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Niger :
Une nouvelle tragédie menace les Touaregs :
Les
chasseurs de dynosaures VIDEO
en Anglais
http://www.reuters.com/news/video?videoId=73821&videoChannel=2
Les mines d'Arlit
le pays touareg ne recolte que de la pollution
http://uk.reuters.com/news/video/videoStory?videoId=70131
♦
SITUATION AU NORD NIGER AU 22 dec 2007
♦
Listes des civils tués par les FAN au Niger
26/11/2007
♦
Les
Touaregs continuent a subir le sort des desherités
22/08/2007
♦
manipulation des civils à Niamey
22/5/2007
♦
Les Touaregs du Niger sont une nouvelle fois confrontés à une situation qui
suscite une extrême inquiétude. CMA
5/5/2007
♦
MENACES ET AUX AGISSEMENTS DU REGIME DU NIGER A L'ENCONTRE DES
TOUAREGS
Communiqué de TAZZLA
Institute et ACAA aux ETATS-UNIS
(en anglais )
2/8/2007
♦
NIGER : L'Ader de nouveau dans la tourmente
20/4/2006
♦ la
résistance des Touaregs à travers leur musique
19/10/2007
[touaregs]
( SUITE )

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NIGER
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SITUATION AU NORD NIGER
22/12/2007
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Le MNJ milite pour l'avènement d'un Niger uni dans
lequel chaque citoyen trouve tous les jours des raisons d'être fier
de son pays » vendredi 21 décembre 2007, par temoust
Entretien avec monsieur Ahmed AKOLI, secrétaire politique du
Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ)
Depuis quelques semaines nous assistons à une dégradation de la
situation sécuritaire et humanitaire au Niger. Plusieurs dizaines de
civils ont été tuées par l'armée Nigérienne qui n'arrive visiblement
pas à prendre le dessus sur le Mouvement des Nigériens pour la
Justice (MNJ). Sur le plan politique le pays s'achemine vers un
chaos qui semble inévitable si les autorités ne se décident pas à
prendre les choses au sérieux et à chercher les moyens de sortir de
cette crise.
Nous avons décidé de donner la parole à Monsieur Ahmed AKOLI,
secrétaire politique du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ),
pour nous permettre, et permettre aux Nigériens, de mieux comprendre
les objectifs de son organisation.
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Depuis bientôt un an, votre
organisation, le MNJ, affronte l'armée nigérienne dans le Nord du
pays. Pouvez-vous nous dire exactement ce que revendique votre
Mouvement et en quoi vous le différenciez de ceux des années 1990 ?
Ahmed AKOLI : Les premières rebellions ont été déclenchées,
suite à des injustices faites à la communauté touarègue par les
pouvoirs qui se sont succédé à la tête du Niger. Des ressortissants
des régions du Nord avaient usé de tous les moyens légaux pour faire
entendre à l'époque leurs cris de détresse. Ils n'ont rencontré que
de l'indifférence et de l'incompréhension de la part de la classe
politique nigérienne. C'est après l'échec de plusieurs tentatives de
résolution des problèmes à l'époque, que des jeunes combattants ont
pris les armes pour se faire entendre du pouvoir. Cela avait fait
suite aux douloureux événements des années 1990 dont les tueries de
Tchintabaraden et d'autres, qui sont restées jusqu'à ce jour
impunies, demeurent le paroxysme. A l'époque la rébellion touchait
surtout le Nord du pays et les revendications de départ tournaient
autour de l'instauration d'un système fédéral.
C'est après cinq ans de conflit que les mouvements rebelles et l'Etat
étaient arrivés à des négociations qui ont abouti à la signature des
accords de paix du 24 avril 1995. Ces accords qui malheureusement ne
furent jamais respectés dans leur volet politique par le pouvoir
nigérien. Dans le fond la question reste la même. Il s'agit de
dénoncer l'injustice faite à des Nigériens exclus et réduits au
statut de citoyens de seconde zone. Des Nigériens dont les régions
ne bénéficient d'aucune réalisation socio-économique significative
malgré l'importance des ressources qui en sont tirées. Des citoyens
laissés à eux-mêmes alors qu'ils constituent la seconde composante
nationale en nombre d'après les derniers recensements de la
population que le pouvoir refuse curieusement de publier. Par la
nature de sa lutte, le MNJ n'a aucune revendication territoriale et
demande que chaque Nigérien soit reconnu dans ses droits. Il
regroupe des combattants de toutes les origines ethniques et
régionales du Niger. Néanmoins, il est aussi vrai que du fait de la
marginalisation dont souffre le Nord-Niger et des grandes injustices
faites à cette région et aux communautés qui y vivent, ses
ressortissants sont les plus nombreux dans nos effectifs et dans les
instances dirigeantes du
Mouvement.
Le MNJ quoi que disent ses détracteurs est un mouvement national et
ses combattants entendent aussi assumer leur pleine citoyenneté. Il
y a en effet plusieurs manières de voir le Niger, et beaucoup de
Nigériens ne peuvent pas accepter la situation actuelle, faite de
grandes disparités délibérément créées en matière de développement
de régions. Pour nous, il est grand temps de corriger cette
situation et de rétablir un équilibre, seul gage d'une paix juste et
durable pour le pays.
Le Niger doit être géré en toute collégialité par toutes les
communautés nationales, et cela n'est ni un cadeau fait à certaines,
ni un luxe que peuvent s'offrir d'autres, mais un droit légitime et
une condition de sa stabilité.
Aujourd'hui, comment voyez vous la situation compte tenue du refus
des autorités de négocier avec vous. Elles disent que vos
revendications peuvent s'inscrire et trouver leurs solutions dans le
système démocratique ?
Ahmed AKOLI : Le Niger n'est qu'une démocratie de façade, car
l'Etat peine finalement à construire des institutions stables. Le
pays est miné par l'arbitraire et la corruption qui demeurent encore
des méthodes de gestion sur lesquelles les leaders politiques de la
majorité comme de l'opposition s'entendent. Depuis l'indépendance du
Niger un système établi sur la base de copinage ethno-régionaliste
s'est instauré pour gérer les affaires de l'État. Des crimes de
sang, des délits et autres abus politiques sont rarement jugés ce
qui jette un discrédit sur l'Etat et sa Justice. Ces affaires sont
d'ailleurs souvent utilisées pour des règlements de comptes entre
clans du pouvoir, comme nous l'avons observé ces derniers jours. La
liberté de la presse est taillée sur mesure et les journalistes sont
muselés et
mis en prison sous des prétextes fallacieux. Aucun contrepouvoir
n'ose s'exprimer aujourd'hui devant cette dictature qui s'installe.
Quelle est la position de votre Mouvement par
rapport aux accords de paix de 1995 signés entre les Mouvements
touaregs et l'Etat nigérien ?
Ahmed AKOLI : Les accords de paix de 1995 ont été une avancée
significative dans le règlement du problème du Nord du pays. Mais
l'absence d'une volonté politique et la mauvaise foi qui a
caractérisé l'attitude du pouvoir ont empêché leur application
effective. Ils constituent un acquis majeur pour le pays dans son
ensemble.
Il est indéniable que la rébellion des années 90 a permis la
décentralisation dont tous les nigériens sont fiers et qu'ils
considèrent comme une avancée démocratique indiscutable. Cette
décentralisation reste cependant inachevée et les moyens de son
accompagnement restent dérisoires. C'est ainsi que plusieurs
municipalités n'ont pas pu se mettre en place ou ont vite cessé de
fonctionner. Nombre de maires et d'élus ont jeté l'éponge et
certains
ont regagné le MNJ pour dénoncer l'inertie de l'Etat. A cela
s'ajoutent les réflexes dirigistes des tenants du pouvoir qui
manipulent ces collectivités à travers les gouverneurs des régions
qui font et défont les lois à leur guise et cela au détriment d'une
vraie démocratie à la base. Pourtant la décentralisation pourrait
constituer un espoir et un moyen efficace d'adaptation de la
politique aux besoins réels des populations. C'est la seule manière
de tenir compte de la configuration sociopolitique de chaque région
en répondant à ses spécificités économique démographique et
culturelle. Il faudrait bien admettre qu'il y a des variantes
importantes selon qu'on veut administrer une région à vocation
agricole et sédentaire, ou qu'on se situe en zone pastorale et
nomade.
Les différents régimes qui se sont succédé au Niger depuis 40 ans se
sont caractérisés par une volonté clairement affichée d'asphyxier la
région Nord et les communautés qui y vivent. Toute la population est
aujourd'hui consciente de cette situation et l'Etat ne peut plus
continuer la même politique sans mettre en péril l'unité nationale.
Il faudrait que la classe politique assume la réalité multiethnique
de notre pays pour que chacune de nos communautés puisse s'épanouir
dans sa spécificité. Cela consolidera davantage l'unité nationale Il
incombe à l'Etat de garantir l'équité et l'égalité des citoyens
devant la loi et de veiller aux équilibres nécessaires à la cohésion
nationale. C'est une manière pragmatique et réaliste d'appréhender
la réalité de notre pays. Il faudrait cesser de marteler des
discours démagogiques et hypocrites non performants sur l'unité
nationale et
la justice sociale, car quand ces valeurs sont réellement vécues,
nul besoin de le clamer haut et fort. La naissance des rebellions au
Niger trouve sa justification dans l'incapacité des hommes
politiques à diagnostiquer le mal-être qui sévit et à lui trouver
une solution autre que celle de réprimer à tout prix par les armes
ces soulèvements. Le monopole de la violence n'appartient
légitimement à l'Etat que quand ce dernier rempli sa mission vis à
vis de ses
citoyens.
Votre combat pour la justice ne semble pas
rencontrer l'adhésion qu'on pouvait attendre de la part de la
société civile nigérienne ?
Ahmed AKOLI : La société civile par définition n'est pas une
organisation particulière, c'est la voie du peuple. Dans leur grande
majorité, les Nigériens veulent la paix et font régulièrement appel
au gouvernement pour qu'il se mette dans une logique de dialogue.
Ces
appels sont systématiquement rejetés par les tenants du pouvoir en
place. Le gouvernement a créé sa propre « société civile » à
laquelle il accorde le monopole du débat citoyen. Cette logique a
été poussée jusqu'à l'inacceptable quand un ministre de la
République en plein
exercice a participé à un débat organisé par la télévision
nationale, au cours duquel un personnage connu pour son extrémisme à
appelé à l'extermination d'une partie de la communauté nationale.
Une telle attitude va à l'encontre de la volonté des Nigériens de
construire un destin commun.
Pourquoi ne cherchez-vous pas à inscrire votre
combat dans le processus démocratique qui a permis l'amorce de la
décentralisation et la naissance des partis politique ?
Ahmed AKOLI : Il y a des problèmes qui ne peuvent pas trouver
de solutions dans un système où les dés sont pipés d'avance.
L'appareil d'Etat et ses institutions restent les mêmes depuis
l'indépendance du pays et sont aux mains d'une oligarchie ethno
régionaliste qui fonde sa force sur son armée tribaliste. La classe
politique actuelle a causé un tort énorme au pays en incluant dans
la Constitution l'amnistie des assassins du président Baré
accréditant ainsi la thèse de sa complicité dans ce crime. Cette
forfaiture a pour conséquence d'affaiblir l'image de l'Etat aux yeux
des citoyens. Image déjà sérieusement entamée par la corruption qui
gangrène l'ensemble de nos institutions au point où personne ne se
demande comment un simple fonctionnaire peut devenir milliardaire en
quelques années.
La démocratie est toujours un objectif vers lequel on devrait tendre
mais qui n'est jamais atteint car cela suppose la perfection des
hommes…Cependant, pour fonctionner un Etat a besoin de règles que
les citoyens ressentent comme équitables et justes. Au Niger il nous
appartient de construire ces règles et le MNJ veut contribuer à
créer les conditions de ce débat. Les Nigériens épris de paix et de
justice doivent réinventer des institutions adaptées à notre réalité
et dans lesquelles chaque citoyen peut se reconnaître. Après tout la
démocratie est un choix de société ou le débat se fait sur les idées
et non sur la manière d'assumer nos identités qui nous sont
intrinsèques et ne peuvent, par conséquent, pas faire l'objet de
négociations. Chez nous, chaque communauté a apporté son bout de
territoire pour constituer le Niger actuel et l'Histoire est toute
récente.
Les droits de l'homme sont actuellement piétinés par l'Etat
nigérien. Au-delà de leur caractère universel et sacré ils
constituent un pilier qui permet de structurer l'idée de l'Etat dans
un pays comme le nôtre où la réalité voire l'intérêt d'un Etat
moderne sont encore
largement à construire.
Le gouvernement vous accuse d'être des
trafiquants et des bandits. Que répondez-vous à cela ?
Ahmed AKOLI : Pour nous les accusations du pouvoir de Niamey
ne peuvent avoir aucune crédibilité car la réalité est que nous
avons démasqué les vrais commanditaires de ces trafics qu'on
retrouve dans les cercles du pouvoir actuel. Le MNJ ne saurait
accepter que le Nord du Niger soit livré aux trafiquants en tout
genre et qu'il devienne un repère d'aventuriers au service
d'intérêts étrangers à la région.
Par ailleurs en matière de banditisme et de délinquance, le
gouvernement veut faire oublier les milliards dilapidés au profit de
ses partisans et qui auraient pu servir à construire des
dispensaires des écoles ou empêcher que des Nigériens meurent de
faim.
Parmi vos revendications il y a la question de
la répartition équitable des richesses du pays. Pouvez-vous nous en
dire plus ?
Ahmed AKOLI : Depuis 40 ans que l'uranium est exploité dans
notre pays cela n'a pas servi à améliorer les conditions de vie des
populations locales. L'argent de cet uranium n'a pas servi à creuser
les puits d'eau qui auraient allégé les souffrances des populations
de la zone. Il n'a pas servi à scolariser les enfants, à créer des
dispensaires... Dans le domaine de l'emploi, les autochtones de la
région n'arrivent pas à se faire embaucher sur des emplois même non
qualifiés. Par contre les risques environnementaux liés à
l'exploitation minière, eux, sont de plus en plus importants. Nombre
de pathologies sont apparues ces dernières années dans
l'indifférence de l'Etat et de la société Areva qui exploite les
deux mines
aujourd'hui en service. Là aussi le MNJ ne peut accepter durablement
le pillage des richesses naturelles de la région sans que les
intérêts des populations locales ne soient pris en compte. Nous
demandons à Areva et aux autres multinationales intéressées par nos
richesses de nous respecter et de comprendre que les choses ne
pourront désormais plus être comme avant.
Les richesses minières de nos régions ont été exploitées jusqu'à
maintenant dans l'opacité la plus totale et Areva s'est contentée
d'engraisser l'oligarchie politico militaire de Niamey sans se
soucier du sort des populations touarègues
Le gouvernement nigérien distribue des permis
d'exploration aux multinationales de manière frénétique, quelles
sont les conséquences de cette nouvelle politique sur les
populations ?
Ahmed AKOLI : Nous pensons que la diversification des
partenaires est en soi une bonne chose. Seulement cela ne devrait
pas se faire sur le dos des populations et des intérêts réels du
pays. Aujourd'hui la seule chose visible est le sort réservé aux
populations qui habitent
les zones concernées. Des familles voire des tribus entières sont
éjectées de leurs zones naturelles sans aucune concertation ni
mesures d'accompagnement susceptibles de clarifier les implications
juridiques et matérielles de ces décisions. Les populations sont
dépossédées de leurs espaces vitaux, ce qui aura pour conséquence de
déstabiliser le tissu social et économique de ces régions. Cela pose
aussi la question des espaces pastoraux déjà maltraités par le code
rural qui octroie, de fait, plus des droits aux sédentaires qu'aux
éleveurs nomades. Une manière implicite de consacrer la suprématie
de l'agriculture sur l'élevage pourtant deuxième mamelle de
l'économie nationale après les richesses du sous-sol.
Revenons un peu sur les revendications du MNJ.
Ahmed AKOLI : Notre document cadre de revendications est
élaboré et sera publié en temps opportun. Ces revendications sont
justes car appuyées sur un diagnostic indiscutable de la situation
de notre pays. C'est d'ailleurs pour cela qu'elles sont partagées
par une
majorité de Nigériens, même si certains vivent encore dans illusion
de croire que les choses peuvent changer toutes seules !
L'Etat du Niger doit reconnaître ses dysfonctionnements actuels et
accepter de se reformer pour mieux répondre aux attentes de la
population.
Les revendications du MNJ portent sur trois axes principaux :
Une des choses essentielle pour la stabilité du Niger et donc pour
son développement est la participation effective de toutes les
composantes nationales à l'exercice du pouvoir politique. Des
mécanismes adéquats doivent être trouvés pour permettre à chaque
communauté de se sentir associée à la manière dont les affaires du
pays sont conduites. Cela permettra de mettre fin a cette
marginalisation dont est victime une partie de la population.
D'autres problèmes connus trouveront leurs solutions notamment les
déséquilibres actuels dans le recrutement au sein de la fonction
publique et d'une manière générale dans les corps de l'Etat. Il n'y
a aucune raison que notre administration ne reflète pas davantage la
diversité de la population. Il appartient à l'Etat de veiller à cela
et de ne plus se retrancher derrière l'hypocrisie actuelle qui
consiste à afficher un discours et laisser se perpétuer des
pratiques
qui entretiennent l'inégalité entre Nigériens. Nous souhaitons que
la décentralisation des pouvoirs et des initiatives puisse
s'accélérer et que les moyens soient mis par l'Etat dans cette
politique pour lui donner un contenu tangible et perceptible par les
citoyens.
De cette préoccupation centrale découle celle liée à la recherche
d'une meilleure répartition des maigres moyens de l'Etat pour la
réalisation d'infrastructures socio-économiques dans nos régions.
Pour ce faire, nous entendons que les retombées de l'uranium servent
d'abord l'essor économique des régions concernées et du pays d'une
manière générale Il y a des disparités entre régions qu'il convient
de corriger par une meilleure planification des politiques publiques
de développement. Nous savons aujourd'hui que les meilleurs projets
de développement qui ont un réel impact socio-économique sont
systématiquement orientés de manière très discutable. Autant
d'injustices sur lesquelles il faudra lever les tabous, car elles
sont à la base de frustrations qui poussent des milliers de jeunes
des régions discriminées à prendre les armes pour se faire entendre.
On ne leur donne aucune autre issue que l'exil ou le renoncement.
Une autre de nos revendications concerne la sécurité des régions du
Nord. Notre position la dessus est une question de bon sens et de
pragmatisme. Il a été démontré aujourd'hui que ni la gendarmerie ni
l'armée dites nationales ne sont en mesure d'assurer la sécurité des
citoyens dans ces régions et empêcher qu'elles ne deviennent des
zones de non droit. L'armée pourra encore moins défendre l'intégrité
du territoire contre une éventuelle menace extérieur. Partant de ce
constat qui est largement partagé par l'ensemble des observateurs
intéressés par la question, nous voulons la création d'un état-major
spécifique qui superviserait les questions de sécurité et de défense
dans les 3 régions de l'Aïr, l'Azawagh et le Kawar. Le recrutement
militaire se fera essentiellement, mais pas exclusivement, dans ces
régions. Cette réorganisation de notre système de défense est un
impératif dicté par la réalité du terrain et les implications
géostratégiques qui sont à la base des développements géopolitiques
que nous percevons autour de nous. Les FNIS actuelles peuvent très
bien être les premiers éléments constitutifs de cette nouvelle force
et disposer déjà d'un commandement autonome ce qui pourrait décupler
leur efficacité sur le terrain. Sur le plan politique l'armée sera
enfin perçue par les populations de ces régions comme un
prolongement de la société et non comme une armée d'occupation qui
se livre uniquement à des persécutions et trafics mafieux en tous
genres. Les massacres de civils auxquels nous assistons aujourd'hui
au Nord s'expliquent en partie par le fait que les militaires ne
s'identifient pas à la population locale. L'intégration dans l'armée
de ceux parmi les combattants du MNJ qui choisiront le métier des
armes sera un signe fort d'un équilibre et d'une unité retrouvée. En
somme il s'agit de créer une véritable armée nationale et
républicaine dont la composition, le commandement et la mission
refléteraient nos réalités nationales. Une armée qui doit cesser
d'être noyautée par des clans qui s'en servent pour tenir le pays
dans l'immobilisme et empêcher son évolution.
Les autorités nigériennes vous accusent d'être
à la solde d'intérêts étrangers ?
Ahmed AKOLI : Le gouvernement cherche à discréditer notre
combat en usant des arguments les plus farfelus. Le MNJ trouve ses
moyens uniquement par ses actions contre l'armée. Cependant nous
avons toujours voulu avoir des rapports sereins et responsables avec
l'ensemble des pays amis du Niger et ne désespérons pas de les
convaincre de contribuer à leur manière au retour à la paix et à la
stabilité dans la région.
Nous pensons par ailleurs que le rôle de la communauté
internationale est primordial pour aider à l'apaisement de la
situation actuelle. Notre objectif n'est pas forcement de gagner la
guerre sur le terrain militaire, mais d'arriver à une solution
politique car nous sommes
convaincus que cela est dans le sens de l'intérêt du pays. Nous
appelons les institutions internationales : les Nations unies,
l'Union africaine, CEDEAO SEN-SAD…à sortir de leur mutisme afin
d'éviter que ce conflit ne prenne des proportions plus graves
encore,
et donc à se complexifier.
Ces dernières semaines l'armée nigérienne
s'est lancée dans une offensive présentée comme décisive contre
votre Mouvement. Pouvez-vous nous en faire le bilan ?
Ahmed AKOLI : Cette offensive était vouée à l'échec car ce
n'est pas la première fois que l'armée fait une telle tentative de
nous anéantir. Il se trouve que nos combattants disposent d'un
encadrement et d'une connaissance de terrain qui leur assurent la
maîtrise des engagements militaires. Les militaires envoyés sur le
front n'ont aucune motivation car ils ne comprennent pas toujours
qu'on leur demande de combattre leurs frères qui ne demandent pas
autre chose que la Justice pour l'ensemble des Nigériens. Ces
militaires vivent souvent dans des conditions pitoyables dans
l'indifférence des politiciens qui les envoient terroriser les
populations civiles. En effet les massacres de populations civiles
continuent et le pouvoir
cherche visiblement à semer la terreur dans le Nord du pays dans
l'espoir de retourner la population contre le MNJ.
Votre organisation est fortement soupçonnée
d'être derrière les explosions enregistrées dernièrement dans
plusieurs villes du pays.
Ahmed AKOLI : Le MNJ demeure sur la position qui a toujours
été la sienne qui est de ne pas s'en prendre à des civils ou à des
intérêts privés. Nous savons que le Gouvernement est prêt à tout
pour essayer de discréditer notre Mouvement faute de pouvoir porter
le débat sur
les vraies questions qui concernent l'avenir du pays.
Votre mouvement entretient des relations avec
le groupe d'Ibrahim Ag Bahanga au Mali ?
Ahmed AKOLI : Le groupe dont vous parlez milite pour la
reconnaissance des droits de la communauté touarègue au Mali. En
cela nous nous rejoignons car au Niger aussi nous avons le même type
de revendication. La justice que nous voulons pour tous les
Nigériens
suppose que la marginalisation des Touaregs cesse et que les
citoyens soient mis sur le même pied d'égalité.
Quelque chose à rajouter ?
Ahmed AKOLI : Je voudrais saisir l'occasion de cet entretien pour
m'adresser à l'ensemble des Nigériens et leur dire que le MNJ n'est
ni un mouvement séparatiste ni un mouvement qui défend une
communauté particulière mais une organisation qui refuse la
situation dans
laquelle le pouvoir actuelle veut maintenir notre pays. Un mouvement
qui réclame la justice pour tous les Nigérien et qui n'accepte pas
que la corruption devienne pratiquement le seul moyen d'ascension
sociale. Le MNJ est déterminé à combattre les ennemis du pays qui
cherchent à opposer les Nigériens et à instrumentaliser notre
diversité culturelle.
Enfin le MNJ milite pour l'avènement d'un Niger uni dans lequel
chaque citoyen trouve tous les jours des raisons d'être fier de son
pays. C'est aussi pour cela que nous demandons que la
décentralisation soit poussée au maximum pour permettre à chacune de
nos régions de s'épanouir et d'apporter sa contribution à l'essor
politique économique et culturel de notre pays.
Entretien réalisé pour le compte du site Internet de l'association
Survie Touarègue-TEMOUST
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listes des civils
tués par les FAN au Niger
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ci-dessous, la liste des civils identifiés
tués par l'armée nigérienne depuis le début du conflit avec
la rébellion au Nord Niger :
Sidi Mohamed Imolan dit Kalakoua
- Abtchaw Kounfi
- Aoussouk Kounfi
3 vieillards dont un unijambiste et leurs troupeaux, le 2
juin à
Tezirzaït.
5 obus, le 10 août, sur la ville d'Agadez et tuer dans le
quartier de Oumourdan Maghas,
2 civils (un couple) en plein
sommeil.
le 26 août,
- Idrissa Takho-Ouidane,
- Aghalo Moughamad,
- Maghmoud Moughamad,
- Ghousmane Ewadane,
- Moughmoud Tagho,
- Aghmad Hitane.
Ces 6 civils ainsi que leurs troupeaux d'ânes et des
chameaux, le long de l'axe Iférouane-Gougaram.
le 27 septembre, 22 civils entre Innazawa et Tadara au nord
d'Iferouane.
Parmi ces 22 civils,
- Zeyda ag Badi,
- Ahmadu ag Moussa,
- Ghoumour ag Ahmad,
- Mohamed ag Akarfa,
- Ismaghil ag Akam,
- Rhissa ag Attaher,
- Bikim ag Ilyas,
- Akloua ag Hama,
-Oumra Lahcen.
le 19 novembre, aux environs de la localité d'Atri
l'innocent :
- Adam Abarchi (70 ans),
- Ghoumour Assaleh (25 ans).
ce 23 novembre, à Tchintibizguinte (25 kilomètres de la
ville d'Agadez) à l'innocent :
- Mohamed Atchawar,
- Manik Kané,
- Almoctar Bachir,
- Hamad Moussa (un religieux qui pendant toute sa vie ne
s'est occupé
que de ses livres sains).
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Les Touaregs continuent a
subir le sort des desherites
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Alors que la France a versé sa dîme au gouvernement du Niger pour
pouvoir continuer à exploiter (le terme est juste) l'uranium de son
sous sol, elle reste terriblement muette face aux combats qui se
déroulent pourtant à proximité des sites d'exploitation d'Areva
entre l'armée et le MNJ, mouvement rebelle que le Président du Niger
continue à traiter de bandits et de trafiquants.
Les populations civiles de cette région, en particulier à Iférouane,
sont coupées de tout, sans approvisionnement ni en vivres, ni en
médicaments et le corridor humanitaire annoncé pour permettre au
CICR d'intervenir ne semble pas le souci premier du chef d'Etat
Major de l'Armée du Niger.Qu'attendent donc les grandes puissances
pourtant tellement réactives quand il s'agit de négocier des
contrats industriels avec les pays dits émergeants, pourquoi
restent-elles muettes devant cette situation? Comment justifier de
verser des millions d'Euros à un gouvernement pour permettre à une
multi-nationale d'exploiter des richesses minières et laisser
"pourrir" les conflits meurtriers sur le terrain, conflits
interdisant de toute façon d'exploiter ces mines si chèrement
payées? Cela ne semble pas logique. Ou bien, est-ce une façon
diplomatiquement correcte d'attendre que le MNJ fasse la "sale
besogne" et chasse les hommes actuellement en place à Niamey, pour
pouvoir ensuite re-distribuer les cartes ? Dans ce cas, je crois que
notre diplomatie s'égare, car le nouveau Niger qui se profile à
l'horizon aura à coeur de mettre en place une coopération
bi-latérale basée non plus sur le profit personnel mais sur
l'intérêt général et cela devrait changer beaucoup de choses....
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manipulation des civils à
Niamey
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Il semblerait que le gouvernement nigérien cherche à organiser une
grande marche en sa faveur en demandant aux civils de défiler et de
se mettre en grève pour manifester leur soutien au régime en place.
Est-ce que le gouvernement nigérien pense pouvoir ainsi abuser
l'opinion publique en montant de toute pièce ce genre de
manifestation?
Au contraire du mouvement qui a réuni devant la commission
européenne de Bruxelles un grand nombre de personnes, soucieuses de
préserver la paix et de rétablir la justice au Niger, cette
mascarade de Niamey ne doit pas masquer le fait qu'à ce jour, malgré
les appels de toute part à la médiation, l'armée continue à envoyer
des renforts dans le Nord et assiège la ville d'Agadez.
Essayer de diviser pour régner...Le peuple nigérien ne doit pas
accepter de se faire manipuler malgré la désinformation mise en
place au plus haut niveau.
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Les Touaregs du Niger sont une nouvelle fois confrontés à une situation qui
suscite une extrême inquiétude. CMA
5/5/2007
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Pasteurs, nomades, occupant les immensités désertiques du nord du pays, ils
ont vécu longtemps libres mais en marge des préoccupations des pouvoirs qui
se sont succédés à la tête de l’Etat nigérien. Après l’indépendance du pays
en 1960, les Touaregs ont été écartés des principaux centres de décision de
l’Etat, tant au niveau national que local et sur le plan socioéconomique et
culturel ils ont subi et continuent de subir l’exclusion et les
discriminations multiformes qui font d’eux des citoyens de seconde zone. De
ce fait, leurs besoins fondamentaux tels que l’éducation, la santé et
l’accès à l’essentiel des droits sociaux de base leur font cruellement
défaut. L’analphabétisme et le faible niveau d’instruction et de
qualification sont ensuite utilisés comme motifs pour refuser l’emploi des
Touaregs dans les entreprises et la fonction publique. En même temps, les
ressources naturelles qui se trouvent sur leurs territoires comme les
gisements d’uranium et de charbon (qui représentant plus de 60% des
exportations du Niger), sont exploitées par des firmes étrangères, notamment
la société française AREVA, sans aucune retombée économique pour les
populations locales, exceptée la pollution radioactive.
Lorsque dans les années 1990 les Touaregs ont protesté contre leur état de
marginalisation et la spoliation de leurs richesses, le gouvernement a réagi
par la violence, faisant massacrer par l’armée, des milliers de civils, en
toute impunité. Depuis, des accords de paix ont été signés en 1995 entre le
gouvernement et les représentants touaregs, prévoyant un plan de rattrapage
économique et social pour les régions touarègues, la décentralisation du
pouvoir et l’intégration des combattants dans les services de sécurité et
l’administration, comme conditions du retour à la paix et à l’unité
nationale. Malheureusement, les textes n’ont trouvé aucun terrain
d’application, excepté le volet sécuritaire dont finalement le seul but
était de désarmer les combattants touaregs. Du coup, une nouvelle rébellion
éclate en 2004 et se termine elle aussi par des accords mais qui ne sont que
très partiellement suivis d’effets. Ainsi au Niger, l’histoire se répète
presque à l’identique, les mêmes causes produisant les mêmes conséquences.
En attendant, les aléas climatiques, les discriminations, les abus de
pouvoir, la corruption, le chômage et la paupérisation ont fini par plonger
les populations dans le désarroi.
C’est dans ce contexte alarmant que de jeunes cadres touaregs ont créé en
février 2007, une nouvelle organisation dénommée le Mouvement des Nigériens
pour la Justice (MNJ), cadre et instrument de défense des droits et des
intérêts des populations touarègues et des opprimés du Niger.
Dans un rapport rendu public dans lequel il fait le bilan de la grave
situation que vivent le peuple Touareg et les autres communautés
nigériennes, le MNJ présente à l’Etat nigérien un cahier de revendications
politiques, économiques, sociales et culturelles susceptibles de permettre
aux populations locales d’accéder à leurs droits fondamentaux, de vivre
décemment et dignement et de restaurer durablement la paix dans cette zone.
Le Congrès Mondial Amazigh (CMA), ONG de défense des droits de la nation
amazighe, se tient naturellement et de manière indéfectible aux côtés du
peuple Touareg et soutient l’ensemble de ses légitimes revendications. Par
ailleurs, le CMA met en garde le gouvernement nigérien contre le recours à
l’option militaire aux conséquences absolument désastreuses et contre toute
politique de diabolisation ou de mépris envers les membres du MNJ et
l’appelle à reconnaître ce mouvement et à ouvrir sans délai un dialogue
constructif avec ses responsables. Le CMA est disposé à contribuer à toute
solution politique à ce conflit qui passe nécessairement par la satisfaction
de la plate-forme de revendications du MNJ.
Le gouvernement nigérien est responsable de l’impartialité de l’Etat et du
nécessaire respect des spécificités et des droits individuels et collectifs
de chacun des peuples du Niger. Toute autre attitude des autorités ne ferait
qu’hypothéquer davantage les chances de stabilité et de cohésion nationales.
Le CMA interpelle également la communauté internationale, particulièrement
l’ONU et l’UE, afin qu’elle exige du gouvernement nigérien le strict respect
du droit international et de tous ses engagements concernant notamment le
respect des principes démocratiques et des droits humains.
Paris, le 5 mai 2007
Le Bureau du CMA
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Headquarters : Amazigh World, North America, North Africa |
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amazighworld@gmail |
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Copyright 2002 Amazigh World. All rig |
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INQUITUDE FACE AUX MENACES ET AUX AGISSEMENTS DU REGIME DU NIGER A L'ENCONTRE DES TOUAREGS
communiqué de TAZZLA
Institute et ACAA aux ETATS-UNIS
(en anglais )
2/8/2007
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Tazzla Institute for Cultural Diversity
313 South LaMer StreetBurbank,
California 91506
tazzla@earthlink.net
Amazigh Cultural Association in America, Inc.
3959 Welsh Rd, #320
Willow Grove, PA 19090
215-886-0563
PRESS RELEASE
The Tuareg Uprising of northern Niger
August 2, 2007
The events that have taken place in northern Niger in the recent
weeks are distressing and have the potential of resulting in
excessive human strife and loss of life. The Mouvement des Nigeriens
pour la Justice (Nigeriens' Movement for Justice) has organized an
armed resistance against the government of Niger to protest the
neglect and discrimination the Tuareg populations of the north have
experienced and continue to suffer and the lack of social justice
for all citizens of Niger. The government responded to the rebellion
with retaliatory actions against the civilian populations. These
events prompted our two organizations, Tazzla Institute for Cultural
Diversity (U.S. partner to OVD Tedhilt, a Tuareg NGO of Niger,) and
A.C.A.A., The Amazigh Cultural Association in America, to issue
this press release to inform the American press , public opinion,
and concerned organizations, while urging each and all to exercise
caution in the interpretation of the events in this region.
1. In early 2007, Tuaregs of northern Niger regrouped under
the name of Movement of Nigeriens for Justice (M.N.J.). The stated
mission of MNJ is to seek social justice for the Tuareg population
of Niger, and "to fight ignorance, bad government, poverty, hunger
and illiteracy"
2. In the last two months, MNJ has led an armed resistance in
northern Niger, confronting troops sent by government authorities to
quell what they label as a group of "bandits and drug traffickers."
To prevent reporters from foreign countries to report anything on
the situation they wish to control, these authorities have banned
foreign press, closed newspapers, and suspended radio programs under
the pretext that such press and radio coverage helped the rebellion
and was a danger to government troops.
3. Numerous individuals and organizations concerned with
human rights are circulating petitions calling for peace and dialog
in Europe and in the United States. However, MNJ which follows all
appeals for peace and dialog, reminds the international opinion that
there will be no peace without justice, and no dialog is possible
without the full recognition of MNJ by authorities of Niger.
4. MNJ and the Tuareg uprising of northern Niger address a
catastrophic social situation in that country, where a population of
Tuaregs is under extreme stress, suffering from hunger and poverty,
with no infrastructures or financial resources in place to provide
roads, clean water, power, clinics, and schools. Tuaregs are
marginalized by discriminative policies, which have not changed
despite promises signed under the Peace Accords of the 1990's that
followed a first rebellion. Tuaregs seek full citizenship and equal
rights in a country which treats them as non-citizens for the most
part.
5. The current system in Niger has failed to meet the
challenge in gaining the trust of all communities and making peace
sustainable, and needs profound reform.
6. While the government continues its policy of neglect and
discrimination against the Tuaregs, it refuses to allow them to
receive a fair share of the revenues generated by the exploitation
of their region. Until today, two French mining groups, SOMAIR and
COMINAK, have benefited from contracts with the state of Niger for
the extraction of uranium in the region of Arlit. Both France and
Niger have realized substantial gains from these operations, while
the local Tuareg population has been subjected to a number of
disadvantages, environmental pollution, and diseases linked to the
known contamination of radiated water used locally not only for
daily
consumption but to irrigate vegetable gardens.
7. A peaceful solution must be sought through negotiations by
all parties involved in order to avoid bloodshed and human
catastrophe. Every citizen of Niger is entitled to basic human,
economical and political rights. This also means putting an end to
the marginalization of the Tuareg populations.
8. The present military action, involving the recent land
mining around the town of Ifrouane will have dire consequences for
the civilian population of northern Niger, putting at risk Tuareg
elders, women and children. Humanitarian efforts are already on
their way, such as those of Danielle Mitterand's France Libertes
Foundation. We urge you to appeal to the President of Niger,
Mamadou Tandja, to desist from the mining of Tuareg territory, as
land mines have devastating effects on civilian populations, taking
lives and limbs for years, decades to come, and is an inhuman way to
conduct military operations against a citizen's movement. His
Excellency Mamadou
Tandja can be contacted at ambassadeniger@hotmail.com
Helene E. Hagan
President
Tazzla Institute for Cultural Diversity
Hsen Larbi
President
Amazigh Cultural Association in America
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Le Niger a été classé le pays le plus pauvre au
monde.Cependant, alors que la famine menace à nouveau les
populations en cette période de fin de soudure, l'armée poursuit ses
acquisitions de matériels de guerre et d'armement.55 238 000 dollars
US, c'est le chiffre annoncé lors du conseil des Ministres du 11 mai
2007 correspondant à l'octroi de 23 permis à 7 sociétés étrangères
pour les travaux de recherches géologiques et minières. Par
comparaison, selon l'AFP (site IZF.net), l'aide internationale
accordée au Niger :
En 2007 :
UEMOA : financement de 2,8 milliards de francs CFA pour le forage de
350 puits.
BAD: un don de 10,56 milliards de francs CFA pour l'assainissement
de l'eau dans les zones rurales.
Union Européenne : un don de près de 4 milliards de francs CFA pour
constitution d'un stock national de sécurité alimentaire.
Union Européenne encore : un don de plus de 1,9 milliards de francs
CFA pour la réduction de la mortalité maternelle et infantile.
En 2006 (extraits) :
BAD : un prêt et un don d'environ 21,5 milliards de francs CFA pour
l'aménagement de la route Dori-Tera.
ONU, Union Européenne et la France : don de 15,8 millions de d'Euros
pour la sécurité alimentaire.
Effacement de la dette : Réduction d'ici 2019 d'un montant réduit
sous PPTE et IADM de 1105,14 millions de dollars EU.
……..
On comprend mieux d'où l'armée du Niger a pu tirer aussi rapidement
les fonds nécessaires à l'achat d'armes, de munitions, d'avions,
d'hélicoptères et de matériels au Nigéria et à la Chine, pour faire
la guerre à une partie de son propre peuple !
Espérons que les généreux donateurs réserveront désormais leur
soutien aux pays réellement démocratiques et plus soucieux de
consacrer les aides reçues au mieux-être de leur population et à la
paix qu'à des régimes militaristes qui refusent tout dialogue et
toute négociation pour sortir de la guerre civile.
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la résistance
des Touaregs à travers leur musique
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[touaregs] 19 octobre de 19h à 22h -
Médiathèque de St-Jacques de la Lande, près de Rennes - |
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*2 au 31 octobre - Médiathèque de St-Jacques de la Lande, près de
Rennes*
puce-verte Désir de sable : Lire en Fête 2007 , Théodore Monod et
les cultures du désert
*Théodore Monod,seigneur du désert*
*Exposition du 2 au 31 octobre*
Conçue par la Ville de Parmain, berceau de la famille Monod.
Adaptée au jeune public. Panneaux et kakémonos.
*A la rencontre de Théodore*
*5 octobre à 20h30*
Débat en compagnie de son fils, Ambroise Monod, co-organisé avec
le CAREN (Centre Armoricain de Recherches en Environnement), dans
le cadre du Festival des Sciences de Rennes Métropole, mené par
Michel Ballèvre, Professeur en sciences de la terre à Rennes 1 et
chercheur en géologie.
Réservation recommandée, nombre de places limité.
*Les Touaregs au Mali et au Niger*
Rencontres pédagogiques animées par la Maison des Cultures du
Monde de Vitré avec des classes de CM et du collège Jean Moulin.
*Blanc lait chamelle et bleu vert
bambous*
*13 octobre à 16h30*
Lania conte le désert aux enfants, d’après plusieurs livres comme
L’homme qui ne possédait rien de Jean-Claude Mourlevat ;
Un secret pour grandir de Carl Norac et Carll Cneut.
Enfants de plus de 3 ans. Sur réservation.
*Autour des Touaregs*
19 octobre de 19h à 22h
Soirée festive, musicale et gourmande, en partenariat avec
l’association touarègue Timidoua et la Maison des Cultures du
Monde de Vitré. Projection d’un film sur la résistance des
Touaregs à travers leur musique, suivie d’une rencontre-débat, et
d’un « buffet de désert » en compagnie
de musiciens touaregs.
*Réservation recommandée, nombre de places limité.Buffet payant à
la portion.*
*Sables émouvants*
*23 octobre à 20h*
Projection de film (45 mn), suivie d’un débat co-organisé avec
l’association Ane Nature Environnement. Comment le chameau, comme
l’âne, animal de la résistance, permet aux populations de
continuer à vivre sur des terres arides.
*Chameaux sans frontières*
*16 octobre de 18h à 21h*
Atelier d’écriture pour adultes, animé par Marilyn Degrenne, de la
Balade des livres.
Laisser s’exprimer son imaginaire, sortir de soi des phrases, les
mettre en forme joliment… mots qui touchent… papier à toucher… et
autres surprises. Sur inscription.
*Expédition dans le désert*
*Jusqu’au 31 octobre*
Atelier d’écriture en ligne spécial Festival des sciences (à
partir de 12 ans) : écrivez un texte de la longueur de votre choix
sur le thème suivant et envoyez-le par e-mail.
L’ensemble de ces textes sera publié sur le site. On vous envoie
mener une expédition dans le désert saharien. Quel serait votre
sujet de recherche ? Quelle serait votre quête personnelle ?
*Et aussi…*
Présentation de livres, films, CD : le désert dans la littérature,
les albums pour enfants, les chameaux, le cinéma, les musiques du
monde saharien, les beaux livres photos, et des ouvrages sur la
flore et la faune du Sahara, prêtés par la bibliothèque
universitaire des sciences de Rennes 1.
Et, dans les espaces : affiches, photographies, diaporama…
*En savoir plus !*
Médiathèque Lucien Herr
18 Cours Camille Claudel
35136 Saint-Jacques de la Lande - Tél 02 99 31 18 08
equipe@mediatheque-lucien-herr.fr
www.mediatheque-lucien-herr.fr
Ville de Saint-Jacques de la Lande
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Date: Wed, 10 Oct 2007 11:31:09 +0200
De:
"jacqueline.dupuis" <Jacqueline.Dupuis@univ-st-etienne.fr>
À:
touaregs@yahoogroupes.fr
Objet: [touaregs] 19 octobre de 19h à 22h -
Médiathèque de St-Jacques de la Lande, près de Rennes - la résistance des
Touaregs à travers leur musique
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