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On désigne sous le nom de
Berbères les populations qui, sur un territoire s'étendant de la
Méditerranée au sud du Niger et du Nil aux rivages de l'Atlantique,
parlent – ou ont parlé
– des dialectes se rattachant à une langue
mère: le berbère. D'origine discutée, ce mot, déjà utilisé par les
Grecs et les Romains, transmis par les Arabes, désignait pour ces
derniers la population autochtone et non romanisée de l'Afrique du
Nord. Consacrée par l'usage, cette appellation n'est pas celle que se
donnent les intéressés. Les Berbères s'identifient eux-mêmes par le
nom de leur groupe (Touareg, Kabyle) et utilisent parfois le mot
Imazighen, qui signifie «hommes libres», pour désigner l'ensemble
des Berbères. La politique d'arabisation menée par les gouvernements
au lendemain de la décolonisation a suscité chez les Berbères le
besoin de reconnaissance d'une identité culturelle. Traditionnellement
agriculteurs ou pasteurs-nomades, ils ont cependant été touchés par
l'exode rural et leur implantation en zone urbaine a très certainement
accentué ce phénomène. |
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Abordée dans l'Antiquité,
réduite puis gelée par de subtiles spéculations généalogiques à
l'époque médiévale, reprise à l'époque coloniale, la question des
origines des Berbères, cherchées tantôt dans les sources
linguistiques, tantôt dans les rapports ethniques, reste mal résolue.
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Au VIIIe
millénaire av. J.-C., un type d'homme anthropologiquement proche des
habitants actuels du Maghreb fit son apparition. Probablement
d'origine orientale, cet Homo sapiens sapiens, appelé «capsien»
– de Capsa, nom antique de Gafsa (Tunisie)
–, serait l'une des composantes de la
souche berbère. Il se serait étendu d'abord aux parties orientale et
centrale du Maghreb, puis en direction du Sahara. On lui connaît des
équivalents dans certains pays méditerranéens (civilisation
natoufienne). |
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Le Maghreb s'enrichit
aussi d'autres apports; du nord, par l'est et par l'ouest, à travers
les détroits de Messine et de Gibraltar, arrivèrent des populations
européennes. Certaines nécropoles et tombes maghrébines témoignent de
la présence dès le IIIe millénaire d'une population noire
venue du sud, probablement à la suite de l'assèchement du Sahara. Au IIe
millénaire, d'autres petits groupes continuèrent à affluer au Maghreb.
C'est à ce fonds paléoberbère divers, mais à dominante capsienne
(c'est-à-dire appartenant à la culture préhistorique de Capsa), que
les spécialistes rattachent les Proto-Libyens, ancêtres des Berbères.
Des données physiques mais aussi culturelles –
même emploi rituel de l'ocre rouge, même utilisation et décoration de
l'œuf d'autruche –
sont souvent invoquées pour appuyer la thèse de la parenté entre
capsiens et Proto-Libyens. |
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Les Proto-Berbères,
installés à l'ouest du Nil, nous sont connus grâce aux inscriptions et
aux documents égyptiens. Les Tehenou et les Temehou au IIIe
millénaire, les Libou et les Maschwesch au IIe millénaire y
sont souvent décrits comme des peuples belliqueux et puissants. Ces
Proto-Berbères de l'Est parvinrent à se constituer en véritable
puissance et réussirent, au début du Ier millénaire, à se
rendre maîtres de l'Égypte. |
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Nous disposons dans l'art
préhistorique d'une source relative à l'apparition des Proto-Berbères
dans les massifs centraux sahariens, où des centaines de peintures
rupestres ont été recensées. Les fresques du tassili des Ajjer, du IVe millénaire
au milieu du IIe, figurent pour la première fois des
Proto-Berbères. L'espace saharien, auparavant peuplé de Noirs, vit
l'arrivée de populations blanches, probablement d'origine
septentrionale, qui auraient progressé à partir du bas Sahara algérien
et tunisien. Au Néolithique final et à l'époque protohistorique, la
présence des Proto-Berbères dans le Sahara s'intensifia. Les fresques
les représentent conduisant des chars tirés par des chevaux.
L'introduction du cheval dans cette région –
probablement à partir de l'Égypte – permit
aux Proto-Berbères de dominer les pasteurs mélanodermes. Au Ve siècle av. J.-C.,
Hérodote signala l'importance des chars sahariens, en précisant que
les Garamantes du Fezzan et du tassili des Ajjer s'en servaient encore
pour chasser les populations noires. Cette occupation du Sahara se
poursuivit au début de l'époque historique. |
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Au Ier
millénaire av. J.-C., les Berbères se répartissaient en une multitude
de peuples: Nasamons et Psylles en Tripolitaine et en Cyrénaïque,
Garamantes au Sahara oriental, Numides au Maghreb oriental et central,
Gétules nomadisant entre le désert et les hauts plateaux, Maures au
Maghreb occidental. Divisés en de nombreuses tribus parfois rivales,
éparpillés sur une vaste aire géographiquement morcelée, ils ne purent
s'unifier face à leurs conquérants carthaginois, romains, vandales ou
byzantins. |
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Toutefois, à la fin du
IIIe siècle av. J.-C., des tentatives d'organisation
politique et d'unification virent le jour; trois royaumes firent ainsi
leur apparition: les royaumes masaesyle, massyle et maure. Le premier,
éphémère, ne survécut pas à son roi Syphax (avant 220-203); le second,
au contraire, connut sous le règne de Masinissa (203-148) un grand
essor. Après avoir absorbé son voisin et rival masaesyle, il s'étendit
à toute la Numidie, l'unifia politiquement et parvint à englober, aux
dépens de Carthage, d'autres territoires situés dans la région des
Syrtes. Ce grand royaume se maintint sous le règne de Micipsa
(148-118); mais Rome, installée depuis 146 sur les dépouilles de
Carthage, ne pouvait longtemps s'accommoder de ce voisinage. Malgré la
résistance militaire de Jugurtha (111-105), le royaume numide finit
par tomber sous la dépendance de Rome. Le royaume maure connut le même
sort: les Romains l'annexèrent en 40 apr. J.-C. Dès lors et jusqu'en
429, une grande partie de l'Afrique du Nord passa sous leur
domination. |
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La mainmise de Rome ne se
traduisit pas par l'assimilation totale des Berbères. Les Musulames
(Numides) sous Tibère, les Nasamons et les Garamantes sous Auguste et
Domitien, les Maures sous les règnes d'Hadrien, d'Antonin, de
Marc-Aurèle et de Commode, les Gétules plus tard s'insurgèrent de
façon répétée, et parfois durable. Au IIIe siècle de
nombreuses tribus fusionnèrent en confédérations et harcelèrent les
Romains, au point que Dioclétien finit par renoncer à la Mauritanie
Tingitane ainsi qu'à l'ouest de la Mauritanie Césarienne. Au IVe siècle
le schisme donatiste donna aux Berbères un moyen de s'opposer à la
domination romaine. Le soulèvement des circoncellions, la révolte de
Firmus (372-375), celle de Gildon (398) ajoutèrent aux difficultés
d'un pouvoir romain déjà affaibli. |
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Au milieu du Ve siècle,
les Vandales s'emparèrent de Carthage et occupèrent une partie de
l'Afrique romaine, la Tunisie et l'est de l'Algérie. L'Aurès, la
Kabylie, la Mauritanie et la Tripolitaine ne tombèrent pas sous leur
domination et des tribus berbères purent se constituer en royaumes
indépendants. La reconquête byzantine, entreprise en 533, mit fin à la
suprématie vandale et, en quelques mois, l'Afrique du Nord redevint
romaine. Néanmoins, les Berbères continuèrent leur mouvement
d'autonomie amorcé au siècle précédent. |
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Dans leur conquête
de l'Afrique du Nord, les Arabes, qui triomphèrent des Byzantins,
eurent à s'opposer au roi berbère Koçeila (683-686) et à la reine de
l'Aurès, el-Kahéna, (695-700). Malgré cette résistance, les Berbères
durent s'incliner et se convertir à la religion de leurs conquérants:
l'islam. Ils y trouvèrent matière à une tout autre résistance. Par le
biais du kharidjisme, ils entrèrent rapidement en révolte contre les
Orientaux. |
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Le mouvement commença vers
740 à l'ouest puis s'étendit à tout le Maghreb. Son ampleur fut telle
que les troupes arabes mirent plus de vingt ans à récupérer la seule
Ifriqiya. Ailleurs, des États indépendants –
petit État des Barghawata sur le littoral atlantique (744 après 1050),
royaumes de Tahert (761-908), de Sidjilmasa (772-997), de Nakkur dans
le Rif (809-917), principauté sofrite de Tlemcen (765-avant 790?)
– échappèrent au contrôle du pouvoir
central abbasside. |
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L'agitation reprit
au Xe siècle au nom du chiisme, que les Berbères adoptèrent
en réaction à l'orthodoxie sunnite de l'islam; l'Ifriqiya aghlabide
(800-909), royaume rattaché nominalement aux Abbassides, tomba en 910
entre les mains des chiites fatimides aidés par les Berbères Ketama de
Petite Kabylie.
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L'introduction du chiisme
ismaélien en Afrique du Nord eut pour conséquence l'affaiblissement du
kharidjisme puis le retour en force du sunnisme. Après 950, le
kharidjisme ne subsista que dans des zones refuges. Une autre
conséquence du chiisme fut la division des Berbères en deux groupes
rivaux: les Sanhadjas, qui avaient embrassé la cause fatimide, et les
Zénètes, qui furent les alliés des Omeyyades d'Espagne. Cette rivalité
s'exprima après le départ des Fatimides pour l'Égypte en 973, et, au
début du XIe siècle, le Maghreb connut un état de
fractionnement politique. Les royaumes berbères se multiplièrent:
ziride (973-1060) et hammadide (1015-1163) fondés par les Sanhadjas;
ceux de Tlemcen, de Sidjilmasa et de Fès contrôlés par les Zénètes. Au
Xe siècle, des invasions de nomades arabes de la tribu des
Hilaliens contribuèrent à maintenir ce fractionnement politique
jusqu'au moment où, dans l'ouest du Maghreb, un mouvement berbère
cohérent se constitua: le mouvement almoravide. Partis du Sahara, les
Lamtouna entreprirent une conquête progressive de la partie
occidentale du Maghreb. Sous la conduite de leur chef, Youssef ben
Tachfin, ils étendirent leur empire, à l'est, jusqu'au massif de la
Grande Kabylie (1082-1083). Moins de dix ans après, les Berbères
almoravides devinrent maîtres de toute l'Espagne musulmane.
L'hégémonie de la dynastie almoravide persista jusqu'en 1147.
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Un mouvement religieux, apparu en
réaction contre les mœurs des Almoravides
jugées trop tolérantes, fut à l'origine de la dynastie almohade. Des
tribus du Haut Atlas marocain, sous l'impulsion de Mohammad ibn
Toumart, réussirent à unifier tout l'Islam occidental, de la
Tripolitaine à l'Espagne. L'Empire almohade connut son apogée à la fin
du XIIe siècle.
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À partir de la seconde moitié du XIIIe siècle, le
Maghreb retrouva un état de division: Abdelwadides à Tlemcen,
Mérénides à Fès, Hafsides à Tunis se partagèrent la Berbérie. Ni ces
dynasties ni les suivantes ne parvinrent à redonner au Maghreb une
quelconque unité. Minés de l'intérieur par le retour des grandes
confédérations tribales, menacés de l'extérieur par les chrétiens, les
États maghrébins de l'Est et du Centre finirent par tomber sous une
longue dépendance turque. L'Ouest, gouverné par les Saadiens
(1549-1659) puis par les Alaouites, ne connut pas plus de stabilité. |
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Aux XIXe et XXe siècles,
tout le Maghreb passa, pour plusieurs décennies, sous la domination
française. Depuis l'instauration de l'indépendance des pays de
l'Afrique du Nord et de l'Afrique noire, les populations berbères
connaissent souvent une situation difficile, tant politique que
culturelle, ainsi les Kabyles en Algérie ou les Touareg en Algérie et
au Niger. |
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Les Berbères connurent plusieurs formes d'organisation politique.
Le modèle le plus répandu et le plus caractéristique semble avoir été
une sorte de petite république villageoise: une assemblée populaire,
la djemaa, au sein de laquelle seuls les anciens et les chefs
de famille prennent la parole. |
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Par ailleurs, nous connaissons deux modèles d'organisation politique
citadine. Le premier et le plus ancien fut de type municipal; la cité
numide de Thugga (Dougga, en Tunisie) connut au IIe siècle av. J.-C.
un gouvernement municipal réunissant, autour d'un aguellid
(magistrat suprême) nommé chaque année, un conseil de citoyens et de
magistrats. Le second, beaucoup plus récent, et de type théocratique:
chez les Mzabites, qui en fournissent le modèle, l'essentiel du
pouvoir est tenu par une assemblée composée de azzaba et de
tolba (hommes de religion) et secondée par un conseil des anciens.
|
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Ces unités politiques
– village ou cité –
n'étaient pas toutefois le fondement du pouvoir; celui-ci était
accaparé par des entités plus importantes, tribus et confédérations.
L'histoire politique des Berbères est jalonnée par de grands
regroupements qui – comme chez les Numides
et les Maures dans l'Antiquité –
débouchèrent parfois sur des embryons d'États. L'exemple le plus
original et le mieux connu d'une organisation politique berbère de
type confédéral est celui des Aït Atta, dans le sud-est du Maroc. Cinq
segments, ou khoms, constituaient la confédération; celle-ci
avait à sa tête un chef suprême élu chaque année dans un segment
différent par des électeurs des quatre autres segments. Chaque tribu
conservait cependant son autonomie et élisait son propre chef. Ce
système d'organisation segmentaire et quinaire, que les Romains
nommaient quinquegentiani, dut être dans l'Antiquité celui des
Berbères. |
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À ce modèle d'organisation politique, qui peut être qualifié de
démocratique, s'oppose celui, aristocratique, des Touareg. La société
des Touareg du Hoggar était, jusqu'à ces dernières années,
hiérarchisée en classes distinctes: les imohar, nobles
guerriers parmi lesquels était obligatoirement choisi l'aménokal,
le chef suprême; les imrad, tributaires des nobles, qui
constituaient de nombreuses tribus d'éleveurs, placées chacune sous
l'autorité d'un amghar. |
|
Cependant, l'absence d'assise
territoriale et de certaines règles politiques élémentaires, notamment
celles relatives à la transmission du pouvoir, contribua pour une
large part au caractère éphémère des États berbères. Les royaumes
– ou ce qui fut qualifié de tel par les
auteurs de l'Antiquité – n'étaient souvent
que des agrégats de tribus, voire des chefferies
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L'organisation sociale berbère est de type segmentaire et hiérarchisé.
La famille constitue la plus petite unité sociale; au-dessus se trouve
le lignage, groupement de plusieurs foyers liés par une ascendance
commune et établis en village, ou en douar pour les nomades. Viennent
ensuite la fraction (ensemble de clans et de villages), puis la tribu
(groupement de fractions), enfin la confédération (alliance
occasionnelle de tribus). À l'intérieur de tous ces segments, les
liens du sang – réels au niveau des
petites unités, fictifs dans les grandes –
constituent le fondement de la cohésion sociale et entretiennent chez
les membres du groupe un fort esprit de solidarité (corvées
collectives, usage de greniers collectifs, etc.). La vie sociale est
régie par un droit coutumier qui veille à la défense du groupe.
|
|
En l'absence de documents écrits, il est difficile d'appréhender
les idées religieuses des Berbères de la haute Antiquité. Seules les
découvertes de l'archéologie – position
des corps, objets d'offrande, animaux de sacrifices
– révèlent l'existence de rites funéraires
à cette époque. Puis, par contact avec d'autres peuples et
civilisations, vinrent s'ajouter aux cultes autochtones
– parfois en s'y superposant
– ceux de nombreuses divinités. De ces
apports étrangers, le phénicien fut le plus durable. Longtemps après
la disparition de Carthage, des Berbères continuèrent à adorer sous
les noms de Saturne et de Junon Caelestis les divinités phéniciennes
Baal Hammon et Tanit. |
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Sans être mineur,
l'apport romain fut sporadique, et se heurta à la résistance
culturelle berbère. Tout autre fut l'influence du christianisme. La
position de Carthage au carrefour de l'Orient et de l'Occident,
l'omnipotence à l'époque romaine du dieu africain Saturne, l'existence
précoce en Proconsulaire (Tunisie) et en Numidie (Algérie) de
communautés juives prosélytes préparèrent le terrain et frayèrent la
voie au monothéisme chrétien. |
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Le christianisme se développa en Afrique plus tôt que dans les
autres provinces occidentales de l'Empire romain. Dès la fin du IIe siècle,
il compta de très nombreux adeptes. Un concile tenu à Carthage en 220
réunit 71 évêques; un autre, vingt ans plus tard, en groupa 90. Ce
succès alla croissant malgré les persécutions répétées du pouvoir
impérial; celle de Dioclétien, en 303-304, fut terrible, et beaucoup
de chrétiens africains apostasièrent sous la contrainte. C'est à cette
époque que naquit sous l'impulsion de Donat, évêque de Numidie, un
mouvement que les historiens ont appelé «donatisme»; celui-ci
revendiquait la pureté de l'Église et dénonçait les reniements de
certains prêtres. Purement théologique initialement, ce mouvement
évolua vers une opposition à la domination romaine. |
|
Cependant, l'évangélisation se
poursuivit, dépassant parfois les limites géographiques de l'Empire
romain. Toutefois, malgré des conversions tardives
– comme celle des Garamantes, au sud de
l'Atlas, vers 568-569 –, le christianisme
resta une religion principalement urbaine. |
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La conversion des Berbères à l'islam fut massive. Implantée d'abord
dans les cités, la nouvelle religion gagna progressivement les
campagnes, les plateaux et le Sahara méridional. En se convertissant à
l'islam, les Berbères ne renoncèrent pas à leur esprit d'indépendance.
C'est sur le terrain même de la religion qu'ils exprimèrent leur
opposition aux Orientaux. Des deux grands courants dissidents nés des
discussions à propos de la succession du Prophète, le chiisme et le
kharidjisme, c'est ce dernier qui eut auprès des Berbères un grand
retentissement. Austère et égalitaire, le kharidjisme ne manqua pas de
les séduire. À bien des égards, et bien que né hors d'Afrique, le
kharidjisme rappelle dans l'histoire de l'islam maghrébin le donatisme
berbère de l'époque chrétienne. Par opposition, les kharidjites
berbères, après des révoltes sanglantes, formèrent des royaumes
indépendants tels ceux de Tahert et de Sidjilmasa. |
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Au Xe siècle, les Ketama de
Petite Kabylie constituèrent au profit du mahdi Obeid Allah un grand
empire chiite (fatimide). L'orthodoxie (le sunnisme) ne triompha qu'à
partir du XIe siècle; son succès fut l'œuvre
d'autres Berbères: les Sahariens nomades Lamtouna d'abord, les
montagnards Masmouda ensuite l'imposèrent définitivement. Avec
l'avènement au XIIe siècle de l'Empire almohade, la
dissidence religieuse ouverte fut bannie du Maghreb. Seul le
kharidjisme, dans sa tendance ibadite, survécut au mouvement
réformateur almohade. Du djebel Nefousa, en Libye, au Mzab, en
Algérie, et à l'île de Djerba, en Tunisie, des communautés ibadites se
sont maintenues jusqu'à nos jours.
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La langue berbère constitue aujourd'hui un ensemble de parlers
locaux éparpillés sur un vaste territoire. En dehors de certaines
zones à forte unité géographique – telles
que les Kabylies en Algérie ou le pays chleuh au Maroc
–, ces parlers ne permettent que rarement
l'intercompréhension des différents peuples. L'arabe
– comme hier le latin ou le punique
– permet la communication d'un groupe à
l'autre. Cette situation linguistique n'est pas originelle; malgré
leur diversité, ces parlers berbères ont des structures syntaxiques
communes. |
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On suppose qu'une langue berbère homogène
a existé avant d'éclater en 4 000 à 5 000
idiomes. L'histoire de la langue berbère reste cependant de
reconstruction difficile. Le linguiste dispose de quelques fragments
de textes en berbère, des ethniques, des toponymes et anthroponymes
conservés par les sources arabes médiévales. C'est peu pour restituer
l'évolution d'une langue. Le libyque, dans lequel sont rédigées plus
de 1 200 inscriptions d'époque antique,
est tenu pour une forme ancienne du berbère, sans que des preuves
scientifiques aient été fournies. |
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L'alphabet libyque –
connu d'après certaines inscriptions –
s'apparente à celui du touareg actuel, le tifinagh, et les données de
l'anthroponymie et de la toponymie militent en faveur de la parenté et
de la continuité entre le libyque et le berbère. |
|
Pour mieux connaître la langue berbère et
pallier le manque de documentation historique, les spécialistes ont
aussi recouru au comparatisme. On a cherché très tôt à apparenter le
berbère à d'autres idiomes. Ainsi le guanche, langue parlée jusqu'au
XVIIe siècle aux îles Canaries, lui fut-il rattaché. Le
berbère fut également rapproché du haoussa et du basque. Ces démarches
se sont révélées infructueuses. En fait, la théorie qui place le
berbère dans un grand ensemble linguistique à côté de l'égyptien
ancien, du couchitique et du sémitique emporte actuellement l'adhésion
de la plupart des linguistes. |
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Dès le VIe siècle av. J.-C., le
berbère fit l'objet d'une écriture: le libyque. De très nombreuses
inscriptions attestent l'utilisation par les Berbères, dès
l'Antiquité, d'un alphabet consonantique proche de celui utilisé de
nos jours chez les Touareg. L'écriture libyque devint usuelle surtout
dans les zones sous forte influence punique –
Tunisie septentrionale, Nord constantinois et Maroc du Nord
–, malgré une certaine évolution;
cependant, elle ne put se généraliser et disparut à l'époque romaine. |
|
Les Berbères utilisèrent assez tôt les langues étrangères. C'est en
latin qu'écrivirent des auteurs africains aussi illustres qu'Apulée,
Tertullien, saint Cyprien ou saint Augustin. Le latin, langue de
l'administration dans les provinces romaines d'Afrique, devint aussi,
avec le christianisme, langue de religion. L'islamisation entraîna par
la suite l'arabisation linguistique des Berbères. |
|
Toutefois, à l'époque islamique, il y eut encore une littérature
berbère écrite; peu fournie, et essentiellement de nature religieuse,
elle consista en quelques textes et ouvrages transcrits en caractères
arabes avec des signes additionnels. À côté de traités ou de
commentaires de religion, souvent attribués aux ibadites ou aux
Almohades, il faut mentionner deux Coran rédigés en berbère et
attribués l'un à Salah ben Tarif (VIIIe siècle), l'autre à
Hamim des Ghomara du Maroc septentrional (Xe siècle). Les
archives, rares et récentes, consistent pour l'essentiel en textes
juridiques. Le droit berbère – de
tradition coutumière – fut consigné par
écrit à des époques différentes. Ainsi des règlements de nature pénale
furent rassemblés en recueils. Certains de ces documents, originaires
du pays chleuh, dateraient du XIVe siècle apr. J.-C.,
d'autres furent rédigés à des époques plus tardives. Le corpus des
recueils de droit coutumier berbère s'est enrichi récemment de
nouveaux documents marocains publiés dans leur langue originale. |
|
Autrement importante fut et demeure la littérature orale berbère. Des
contes et des légendes fidèlement conservés par la mémoire féminine
constituent une bonne partie de la tradition orale. La poésie est
également riche et ne manque pas d'originalité. Les Berbères eurent de
grands poètes dont certains – tel le
Kabyle Mohand (vers 1845-1906) ou la targuia Daçin
– furent de véritables aèdes. D'autres,
itinérants et professionnels, tels les amedyaz du Haut Atlas au
Maroc ou les ameddahs de Kabylie, surent longtemps entretenir
la mémoire collective berbère.
source :
http://fr.encyclopedia.yahoo.com/
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Un
article fort intéressant est apparu dans le ''National Geographic'' du mois
d'Octobre. Des études d'A.D.N. ont été faites sur des Libanais et des Tunisiens
pour voir s'ils ont un ancêtre phénicien commun.
Les chromosomes phéniciens sont appelés '' M 89'' et ''M 172''. Les Chromosomes
Amazighs sont appelés ''M 96''. Des échantillons de sang ont été pris dans
plusieurs coins du Liban, et d'autres régions de Tunis.
Voici le résultat:
Les Chromosomes ''M89'' et M172 ont été trouvés chez la quasi-totalité de la
population Libanaise. Chrétiens et Musulmans Libanais partagent ces même
Chromosomes.
Concernant la Population de Tunis, moins de 20% de personnes ont les Chromosomes
Phéniciens. Par contre le Chromosome ''M96'' se trouve chez les échantillons
des personnes examinées à Tunis. Selon Le ''National Geographic'', les
phéniciens se mélangeaient très peu ou pas du tout avec les populations
autochtones.
On sait que les phéniciens sont les descendants des Cananéens.
Selon certains idéologues arabes, les Imazighen seraient des descendants de
cananéens, donc cousins des arabes. Les recherches scientifiques génétiques nous
montrent que cette théorie est Fausse: Pas de Chromosomes Cananéens chez les
Imazighen.
Je vous suggère de lire l'article de national géographique du mois d'octobre
2004.
(Source: http://magma.nationalgeographic.com/ngm/0410/feature2)
Nacer oukemoum tawiza.net
____________________________
HISTOIRE DE L'AFRIQUE DU NORD
1-L'AMAZIGHITE :
Il est certain que
l'apparition de l'homme dans cette région remonte à des millénaires
.Les recherches archéologiques qui ont été faites durant la période
1906-1960 ,par des spécialistes comme L.Babout -Souville-
Nouvilles-Ruhlman-P.Biberson ,considérent le Maroc ,et le Maghreb en
général, comme l'une des régions africaines qui a connu un peuplement
trés ancien .
De nombreuses études archéologiques témoignent clairement de l'éxistence
de la civilisation paléolitique (1500000.v.j)et de la civilisation
néolitique (40.000.v.j)au Maghreb .
L'homme néanderthalien de jebl iroud (50.000.v.j) disparait dans des
conditions qui échappent encore à la recherche actuelle ,en laissant
sa place à un type d'homme plus intelligent ,c'est "l'Homo-sapien"
(30.000.v.j).Les recherches de Débenath au site Dar-essultan prouvent
que cet homme a fondu une culture dite "la culture atérienne"qui
caractérise la civilisation ancienne du Maghreb .Cet homme est souvent
considéré comme l'ancêtre des Imazighen(Bérbéres) ,peuple actuel de
l'Afrique du Nord .
L'écriture a permis à l'homme d'entrer dans "le continent de
l'histoire ".Inventée et perfectionnée dans le Proche Orient
,l'écriture est répandue rapidement dans le Bassin Méditérranéen par
les phéniciens .
Les Imazighen n'ont pas ratté le rendez-vous avec les débuts de
l'histoire .L'histoire des écritures anciennes est marquée par
l'invention de l'écriture libyque ,ancêtre TIFINAGH par les Imazighen
. Les inscriptions libyco-bérbéres sont répandues dans l'Afrique du
Nord ,le Sahel et aux Canaries .Et même si on n'a pas pu jusqu'à
présent ,tirer beaucoup d'informations de ces inscriptions pour mieux
comprendre l'histoire des Imazighens ,ils marquent pourtant une
contribution de ce peuple à l'histoire de l'humanité .
1.1- UNE CIVILISATION DE L'ECHANGE
CULTUREL :
Les premiers textes que nous
possédons sur le Maroc sont venu de l'étranger .
Le périple d'Hanoun est l'un des textes les plus anciens sur le Maroc
.Ces textes nous parlent de relations entre les phéniciens et les
Imazighens. Un échange culturel a été établi entre les deux peuples
pendant sept siécles .Les historiens se contentent le plus souvent de
voir en les Imazighens des acteurs passifs ,des consommateurs des
"recettes civilisationnelles "orientales au début de l'histoire .Alors
qu'en réalité le peuple de l'Afrique du Nord a joué un role actif dans
l'histoire .
Cette activité n'a pas échappé à l'oeil d'un certain Polyba (150-
200.a.v.j) ,qui a constaté que "les numides (bérbéres ) n'attendirent
pas pas le régne de Massinissa pour mettre en culture leur plaines
fertiles ".Cela explique que ce peuple a bien fondé une civilisation
en se basant sur ses propres moyens .
Au temps des romains ,lesImazighens ont fondé des royaumes avec
MAssinissa ,Boukous,Juba1 et Juba2 .
Au niveau de la culture ,la politique de la romanisation a échoué en
bérbérie (Tamazgha) ,à cause de la résistance de la population d'une
part ,et des efforts des intelectuels d'autre part ,dont les écrits
reflétent l'imaginaire amazighe,même s'ils écrivent dans d'autres
langues que tamazighte (apulé...).
Au niveau de la théologie de l'Afrique du Nord , l'histoire ancienne
nous a gardé des ouvrages extrémement importants sur le christianisme
africain ,avec Saint augustin et un Donatos célébre par sa tendance
réformiste au sein de christianisme .
Au niveau de la science les historiens qui s'interessent à l'histoire
ancienne du Maghreb considérent le roi Juba2 comme un grand savant en
botanique ,en géographie ... Pline (l'ancien historien romain
23-79)nous a laissé des renseignements concernant les recherches de
Juba2 sur la géographie ."Voici les résultats des recherches de Juba
sur les îles fortunés ,écrit-il ,il les place aussi au midi auprés du
couchant (sud-ouest)à 625.000 pas des îles porpuraires ".
1.2- UNE CULTURE DE LA RESISTANCE :
Gabriel Camps ,spécialiste de
l'histoire ancienne de l'Afrique du Nord ,parle de "l'échéc de la
romanisation " ,et du fait que "les africains ont rejetté Rome et la
latinité ,ces réussites que l'histoire retient ,ne sont que des cas
individuels ;la romanisation n'a touché qu'une élite fortunée tandis
que l'ensemble de peuplement bérbére ,dans les gentes ,restait en
dehors de la latinité ".
Les cinq siécles de la prédomination romaine de l'Afrique du Nord ne
suffisent pas pour que cette population soit déracinée ,déttachée de
sa culture amazighe ,bien au contraire ,une farouche résistance a été
enregistrée durant cette période (Yoghorta ,Tacfarinas 17-24 Adémon40)
,et les deux siécles de la domination vendale (434-534)et byzantine
,(534-647) n'ont "rien (laissé )ou presque rien en Afrique ".
On a constaté ,d'aprés cette analyse ,que la culture tamazighte a bien
résisté à l'acculturation de plusieurs peuples qui ont conquis la
région .
A la lumiéres de ces remarques ,on peut conclure que les Imazighens
avaient déjà une trés grande éxpérience politique ,sociale et
culturelle avant l'époque médiévale ,et avant l'arrivée de l'Islam
dans la région . Cette éxpérience nous explique la façon dont la
population a réagi durant la période médiévale .
L'EPOQUE MEDIEVALE :
Au milieu du 7 éme siécle ,le
vent de l'Islam commence à souffler au Maghreb .Les chefs militaires
arabes Okba et Hassan sont arrivés avec leurs troupes dans cette
région .Cependant ,il est trés difficille de dire que toute la
population a été converti à l'Islam ;dés les premiers contacts, une
résistance a été enregistrée ,et a duré un bon demi siécle .
Aprés deux siécles ,la Tamazgha (bérbérie ) devient musulmane ,car
cette population était déjà préparée au monothéisme grâce au judaïsme
et au christianisme . Les villes crées ont été considérées comme les
centres religieux (Kairaouan 670-fes809) ,ce qui explique
l'Islamisation des cités avant d'autres régions . Une administration
des "Oulates "de Damas a été mise en place .Les sources de
renseignements concernant cette organisation ,sont trés rares ,et
souvent contradictoires ,ce qui fait de cette période de 681( date de
l'arrivée de Okba) jusqu'à 788 ('arrivée de Idriss à Tanger) ,la
période la plus ambigue de l'histoire du Maghreb .
Néanmoins ,l'Islam amazigh va se manifester de façon autonome à la
suite des révoltes contre l'autorité des califes d'Orient . En 740 ,
une révolution éclate dans la région de Tanger ,et se termine par
l'élimination de Obeid allah ,gouverneur de calife de Damas .Cette
révolution de tendance kharijite a pour cause le systéme administratif
et fiscal ,qui avait pour objectif l'exploitation du pays .Les califs
de Damas "éxigérent (..)que ces nouveaux convertis continuent à payer
le kharaj (impot foncier )et la jizia (impot personnel )".Les
Imazighens qui commencent à connaitre les prescriptions de l'Islam de
ses sources (coran et suna) ne peuvent pas comprendre pourquoi ils
continuent à payer la Jizia .
Le mouvement des révolutions qui est né au Maroc s'est rapidement
répandu dans le reste de Tamazgha (bérbérie).
Ces révolutions ont adopté
tout de suite le kharijisme comme idéologie .Les Imazighens qui sont
attachés aux principes démocratiques de la communauté ,trouvent que le
kharijisme leur convient . Nous sommes donc devant un phénoméne ancien
(le donatisme) qui a réssucité dans l'histoire du Maghreb .
Aprés l'époque du kharijisme et de l'etat idrisside ,les Imazighens
ont fondé de grands empires (almoravides ,10- 11,almohades 12-13,mirinides
13-14) qui s'étendent jusqu'en Lybie a l'est ,au centre de l'Espagne
au nord ,et jusqu'au coeur du pays du Sahel au sud . Une indépendance
politique de l'Orient ,et une unification de la Tamazgha ont vu le
jour sous ces empires .
A la fin de l'époque médiévale ,le Maroc et le Maghreb en général
n'ont pas beuacoup changé au niveau ethnique .Bien que les
renseignements sur le chiffre exact de la population du pays font
défaut ,on considére qu' "il est raisonable de le penser inférieur à
celui de six millions ,chiffre avancé au début du 16 éme siécle
".L'arrivée des tribus arabes ( bani hilel .bani salim 11s-12s) n'a
pas pu créer un changement éthnique important .
Au niveau de la vie intellectuelle ,le Maghreb a connu une activité
trés importante ,et tous les domaines de la pensée ont été représenté
.On peut citer Iben toumert au niveau théologique ,Iben rochd au
niveau de la philosophie .Iben khaldoun au niveau de l'histoire et Al
idrissi dans le domaine de la géographie . La production culturelle
maghrébine ,à la fin de cette époque ,est caractérisée par la
spécifité de la culture tamazighte,car il faut noter que la langue
tamazighte "reste la langue commune à la plus grande partie de la
population " bien que la langue arabe et l'arabisation progressent
trés lentement .
handaine mohamed
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