubaix. En revanche, le consulat du pays d’origine refuse. Le père a décidé de se battre, notamment en ouvrant un blog. Le Maroc interdit les prénoms qui ne sont pas arabes et musulmans, une stratégie renforcée dans les années 1990 pour faire face aux berbérophones qui se réapproprient leur culture.

 

Lhoussain Azergui a été journaliste au Maroc, puis est venu s’installer en France en 2006. Mais même en Europe, les ressortissants marocains sont victimes d’une politique des prénoms dictée par Rabat.
Dans un premier temps, Lhoussain s’est rendu à la mairie de Roubaix (dans le département du Nord), il y a enregistré le prénom de sa fille Numidia Tin-ass, apparemment sans aucune difficidulté. Puis le 6 mars, le père se rend au consulat du Maroc le plus proche de chez lui, à Lille. Là, le couperet est tombé, c’est le refus. A moins d’accepter les obstacles administratifs : « L’agent du consulat marocain m’avait expliqué que le prénom n’est pas autorisé ce qui le contraint à envoyer un courrier à Rabat pour qu’une commission du Ministère de l’intérieur décide de la suite à donner à ma requête », raconte Lhoussain. Deux mois plus tard, aucune réponse. Du coup, le père décide d’envoyer un communiqué à plusieurs sites dont le nôtre. Nous nous associons à cet appel. Un blog appelé Tin-Ass a également vu le jour pour faire connaître la situation des Berbères qui refusent de tourner le dos à leurs prénoms et à leur culture de manière générale.

Le communiqué de Lhoussain Azergui

Le 6 mars dernier, le service de l’état civil du consulat du Maroc à Lille refuse d’inscrire le prénom "Numidia Tin-Ass" qui j’ai choisi de donner à ma fille déjà enregistrée au service d’état-civil de la mairie de Roubaix. L’agent du consulat marocain m’avait expliqué que le prénom n’est pas autorisé ce qui le contraint à envoyer un courrier à Rabat pour qu’une commission du Ministère de l’intérieur décide de la suite à donner à ma requête. Deux mois après, le consulat marocain à Lille refuse toujours d’inscrire ma fille sur ses registres d’état-civil.

Il s’agit là d’une attitude absurde et injuste qui n’est rien que la manifestation du mépris affiché par les institutions marocaines à l’égard de tout ce qui a trait à l’identité et à la civilisation amazighes. Par le présent communiqué, je tiens à faire savoir ma détermination à me battre pour que les services consulaires marocains inscrivent ma fille avec le prénom que ses parents ont choisi. En aucune façon, et quelque soit la décision de la commission du ministère de l’intérieur marocain, je ne changerai de prénom à ma famille.

Je tiens, par la même occasion, à dénoncer l’interdiction des prénoms amazighs aussi bien à Tamazgha qu’à l’étranger sous des prétextes racistes et primitifs. L’Etat marocain doit abroger la loi relative aux prénoms, une loi d’un autre âge.

N’étant que l’une des nombreuses victimes de ce comportement anti-amazigh des autorités marocaines, je tiens à exprimer ma solidarité avec toutes les familles privées de donner des prénoms amazighs à leurs enfants.

Enfin, j’appelle tous les esprits libres, épris de justice et de démocratie, à m’appuyer dans ce combat pour la dignité et contre l’absurdité, et à dénoncer l’attitude arbitraire des autorités marocaines.

Lhoussain Azergui Journaliste indépendant et auteur

source: rezki.net

 

 

 

                                                           

               - 1 -

 Bazigh Lahcen
 12 août 2003  Al Bayane, quotidien marocain

Parmi les droits fondamentaux qu’a tout être humain, on retrouve le droit des parents de choisir pour leur nouveau-né un prénom convenable et respectable, qui le distingue d’autres personnes. C’est ce que reconnaît tous les traités internationaux des droits de l’homme que notre pays a en effet ratifié. Le traité du 16 décembre 1966 (Pacte relatif aux droits économiques sociaux et culturels, http://www.droitshumains.org/Biblio/Txt_Univer/Pact3.htm) reconnaît à tout un chacun le droit d’utiliser sa langue maternelle dans tous les domaines privés ou publics, de l’écrire, de l’enseigner, de l’apprendre et l’utiliser pour donner des noms aux personnes, aux quartiers, aux rues, aux places, etc.

Pour autant, la Haute commission de l’état civil et à sa tête messieurs Abadelwahab Benmansour en tant que président, Saad Elbouanani en tant que représentant du ministère de la Justice et le représentant du ministère de l’Intérieur, Abdelghali Ellahbabi, voit tout le contraire de tout cela. Cette commission avait mis une liste de prénoms où seuls les prénoms amazighs sont frappés d’interdiction. Son but ultime est d’arracher l’identité amazighe de ses racines.

Cette situation a été rapportée par plusieurs organismes internationaux dans leurs rapports annuels. Le dernier rapport sur les droits de l’homme du département d’état américain a évoqué cette interdiction des prénoms amazighs. Le bureau central de l’association marocaine des droits humains a publié un rapport le 21 octobre 1997 où elle appelle la Haute commission de l’état civil de donner toute la liberté aux citoyens de choisir les prénoms pour leur progéniture en conformité avec les principes les plus simples des droits de l’homme. Dans le rapport adressé par l’organisation marocaine des droits humains, le 4 juillet 1996, on y lit : " Il est patent que certaines exigences de cette loi va à l’encontre du respect au droit à une vie privée ; elle met plusieurs embûches devant la volonté des parents et des tuteurs de donner le prénom de leur choix à l’enfant. Ainsi, le préposé du bureau de l’état civil un droit de regard important sur ce choix. "

Beaucoup de citoyens n’ont pas hésité à critiquer cette loi depuis son application au travers des multiples plaintes à son encontre. Les associations amazighs ne sont pas en reste. Des communiqués de leur critique de cette loi, ont été publié dans différentes sortes de média. Elles l’ont considérée comme une loi raciste et amazighophobe voire une façon d’exclure progressivement l’amazighité.

L’affaire de l’enfant Amassin à la ville de Tata est le premier épisode de la politique gouvernementale d’interdiction des prénoms amazighs. Cet épisode a commencé avec la demande du poète amazigh Brahim Oubella d’une attestation de naissance auprès des services de l’état civil de la ville de Tata pour l’enregistrement de son nouveau-né et à qui il a choisi un prénom authentiquement amazigh et ancré dans les traditions marocaines, Amassin. Celui-ci a été choisi en souvenir du Roi amazigh Masnissa qui a vécu au 3e siècle avant J.C. d’autant plus que son sens dans la langue amazighe veut dire l’homme généreux. La fameuse expression " l’Afrique aux Africains " est de ce grand Roi.

Cependant, les services de l’état civil ont refusé sa requête sous prétexte que ce prénom n’est ni arabe, ni marocain. Ce qui n’est pas vrai bien sûr. Il faut savoir qu’il est très répandu dans le sud marocain. Une tribu amazighe à l’est de Tiznit, sur la route de Tafraout, porte bel et bien ce nom. Il y a aussi la tribu amazighe Amachin qui se trouve au sud du mont de Sirwa et qui est surtout connue par la qualité des ses tapis…

Tout cela confirme que le refus de ce prénom est un acte arbitraire. Après moult péripéties, Brahim Oubella a été obligé d’intenter un procès à l’état civil marocain. Une décision de justice lui a permis finalement de donner le prénom Amassin à son fils qui est resté quand même deux ans sans enregistrement officiel pendant deux ans.

Dans la province d’Errachidia, le professeur Omar Taous a enduré la même chose. Il avait voulu de donner à son fils le prénom d’Akli, mais l’état civil l’a catégoriquement refusé. Il est à signaler que ce prénom est très répandu chez les Amazighs touarègues. Toutefois, après quelque temps la haute commission a été obligée de l’accepter.

À peu près la même histoire a eu lieu à Casablanca et plus exactement à la commune urbaine d’Elfida. Les services de l’état civil on opposé à un refus à la demande de Me Abdallah Bahi d’appeler son enfant, Idir. Un autre prénom, Sifaw, a eu le même sort. On a même proposé au père le prénom Mounir qui est en fait sa traduction arabe. La justice encore une fois a donné raison au père et les services de l’état civil ont été obligés d’accepter d’inscrire le prénom, Sifaw. Idem pour Me Belhoussain Abdellah dont la fille, Tunaruz, est restée sans enregistrement officiel pendant trois ans à Ain Chok.

À Ahlelghoulam, dans le territoire d’Elbernoussi, à Casa. Le cas de Me Bouhouch Mohamed est édifiant. Après le refus du prénom Anir par les services de l’état civil, le président de la municipalité a fait une sortie médiatique incongrue. Sur les colonnes du journal Elbidaoui, il n a pas hésité à insulter les Amazighs , à les traiter de racistes et de séparatistes. Ce qui est bien évidemment n’est pas pour plaire aux Associations amazighes et aux Amazighes eux-mêmes.

À Tigzirt dans la région de Beni-Mellal, le professeur Lhoussaine Mbarki a vécu la même mésaventure. Il a voulu choisir à son fils un prénom amazigh en l’occurrence, Amassin. Mais après de multiples tracasseries, Me Mbarki a décidé de renoncer à finalement donner ce prénom à son fils.

Il regrettable de constater que plusieurs enfants sont restés à ce jour sans prénom officiel. Leur seul tort est de porter un nom en souvenir de leurs glorieux ancêtres. Il est à signaler que la liste est en contradiction flagrante avec la loi en rapport avec le choix des prénoms. Dans l’article numéro 6 du dahir de 8 mars 1950, nous trouvons ceci : " Le demandeur d’un enregistrement dans l’état civil, choisit un prénom convenable. Il ne faut pas qu’il soit un, prénom étranger, un surnom, risible, il ne faut pas qu’il touche pas à la bonne moralité ou à l’ordre public, et finalement, il faut qu’il soit authentiquement marocain. "

Ce qui n’est pas, comme vous pouvez le remarquer, le cas des prénoms amazighs qu’on a systématiquement exclus de la fameuse liste du ministère de l’Intérieur. Il apparaît donc que celle-ci est destinée exclusivement interdire les prénoms amazighs. De plus, les décisions de la haute commission de l’état civil sont contradictoires. Plusieurs prénoms sont refusés dans une région et acceptés dans d’autres. Bien pire, la justification du refus d’un prénom amazigh peut parfois une dimension on ne peut plus dangereuse : on n’hésite pas à dire que tel ou tel prénom est étranger.

Le gouvernement doit agir immédiatement et mettre fin à l’application de cette fameuse circulaire pour mettre fin à cette autre forme d’exclusion des Amazighs et de leur culture.

source : www.mondeberbere.com (mardi 9 décembre 2003.)

 

    

PAGE PRECEDENTE  l  Haut De Page    liste prenoms berberes  l

 

 
 

 

- 2 -  Je ne crois pas aux larmes...

cliquez sur ce lien pour acceder a la page

 

 
     
 
                                

                                                              - 3 -

L’Officiel des prénoms berbères

Kamel NAÏT-ZERRAD (chercheur en linguistique et civilisation berbères).
AWERYAN IZARISMEN IMAZIGHEN
L’Officiel des Prénoms Berbères
Bilingue français-kabyle
Edition L’Harmattan
173 pages
septembre 2003 Condé-sur-Noireau
ISBN : 2-7475-5093-1
20,80€

     

 

- 4 - LISTE DES PRENOMS BERBERES

 

   pour acceder a la page  cliquez ici

 

pour acceder a la page  cliquez  i c i

 

 

Maroc, discrimination raciale a l'encontre des Amazighs  

 

 :
Les autorités marocaines à la capitale Rabat viennent d'interdire un prénom Amazigh Tihia, que des parents amazighs ont voulu donner à leur petite fille née le mardi 25 novembre 2005 à Rabat. Dans ce pays il y a une loi qui interdit les parents de donner à leur nouveaux nés des prénoms qui ne sont pas arabes. Cette loi faite par le tortionnaire ex-ministre de l'intérieur Driss Basri pendant le règne de Hassan II, est encore maintenue sous le nouveau règne de Mohamed VI par l'ex gouvernement de gauche socialiste panarabiste de Mr Youssoufi et l'actuel gouvernement de Mr Jettou. Les parents de la fille veulent aller jusqu'au bout de la justice marocaine. La réhabilitation de l'identité Amazigh est apparemment uniquement au sein de l'institut royale de la culture Amazigh et non pas dans le pays, comme décrit dans le discours d'Ajdir et la déclaration du 1 er ministre.     Source : Azetta Amazigh

PAGE PRECEDENTEI   Haut De Page I   l liste prenoms berberes

I amazigh tu redeviendras I Histoire berbère I 1 vue de l'histoire I prénoms berbères I Le Roi et Imazighen I Judeo-Berbères I

  Nouvel an berbere l associations I liens l pour un Etat Laic l

 geographie I revendications I repressions I  femmes berberes l  agenda I tapis I gastronomie I tatouage  I bijoux I architecture I musique I heritage I bibliographie I alphabet l festival au desert l

Copyright © 2001 [moresco]. Tous droits réservés.