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Que cherchent-ils? Je veux parler des Arabo-Islamistes?
c'est la question qui s'est imposée a moi apres la lecture du paragraphe qui
suit. En effet il vient juste apres le tres interessant article paru dans "la voix du
Nord "du mercredi 7 juin 2006 intitule " Memoire: ces combattants maghrebins(Nord-Africains)
morts dans le Nord et oublies par la France". Alors je me suis demande si
les associations berberes ne devraient-elles pas demander le meme traitement
de faveur pour mettre a la disposition des berberes dans les services d'etat
civil en France de brochures expliquant la preference des prenoms amazighs.
voici le texte en question: |
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Le prénom, un héritage
« Youssef et Mohamed sont aujourd'hui des prénoms français ».
À l'image du titre de son ouvrage (1), Abderrazak Chebira met les pieds
dans le plat. Ses propos claquent comme une réalité.
Il faut bien l'avouer. Il est plus facile de dire Abdel qu'Abderrazak.
« C'est simple, mon prénom a évolué. À l'école, c'était Abdel Ra-zak ».
Pour lui, ça s'est ompliqué lors d'un changement de sécu. « Des "a" étaient
devenu des "e". Résultat, j'ai eu une interruption de droits à cause de ces diffé-
rences d'orthographe ». Le Lillois a décidé d'écrire ce livre il y a trois ans.
« En discutant avec des personnes de ma génération, je me suis rendu compte que
beaucoup avaient eu ce problème. » En question, l'écriture sur le mode phonétique.
Un livre de ce genre n'est pas nouveau. Sauf qu'Abderrazak Chebira a recensé toutes
les orthographes recensées à l'état civil depuis 1900... « On s'aperçoit
que le prénom évolue vers une consonance française ». Au point que, selon lui,
« c'est un défi d'attribuer un prénom arabe ou musulman ».
L'ouvrage permet de suivre l'évolution. De savoir si telle
orthographe garantit le même sens que le prénom original. « On voit
par exemple Amal, un prénom mixte, devenir Amélie, ce qui n'a plus le même sens ».
Le Nordiste souhaite s'adresser « à ceux qui auront des enfants ».
« C'est important de donner un héritage culturel. Pour que l'enfant,
qui est français, sache d'où il vient. » Écrit grâce au soutien du FASILD
et de la ville de Lille, le manuel est actuellement distribué dans les
services d'état civil de Lille, à titre expérimental.
« L'Indispensable Manuel orthographique des prénoms français d'origine arabe
En vente au Furet du Nord.
Abderrazak Chebira est l'auteur de « L'Indispensable Manuel orthographique
des prénoms français d'origine arabe et musulmane. »
Source: La Voix du Nord du 07/06/2006
P4 |
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azul a Mohand,
Qu'est-ce que tu penses de la politique de l'administration française qui
refuse à un Amazigh de changer de nom musulman (ou arabo-musulman) pour un
nom amazigh, de changer de prénom musulman pour un prénom amazigh, quel
que soit par ailleurs ce que tu penses des listes que tu as évoquées. Dès
qu'un Amazigh en fait la demande, on lui impose d'office un nom ou prénom
français avec lequel il n'a aucun lien (il y a même un livre des noms et
prénoms français pour qu'il choisisse), mais pas un nom et un prénom
amazigh. Les procédures sont différentes pour les changements de nom et de
prénom. Imazighen sont pris en sandwich, en France, entre l'arabo-islamisation
et la francisation. Voilà pourquoi il leur faut des Etats amazighs, et que
la lutte politique pour des Etats amazighs s'impose.
Aksil
michel.behagle a écrit :
A ma
connaissance, la loi française sur les prénoms est (relativement)
claire :
- Toutes
personnes naît à l'étranger conserve son pénom et son nom tel qu'il
les a déclaré lors de sa demande de nationalité. il est donc abérrant
de voir des administration les modifier ou les franciser.
- A la
naissance, le parent qui déclare l'enfant à la mairie déclare le
prénom qu'il veut. La seule possibilité de refus par l'officier d'état
civil est si le prénom est succeptible de porter préjudice à l'enfant,
par exemple s'il est ridicule (on ne peut pas par exemple dénommer sa
fille "croquette" ou son fils "crados" : ne croyez pas que j'exagére,
les jurisprudences des tribunaux fourmillent de prénoms pire que celà
qui ont été refusés).
Et
encore, dans ce cas les parents peuvent porter l'affaire devant le
juge. C'est le Juge aux Affaires Matrimoniales qui tranche, je crois
bien.
Mais dans
les faits, tu poses une question compliquée.
Tout ici
est dans les usages. Pierre ou Christine, c'est "français" et donc
accepter. Maintenant on admet Mohammed ou Samira mais aussi Jimmy ou
Brithney (alors que nous se sommes pas anglophones) parce que ses
prénoms sont entrés dans les usages et donc devenu "français" (et
c'est tant mieux). Mais malheureusement, qui veux appeler son
fils Massinissa ou sa fille Dihya, risque fort de voir l'officier
de l'état civil le regarder avec des yeux ronds comme des billes. On
peut penser que le juge sera compréhensif quand il saura l'importance
de ces personnages historiques. Mais il le sera peut être moins pour
des prénoms peu connus en France. Et si on lui explique que "Akli"
signifie littéralement "esclave", je ne vois pas un juge accepter celà
par exemple.
Maintenant, est-ce nécessaire de faire un guide ?
Je
m'interroge d'abord sur la pertinence de ce Guide pour les prénoms dit
"arabes" ou "musulmans". Il est intéressant dans le cadre d'une étude
universitaire, évidemment, mais normer les prénoms dit arabes ou
musulmans pour l'état civil est déjà contraire à la loi française.En
France longtemps l'état civil fut tenu par l'église et on ne pouvait
donner des prénoms que de Saints et de Saintes chrétiens duement
acceptée par elle. La séparation de l'église et de l'état a permis de
donner librement des prénoms aux enfants, avec le juge comme arbitre.
Il ne faudrait pas que, sous prétexte de normes "arabes" ou
"musulmane", on se retrouve à faire rentrer par la porte de derriére les
Oulemah dans l'état civil. Arpés tout, les pratiquants musulmans
peuvent demander, à titre privé, j'insiste sur ce terme, conseil à un
Immam sur ce point si'ls le souhaitent non ?
SI ce guide devient une contrainte, on se retrouvera dans la même
situation qu'en Algérie ou au Maroc ou réguliérement des prénoms
berbéres sont refusés, au prétexte de la vieille antienne "les Arabes
et les Berbéres, quelle différence ?", ce qui évidemment ne peux être
vécu que comme une provocation par les imazighen. Aussi Miloud quand
tu dis : "Que cherchent-ils? Je veux parler des Arabo-Islamistes?" je
pense qu'ils cherchent par tous les moyens à créer des communautés
selon leurs principes, alors qu'ici les personnes originaires
d'Afrique sont des français à part entière. Tenter de controller les
prénoms est un moyen parmi d'autres.
Un guide
des prénoms berbéres est il souhaitable ?
Il
faudrait d'abord de vraies études univerisitaires sur eux, et non
comme on le voit sur le net ou dans des livres de prétendues listes de
prénoms qui le plus souvent sont arabisées, malgré la bonne foi de
leurs auteurs. D'ailleurs, à ce propos, des livres sur ce sujet ont
éte publiés en Algérie, et ceux que je connais ne me semblent pas
fiables. Concernant le net : ne m'assassinez pas, il existe peut être
d'excellents sites sur la question.
Si on
reste dans le cadre de la loi française, les parents d'origines
berbéres doivent décider souverrainement, comme tous citoyens
français, des prénoms qu'ils donnent à leurs enfants. Et là j'en ai
assez que l'on traite les imazighen français comme des incultes. Ils
connnaissent leur culture, et les prénoms imazighen en usage, me
semble-t-il.
Au niveau
associatif, je pense que nous avons une autre carte à jouer que de
demander un livre qui serait un guide des prénoms. A savoir qu'à
chaque fois qu'un prénom berbére est refusé, rien ne nous interdit, de
demander audience avec les parents - et évidement explicitement sur
leur demande - au Maire de la Commune avant d'aller au juge. Le Maire
a bien autorité en la matiére. Avec deux millions de personnes
d'origine berbére en France, il serait temps de nous organiser, de
demander le cas échéant l'aide d'avocats et de juristes pour appliquer
la loi française, qui a mon avis, permet dans son état actuel de
résoudre ces questions.
Effectivement
je suis d'accord avec toi, c'est beaucoup plus compliqué de changer de
prénom et quasiment impossible de changer de nom, en France.
Là il
faudrait une évolution de la loi.
Si je ne vois
pas de quel livre tu parles qui vise a imposer un prénom (à la naissance
?), mais quand tu dis "Imazighen
sont pris en sandwich, en France, entre l'arabo-islamisation et la
francisation" je suis totalement d'accord avec toi.
Mais le
probléme vaut pour toute les dimensions culturelles amazighes. Ainsi alors
que la langue tamazight est reconnue parmi les langues minoritaires par
la Communauté Européenne, elle n'est pas enseignée dans les lycées et
facultés en France. En même temps, on commence a enseigner l'arabe dans
les lycées et il est assez facile en faculté de suivre des cours d'arabe.
Il y a là une
question de volonté poltique malheureusement : je n'ai rien contre
l'enseignement de l'Arabe, évidemment, mais il est inadmissible que
Tamazight ne soit pas enseignée en France au moins avec les mêmes moyens.
Il y a ici deux millions d'Imazighen, beaucoup sont de nationalités
françaises, et ils ont bien plus nombreux que les arabes.. Il est plus
que temps que les politiques se rendent compte que la communauté imazighen
n'est pas une petite minorité mais une composante culturelle à part
entiére de la société française. On veut bien, en tant que ministre de
l'intérieur, nommer un préfet d'origine kabyle, mais on propose au
baccalauréat, une épreuve de berbére facultative sans proposer de cours
aux éléves au lycée, et l'on laisse en laisse la charge aux associations.
Il faut bien
le dire, l'Etat, en France, a gardé certaines des détestables habitudes du
colonialisme.
VOIR L'ANNONCE CI-DESSOUS : AU CANADA VOUS
POUVEZ DESARABISER votre PRENOM
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CANADA:
LES BERBERES PEUVENT DESARABISER LEUR PRENOM
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Date : 29 juillet 2006 Par l'auteur :
L’hirondelle
Lui ecrire ?
Avis aux Kabyles du Canada qui peuvent désarabiser leurs nom et prénom
Le Directeur de l’état civil a le pouvoir d’autoriser ceux
et celles qui le demandent à changer de nom ou de prénom figurant sur leur
acte de naissance. Toutefois, les procédures dans les deux cas sont très
strictes et doivent être suivies à la lettre.
Quand il accorde l’autorisation, le Directeur de l’état civil émet
automatiquement un certificat de changement de nom.
L’intéressé présentera une copie de ce certificat aux institutions
gouvernementales (provinciales et fédérales) et aux institutions privées
pour faire changer ses documents importants (carte de citoyenneté, permis
de conduire, assurance sociale, assurance maladie, diplômes, chéquiers,
cartes de crédits etc....
La demande de changement de nom pour une personne majeure : Toute personne
qui demande un changement de nom au Directeur de l’état civil doit être
majeure, de citoyenneté canadienne et être domiciliée au Québec depuis au
moins un an. Le père ou la mère ou le tuteur peut faire une demande de
changement pour un enfant mineur.
Les frais :
Changement du nom de famille ou du prénom d’une seule personne (adulte ou
enfant) : 125$
Demande supplémentaire pour un enfant : 25$
En plus des frais administratifs, il faut ajouter le coût des avis de
publication.
En effet, la loi exige que le demandeur publie des avis dans la Gazette
officielle du Québec et dans un journal local.
Deux avis dans la Gazette officielle du Québec coûtent : 96$
On peut se procurer les formulaires par la poste :
Service du changement de nom
Le Directeur de l’état civil
2535, boulevard Laurier
Sainte-Foy (Québec) G1V 5C5
ou en communiquant avec le Centre d’appels de l’État Civil
à Québec (418) 643-3900
à Montréal (514) 864-3900
ailleurs au Québec 1 800 567-3900 (sans frais)
ou par courriel :
etatcivil@dec.gouv.qc.ca
Dans un premier temps, on vous proposera un formulaire
d’analyse préliminaire pour évaluer si la procédure de changement de nom
est la bonne. La démarche judiciaire, plus lente et plus coûteuse, peut
être recommandée si des problèmes spécifiques se posent.
La plupart des Kabyles qui ont changé leur prénom l’ont fait en 4
semaines, par la voie de l’état civil. Ils ont déboursé en tout entre 300
et 400$.
Le motif à invoquer : je porte un prénom étranger à ma
culture et à mon identité, imposé par l’administration de mon pays
d’origine.
Ne citez pas, n’écrivez pas les mots "Arabe", "musulman",
"Algérie". Tout cela reste implicite et il est rare qu’on vous demande des
précisions. Restez politically correct sauf si la question vous est
directement posée. Ce qui est rare.
Si vous jugez que la procédure est trop chère ou qu’elle
comporte des risques de tracasserie, gardez votre prénom arabo-islamique.
Vous ne connaitrez pas ce sentiment doux d’avoir libéré votre conscience
en recouvrant votre véritable identité.
Une chose est sûre : en rejetant votre prénom
arabo-islamique et en adoptant un prénom amazir (de préférence) vous
ressentirez un immense soulagement, une sorte de libération, la
satisfaction d’avoir fait triompher votre identité sur celle que l’on vous
a imposée.
Ariless
source: kabyleS.com |
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