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Les persécutions des imazighen au quotidien    

 

 sommaire de la page:

  1. "TADA des associations amazigh non reconnue par le pouvoir marocain  14/04/2002

  2. "Deux militants contraints de quitter leur village"  19/09/2004

  3. Témoignage de la répression par le  pouvoir au Maroc 13/07/2004

  4. Déclarations du Conseil Fédéral du Congrès Mondial Amazigh  31/07/2004

  5. Le Makhzen marocain déclare la guerre à son "Tifinagh "et à son enseignement   29/04/2004   

  6. plainte contre le Ministre de l'Education au Maroc  26/04/2004

  7. Le mouvement associatif     berbere subit les tracasseries et entraves du pouvoir  25/09/2004

  8. Le congre de la" pensee arabe" à Marrakech est une provocation  30/11/2004

  9. L'association AZETTA ne recoit toujours pas son recipisse pour exister juridiquement  11/12/2004

  10. Rabat: interdiction d'un sit-in  devant le parlement pour demander la constitutionnalisation de Tamazighte 17/04/2005

  11. Harcellement de l'association ASIDD par les autorites de Beni-Mellal ( Ait Mellal )  mai 2005

  12. Interdiction manifestation a Midar ( Rif ) a l'occasion 25e printemps amazigh avril 2005

  13. TINGHIR  : poursuites judiciaires contre BAHOU Hussein  11/05/2005

  14. SOUSS   : un eleve est puni pour avoir parlé berbere  13/05/2005

  15. Depravation de la fete d'Imil'nChil symbole fort de la culture amazigh 27/08/2005

  16. Des femmes d'Igoulmimene defendent leur village  29/11/2005

   

                       2-     L’anti-amazighisme de l’Etat marocain continue  

                               Tamaynut

 

 Posté par tajdikt. de 27/9/2004 18:57:24 (lire 35)

 Deux militants contraints à quitter leur village !
dimanche 19 septembre 2004.

Les autorités marocaines ne cessent d’innover en matière de lutte contre tamazight et de chasse aux militants amazighs actifs. Cette fois-ci, un petit valet de la monarchie marocaine se permet de contraindre par la force deux militants à quitter leur propre village !

Au début du mois de septembre, des autorités - par ailleurs vraiment autoritaires - marocaines ont abusé de leur pouvoir pour exercer des pressions sur des militants amazighs à Ayt-Abdella (Souss, Tamazgha Occidentale).

En effet, lors d’un festival qui a eu lieu dans cette région, deux militants, membres de l’association Tamaynut, ont saisi l’occasion pour échanger avec le public sur la question amazighe. Ils ont distribué des documents ayant trait à la culture amazighe, au peuple amazigh ainsi que l’injustice qu’i subit. Ils ont, par la même occasion, brandi le drapeau amazigh.

Cette initiative des deux militants n’était pas du goût du Caïd d’Ayt-Abdella qui les a arrêtés et leur faire subir un interrogatoire de deux heures. Le représentant local de l’Etat marocain a usé de son pouvoir pour intimider les deux jeunes militants et il leur a ordonné de cesser leur activité et quitter la région.

Ayant été relâchés, les deux militants n’ont pas obtempéré aux ordres du Caïd et ont rejoint le village e ont continué leur action.

Le Caïd d’Ayt-Abdella revient à la charge, interpelle les deux militants, leur fait subir un deuxième interrogatoire avant de les contraindre, de force, à quitter la région.

Dans un communiqué rendu public, le Secrétariat général de l’association Tamaynut dénonce cette répression et appelle les défenseurs de droits de l’Homme à "agir contre ces actes barbares".

Cette attitude des autorités marocaines à Ayt-Abdella, comme d’autres que nous avons enregistré ces derniers mois, montre, encore une fois, le fondement de la monarchie marocaine acquise à l’arabo-islamisme dont la raison d’être principale demeure le projet d’éradication de Tamazight. La monarchie marocaine et son Etat montrent, une fois de plus, que leur "politique amazighe" n’est que de la poudre aux yeux des Imazighen afin de les domestiquer, les aligner et les neutraliser et gagner ainsi du temps dans leur projet d’arabisation, d’islamisation et donc d’assimilation des Imazighen.


Ufrin.

 

source:   http://www.leschleuhs.com

 

   

 

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 -3-

 témoignage de la répression makhzen ( le pouvoir central marocain ) contre   Imazighen  

 
Auteur  
Oultsous
Amazigh

         

             Des douleurs atroces à la tête me réveillèrent en pleine nuit. Quand je sentis des cailloux pointus me rentrer dans le corps, je me rendis compte que j’étais étalé dans un fossé où je fus jeté et laissé pour mort après une agression sauvage.


                  Qui est coupable de ma cinquième agression ? Des "inconnus" qui me connaissaient bien puisque j’ai été interpellé par mon nom la nuit du samedi à dimanche 25-07-2004 à Khenifra à minuit trente minutes ! A peine ai-je répondu oui que deux bras très forts ceinturèrent mon corps menu qui n’excède pas 49 kg et le jetèrent sur la banquette arrière d’une voiture banalisée qui démarra aussitôt. Je me suis alors trouvé assis entre deux hommes à forte stature qui me rouèrent de coups au visage, dans les côtes et dans le ventre. Sous la violence des coups, je perdis connaissance.

                    Un bruit de moteur me fit réaliser que je me trouvais près d’une route. Je pris la même direction que les pick-up remplis de moutons (dimanche est jour de souk à Khénifra) en m’éloignant de la route car je craignais que mes agresseurs ne reviennent pour m’achever.

               Je suis handicapé de la jambe gauche et j’ai du mal à marcher sur un terrain plat. Alors, essayez d’imaginer un homme handicapé marcher à travers champs en pleine nuit avec du sang qui lui coule du nez et de la bouche en lui coupant la respiration.

              A mon arrivée au village LAHRI, lieu historique où ma tribu a combattu les collons en 1914 avec à sa tête Moha ou Hammou AZAYÏ (dit Ezzaïani en arabe), je compris que j’ai été jeté inanimé à une vingtaine de kilomètres de Khenifra. Plus tard dans la journée, j’appris que la police a été à ma recherche plusieurs fois dans ma famille en usant d’intimidations.

                 Je ne suis pas le seul militant amazigh à avoir été agressé, et ce ne sont pas ces actes lâches qui mettront fin à notre détermination. Qui sont les commanditaires de ces agressions ? Les ennemis des Imazighen ! Il n’y a pas de doute là-dessus ! Et que font certaines associations amazighes en ce moment ? Elles organisent des festivals de tam-tam et de danses du ventre ! N’ont-elles pas conscience de leur domestication ? N’avons-nous rien d’autre à proposer au monde comme culture à part la danse du ventre pendant que des militants encaissent des coups violents au visage et au ventre ?

Nous avons aujourd’hui le choix entre deux avenirs : courber l’échine, vêtus d’une djellaba blanche et portant un chapeau rouge andalou, ou bien bâtir une vraie démocratie avec le risque de voir verser notre sang dans les rues et de remplir les prisons.

               Au Maroc, la civilisation amazighe est un grand arbre sur lequel est venue se greffer la civilisation arabe qui a donné naissance à plusieurs branches. Mais sur certaines de ces branches sont venus se greffer le Racisme, le Mépris, le Mensonge Politique National, la Duperie, l’Egoïsme, l’Arbitraire, l’Injustice, la Corruption, l’Anarchie, et enfin le Terrorisme. L’ARBRE étouffe ! Il ne peut nourrir à la fois les branches saines et les cancéreuses ! Il risque aussi de céder sous le poids de tant de mal et se briser dans un fracas apocalyptique. Si cela devait arriver, les marocains s’entredévoreraient.

           La foudre du terrorisme a déjà sérieusement ébréché notre Arbre ! Quant à ceux qui commanditent les agressions anti-amazighes, ils ne sont que des bûcherons aveugles qui saignent l’Arbre à chaque fois qu’ils saignent un amazigh soucieux de l’avenir de son pays ! Leur aveuglement les mènera un jour à scier les branches sur lesquelles leurs familles sont assises !

Saïd Bajji
Khénifra, le 31 juillet 2004
(source:
www.tamazgha.fr) relayé par amazigh.info


Enregistré: 17-06-2004
Messages: 14

 

03-08-2004 15:56

 

 

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    4- Dèclaration du Conseil Fédéral du CMA
 
 
 

              Le Conseil Fédéral (CF), instance législative du Congrès Mondial Amazigh (CMA) s’est réuni en session ordinaire les 30 et 31 juillet 2004 à Almeria (Espagne). Il a eu à examiner les récentes évolutions des droits des populations amazighes de Tamazgha (Afrique du Nord) et de la diaspora.

               D’une manière générale le CF constate que partout où ils vivent, les Amazighs continuent de subir à des degrés divers, des violations graves et répétées de leurs droits fondamentaux, allant jusqu’à l’atteinte au droit à la vie. Les événements récents survenus dans les pays de Tamazgha, mettent en évidence une fois de plus que les intimidations, les brimades, les manipulations politiques, la corruption, la marginalisation, la violence institutionnelle sous ses diverses formes demeurent les principales réponses apportées aux Amazighs par les Etats.

Concernant l’Algérie, le CF dénonce comme il n’a cessé de le faire, la répression meurtrière qui s’est abattue sur les populations amazighes, particulièrement dans les régions de Kabylie et des Aurès. A ce jour, les 126 tués par les forces de sécurité, les milliers de blessés, les emprisonnés, les parents, les populations qui ont subi dans leur chair et dans leur âme les blessures les plus profondes, attendent l’avènement d’une véritable justice qui mette un terme aux agressions et à l’impunité. Nul deuil, nulle paix, nulle perspective stable ne sont possibles tant que le pouvoir algérien continue de punir les victimes et de protéger les criminels. Avec les récentes atteintes à la liberté de la presse et l’incarcération arbitraire de journalistes, la dérive totalitaire est en marche en Algérie. Le CMA interpelle de manière pressante la communauté internationale pour que dans l’immédiat les crimes commis en Kabylie et dans les Aurès soient jugés et que leurs auteurs soient châtiés, que les détenus chawis de Tkout et les journalistes soient libérés sans délai et que les revendications démocratiques du mouvement citoyen des Aarchs soient pleinement satisfaites et effectivement prises en charge.

Au Maroc, les déclarations officielles à première vue prometteuses sont quotidiennement contredites par les actes discriminatoires, les interdits à l’encontre des activités associatives et le harcèlement policier, judiciaire et administratif des militants du mouvement culturel amazigh. A Errachidia comme à Agadir, à Marrakech comme à El-Hocima, et dans bien d’autres localités, les forces anti-émeutes ont fait étalage au cours de l’année 2004, de leur force brutale contre des manifestants pacifiques qui n’ont fait que réclamer un peu de considération pour leurs droits essentiels tels que le droit à la terre, à la langue et à la dignité. A ce sujet le CMA tient à dénoncer avec la plus grande fermeté, l’enlèvement et la lâche agression dont a été victime Said Bajji, journaliste et militant amazigh, le 24 juillet dernier à Khenifra (Moyen Atlas). Le CMA exige des autorités marocaines toute la lumière sur cet acte odieux et un châtiment exemplaire pour ses auteurs. Par ailleurs, la spoliation des villageois de leurs terres collectives ancestrales opérée depuis des années par le Makhzen, constitue une autre forme de violence qui porte un grave préjudice aux valeurs, au mode et au moyen de subsistance des paysans amazighs de ce pays. Sur cette question vitale particulièrement, le CMA interpelle les ONG spécialisées et les différents organes internationaux compétents pour une intervention urgente afin de stopper cette mise à mort lente des populations amazighes du Maroc.

Aux Canaries, l’archipel fait l’objet d’une politique d’immigration européenne et hispano-américaine massive qui entraîne une concentration humaine inquiétante pour le peuple canarien autochtone sur les plans économique, social et culturel. Alors que des études scientifiques affirment qu’une densité de population supérieure à 300 hab/km² constitue un danger pour les équilibres locaux, celle-ci atteint aux Canaries jusqu’à 1000 hab/km² par endroits, affectant gravement les conditions de vie des populations. Pour mettre un terme à cette politique coloniale et sauvegarder les intérêts propres des îles Canaries, la souveraineté du peuple canarien demeure la seule voie réaliste et crédible.

Concernant le peuple Touareg, le Congrès Mondial Amazigh tient à exprimer sa préoccupation quant au sort qui se dessine pour les populations touarègues particulièrement au Mali et au Niger. Les communautés touarègues restent encore éloignées des cercles de décision et leurs cadres en sont réduits à faire la cour aux tenants du pouvoir réel pour espérer bénéficier des miettes de citoyenneté.

Au Mali l'absence de ministres touaregs au sein du nouveau gouvernement est une atteinte grave aux équilibres nécessaires à la cohésion du pays et constitue une provocation dangereuse pour sa stabilité. Cette situation illustre, une fois de plus, l'absence de volonté politique de la part de l’Etat malien de prendre en charge et de traiter avec sincérité et équité le différend qui l'oppose à la communauté touarègue. La nomination de ministres touaregs n'est certes pas en soi une preuve de leur participation au pouvoir réel, mais constitue le minimum de visibilité qui entretiendrait l'espoir d'accéder un jour aux véritables centres de décision.

Plus grave encore, l'Etat malien cherche à exploiter la situation internationale pour achever de réduire à néant les droits de la communauté touarègue sous prétexte de combattre le terrorisme. Ainsi, les Etats-Unis, la France et l’Algérie sont en train de mettre en place un dispositif militaire dans la région pour en "assurer la sécurité", car le Mali et le Niger ne seraient pas en capacité de le faire. Le CMA interpelle les Etats-Unis d'Amérique, la France et l'Algérie, pour que les populations touarègues du Nord du Mali et du Niger ne fassent pas les frais d'une politique sécuritaire qui se met en place sans leur consultation ni participation et dont elles risquent même d’être les premières victimes. Le CMA tiendra ces puissances pour responsables de tout dérapage que les armées malienne et nigérienne pourraient provoquer contre les communautés touarègues.

En Algérie, la communauté touarègue fait toujours l’objet d’un traitement particulier de la part des autorités publiques. La pression policière étouffe une population qui n’a jamais accédé à une pleine citoyenneté. Depuis l’indépendance du pays, aucun Touareg n’a encore eu par exemple, accès à un poste de wali (préfet) et encore moins à celui de ministre. Cependant la jeunesse touarègue commence à prendre conscience de sa marginalisation et aspire à rejoindre le mouvement amazigh démocratique d’Algérie.

Dans les autres pays de Tamazgha, notamment en Tunisie, en Libye et à Siwa (Egypte), les populations amazighes subissent la marginalisation économique, sociale et culturelle qui les conduit inexorablement vers une extinction programmée. L’assimilation forcée, la répression, la mort ou l’exil complètent la panoplie des instruments de négation du droit des amazighs à l’existence. Le CMA qui a déjà saisit les instances internationales à ce sujet, compte obtenir des mesures spéciales de protection des populations amazighes minorisées dans ces différents Etats.

Concernant la diaspora, celle-ci subit une double discrimination de la part des Etats d’origine et des Etats d’accueil, particulièrement dans l’accès à la langue et à la culture amazighes. Pour des raisons diplomatiques, les Etats d’Europe notamment où vit une forte communauté immigrée, tendent à prolonger les politiques arabo-islamiques en cours dans les pays d’origine. Le CMA s’insurge contre le fait que la communauté amazighe immigrée soit l’otage ou un objet de marchandages inter-Etatiques. Le CMA se félicite du fait que le mouvement associatif berbère de l’immigration soit porteur de revendications non seulement sur l’enseignement de Tamazight mais aussi sur la reconnaissance et la prise en charge de l’identité amazighe, dans ses aspects historiques, culturels et civilisationnels. Le CMA invite instamment les associations à faire preuve de plus de détermination afin de faire aboutir rapidement les droits identitaires de la communauté amazighe dans les différents Etats, y compris si besoin est, par le recours aux juridictions nationales, européennes et internationales.

Enfin, le Conseil Fédéral informe l’ensemble des associations adhérentes ainsi que l’opinion publique que le 4° congrès général du CMA se déroulera les 4, 5, 6 août 2005 à Almeria (Andalucia, Espagne). Dès à présent, chaque amazigh(e) est appelé(e) à contribuer activement pour faire de ce 4ème grand rendez-vous international, une étape décisive dans la voie de la restauration de la liberté et de la souveraineté du peuple amazigh.

 

Almeria, le 31 juillet 2004

Le Conseil Fédéral du CMA
 

     Source : CMA
Date : 2004-07-31
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- 5 -

4- Le makhzen marocain déclare la guerre à son "tifinagh" !

          
            Comme chacun sait, le tifinagh a été adopté par l'IRCAM et ratifié et approuvé par le pouvoir comme étant l'alphabet officiel de la langue amazighe. Personne, donc, ne peut penser que le makhzen pourrait interdire le tifinagh officialisé par la plus haute autorité du pays. C'est ce qui a motivé la municipalité de Nador à réécrire les panneaux de signalisation dans le périmètre urbain en tifinagh, à côté de l'arabe, bien sûr et délivrer des certificats et des documents officiels portant la devise "Z" amazigh et le mot "Nador" en tifinagh. Ainsi, le matin du mardi 29/04/2003, les habitants de Nador est ses visiteurs ont découvert, émerveillés, les tifinagh pour la première fois dans les rues de leur ville. Ce fut un jour historique. Les habitants ne parlent que de cet événement historique.

Mais, moins de 24 heures après que les tifinagh ont été fixés sur les panneaux que des instructions, venus du ministère de l'intérieur, ont intimé aux autorités locales l'ordre de saisir des locaux de la municipalité de Nador tous les documents portant les tifinagh et d'effacer et d'enlever cette écriture des panneaux de signalisation. Ce qu'elles ont exécuté sur-le-champ, effaçant même, dans tous les villages et douars de la province, tous les "Z" amazighs griffonnés par les écoliers sur des murs.

Comment, diable, le makhzen qui applaudi le tifinagh en en faisant son alphabet choyé, se rétracte et déclare subitement la guerre à "son" alphabet? Si la tifinagh est interdit d'être écrit sur du zinc dans les rues, comment peut-on croire qu'il va être écrit dans les écoles, les universités, les tribunaux et les administrations, comme on ne cesse de nous le promettre?

Il semble que le makhzen a officialisé le tifinagh à condition qu'il reste enfermé dans son temple (l'IRCAM) et non pas sortir à la rue au contact des citoyens!

Affaire à suivre.

source :  journal Tawiza     http://tawiza.net/informations/ineghmissen.htm
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 - 5 - Enseignement de Tamazight au Maroc : marche arrière
 


 

           Comme vous le savez, la rentrée scolaire précédente 2003/04 fut marquée par l’enclenchement du processus de l’insertion de la langue Amazighe dans le système scolaire pour la première fois dans l’Histoire du Maroc moderne. Et comme suite à l’accord passé entre l’IRCAM et le ministère de l’éducation nationale, l’école Agwdal de la commune de Masst province d’Achetouken-Aitbaha, figure sur la liste des écoles pilotes pour l’enseignement de l’amazigh, dans la perspective d’élargir, progressivement, cet enseignement à tous les niveaux et établissements, à un rythme garantissant la mise en place des méthodologies didactiques amazighes par la formation des enseignants, la mise à disposition des moyens pédagogiques et des supports didactiques.

           C’est sur cette base que le ministère de l’enseignement a organisé un cycle de formation, au CPR d’INEZGANE, au profit des enseignants de la première année des écoles pilotes. Toutefois, les enseignants de l’école Agwdal, au nombre de cinq, n’ont pas été invités à y participer au coté de leurs collègues des autres établissements.

          Nous signalons qu’en marge du festival printanier de cette école, le 2 Avril 2004, une leçon-type de l’amazigh a été présentée par l’un des enseignants en présence des Messieurs le délégué de l’enseignement, les représentants des associations de parents d’élèves et une partie du corps enseignant. La prestation fût appréciée par les présents malgré le fait que le maître l’ayant donnée n’a pas suivi de formation pour enseigner Tamazight. Et si ce n’était pas les efforts individuels et personnels de cet enseignant, la seule unique classe de première année à laquelle est enseignée l’amazigh, n’aurait jamais existé dans cette école.

           Le paroxysme du laxisme et de la négligence est atteint avec l’année scolaire 2004/05 en cours. D’une part, Pour une seconde année consécutive, les enseignants n’ont pas participé au cycle de formation relatif à l’enseignement de l’amazigh qui a eu lieu les 4, 5 et 6 octobre 2004 à Agadir. D’autre part, les élèves de l’unique classe (parmi quatre que comptait la première année, l’an dernier) qui ont bénéficié des cours de l’amazigh, ont découvert que cette langue est supprimée des programmes. Nous rappelons ici que le nombre de classes des deux niveaux de première et deuxième années de l’école Agwdal est monté à dix.

            Cette situation illogique et inique a provoqué des inquiétudes et le mécontentement des parents d’élèves. Ils ne comprennent pas pourquoi Tamazight est supprimée des programmes de la deuxième année et cherchent les raisons de la limitation de l’enseignement de cette langue à une seule des dix classes.

            En tant que citoyens et habitants de Masst, et en tant qu’association de la société civile vouée à la défense de l’amazighité pour le rétablissement de la personnalité marocaine dans son identité nationale et sa culture amazighes, nous demandons :

             1- L’ouverture d’une enquête sérieuse et responsable pour dévoiler les responsables de l’entrave à la marche normale de l’insertion de l’amazigh dans le système scolaire en général et dans l’établissement précité en particulier ;          

             2- La communication des résultats de l’enquête à l’opinion publique locale et nationale ; 3- Que fin soit mise, de toute urgence, à cette situation par un cycle de formation aux enseignants des niveaux de première et deuxième années dans l’établissement précité.

Le président Hassan BELLA

         Un exemplaire de la présente est adressé aux : Ministre de l’éducation nationale ; le doyen de l’IRCAM ; le Président du Congrès Mondial Amazigh ; le directeur de l’académie de Sousse-Masst-Dra ; le délégué du M.E.N à Achtouken-Aitbaha ; le Wali de région Sousse-Masst-Dra ; le gouverneur d’Achetouken-Aitbaha ; le Président du conseil communal de Masst ; le Président du conseil régional de Sousse-Masst-Dra ; les associations locales et organisations amazighes à l’intérieur et l’extérieur du pays.

Association Tamaynut section Masst, près école Agwdal, Ikourban Masst 80450 Agadir Maroc.

Email : tamaynutnmasst@hotmail.com ; tamaynumasst@yahoo.fr

Source : Tmaynut Masst Date : 25-10-2004

 

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- 6 -

    Plainte contre le Ministre de l'enseignement

 

 

                 Pour lire le papier cliquez   I C I 

 

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  - 1- (Re)naissance de “Tada” des associations amazighes du Maroc 

 

                 Répondant à l'appel lancé par l'Association Culturelle IGHBOULA, une vingtaine d'associations amazighes marocaines se sont réunies en Assemblée Générale, le dimanche 14 avril 2002 à MRIRT, pour remédier à la situation de blocage où se trouvait la coordination inter-ssociative amazighe, laquelle situation est due au refus des autorités marocaines d'agréer la Confédération créée il y a de cela deux ans.

En effet, une première TADA DES ASSOCIATIONS AMAZIGHES DU MAROC a déjà été  fondée depuis février 2000 à Meknès, conformément aux lois marocaines en vigueur, par les associations membres du CONSEIL NATIONAL DE COORDINATION. Ce dernier était un collectif national regroupant en son sein nombre d'associations amazighes, représentatives des différentes régions du Maroc. 

               Cette première TADA n'étant donc pas reconnue par les autorités makhzeniennes, les associations s'étaient retrouvées privées arbitrairement de leur droit de coordonner leurs efforts pour défendre leur cause commune, leur raison d'être: l'Amazighité du Maroc.

                  Pour dépasser alors cette situation de blocage, les associations amazighes marocaines ont tenu leur Assemblée Générale à MRIRT, dans le pays zaïen. Après une journée de travail en commissions et de débat, les associations présentes ont décidé d'abandonner la coordination "légale", dépendant des

lois et contraintes du Makhzen pour revenir à la coordination "coutumière", régie par les principes et les valeurs amazighes. Concernant la dénomination, l'Assemblée a opté pour le maintien du nom de la Confédération créée à Meknès et non reconnue par le Makhzen: TADA DES ASSOCIATIONS

AMAZIGHES DU MAROC. Le terme "TADA", désignant une structure typiquement amazighe, peut être traduit par la "confédération" (de tribus amazighes). Mais dans sa nouvelle acception, ce terme a perdu sa connotation tribale...

                         Le bureau élu à la fin de la rencontre, pour un mandat de deux ans, se compose de sept membres:

- Docteur Abdelmalek Houssain OUSSADDEN: Président

- M. Mustapha BERHOUCHI: Vice-président

- M. Mohamed HELLAOUI: Secrétaire Général

- M. Lahcen CHEBRAK: Secrétaire Général adjoint

- M. Omar LEMHEOUER: Trésorier

- M. Moulay BAJJI: Trésorier adjoint

- M. Lahcen OUYASSER: Archiviste.

L'Assemblée a, en outre, désigné M. Mohamed LIHI comme Président d'honneur de la confédération TADA.

 

DOCTEUR OUSSADDEN

 

                    Le président élu, à l'unanimité, Docteur OUSSADDEN, est le doyen du Mouvement Culturel Amazighe marocain.

 Né le 16 mai 1927 à Aït Sadden, non  loin de Fès, il avait fait ses études primaires à Bir Tamtam avant d'être

admis au Collège Berbère d'Azrou, où il passa cinq ans.

                    C'est là qu'il a «appris que Tamazight est une langue, qui a tous ses attributs: alphabet, grammaire et littérature ».  A l'âge de dix-sept ans, il fut admis au Lycée  MOULAY DRISS à Fès. Il y passa trois ans avant d'être orienté au Lycée POEYMIREAU à Meknès, où il obtint son diplôme de Premier Bachelier Berbère  avec mention "très bien". Après, il avait poursuivi ses études à l'Institut

d'Etudes Politiques, puis à la Faculté de Droit à Paris.

                     Pendant les années cinquante, et durant cinq ans, il avait exercé comme enseignant de Tamazight  à l'Ecole  Nationale des Langues et Civilisations Orientales (INALCO) à Paris.  Durant cette période, il militait dans les cercles berbères de Paris, où se rencontraient les militants amazighes algériens et marocains de l'époque.

 

                      C'est également à cette époque qu'il était entré en contact avec divers orientalistes et berbérisants européens, tels les professeurs ROUX, ROSLER, VICYCHL, BASSET, GALAND...

Pendant les années soixante, il avait fait des études médicales à Paris et en Suisse, où il obtint un Doctorat en Médecine Générale avant de se spécialiser en Gynécologie obstétrique et de regagner le Maroc, où il avait exercé en tant que médecin spécialiste dans divers hôpitaux. Ensuite, il fut nommé médecin-chef et avait exercé à ce titre dans différentes provinces. Depuis les années quatre-vingts, Docteur OUSSADDEN est propriétaire d'une clinique à Fès.

                       Depuis sa première jeunesse, Docteur OUSSADDEN était et est toujours un nationaliste et un militant convaincu et dévoué pour la «reconnaissance officielle de la langue amazighe comme langue nationale et officielle...»

                        Docteur OUSSADDEN est très respecté dans les milieux associatifs et politiques amazighs pour ses compétences dans le domaine amazighe, pour son militantisme, qui dure depuis plus d'un demi-siècle et pour son franc-parler. Par ailleurs, il a démissionné l'année dernière du Comité du Manifeste Amazighe, exprimant ainsi son désaccord avec les positions et les orientations de ce comité. Son élection à la tête de TADA DES ASSOCIATIONS AMAZIGHES DU MAROC augure un tournant décisif dans la marche, jusqu'à présent timide, du Mouvement Culturel Amazighe marocain, ce qui ne manquera pas d'avoir un impact sur la scène politique du Royaume.

Ali HARCHERRAS,  délégué de L'Association Socioculturelle TILELLI (GOULMIMA)

 

 

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  Le mouvement associatif berbere subit tracasseries et entraves du pouvoir

Communiqué

Bureau exécutif du Réseau amazigh pour la citoyenneté
Session de feu Ali Sadki Azayku

Le bureau exécutif du Réseau Amazigh pour la citoyenneté a tenu sa réunion ordinaire le 25 septembre 2004 à Rabat. Cette réunion est baptisée « session Feu Ali Sadki Azayku » en hommage à ce poète, historien et militant amazigh qui vient de nous quitter. Le Bureau exécutif du Réseau tient également à présenter ses sincères condoléances à la famille du défunt et à tous les militants amazighs.

Après la présentation de son programme d’action pour l’année à venir (2004/2005), et après examen de la situation actuelle de l’action associative amazighe, le Bureau déclare à l’opinion nationale ce qui suit :

Yan : Il dénonce fermement l’attitude négative des autorités officielles envers le Réseau amazigh pur la Citoyenneté. Signalons que depuis juillet 2002, les autorités administratives refusent de délivrer le reçu de dépôt légal des statuts du Réseau à son bureau central et à l’ensemble des sections créées dans différentes régions du pays. Cette attitude confirme la discrimination fondée sur la langue et la culture exercée par l’État marocain envers les Amazighs et porte une atteinte grave au droit de se constituer en organisation et s’écarte de l’esprit des textes internationaux relatifs aux droits humains, au droit à la citoyenneté intégrale et aux lois gérant les libertés publiques au Maroc ;

Sin : Il dénonce la continuité de la politique de dialectisation de la langue amazighe à travers les formules mises en place lors du dernier recensement  de la population et de la mise en application de la Charte nationale de l’éducation et de la formation. Rappelons que nous avons rejeté en bloc cette charte et en particulier les articles 115 et 116 qui assignent une place défavorable à la promotion de la langue amazighe.

Krad : Il renouvelle ses revendications de principe consistant dans le fait d’enseigner l’amazigh comme langue unifiée et comme culture, civilisation, histoire et législation dans tous les cycles et pour tous les marocains, et dans la constitutionnalisation, en premier lieu, de l’amazigh comme langue officielle et, en deuxième lieu, son intégration aux institutions publiques, administratives, juridiques et communicationnelles.

Kuz : Le Réseau appelle toutes les associations amazigh démocrates et indépendantes à déployer  leurs efforts et de mettre en œuvre des stratégies de coordination au niveau national en vue d’amener les autorités de mettre en place les conditions nécessaires à une véritable réhabilitation de l’amazighité en tant que langue, culture, identité et civilisation.

Pour le bureau exécutif,
Ahmed Arehmouch

 

 

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- 8 -   AUTRE EXEMPLE

 L'affaire de la section de l'association Tamaynut à Masst ( région d'Agadir)  20/10/04

 

 

 
   
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 LES PETRODOLLARS ARABES ATTAQUENT LES BERBERES DANS LE  PAYS OU ILS SONT MAJORITAIRES ET QUI SONT EN TRAIN DE RELEVER LA TETE

 

BAYANE AL-YOUM    mardi 30 novembre 2004


La commission provisoire de la "Charte des Revendications Berbères" condamne l'organisation au Maroc du congrès de la Pensée Arabe.
Dans un communiqué, la commission () estime qu'avec le congrès prévu à Marrakech, on veut revenir au projet du nationalisme arabe () alors que le mouvement amazigh attend toujours la mise en uvre du discours officiel concernant la reconnaissance de la diversité culturelle et linguistique. () Selon ce communiqué, il s'agit d'écarter le Maroc de son espace géographique, qui est l'Afrique du Nord, et de sa civilisation et de son identité berbères, () et le soutien de certaines composantes officielles du Maroc () à la tenue de ce congrès à Marrakech, capitale des dynasties berbères almoravide et almohade, revient à un déni officiel de la berbérité du Maroc.

 

 

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