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2-
L’anti-amazighisme
de l’Etat marocain continue
Tamaynut
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Posté par
tajdikt. de 27/9/2004 18:57:24 (lire 35)
Deux
militants contraints à quitter leur village !
dimanche 19 septembre 2004.
Les autorités marocaines ne cessent d’innover en matière de
lutte contre tamazight et de chasse aux militants amazighs
actifs. Cette fois-ci, un petit valet de la monarchie
marocaine se permet de contraindre par la force deux
militants à quitter leur propre village !
Au début du mois de septembre, des autorités - par ailleurs
vraiment autoritaires - marocaines ont abusé de leur pouvoir
pour exercer des pressions sur des militants amazighs à
Ayt-Abdella (Souss, Tamazgha Occidentale).
En effet, lors d’un festival qui a eu lieu dans cette
région, deux militants, membres de l’association Tamaynut,
ont saisi l’occasion pour échanger avec le public sur la
question amazighe. Ils ont distribué des documents ayant
trait à la culture amazighe, au peuple amazigh ainsi que
l’injustice qu’i subit. Ils ont, par la même occasion,
brandi le drapeau amazigh.
Cette initiative des deux militants n’était pas du goût du
Caïd d’Ayt-Abdella qui les a arrêtés et leur faire subir un
interrogatoire de deux heures. Le représentant local de
l’Etat marocain a usé de son pouvoir pour intimider les deux
jeunes militants et il leur a ordonné de cesser leur
activité et quitter la région.
Ayant été relâchés, les deux militants n’ont pas obtempéré
aux ordres du Caïd et ont rejoint le village e ont continué
leur action.
Le Caïd d’Ayt-Abdella revient à la charge, interpelle les
deux militants, leur fait subir un deuxième interrogatoire
avant de les contraindre, de force, à quitter la région.
Dans un communiqué rendu public, le Secrétariat général de
l’association Tamaynut dénonce cette répression et appelle
les défenseurs de droits de l’Homme à "agir contre ces actes
barbares".
Cette attitude des autorités marocaines à Ayt-Abdella, comme
d’autres que nous avons enregistré ces derniers mois,
montre, encore une fois, le fondement de la monarchie
marocaine acquise à l’arabo-islamisme dont la raison d’être
principale demeure le projet d’éradication de Tamazight. La
monarchie marocaine et son Etat montrent, une fois de plus,
que leur "politique amazighe" n’est que de la poudre aux
yeux des Imazighen afin de les domestiquer, les aligner et
les neutraliser et gagner ainsi du temps dans leur projet
d’arabisation, d’islamisation et donc d’assimilation des
Imazighen.
Ufrin.
source:
http://www.leschleuhs.com
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-3-
témoignage
de la répression makhzen ( le pouvoir central
marocain ) contre Imazighen
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Des douleurs atroces à la tête me réveillèrent
en pleine nuit. Quand je sentis des cailloux pointus me rentrer dans
le corps, je me rendis compte que j’étais étalé dans un fossé où je
fus jeté et laissé pour mort après une agression sauvage.
Qui est coupable de ma cinquième agression ? Des "inconnus" qui me
connaissaient bien puisque j’ai été interpellé par mon nom la nuit
du samedi à dimanche 25-07-2004 à Khenifra à minuit trente minutes !
A peine ai-je répondu oui que deux bras très forts ceinturèrent mon
corps menu qui n’excède pas 49 kg et le jetèrent sur la banquette
arrière d’une voiture banalisée qui démarra aussitôt. Je me suis
alors trouvé assis entre deux hommes à forte stature qui me rouèrent
de coups au visage, dans les côtes et dans le ventre. Sous la
violence des coups, je perdis connaissance.
Un bruit de moteur me fit réaliser que je me trouvais près d’une
route. Je pris la même direction que les pick-up remplis de moutons
(dimanche est jour de souk à Khénifra) en m’éloignant de la route
car je craignais que mes agresseurs ne reviennent pour m’achever.
Je suis handicapé de la jambe gauche et j’ai du mal à marcher sur un
terrain plat. Alors, essayez d’imaginer un homme handicapé marcher à
travers champs en pleine nuit avec du sang qui lui coule du nez et
de la bouche en lui coupant la respiration.
A mon arrivée au village LAHRI, lieu historique où ma tribu a
combattu les collons en 1914 avec à sa tête Moha ou Hammou AZAYÏ
(dit Ezzaïani en arabe), je compris que j’ai été jeté inanimé à une
vingtaine de kilomètres de Khenifra. Plus tard dans la journée,
j’appris que la police a été à ma recherche plusieurs fois dans ma
famille en usant d’intimidations.
Je ne suis pas le seul militant amazigh à avoir été agressé, et ce
ne sont pas ces actes lâches qui mettront fin à notre détermination.
Qui sont les commanditaires de ces agressions ? Les ennemis des
Imazighen ! Il n’y a pas de doute là-dessus ! Et que font certaines
associations amazighes en ce moment ? Elles organisent des festivals
de tam-tam et de danses du ventre ! N’ont-elles pas conscience de
leur domestication ? N’avons-nous rien d’autre à proposer au monde
comme culture à part la danse du ventre pendant que des militants
encaissent des coups violents au visage et au ventre ?
Nous avons aujourd’hui le choix entre deux avenirs : courber
l’échine, vêtus d’une djellaba blanche et portant un chapeau rouge
andalou, ou bien bâtir une vraie démocratie avec le risque de voir
verser notre sang dans les rues et de remplir les prisons.
Au Maroc, la civilisation amazighe est un grand arbre sur lequel est
venue se greffer la civilisation arabe qui a donné naissance à
plusieurs branches. Mais sur certaines de ces branches sont venus se
greffer le Racisme, le Mépris, le Mensonge Politique National, la
Duperie, l’Egoïsme, l’Arbitraire, l’Injustice, la Corruption,
l’Anarchie, et enfin le Terrorisme. L’ARBRE étouffe ! Il ne peut
nourrir à la fois les branches saines et les cancéreuses ! Il risque
aussi de céder sous le poids de tant de mal et se briser dans un
fracas apocalyptique. Si cela devait arriver, les marocains
s’entredévoreraient.
La foudre du terrorisme a déjà sérieusement ébréché notre Arbre !
Quant à ceux qui commanditent les agressions anti-amazighes, ils ne
sont que des bûcherons aveugles qui saignent l’Arbre à chaque fois
qu’ils saignent un amazigh soucieux de l’avenir de son pays ! Leur
aveuglement les mènera un jour à scier les branches sur lesquelles
leurs familles sont assises !
Saïd Bajji
Khénifra, le 31 juillet 2004
(source:
www.tamazgha.fr) relayé par amazigh.info
Enregistré: 17-06-2004
Messages: 14
03-08-2004 15:56
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4-
Dèclaration du Conseil
Fédéral du CMA
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Le Conseil Fédéral (CF), instance législative du Congrès Mondial
Amazigh (CMA) s’est réuni en session ordinaire les 30 et 31 juillet
2004 à Almeria (Espagne). Il a eu à examiner les récentes évolutions
des droits des populations amazighes de Tamazgha (Afrique du Nord) et
de la diaspora.
D’une manière générale le CF
constate que partout où ils vivent, les Amazighs continuent de subir à
des degrés divers, des violations graves et répétées de leurs droits
fondamentaux, allant jusqu’à l’atteinte au droit à la vie. Les
événements récents survenus dans les pays de Tamazgha, mettent en
évidence une fois de plus que les intimidations, les brimades, les
manipulations politiques, la corruption, la marginalisation, la
violence institutionnelle sous ses diverses formes demeurent les
principales réponses apportées aux Amazighs par les Etats.
Concernant l’Algérie, le CF
dénonce comme il n’a cessé de le faire, la répression meurtrière qui
s’est abattue sur les populations amazighes, particulièrement dans les
régions de Kabylie et des Aurès. A ce jour, les 126 tués par les
forces de sécurité, les milliers de blessés, les emprisonnés, les
parents, les populations qui ont subi dans leur chair et dans leur âme
les blessures les plus profondes, attendent l’avènement d’une
véritable justice qui mette un terme aux agressions et à l’impunité.
Nul deuil, nulle paix, nulle perspective stable ne sont possibles tant
que le pouvoir algérien continue de punir les victimes et de protéger
les criminels. Avec les récentes atteintes à la liberté de la presse
et l’incarcération arbitraire de journalistes, la dérive totalitaire
est en marche en Algérie. Le CMA interpelle de manière pressante la
communauté internationale pour que dans l’immédiat les crimes commis
en Kabylie et dans les Aurès soient jugés et que leurs auteurs soient
châtiés, que les détenus chawis de Tkout et les journalistes soient
libérés sans délai et que les revendications démocratiques du
mouvement citoyen des Aarchs soient pleinement satisfaites et
effectivement prises en charge.
Au Maroc, les déclarations
officielles à première vue prometteuses sont quotidiennement
contredites par les actes discriminatoires, les interdits à l’encontre
des activités associatives et le harcèlement policier, judiciaire et
administratif des militants du mouvement culturel amazigh. A
Errachidia comme à Agadir, à Marrakech comme à El-Hocima, et dans bien
d’autres localités, les forces anti-émeutes ont fait étalage au cours
de l’année 2004, de leur force brutale contre des manifestants
pacifiques qui n’ont fait que réclamer un peu de considération pour
leurs droits essentiels tels que le droit à la terre, à la langue et à
la dignité. A ce sujet le CMA tient à dénoncer avec la plus grande
fermeté, l’enlèvement et la lâche agression dont a été victime Said
Bajji, journaliste et militant amazigh, le 24 juillet dernier à
Khenifra (Moyen Atlas). Le CMA exige des autorités marocaines toute la
lumière sur cet acte odieux et un châtiment exemplaire pour ses
auteurs. Par ailleurs, la spoliation des villageois de leurs terres
collectives ancestrales opérée depuis des années par le Makhzen,
constitue une autre forme de violence qui porte un grave préjudice aux
valeurs, au mode et au moyen de subsistance des paysans amazighs de ce
pays. Sur cette question vitale particulièrement, le CMA interpelle
les ONG spécialisées et les différents organes internationaux
compétents pour une intervention urgente afin de stopper cette mise à
mort lente des populations amazighes du Maroc.
Aux Canaries, l’archipel fait
l’objet d’une politique d’immigration européenne et hispano-américaine
massive qui entraîne une concentration humaine inquiétante pour le
peuple canarien autochtone sur les plans économique, social et
culturel. Alors que des études scientifiques affirment qu’une densité
de population supérieure à 300 hab/km² constitue un danger pour les
équilibres locaux, celle-ci atteint aux Canaries jusqu’à 1000 hab/km²
par endroits, affectant gravement les conditions de vie des
populations. Pour mettre un terme à cette politique coloniale et
sauvegarder les intérêts propres des îles Canaries, la souveraineté du
peuple canarien demeure la seule voie réaliste et crédible.
Concernant le peuple Touareg, le
Congrès Mondial Amazigh tient à exprimer sa préoccupation quant au
sort qui se dessine pour les populations touarègues particulièrement
au Mali et au Niger. Les communautés touarègues restent encore
éloignées des cercles de décision et leurs cadres en sont réduits à
faire la cour aux tenants du pouvoir réel pour espérer bénéficier des
miettes de citoyenneté.
Au Mali l'absence de ministres
touaregs au sein du nouveau gouvernement est une atteinte grave aux
équilibres nécessaires à la cohésion du pays et constitue une
provocation dangereuse pour sa stabilité. Cette situation illustre,
une fois de plus, l'absence de volonté politique de la part de l’Etat
malien de prendre en charge et de traiter avec sincérité et équité le
différend qui l'oppose à la communauté touarègue. La nomination de
ministres touaregs n'est certes pas en soi une preuve de leur
participation au pouvoir réel, mais constitue le minimum de visibilité
qui entretiendrait l'espoir d'accéder un jour aux véritables centres
de décision.
Plus grave encore, l'Etat malien
cherche à exploiter la situation internationale pour achever de
réduire à néant les droits de la communauté touarègue sous prétexte de
combattre le terrorisme. Ainsi, les Etats-Unis, la France et l’Algérie
sont en train de mettre en place un dispositif militaire dans la
région pour en "assurer la sécurité", car le Mali et le Niger ne
seraient pas en capacité de le faire. Le CMA interpelle les Etats-Unis
d'Amérique, la France et l'Algérie, pour que les populations
touarègues du Nord du Mali et du Niger ne fassent pas les frais d'une
politique sécuritaire qui se met en place sans leur consultation ni
participation et dont elles risquent même d’être les premières
victimes. Le CMA tiendra ces puissances pour responsables de tout
dérapage que les armées malienne et nigérienne pourraient provoquer
contre les communautés touarègues.
En Algérie, la communauté
touarègue fait toujours l’objet d’un traitement particulier de la part
des autorités publiques. La pression policière étouffe une population
qui n’a jamais accédé à une pleine citoyenneté. Depuis l’indépendance
du pays, aucun Touareg n’a encore eu par exemple, accès à un poste de
wali (préfet) et encore moins à celui de ministre. Cependant la
jeunesse touarègue commence à prendre conscience de sa marginalisation
et aspire à rejoindre le mouvement amazigh démocratique d’Algérie.
Dans les autres pays de Tamazgha,
notamment en Tunisie, en Libye et à Siwa (Egypte), les populations
amazighes subissent la marginalisation économique, sociale et
culturelle qui les conduit inexorablement vers une extinction
programmée. L’assimilation forcée, la répression, la mort ou l’exil
complètent la panoplie des instruments de négation du droit des
amazighs à l’existence. Le CMA qui a déjà saisit les instances
internationales à ce sujet, compte obtenir des mesures spéciales de
protection des populations amazighes minorisées dans ces différents
Etats.
Concernant la diaspora, celle-ci subit une double discrimination de la
part des Etats d’origine et des Etats d’accueil, particulièrement dans
l’accès à la langue et à la culture amazighes. Pour des raisons
diplomatiques, les Etats d’Europe notamment où vit une forte
communauté immigrée, tendent à prolonger les politiques
arabo-islamiques en cours dans les pays d’origine. Le CMA s’insurge
contre le fait que la communauté amazighe immigrée soit l’otage ou un
objet de marchandages inter-Etatiques. Le CMA se félicite du fait que
le mouvement associatif berbère de l’immigration soit porteur de
revendications non seulement sur l’enseignement de Tamazight mais
aussi sur la reconnaissance et la prise en charge de l’identité
amazighe, dans ses aspects historiques, culturels et civilisationnels.
Le CMA invite instamment les associations à faire preuve de plus de
détermination afin de faire aboutir rapidement les droits identitaires
de la communauté amazighe dans les différents Etats, y compris si
besoin est, par le recours aux juridictions nationales, européennes et
internationales.
Enfin, le Conseil Fédéral
informe l’ensemble des associations adhérentes ainsi que l’opinion
publique que le 4° congrès général du CMA se déroulera les 4, 5, 6
août 2005 à Almeria (Andalucia, Espagne). Dès à présent, chaque
amazigh(e) est appelé(e) à contribuer activement pour faire de ce 4ème
grand rendez-vous international, une étape décisive dans la voie de la
restauration de la liberté et de la souveraineté du peuple amazigh.
Almeria, le 31 juillet 2004
Le Conseil Fédéral du CMA
Source : CMA
Date : 2004-07-31
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deux militants
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Témoignage
I
Declaration CMA
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Makhzen versus
Tifinagh
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Plainte
contre ministre
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provocation congre arabe
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les droits de
l'homme = human rights |
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Headquarters : Amazigh World, North America, North Africa |
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human_rights@amazighworld.org |
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Copyright 2002 Amazigh World. All rights rese |
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- 5 -
Comme chacun
sait, le tifinagh a été adopté par l'IRCAM et ratifié et approuvé par le
pouvoir comme étant l'alphabet officiel de la langue amazighe. Personne,
donc, ne peut penser que le makhzen pourrait interdire le tifinagh
officialisé par la plus haute autorité du pays. C'est ce qui a motivé la
municipalité de Nador à réécrire les panneaux de signalisation dans le
périmètre urbain en tifinagh, à côté de l'arabe, bien sûr et délivrer
des certificats et des documents officiels portant la devise "Z" amazigh
et le mot "Nador" en tifinagh. Ainsi, le matin du mardi 29/04/2003, les
habitants de Nador est ses visiteurs ont découvert, émerveillés, les
tifinagh pour la première fois dans les rues de leur ville. Ce fut un
jour historique. Les habitants ne parlent que de cet événement
historique.
Mais, moins de 24 heures après que les tifinagh ont été fixés sur les
panneaux que des instructions, venus du ministère de l'intérieur, ont
intimé aux autorités locales l'ordre de saisir des locaux de la
municipalité de Nador tous les documents portant les tifinagh et
d'effacer et d'enlever cette écriture des panneaux de signalisation. Ce
qu'elles ont exécuté sur-le-champ, effaçant même, dans tous les villages
et douars de la province, tous les "Z" amazighs griffonnés par les
écoliers sur des murs.
Comment, diable, le makhzen qui applaudi le tifinagh en en faisant son
alphabet choyé, se rétracte et déclare subitement la guerre à "son"
alphabet? Si la tifinagh est interdit d'être écrit sur du zinc dans les
rues, comment peut-on croire qu'il va être écrit dans les écoles, les
universités, les tribunaux et les administrations, comme on ne cesse de
nous le promettre?
Il semble que le makhzen a officialisé le tifinagh à condition qu'il
reste enfermé dans son temple (l'IRCAM) et non pas sortir à la rue au
contact des citoyens!
Affaire à suivre.
source : journal Tawiza
http://tawiza.net/informations/ineghmissen.htm
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- 5 - Enseignement de Tamazight au
Maroc : marche arrière
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Comme vous le savez, la rentrée scolaire précédente 2003/04 fut marquée
par l’enclenchement du processus de l’insertion de la langue Amazighe
dans le système scolaire pour la première fois dans l’Histoire du Maroc
moderne. Et comme suite à l’accord passé entre l’IRCAM et le ministère
de l’éducation nationale, l’école Agwdal de la commune de Masst province
d’Achetouken-Aitbaha, figure sur la liste des écoles pilotes pour
l’enseignement de l’amazigh, dans la perspective d’élargir,
progressivement, cet enseignement à tous les niveaux et établissements,
à un rythme garantissant la mise en place des méthodologies didactiques
amazighes par la formation des enseignants, la mise à disposition des
moyens pédagogiques et des supports didactiques.
C’est sur cette base que le ministère de l’enseignement a organisé un
cycle de formation, au CPR d’INEZGANE, au profit des enseignants de la
première année des écoles pilotes. Toutefois, les enseignants de l’école
Agwdal, au nombre de cinq, n’ont pas été invités à y participer au coté
de leurs collègues des autres établissements.
Nous signalons qu’en marge du festival printanier de cette école, le 2
Avril 2004, une leçon-type de l’amazigh a été présentée par l’un des
enseignants en présence des Messieurs le délégué de l’enseignement, les
représentants des associations de parents d’élèves et une partie du
corps enseignant. La prestation fût appréciée par les présents malgré le
fait que le maître l’ayant donnée n’a pas suivi de formation pour
enseigner Tamazight. Et si ce n’était pas les efforts individuels et
personnels de cet enseignant, la seule unique classe de première année à
laquelle est enseignée l’amazigh, n’aurait jamais existé dans cette
école.
Le paroxysme du laxisme et de la négligence est atteint avec l’année
scolaire 2004/05 en cours. D’une part, Pour une seconde année
consécutive, les enseignants n’ont pas participé au cycle de formation
relatif à l’enseignement de l’amazigh qui a eu lieu les 4, 5 et 6
octobre 2004 à Agadir. D’autre part, les élèves de l’unique classe
(parmi quatre que comptait la première année, l’an dernier) qui ont
bénéficié des cours de l’amazigh, ont découvert que cette langue est
supprimée des programmes. Nous rappelons ici que le nombre de classes
des deux niveaux de première et deuxième années de l’école Agwdal est
monté à dix.
Cette situation illogique et inique a provoqué des inquiétudes et le
mécontentement des parents d’élèves. Ils ne comprennent pas pourquoi
Tamazight est supprimée des programmes de la deuxième année et cherchent
les raisons de la limitation de l’enseignement de cette langue à une
seule des dix classes.
En tant que citoyens et habitants de Masst, et en tant qu’association de
la société civile vouée à la défense de l’amazighité pour le
rétablissement de la personnalité marocaine dans son identité nationale
et sa culture amazighes, nous demandons :
1- L’ouverture d’une enquête sérieuse et responsable pour dévoiler les
responsables de l’entrave à la marche normale de l’insertion de
l’amazigh dans le système scolaire en général et dans l’établissement
précité en particulier ;
2- La communication des résultats de l’enquête à l’opinion publique
locale et nationale ; 3- Que fin soit mise, de toute urgence, à cette
situation par un cycle de formation aux enseignants des niveaux de
première et deuxième années dans l’établissement précité.
Le
président Hassan BELLA
Un exemplaire de la présente est adressé aux : Ministre de l’éducation
nationale ; le doyen de l’IRCAM ; le Président du Congrès Mondial
Amazigh ; le directeur de l’académie de Sousse-Masst-Dra ; le délégué du
M.E.N à Achtouken-Aitbaha ; le Wali de région Sousse-Masst-Dra ; le
gouverneur d’Achetouken-Aitbaha ; le Président du conseil communal de
Masst ; le Président du conseil régional de Sousse-Masst-Dra ; les
associations locales et organisations amazighes à l’intérieur et
l’extérieur du pays.
Association Tamaynut section Masst, près école Agwdal, Ikourban Masst
80450 Agadir Maroc.
Email :
tamaynutnmasst@hotmail.com ; tamaynumasst@yahoo.fr
Source : Tmaynut Masst Date : 25-10-2004
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deux militants
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Témoignage
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Declaration CMA
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Makhzen versus
Tifinagh
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Plainte
contre ministre
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Plainte contre le Ministre de l'enseignement |
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Pour lire le papier cliquez
I C I
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- 1- (Re)naissance de “Tada” des associations
amazighes du Maroc
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Répondant à l'appel lancé par l'Association Culturelle IGHBOULA, une
vingtaine d'associations amazighes marocaines se sont réunies en Assemblée
Générale, le dimanche 14 avril 2002 à MRIRT, pour remédier à la situation
de blocage où se trouvait la coordination inter-ssociative amazighe,
laquelle situation est due au refus des autorités marocaines d'agréer la
Confédération créée il y a de cela deux ans.
En effet, une première TADA DES ASSOCIATIONS AMAZIGHES DU MAROC a déjà
été fondée depuis février 2000 à Meknès, conformément
aux lois marocaines en vigueur, par les associations membres du CONSEIL
NATIONAL DE COORDINATION. Ce dernier était un collectif national
regroupant en son sein nombre d'associations amazighes, représentatives
des différentes régions du Maroc.
Cette première TADA n'étant donc pas reconnue par les autorités
makhzeniennes, les associations s'étaient retrouvées privées
arbitrairement de leur droit de coordonner leurs efforts pour défendre
leur cause commune, leur raison d'être: l'Amazighité du Maroc.
Pour dépasser alors cette situation de blocage, les associations amazighes
marocaines ont tenu leur Assemblée Générale à MRIRT, dans le pays zaïen.
Après une journée de travail en commissions et de débat, les associations
présentes ont décidé d'abandonner la coordination "légale", dépendant des
lois et contraintes du Makhzen pour revenir à la coordination
"coutumière", régie par les principes et les valeurs amazighes. Concernant
la dénomination, l'Assemblée a opté pour le maintien du nom de la
Confédération créée à Meknès et non reconnue par le Makhzen: TADA DES
ASSOCIATIONS
AMAZIGHES DU MAROC. Le terme "TADA", désignant une structure
typiquement amazighe, peut être traduit par la "confédération" (de tribus
amazighes). Mais dans sa nouvelle acception, ce terme a perdu sa
connotation tribale...
Le bureau élu à la fin de la rencontre, pour un mandat de deux ans, se
compose de sept membres:
- Docteur Abdelmalek Houssain OUSSADDEN: Président
- M. Mustapha BERHOUCHI: Vice-président
- M. Mohamed HELLAOUI: Secrétaire Général
- M. Lahcen CHEBRAK: Secrétaire Général adjoint
- M. Omar LEMHEOUER: Trésorier
- M. Moulay BAJJI: Trésorier adjoint
- M. Lahcen OUYASSER: Archiviste.
L'Assemblée a, en outre, désigné M. Mohamed LIHI comme Président
d'honneur de la confédération TADA.
DOCTEUR OUSSADDEN
Le président élu, à l'unanimité, Docteur OUSSADDEN, est le doyen du
Mouvement Culturel Amazighe marocain.
Né le 16 mai 1927 à Aït Sadden, non
loin de Fès, il avait fait ses études primaires à Bir Tamtam avant
d'être
admis au Collège Berbère d'Azrou, où il passa cinq ans.
C'est là qu'il a «appris que Tamazight est une langue, qui a
tous ses attributs: alphabet, grammaire et littérature ».
A l'âge de dix-sept ans, il fut admis au Lycée
MOULAY DRISS à Fès. Il y passa trois ans avant d'être orienté au Lycée
POEYMIREAU à Meknès, où il obtint son diplôme de Premier Bachelier Berbère
avec mention "très bien". Après, il avait poursuivi ses études à
l'Institut
d'Etudes Politiques, puis à la Faculté de Droit à Paris.
Pendant les années cinquante, et durant cinq ans, il avait exercé comme
enseignant de Tamazight à l'Ecole
Nationale des Langues et Civilisations Orientales (INALCO) à Paris.
Durant cette période, il militait dans les cercles berbères de
Paris, où se rencontraient les militants amazighes algériens et marocains
de l'époque.
C'est également à cette époque qu'il était entré en contact avec divers
orientalistes et berbérisants européens, tels les professeurs ROUX, ROSLER,
VICYCHL, BASSET, GALAND...
Pendant les années soixante, il avait fait des études médicales à Paris
et en Suisse, où il obtint un Doctorat en Médecine Générale avant de se
spécialiser en Gynécologie obstétrique et de regagner le Maroc, où il
avait exercé en tant que médecin spécialiste dans divers hôpitaux.
Ensuite, il fut nommé médecin-chef et avait exercé à ce titre dans
différentes provinces. Depuis les années quatre-vingts, Docteur OUSSADDEN
est propriétaire d'une clinique à Fès.
Depuis sa première jeunesse, Docteur OUSSADDEN était et est toujours un
nationaliste et un militant convaincu et dévoué pour la «reconnaissance
officielle de la langue amazighe comme langue nationale et officielle...»
Docteur OUSSADDEN est très respecté dans les milieux associatifs et
politiques amazighs pour ses compétences dans le domaine amazighe, pour
son militantisme, qui dure depuis plus d'un demi-siècle et pour son
franc-parler. Par ailleurs, il a démissionné l'année dernière du Comité du
Manifeste Amazighe, exprimant ainsi son désaccord avec les positions et
les orientations de ce comité. Son élection à la tête de TADA DES
ASSOCIATIONS AMAZIGHES DU MAROC augure un tournant décisif dans la marche,
jusqu'à présent timide, du Mouvement Culturel Amazighe marocain, ce qui ne
manquera pas d'avoir un impact sur la scène politique du Royaume.
Ali HARCHERRAS, délégué de
L'Association Socioculturelle TILELLI (GOULMIMA)
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Copyright
2002 Tawiza. All rights res |
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deux militants
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Témoignage
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Makhzen versus
Tifinagh
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| Le mouvement
associatif berbere subit tracasseries et entraves du pouvoir |
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Communiqué
Bureau exécutif du
Réseau amazigh pour la citoyenneté
Session de feu Ali Sadki Azayku
Le bureau exécutif du Réseau Amazigh pour la
citoyenneté a tenu sa réunion ordinaire le 25 septembre 2004 à Rabat. Cette
réunion est baptisée « session Feu Ali Sadki Azayku » en hommage à ce poète,
historien et militant amazigh qui vient de nous quitter. Le Bureau exécutif
du Réseau tient également à présenter ses sincères condoléances à la famille
du défunt et à tous les militants amazighs.
Après la présentation de son programme
d’action pour l’année à venir (2004/2005), et après examen de la situation
actuelle de l’action associative amazighe, le Bureau déclare à l’opinion
nationale ce qui suit :
Yan : Il dénonce fermement l’attitude
négative des autorités officielles envers le Réseau amazigh pur la
Citoyenneté. Signalons que depuis juillet 2002, les autorités
administratives refusent de délivrer le reçu de dépôt légal des statuts du
Réseau à son bureau central et à l’ensemble des sections créées dans
différentes régions du pays. Cette attitude confirme la discrimination
fondée sur la langue et la culture exercée par l’État marocain envers les
Amazighs et porte une atteinte grave au droit de se constituer en
organisation et s’écarte de l’esprit des textes internationaux relatifs aux
droits humains, au droit à la citoyenneté intégrale et aux lois gérant les
libertés publiques au Maroc ;
Sin : Il dénonce la continuité de la
politique de dialectisation de la langue amazighe à travers les formules
mises en place lors du dernier recensement de la population et de la mise
en application de la Charte nationale de l’éducation et de la formation.
Rappelons que nous avons rejeté en bloc cette charte et en particulier les
articles 115 et 116 qui assignent une place défavorable à la promotion de la
langue amazighe.
Krad : Il renouvelle ses
revendications de principe consistant dans le fait d’enseigner l’amazigh
comme langue unifiée et comme culture, civilisation, histoire et législation
dans tous les cycles et pour tous les marocains, et dans la
constitutionnalisation, en premier lieu, de l’amazigh comme langue
officielle et, en deuxième lieu, son intégration aux institutions publiques,
administratives, juridiques et communicationnelles.
Kuz : Le Réseau appelle toutes les
associations amazigh démocrates et indépendantes à déployer leurs efforts
et de mettre en œuvre des stratégies de coordination au niveau national en
vue d’amener les autorités de mettre en place les conditions nécessaires à
une véritable réhabilitation de l’amazighité en tant que langue, culture,
identité et civilisation.
Pour le bureau exécutif,
Ahmed Arehmouch
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deux militants
I
Témoignage
I
Declaration CMA
I
Makhzen versus
Tifinagh
I
Plainte
contre ministre
l
provocation congre arabe
l
azetta_toujours_non_reconnue
l |
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- 8 -
AUTRE EXEMPLE
L'affaire
de la section de l'association Tamaynut à Masst ( région d'Agadir)
20/10/04 |
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- 9 -
LES
PETRODOLLARS ARABES
ATTAQUENT LES BERBERES
DANS LE PAYS OU ILS SONT MAJORITAIRES ET QUI SONT EN TRAIN DE
RELEVER LA TETE
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BAYANE AL-YOUM
mardi 30 novembre 2004
La commission provisoire de la "Charte des Revendications Berbères"
condamne l'organisation au Maroc du congrès de la Pensée Arabe.
Dans un communiqué, la commission () estime qu'avec
le congrès prévu à Marrakech, on veut revenir au projet du nationalisme
arabe () alors que le mouvement amazigh attend toujours la mise en uvre du
discours officiel concernant la reconnaissance de la diversité culturelle et
linguistique. () Selon ce communiqué, il s'agit d'écarter le Maroc de son
espace géographique, qui est l'Afrique du Nord, et de sa civilisation et de
son identité berbères, () et le soutien de certaines composantes officielles
du Maroc () à la tenue de ce congrès à Marrakech, capitale des dynasties
berbères almoravide et almohade, revient à un déni officiel de la berbérité
du Maroc.
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deux militants
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Témoignage
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Declaration CMA
I
Makhzen versus
Tifinagh
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Plainte
contre ministre
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provocation congre arabe
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azetta_toujours_non_reconnue
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