Al Houcine
Al Marrakchi
El Arbi Ihihi
Hadj Aarab
Itigui
Khalid Ayour
Achkid Awa
Khalid Ayour
Zrigh Zzin
Khalid Ayour
Ahh Ayzrinkra
Bnat Oudaden
Awal Iadaln tyara
Bnat Oudaden
Barkllah ayajjdig
Bnat Oudaden
Mayid yiwin
Rqiya Demsiriya (Sfiya Oult Telouet)
Tawenza
Rqiya Demsiriya (Sfiya Oult Telouet)
Izula
Rqiya Demsiriya (Fatima Tagourramt)
Mulay al-Hassan
Rqiya Demsiriya (Fatima Tagourramt)
Iludu-iludu
Rqiya Demsiriya (Fadma Tagourramt)
Titbirin
Idbassaid
Idbassaid
Techno Tachelhite
Compil 2001
TRADITION DES RWAYES
La
tradition des Rwayes (poètes chanteurs d’expression amazighe, aire
tachelhit) constitue l’une des traditions les plus marquantes dans l’espace
de la création poético-musicale au sud du Maroc. Elle se caractérise
essentiellement par la coexistence de la poésie et de la musique. Paulette
Galand-Pernet qualifie cette tradition de " poèmes de chanteurs
professionnels. Les trouveurs sont tout à la fois les compositeurs et
les exécuteurs de leurs œuvres ; ils circulent à travers le pays, formant en
général une troupe où les jeunes font l’apprentissage du métier en compagnie
des plus expérimentés et sous la direction d’un chef. "
Lhadj
Belaïd au milieu de sa troupe (vers 1933). Lhadj Belaid with members of his troupe (around 1933).
Chanteur poète et troubadour, Lhadj Belaid a marqué l’histoire de la
création poétique et musicale amazighes au Maroc. Paulette Galand-Pernet
disait qu’il est d’une grande renommée. Avec son prestige de poète, il a
formé un grand nombre de chanteurs trouveurs. Il est né à Anu n Àdu
aux environs de Tiznit à une date non précise (ça ne peut être que la
deuxième moitié du 19e siècle ; Alexis Chottin et Paulette
Galant-Pernet qui s’intéressaient au domaine de la poésie amazighe
postulaient qu’il avait soixante ans en 1933) dans une famille pauvre.
Orphelin dès son bas âge, il est obligé de quitter l’école coranique et de
s’adonner à toutes sortes de travaux : berger, direction d’un groupe
d’acrobates à Tazeroualt (lieu maraboutique : Sidi Ahmed Ou Moussa), etc. À
Tazeroualt, il a émancipé son amour pour la poésie et la musique et a
commencé à apprendre les premières règles de cet art dans une troupe de
chanteurs troubadours avant de créer sa propre troupe à laquelle ont adhéré
Mohamed Boudraà, Ali Es Saouiri et M’barek Belahcen. La constitution de
cette troupe lui a permis d’entretenir de larges relations avec les notables
des tribus et représentants makhzéniens. Sa mort semble survenir vers 1945.
Paulette Galand-Pernet indiquait que les Rwayes qu’elle a interrogés sur le
sujet n’ont pas pu préciser la date de sa mort.
La
production de Lhadj Belaid est un témoignage des transformations sociales
qu’il observait au début du siècle et de leurs effets sur les conceptions et
les comportements des hommes traumatisés par les violences makhzénienne et
coloniale. Il exprime aussi son inquiétude sur l’introduction d’autres
valeurs et leur diffusion au sein de la société soussie en particulier et la
société marocaine en général. Son répertoire poético-musical est partagé sur
des thèmes tels l’amour, les relations de ses voyages, critique sociale,
poèmes d’ordre religieux et moral. Les poèmes les plus connus de Lhadj
Belaid sont Tadwat d leqlem, Atbir umlil, Adêbib,
ccerab, amuddu n bariz et amuddu n lehîj.
Afulay
source:
azawan.com
Rais Mohand
Extraits de ses chansons, texte en chleuh et traduction en français
http://annegarn.free.fr/berber/azorf.htm