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METISSAGES-CHANTEURS KABYLES

 


 

 

 

MÉTISSAGES

CHANTEURS KABYLES
DU VENDREDI 7 AU DIMANCHE 9 AVRIL


 

La Kabylie, située au nord-est de l’Algérie, est une région montagneuse farouchement attachée à son identité amazigh (berbère) – ce qui ne l’empêche pas d’avoir le taux le plus élevé d’émigration maghrébine vers la France.

C’est dans cet entre-deux qu’est née, dans les années soixante, une forme originale de chanson qui, mariant le pentatonisme berbère et les harmonies occidentales, a imprégné en profondeur ce qu’on appelle, à tort ou à raison, la «chanson française».

Vendredi 7 avril, 20h            Takfarinas

Samedi 8 avril, 20h    Première partie      Massi

                                                              Deuxième partie   Iness Mezel

                                                               Troisième partie      Akli D.

Dimanche 9 avril, 16h30         Idir

 

 


Vendredi 7 avril, 20h

Takfarinas

« Je m’appelle Takfarinas, je suis né en Algérie, je vis en France, mon identité c’est ma musique et mon pays c’est la planète ». Né à Tixeraïne, la ville kabyle d’Alger, Takfarinas vit en France depuis 1979. « Les deux cultures sont dans mes veines ».Il est arrivé comme un météore dans la sphère musicale algérienne des années quatre-vingt. Cet enfant musicien qui a commencé à s’exprimer en fabriquant une guitare avec un bidon d’huile de voiture et des câbles de vélo dans la banlieue d’Alger, est maintenant devenu une star. Très vite, c’est son besoin de s’ouvrir au monde qui s’est manifesté et qui l’a entraîné dans le sillage des grandes figures de la chanson citadine : El Hadj M’Hamed El Anka, le maître kabyle de chaabi algérois ; Cheikh El Hasnaoui, le chantre de l’amour ; Slimane Azem, le poète fabuliste…Ses textes rendent hommage au verbe kabyle, mais s’en échappent souvent pour aller vers les onomatopées, les cris, les appels qui constituent sa signature. Ce style nouveau s’appelle le yal.Il est aussi primordial pour lui de chanter en français. Cette démarche vise-t-elle à conquérir un public plus large ? Takfarinas en fait le pari, lui qui souhaite que sa musique participe à l’éducation des peuples, qu’elle soit une école. Les Kabyles l’ont compris, qui n’hésitent pas à lui dire : « Tak, tu nous as sortis du ghetto. On était dans une cave. On en est sorti. Maintenant, on est compris ! »

Tarif : 22 €


Samedi 8 avril, 20h
Première partie

Massi

Massi incarne le nouvel espoir de la chanson kabyle moderne. Il défend une musique festive qui sait s’emparer de textes intelligents et engagés. Son dernier succès, Fou de toi, a été interprété aussi bien en français qu’en kabyle.
 

Deuxième partie

Iness Mezel

Le groupe Iness Mezel, découvert en 1999, incarne une tendance musicale tournée vers le jazz et la world music. Cherchant des résonances entre l’identité berbère ou kabyle et le monde africain, la chanteuse Fatiha Messaoudi cultive le timbre chaud de sa voix en la teintant d’inflexions afro-jazz, tout en s’initiant au chant baroque, classique et contemporain occidental.
 

Troisième partie

Akli D.

Akli D. a commencé comme musicien ambulant entre Ménilmontant et la Porte de Bagnolet, tout en suivant la trace de ses aînés, Idir et Aït Menguellet. On l’a vu, à partir de 1994, dans les bars branchés de Paris, avec son look afro-rasta-kabyle et sa présence scénique incomparable, à la tête de son groupe d’alors, Les Rebeuhs des Bois. Sa voix portait des mélodies grisantes, sur des rythmes menés derbouka battant. Depuis, après un bref passage par les clubs de San Francisco, il a enregistré un premier album, Anef-as Trankil.

Tarif : 22 €

Dimanche 9 avril, 16h30

Idir

Idir, de son vrai nom Hamid Cheriet, est né en 1949 dans un village berbère de Haute-Kabylie. Fils de paysan élevé chez les jésuites, il entreprend des études de géologie et se destine à une carrière dans l’industrie pétrolière. En 1973, remplaçant une vedette au pied levé sur Radio Alger, il interprète une berceuse, A vava inouva, qui devient un 45 tours : cette chanson kabyle avec voix et guitare sera le premier grand tube venu directement du Maghreb, bien avant les succès d’un Khaled ou d’un Mami ; elle représente l’affirmation d’une certaine identité, le retour à des racines ancrées très profondément dans l’histoire de l’Algérie.

Pour cet homme discret et sérieux qu’est Idir, il est difficile de se fondre dans le monde du show-biz. En conséquence, il s’éclipse environ une dizaine d’années, en donnant malgré tout quelques récitals. Sa carrière est relancée avec la sortie, en 1991, d’une compilation de dix-sept chansons de ses deux premiers albums.

Fort de cet appui discographique, il revient donc sur le devant de la scène, représentant de la communauté kabyle, précurseur reconnu de la world music.

Sur l’album Les Chasseurs de lumières (1993), il chante ses thèmes de prédilection : l’amour, la liberté et l’exil.

Dans son dernier album, Identités (double disque d’or), Idir trouve une nouvelle actualité à sa devise : «garder ses racines pour explorer le monde ».

Tarif : 22 €

 

Renseignements - Réservations : 01 44 84 44 84 ou www.cite-musique.fr

Et pour profiter pleinement de ces concerts, choissez la formule* qui vous convient le mieux (disponible uniquement par téléphone) :

  • Formule 2e concert  : 1 concert acheté au tarif plein = 30% de réduction sur le 2e concert

  • Jeunes de -27 ans : 8 € la place pour tous les concerts grâce au Carnet musique jeunes de la Cité de la musique

  • Groupes de 10 personnes ou plus : 20% de réduction

* formules non cumulables et soumises à conditions.

 

CITE DE LA MUSIQUE

221 avenue Jean-Jaurès 75019 Paris (métro porte de Pantin)

 

 

Date: 

Thu, 16 Mar 2006 15:42:16 +0100

De: 

Isabelle LELAIDIER

À: 

webmaitre@berberescope.com

Objet: 

webmaster

 
 
 
   

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