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L'HISTOIRE DES BERBERES       

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Histoire de l'Afrique du Nord

  La littérature des Berbères

 

 

HISTOIRE DES BERBERES SUIVANT YAHOO

 

- 1 -  Histoire des Berbères
·         Les origines
·          Les sources
·         Du Ier  millénaire à la reconquête byzantine
·         De la conquête arabe (VIIe siècle) à l'Empire almohade  (XIIe siècle)
·         Du XIIIe siècle à nos jours

  -2 - Organisation politique des Berbères
·          L'exemple touareg

  -3   Organisation sociale des Berbères

  -4- Religion
·          Le christianisme
·            L'islam

  - 5-  Langue

   -6 - Littérature

 

          On désigne sous le nom de Berbères les populations qui, sur un territoire s'étendant de la Méditerranée au sud du Niger et du Nil aux rivages de l'Atlantique, parlent ou ont parlé des dialectes se rattachant à une langue mère: le berbère. D'origine discutée, ce mot, déjà utilisé par les Grecs et les Romains, transmis par les Arabes, désignait pour ces derniers la population autochtone et non romanisée de l'Afrique du Nord. Consacrée par l'usage, cette appellation n'est pas celle que se donnent les intéressés. Les Berbères s'identifient eux-mêmes par le nom de leur groupe (Touareg, Kabyle) et utilisent parfois le mot Imazighen, qui signifie «hommes libres», pour désigner l'ensemble des Berbères. La politique d'arabisation menée par les gouvernements au lendemain de la décolonisation a suscité chez les Berbères le besoin de reconnaissance d'une identité culturelle. Traditionnellement agriculteurs ou pasteurs-nomades, ils ont cependant été touchés par l'exode rural et leur implantation en zone urbaine a très certainement accentué ce phénomène.

1-  Histoire des Berbères


            Abordée dans l'Antiquité, réduite puis gelée par de subtiles spéculations généalogiques à l'époque médiévale, reprise à l'époque coloniale, la question des origines des Berbères, cherchées tantôt dans les sources linguistiques, tantôt dans les rapports ethniques, reste mal résolue.

Les origines

               Au VIIIe millénaire av. J.-C., un type d'homme anthropologiquement proche des habitants actuels du Maghreb fit son apparition. Probablement d'origine orientale, cet Homo sapiens sapiens, appelé «capsien» de Capsa, nom antique de Gafsa (Tunisie) , serait l'une des composantes de la souche berbère. Il se serait étendu d'abord aux parties orientale et centrale du Maghreb, puis en direction du Sahara. On lui connaît des équivalents dans certains pays méditerranéens (civilisation natoufienne).

               Le Maghreb s'enrichit aussi d'autres apports; du nord, par l'est et par l'ouest, à travers les détroits de Messine et de Gibraltar, arrivèrent des populations européennes. Certaines nécropoles et tombes maghrébines témoignent de la présence dès le IIIe millénaire d'une population noire venue du sud, probablement à la suite de l'assèchement du Sahara. Au IIe millénaire, d'autres petits groupes continuèrent à affluer au Maghreb. C'est à ce fonds paléoberbère divers, mais à dominante capsienne (c'est-à-dire appartenant à la culture préhistorique de Capsa), que les spécialistes rattachent les Proto-Libyens, ancêtres des Berbères. Des données physiques mais aussi culturelles même emploi rituel de l'ocre rouge, même utilisation et décoration de l'œuf d'autruche sont souvent invoquées pour appuyer la thèse de la parenté entre capsiens et Proto-Libyens.

Les sources

                 Les Proto-Berbères, installés à l'ouest du Nil, nous sont connus grâce aux inscriptions et aux documents égyptiens. Les Tehenou et les Temehou au IIIe millénaire, les Libou et les Maschwesch au IIe millénaire y sont souvent décrits comme des peuples belliqueux et puissants. Ces Proto-Berbères de l'Est parvinrent à se constituer en véritable puissance et réussirent, au début du Ier millénaire, à se rendre maîtres de l'Égypte.

                 Nous disposons dans l'art préhistorique d'une source relative à l'apparition des Proto-Berbères dans les massifs centraux sahariens, où des centaines de peintures rupestres ont été recensées. Les fresques du tassili des Ajjer, du IVe millénaire au milieu du IIe, figurent pour la première fois des Proto-Berbères. L'espace saharien, auparavant peuplé de Noirs, vit l'arrivée de populations blanches, probablement d'origine septentrionale, qui auraient progressé à partir du bas Sahara algérien et tunisien. Au Néolithique final et à l'époque protohistorique, la présence des Proto-Berbères dans le Sahara s'intensifia. Les fresques les représentent conduisant des chars tirés par des chevaux. L'introduction du cheval dans cette région probablement à partir de l'Égypte permit aux Proto-Berbères de dominer les pasteurs mélanodermes. Au Ve siècle av. J.-C., Hérodote signala l'importance des chars sahariens, en précisant que les Garamantes du Fezzan et du tassili des Ajjer s'en servaient encore pour chasser les populations noires. Cette occupation du Sahara se poursuivit au début de l'époque historique.

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Du Ier  millénaire à la reconquête byzantine

               Au Ier millénaire av. J.-C., les Berbères se répartissaient en une multitude de peuples: Nasamons et Psylles en Tripolitaine et en Cyrénaïque, Garamantes au Sahara oriental, Numides au Maghreb oriental et central, Gétules nomadisant entre le désert et les hauts plateaux, Maures au Maghreb occidental. Divisés en de nombreuses tribus parfois rivales, éparpillés sur une vaste aire géographiquement morcelée, ils ne purent s'unifier face à leurs conquérants carthaginois, romains, vandales ou byzantins.

Les premiers royaumes berbères

                Toutefois, à la fin du IIIe siècle av. J.-C., des tentatives d'organisation politique et d'unification virent le jour; trois royaumes firent ainsi leur apparition: les royaumes masaesyle, massyle et maure. Le premier, éphémère, ne survécut pas à son roi Syphax (avant 220-203); le second, au contraire, connut sous le règne de Masinissa (203-148) un grand essor. Après avoir absorbé son voisin et rival masaesyle, il s'étendit à toute la Numidie, l'unifia politiquement et parvint à englober, aux dépens de Carthage, d'autres territoires situés dans la région des Syrtes. Ce grand royaume se maintint sous le règne de Micipsa (148-118); mais Rome, installée depuis 146 sur les dépouilles de Carthage, ne pouvait longtemps s'accommoder de ce voisinage. Malgré la résistance militaire de Jugurtha (111-105), le royaume numide finit par tomber sous la dépendance de Rome. Le royaume maure connut le même sort: les Romains l'annexèrent en 40 apr. J.-C. Dès lors et jusqu'en 429, une grande partie de l'Afrique du Nord passa sous leur domination.

La domination romaine

              La mainmise de Rome ne se traduisit pas par l'assimilation totale des Berbères. Les Musulames (Numides) sous Tibère, les Nasamons et les Garamantes sous Auguste et Domitien, les Maures sous les règnes d'Hadrien, d'Antonin, de Marc-Aurèle et de Commode, les Gétules plus tard s'insurgèrent de façon répétée, et parfois durable. Au IIIe siècle de nombreuses tribus fusionnèrent en confédérations et harcelèrent les Romains, au point que Dioclétien finit par renoncer à la Mauritanie Tingitane ainsi qu'à l'ouest de la Mauritanie Césarienne. Au IVe siècle le schisme donatiste donna aux Berbères un moyen de s'opposer à la domination romaine. Le soulèvement des circoncellions, la révolte de Firmus (372-375), celle de Gildon (398) ajoutèrent aux difficultés d'un pouvoir romain déjà affaibli.

                  Au milieu du Ve siècle, les Vandales s'emparèrent de Carthage et occupèrent une partie de l'Afrique romaine, la Tunisie et l'est de l'Algérie. L'Aurès, la Kabylie, la Mauritanie et la Tripolitaine ne tombèrent pas sous leur domination et des tribus berbères purent se constituer en royaumes indépendants. La reconquête byzantine, entreprise en 533, mit fin à la suprématie vandale et, en quelques mois, l'Afrique du Nord redevint romaine. Néanmoins, les Berbères continuèrent leur mouvement d'autonomie amorcé au siècle précédent.

De la conquête arabe (VIIe siècle) à l'Empire almohade (XIIe siècle)

                     Dans leur conquête de l'Afrique du Nord, les Arabes, qui triomphèrent des Byzantins, eurent à s'opposer au roi berbère Koçeila (683-686) et à la reine de l'Aurès, el-Kahéna, (695-700). Malgré cette résistance, les Berbères durent s'incliner et se convertir à la religion de leurs conquérants: l'islam. Ils y trouvèrent matière à une tout autre résistance. Par le biais du kharidjisme, ils entrèrent rapidement en révolte contre les Orientaux.

                      Le mouvement commença vers 740 à l'ouest puis s'étendit à tout le Maghreb. Son ampleur fut telle que les troupes arabes mirent plus de vingt ans à récupérer la seule Ifriqiya. Ailleurs, des États indépendants petit État des Barghawata sur le littoral atlantique (744 après 1050), royaumes de Tahert (761-908), de Sidjilmasa (772-997), de Nakkur dans le Rif (809-917), principauté sofrite de Tlemcen (765-avant 790?) échappèrent au contrôle du pouvoir central abbasside.


                       L'agitation reprit au Xe siècle au nom du chiisme, que les Berbères adoptèrent en réaction à l'orthodoxie sunnite de l'islam; l'Ifriqiya aghlabide (800-909), royaume rattaché nominalement aux Abbassides, tomba en 910 entre les mains des chiites fatimides aidés par les Berbères Ketama de Petite Kabylie.


                       L'introduction du chiisme ismaélien en Afrique du Nord eut pour conséquence l'affaiblissement du kharidjisme puis le retour en force du sunnisme. Après 950, le kharidjisme ne subsista que dans des zones refuges. Une autre conséquence du chiisme fut la division des Berbères en deux groupes rivaux: les Sanhadjas, qui avaient embrassé la cause fatimide, et les Zénètes, qui furent les alliés des Omeyyades d'Espagne. Cette rivalité s'exprima après le départ des Fatimides pour l'Égypte en 973, et, au début du XIe siècle, le Maghreb connut un état de fractionnement politique. Les royaumes berbères se multiplièrent: ziride (973-1060) et hammadide (1015-1163) fondés par les Sanhadjas; ceux de Tlemcen, de Sidjilmasa et de Fès contrôlés par les Zénètes. Au Xe siècle, des invasions de nomades arabes de la tribu des Hilaliens contribuèrent à maintenir ce fractionnement politique jusqu'au moment où, dans l'ouest du Maghreb, un mouvement berbère cohérent se constitua: le mouvement almoravide. Partis du Sahara, les Lamtouna entreprirent une conquête progressive de la partie occidentale du Maghreb. Sous la conduite de leur chef, Youssef ben Tachfin, ils étendirent leur empire, à l'est, jusqu'au massif de la Grande Kabylie (1082-1083). Moins de dix ans après, les Berbères almoravides devinrent maîtres de toute l'Espagne musulmane. L'hégémonie de la dynastie almoravide persista jusqu'en 1147.

Un mouvement religieux, apparu en réaction contre les mœurs des Almoravides jugées trop tolérantes, fut à l'origine de la dynastie almohade. Des tribus du Haut Atlas marocain, sous l'impulsion de Mohammad ibn Toumart, réussirent à unifier tout l'Islam occidental, de la Tripolitaine à l'Espagne. L'Empire almohade connut son apogée à la fin du XIIe siècle.

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Du XIIIe siècle à nos jours

À partir de la seconde moitié du XIIIe siècle, le Maghreb retrouva un état de division: Abdelwadides à Tlemcen, Mérénides à Fès, Hafsides à Tunis se partagèrent la Berbérie. Ni ces dynasties ni les suivantes ne parvinrent à redonner au Maghreb une quelconque unité. Minés de l'intérieur par le retour des grandes confédérations tribales, menacés de l'extérieur par les chrétiens, les États maghrébins de l'Est et du Centre finirent par tomber sous une longue dépendance turque. L'Ouest, gouverné par les Saadiens (1549-1659) puis par les Alaouites, ne connut pas plus de stabilité.

Aux XIXe et XXe siècles, tout le Maghreb passa, pour plusieurs décennies, sous la domination française. Depuis l'instauration de l'indépendance des pays de l'Afrique du Nord et de l'Afrique noire, les populations berbères connaissent souvent une situation difficile, tant politique que culturelle, ainsi les Kabyles en Algérie ou les Touareg en Algérie et au Niger.

2- Organisation politique des Berbères

Les Berbères connurent plusieurs formes d'organisation politique. Le modèle le plus répandu et le plus caractéristique semble avoir été une sorte de petite république villageoise: une assemblée populaire, la djemaa, au sein de laquelle seuls les anciens et les chefs de famille prennent la parole.


Par ailleurs, nous connaissons deux modèles d'organisation politique citadine. Le premier et le plus ancien fut de type municipal; la cité numide de Thugga (Dougga, en Tunisie) connut au IIe siècle av. J.-C. un gouvernement municipal réunissant, autour d'un aguellid (magistrat suprême) nommé chaque année, un conseil de citoyens et de magistrats. Le second, beaucoup plus récent, et de type théocratique: chez les Mzabites, qui en fournissent le modèle, l'essentiel du pouvoir est tenu par une assemblée composée de azzaba et de tolba (hommes de religion) et secondée par un conseil des anciens.

Ces unités politiques village ou cité n'étaient pas toutefois le fondement du pouvoir; celui-ci était accaparé par des entités plus importantes, tribus et confédérations. L'histoire politique des Berbères est jalonnée par de grands regroupements qui comme chez les Numides et les Maures dans l'Antiquité débouchèrent parfois sur des embryons d'États. L'exemple le plus original et le mieux connu d'une organisation politique berbère de type confédéral est celui des Aït Atta, dans le sud-est du Maroc. Cinq segments, ou khoms, constituaient la confédération; celle-ci avait à sa tête un chef suprême élu chaque année dans un segment différent par des électeurs des quatre autres segments. Chaque tribu conservait cependant son autonomie et élisait son propre chef. Ce système d'organisation segmentaire et quinaire, que les Romains nommaient quinquegentiani, dut être dans l'Antiquité celui des Berbères.

L'exemple touareg

À ce modèle d'organisation politique, qui peut être qualifié de démocratique, s'oppose celui, aristocratique, des Touareg. La société des Touareg du Hoggar était, jusqu'à ces dernières années, hiérarchisée en classes distinctes: les imohar, nobles guerriers parmi lesquels était obligatoirement choisi l'aménokal, le chef suprême; les imrad, tributaires des nobles, qui constituaient de nombreuses tribus d'éleveurs, placées chacune sous l'autorité d'un amghar.

Cependant, l'absence d'assise territoriale et de certaines règles politiques élémentaires, notamment celles relatives à la transmission du pouvoir, contribua pour une large part au caractère éphémère des États berbères. Les royaumes ou ce qui fut qualifié de tel par les auteurs de l'Antiquité n'étaient souvent que des agrégats de tribus, voire des chefferies

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3- Organisation sociale des Berbères


L'organisation sociale berbère est de type segmentaire et hiérarchisé. La famille constitue la plus petite unité sociale; au-dessus se trouve le lignage, groupement de plusieurs foyers liés par une ascendance commune et établis en village, ou en douar pour les nomades. Viennent ensuite la fraction (ensemble de clans et de villages), puis la tribu (groupement de fractions), enfin la confédération (alliance occasionnelle de tribus). À l'intérieur de tous ces segments, les liens du sang réels au niveau des petites unités, fictifs dans les grandes constituent le fondement de la cohésion sociale et entretiennent chez les membres du groupe un fort esprit de solidarité (corvées collectives, usage de greniers collectifs, etc.). La vie sociale est régie par un droit coutumier qui veille à la défense du groupe.

4- Religion

En l'absence de documents écrits, il est difficile d'appréhender les idées religieuses des Berbères de la haute Antiquité. Seules les découvertes de l'archéologie position des corps, objets d'offrande, animaux de sacrifices révèlent l'existence de rites funéraires à cette époque. Puis, par contact avec d'autres peuples et civilisations, vinrent s'ajouter aux cultes autochtones parfois en s'y superposant ceux de nombreuses divinités. De ces apports étrangers, le phénicien fut le plus durable. Longtemps après la disparition de Carthage, des Berbères continuèrent à adorer sous les noms de Saturne et de Junon Caelestis les divinités phéniciennes Baal Hammon et Tanit.

Sans être mineur, l'apport romain fut sporadique, et se heurta à la résistance culturelle berbère. Tout autre fut l'influence du christianisme. La position de Carthage au carrefour de l'Orient et de l'Occident, l'omnipotence à l'époque romaine du dieu africain Saturne, l'existence précoce en Proconsulaire (Tunisie) et en Numidie (Algérie) de communautés juives prosélytes préparèrent le terrain et frayèrent la voie au monothéisme chrétien.

Le christianisme

Le christianisme se développa en Afrique plus tôt que dans les autres provinces occidentales de l'Empire romain. Dès la fin du IIe siècle, il compta de très nombreux adeptes. Un concile tenu à Carthage en 220 réunit 71 évêques; un autre, vingt ans plus tard, en groupa 90. Ce succès alla croissant malgré les persécutions répétées du pouvoir impérial; celle de Dioclétien, en 303-304, fut terrible, et beaucoup de chrétiens africains apostasièrent sous la contrainte. C'est à cette époque que naquit sous l'impulsion de Donat, évêque de Numidie, un mouvement que les historiens ont appelé «donatisme»; celui-ci revendiquait la pureté de l'Église et dénonçait les reniements de certains prêtres. Purement théologique initialement, ce mouvement évolua vers une opposition à la domination romaine.

Cependant, l'évangélisation se poursuivit, dépassant parfois les limites géographiques de l'Empire romain. Toutefois, malgré des conversions tardives comme celle des Garamantes, au sud de l'Atlas, vers 568-569 , le christianisme resta une religion principalement urbaine.

L'islam

La conversion des Berbères à l'islam fut massive. Implantée d'abord dans les cités, la nouvelle religion gagna progressivement les campagnes, les plateaux et le Sahara méridional. En se convertissant à l'islam, les Berbères ne renoncèrent pas à leur esprit d'indépendance. C'est sur le terrain même de la religion qu'ils exprimèrent leur opposition aux Orientaux. Des deux grands courants dissidents nés des discussions à propos de la succession du Prophète, le chiisme et le kharidjisme, c'est ce dernier qui eut auprès des Berbères un grand retentissement. Austère et égalitaire, le kharidjisme ne manqua pas de les séduire. À bien des égards, et bien que né hors d'Afrique, le kharidjisme rappelle dans l'histoire de l'islam maghrébin le donatisme berbère de l'époque chrétienne. Par opposition, les kharidjites berbères, après des révoltes sanglantes, formèrent des royaumes indépendants tels ceux de Tahert et de Sidjilmasa.

Au Xe siècle, les Ketama de Petite Kabylie constituèrent au profit du mahdi Obeid Allah un grand empire chiite (fatimide). L'orthodoxie (le sunnisme) ne triompha qu'à partir du XIe siècle; son succès fut l'œuvre d'autres Berbères: les Sahariens nomades Lamtouna d'abord, les montagnards Masmouda ensuite l'imposèrent définitivement. Avec l'avènement au XIIe siècle de l'Empire almohade, la dissidence religieuse ouverte fut bannie du Maghreb. Seul le kharidjisme, dans sa tendance ibadite, survécut au mouvement réformateur almohade. Du djebel Nefousa, en Libye, au Mzab, en Algérie, et à l'île de Djerba, en Tunisie, des communautés ibadites se sont maintenues jusqu'à nos jours.

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5- Langue

La langue berbère constitue aujourd'hui un ensemble de parlers locaux éparpillés sur un vaste territoire. En dehors de certaines zones à forte unité géographique telles que les Kabylies en Algérie ou le pays chleuh au Maroc , ces parlers ne permettent que rarement l'intercompréhension des différents peuples. L'arabe comme hier le latin ou le punique permet la communication d'un groupe à l'autre. Cette situation linguistique n'est pas originelle; malgré leur diversité, ces parlers berbères ont des structures syntaxiques communes.

On suppose qu'une langue berbère homogène a existé avant d'éclater en 4 000 à 5 000 idiomes. L'histoire de la langue berbère reste cependant de reconstruction difficile. Le linguiste dispose de quelques fragments de textes en berbère, des ethniques, des toponymes et anthroponymes conservés par les sources arabes médiévales. C'est peu pour restituer l'évolution d'une langue. Le libyque, dans lequel sont rédigées plus de 1 200 inscriptions d'époque antique, est tenu pour une forme ancienne du berbère, sans que des preuves scientifiques aient été fournies.

L'alphabet libyque connu d'après certaines inscriptions s'apparente à celui du touareg actuel, le tifinagh, et les données de l'anthroponymie et de la toponymie militent en faveur de la parenté et de la continuité entre le libyque et le berbère.

Pour mieux connaître la langue berbère et pallier le manque de documentation historique, les spécialistes ont aussi recouru au comparatisme. On a cherché très tôt à apparenter le berbère à d'autres idiomes. Ainsi le guanche, langue parlée jusqu'au XVIIe siècle aux îles Canaries, lui fut-il rattaché. Le berbère fut également rapproché du haoussa et du basque. Ces démarches se sont révélées infructueuses. En fait, la théorie qui place le berbère dans un grand ensemble linguistique à côté de l'égyptien ancien, du couchitique et du sémitique emporte actuellement l'adhésion de la plupart des linguistes.

6- Littérature

                Dès le VIe siècle av. J.-C., le berbère fit l'objet d'une écriture: le libyque. De très nombreuses inscriptions attestent l'utilisation par les Berbères, dès l'Antiquité, d'un alphabet consonantique proche de celui utilisé de nos jours chez les Touareg. L'écriture libyque devint usuelle surtout dans les zones sous forte influence punique Tunisie septentrionale, Nord constantinois et Maroc du Nord , malgré une certaine évolution; cependant, elle ne put se généraliser et disparut à l'époque romaine.

                  Les Berbères utilisèrent assez tôt les langues étrangères. C'est en latin qu'écrivirent des auteurs africains aussi illustres qu'Apulée, Tertullien, saint Cyprien ou saint Augustin. Le latin, langue de l'administration dans les provinces romaines d'Afrique, devint aussi, avec le christianisme, langue de religion. L'islamisation entraîna par la suite l'arabisation linguistique des Berbères.

                    Toutefois, à l'époque islamique, il y eut encore une littérature berbère écrite; peu fournie, et essentiellement de nature religieuse, elle consista en quelques textes et ouvrages transcrits en caractères arabes avec des signes additionnels. À côté de traités ou de commentaires de religion, souvent attribués aux ibadites ou aux Almohades, il faut mentionner deux Coran rédigés en berbère et attribués l'un à Salah ben Tarif (VIIIe siècle), l'autre à Hamim des Ghomara du Maroc septentrional (Xe siècle). Les archives, rares et récentes, consistent pour l'essentiel en textes juridiques. Le droit berbère de tradition coutumière fut consigné par écrit à des époques différentes. Ainsi des règlements de nature pénale furent rassemblés en recueils. Certains de ces documents, originaires du pays chleuh, dateraient du XIVe siècle apr. J.-C., d'autres furent rédigés à des époques plus tardives. Le corpus des recueils de droit coutumier berbère s'est enrichi récemment de nouveaux documents marocains publiés dans leur langue originale.

                         Autrement importante fut et demeure la littérature orale berbère. Des contes et des légendes fidèlement conservés par la mémoire féminine constituent une bonne partie de la tradition orale. La poésie est également riche et ne manque pas d'originalité. Les Berbères eurent de grands poètes dont certains tel le Kabyle Mohand (vers 1845-1906) ou la targuia Daçin furent de véritables aèdes. D'autres, itinérants et professionnels, tels les amedyaz du Haut Atlas au Maroc ou les ameddahs de Kabylie, surent longtemps entretenir la mémoire collective berbère.

 

 

source : http://fr.encyclopedia.yahoo.com/        http://education.yahoo.com/reference/encyclopedia/

 

 

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La littérature des Berbères

Il est étonnant que les Berbères qui possèdent depuis très longtemps un alphabet n'aient pas beaucoup écrit dans leur langue. L'antiquité ne nous a légué que des inscriptions, dont une partie seulement a été déchiffrée, et le Moyen Âge des lexiques arabo-berbères et quelques textes poétiques, profanes et religieux. Mais point de chronique ou de grand texte littéraire qui aurait permis de fixer la langue. Les hérétiques Berghwata ont bien rédigé un Coran berbère - inspiré du Coran arabe - mais ce texte n'a eu qu'une audience régionale, et il a fini par disparaître avec les Berghwata. De tout temps, négligeant leur langue, les Berbères ont préféré écrire dans la langue des peuples qui les ont dominés. Ce choix a non seulement favorisé l'assimilation culturelle, mais il a surtout empêché l'émergence d'une langue nationale berbère, instrument d'unification linguistique et politique.
  1. La littérature en langues phénicienne et latine

Les Berbères, surtout ceux qui vivaient à Carthage et dans ses environs, ont dû écrire en punique, mais on ne conserve aucun texte rédigé en cette langue. La littérature punique a, en effet, disparu dans la destruction de Carthage. En revanche, la littérature latine des Berbères a été conservée. La langue latine, comme les langues de tous les conquérants qui se sont succédés en Afrique du Nord, a été imposée par la force. « L'État romain qui sait commander, écrit Saint-Augustin, impose aux peuples domptés non seulement son joug, mais encore sa langue ». Mais, la langue, pour un grand nombre d'écrivains, n'était qu'un instrument de communication qui leur permettait d'exprimer leurs pensées et leurs sentiments.

Dans la pléiade des auteurs berbères de langue latine, citons les plus connus.

  1. Apulée (vers 125 après J.C., 170)

    Originaire de Madaura (M'daourouch), dans le Constantinois, il avait fait ses études à Athènes puis à Rome. Il s'installa ensuite à Carthage où il rédigea son oeuvre et acquis une grande renommée. Il rédigea de nombreux traités scientifiques (botaniques, médecine, gastronomie,...), aujourd'hui perdus. Son chef-d'oeuvre : les métamorphoses, ou l'Âne d'or, est un roman en onze livres qui raconte les aventures d'un jeune homme Lucino en voyage en Grèce. Il rencontra une sorcière et voulant se métamorphoser en oiseau, se trompa de produit et devint un âne. Désormais il allait mener la vie misérable des bêtes de somme, tout en gardant le sens du discernement. Lucino allait pouvoir, de cette façon, juger les hommes de l'extérieur. À la fin, touché par son malheur, la déesse Isis lui rendit sa forme humaine. Il renonça alors aux vanités du monde, se consacrant entièrement au culte d'Isis et de son époux Osiris.

  2. Saint-Cyprien

    Il fut d'abord un brillant rhétoricien païen, puis converti au christianisme, il devint évêque en 248. Il eut pour maître Tertullien, mais il ne fut pas, comme lui, un théoricien violent. Il fut, au contraire, un écrivain calme et mesuré, appelant à la paix, à la concorde et à l'unité de l'église. En 258, il tomba victime de la persécution de l'empereur Valérien. Son oeuvre consiste en traités de morale et en épîtres : « sur les oeuvres et les aumônes », « de l'unité de l'église catholique » « lettres », etc.

  3. Saint-Augustin

    C'est le plus célèbre des écrivains africains de langue latine. Son père était païen, mais sa mère, Monique était une Berbère christianisée. Il naquit à Thagaste (Souk-Ahrase) en 354. Il fit ses études dans sa ville natale puis à Madaura (M'daourouch) et Carthage. Il fit une brève carrière de grammairien en Italie et c'est là, sous l'influence de l'évêque de Milan, Ambroise, qu'il se convertit au christianisme. Il revint en Afrique où il fut élu, en 391, évêque d'Hippone (Annaba). Il allait consacrer toute sa vie à faire l'apologie du christianisme qu'il défendit avec passion contre les hérésies, notamment le donatisme. Le livre le plus célèbre de Saint Augustin est « les Confessions » où il raconte sa vie. Dans un autre ouvrage, « la cité du Dieu », il attaque les adversaires de l'Église et fait l'éloge de l'orthodoxie chrétienne. Il critiqua sévèrement les défauts de l'État, mais il recommanda aux chrétiens de lui obéir pour éviter les dissensions et les hérésies. Il écrivit un livre sur l'interprétation des Écritures (« La doctrine chrétienne ») et démontra, dans un autre, l'harmonie des quatre Évangiles (« Du consensus des Évangélistes »). Il rédigea des milliers de sermons et lettres, mais près de trois cents seulement ont été conservés. Ces textes, comme toute son oeuvre, révèlent un puissant écrivains, un rhétoricien et un polémiste de talent.

  1. La littérature de langue arabe

L'arabe, importé par les conquérants musulmans, s'imposa lentement dans les villes romaines. Mais il coexista, pendant quelques décennies, avec le latin, et sans doute le punique, encore parlé dans les anciennes régions de colonisation carthaginoise.

L'Arabe fut d'abord une langue liturgique, mais finit par s'imposer dans l'administration et devint la langue de la culture et des arts. Les royaumes berbères, à l'exemple des orientaux, s'évertuèrent à entretenir toute une caste d'intellectuels et de lettrés, écrivains, poètes, juristes, théologiens, historiens, le plus souvent d'origine berbère, mais de culture et d'expression arabes. Des villes berbérophones du Moyen Âge, comme Tiaret (Tihirt en berbère), Bejla (Bgayt), Achir, ben Izgen, au Mzab, furent des phares de la culture d'expression arabe. Des écrivains et des juristes, de ces villes, se répandirent dans tout le Maghreb et acquirent une certaine notoriété en Orient. Si certains auteurs portaient des noms arabes, la plupart avaient gardé leur patronyme berbère. Comme les écrivains d'expression latine, les autres de langue arabe s'intéressèrent très peu au monde berbère. Les seuls textes qui abordent la réalité linguistique et sociale berbères semblent être les glossaires juridiques à l'usage des fonctionnaires des régions berbérophones du Maroc. Un exemple caractéristique est fourni par le Majmu'al La'iq'alâ muckil al Watiiq ou « le recueil portant sur les difficultés des formulaires », datant du 18e siècle. L'auteur, anonyme, fournit pour les notaires arabes des libellés pour les actes ainsi que les équivalents arabes des notions chleuhes, dont le sens pouvait leur échapper. Quelques écrivains berbères d'expression arabe :

  • Al Wargalâni (de Ouargla ou plus exactement de l'oued Righ), le plus ancien des auteurs ibadhites du Maghreb, auteur d'un ouvrage biographique des Imams ibadhites, intitulé  « siyr al a'ima' » ;
  • Ali ibn Muhammed al Mazûdi (de Mazouda, en berbère Inzuda, une région à l'Ouest de Marrakech), juriste et mystique qui échangea au 13e siècle des lettres avec son maître ben Abd Rahman al Maghawi, al Fasi (de fès) ;
  • Abu al Qâsem (Belqacem al M'cedali (de M'chedalla, en grande Kabylie, mais né à Bejaia, en 1417), exégète, spécialiste du hadith et juriste ;
  • Ibrahim ben Mubammad ben Sulyman Açadqawi; ez-Zawawi al Bija'î, juriste et exégète (15e siècle) ;
  • Al Husayn ben Muhammed Said al Wartilâni, de At wartilan, en petite Kabylie, voyageur, juriste, mystique (1713-1779), auteur de mystique (1713-17798), auteur de la célèbre « ar-Rihla al wartibaniya », récit d'un long voyage effectué en Arabie vers 1765.

 

La langue arabe a été et demeure le mode d'expression du ibadhisme, hérésie berbère, encore vivante au M'zab, à Djerba (Tunisie) et au Djebel Nefusa (Libye), régions totalement ou partiellement berbèrophones. Parmi les auteurs ibadhites modernes, citons Muhammad ben Issa Azbar (19e-20e siècle), réformateur mozabite, auteur d'un volumineux ouvrage de droit « Bayan achchar », en 70 tomes, Muhammed ben Youssef ben Salah Atafiyâch, originaire de Ben Yezguen (18e-1914), auteur d'une exégèse du Coran en six volumes, d'un Taysir également dans les sciences coraniques, de nombreux ouvrages sur les Hadith, le droit musulman, l'histoire des tribus mozabites ; Omar ben Hamu ben Bahmed Bakli (1837-1925), juriste originaire d'El Attaf, etc.

Aujourd'hui, de nombreux auteurs algériens et marocains d'origine berbère et souvent berbérophones écrivent en arabe. La plupart sont des partisans de l'arabisme et de l'arabisation, mais certains, grâce à une prise de conscience de plus en plus forte de leur identité culturelle, prennent parti en faveur de la langue et de la culture berbères.

  1. La littérature d'expression berbère

Les textes berbères importants, comme le Coran des Berghawata ou le livre d'Ibn Tumert ont disparu. Les seules traces que nous en ayons sont les phrases citées par les écrivains et les voyageurs arabes du Moyen Âge.

On dispose de quelques textes religieux berbères, transcrits en caractères arabes, avec signes diacritiques supplémentaires pour les phonèmes berbères. Mais ces textes sont souvent des adaptations d'oeuvres arabes connues, comme « le Mukhtar » de khlil, un ouvrage abrégé de vulgarisation de droit malékite. Le célèbre poème d'al Busri, « al burda » (littéralement « le manteau du Prophète ») existe depuis longtemps en berbère. On le récite à de nombreuses occasions, notamment les veillées funèbres. Des nombreux textes ibadhites rédigés en berbère, il reste peu de choses, quelques textes épars et un traité d'Ibn Ghnim, intitulé « al Mudawwana », texte en vers, comportant un nombre élevé d'emprunts arabes.

La littérature orale, abondante en tout temps, comprend principalement des contes, des poèmes et des proverbes. Au Maroc, la tradition des poètes ambulants -imdyazen- est toujours vivace : ceux-ci parcourent les pays berbérophones, récitant des compositions dans une sorte de langue moyenne, accessible aux locuteurs de dialectes différents. Depuis la fin du 19e siècle, un grand nombre de textes sont transcrits en graphie latine et traduits en langues européennes. En voici quelques titres :

  • poème de Sabi qui raconte la descente d'un jeune homme au royaume des morts ;
  • légende en vers de Joseph ;
  • description du Djebel Nefusa de Shammakhi, édité et traduit en 1885 ;
  • textes touaregs en prose, publiés pour la première fois en 1922, réédités en 1985, avec une introduction et des documents photographiques.

 

Signalons que de nombreuses études sur le monde berbère reproduisent des textes berbère, littéraires ou ethnologiques. Les « mots et les choses berbères » d'Émile Laoust, par exemple, contiennent plusieurs textes en berbère, avec et sans traduction, dictés par des informateurs marocains. Le fichier de documents berbères de Fort-National (en Kabylie Larbaa nat Iraten) a produit, de 1947 à 1976, plusieurs dizaines de fascicules en berbère : contes, proverbes, légendes, chroniques, etc. La plupart des textes cités ont été recueillis et traduits par des auteurs européens, principalement français. Mais depuis quelques années, des berbérophones de plus en plus nombreux transcrivent des textes de leur littérature. Il faut signaler particulièrement l'oeuvre de Mouloud Mammeri (1913-1989) qui publia quatre textes majeurs en berbère : Les Isfra, poèmes de Si Muhand ; Tajerumt, grammaire berbère ; Poèmes Kabyles anciens ; Ina-yas Ccix Muhand , Cheikh Mohand (Ou Lhocin) a dit, oeuvre posthume dont un premier tirage a été réalisé à la fin du deuxième trimestre 1989.

Il faut signaler également les récentes tentatives d'écriture berbère, notamment kabyle, avec la publication de poèmes, de bandes dessinées et de romans de fiction.

  D'après le journal Amzday
M.A. HADDADOU
Guide de la culture berbère et de la langue berbère
ANAL-ANAP/1994 Alger, pp. :177-180

 

 

CONCERNANT LA LITTERATURE LIRE EGALEMENT:

 http://isalan.revuetifin.net/?2007/03/28/62-etudes-litteraires-africaines-dossier-litterature-berbere

 
 

 

Un article fort intéressant est apparu dans le ''National Geographic'' du mois d'Octobre. Des études d'A.D.N. ont été faites sur des Libanais et des Tunisiens pour voir s'ils ont un ancêtre phénicien commun.
Les chromosomes phéniciens sont appelés '' M 89'' et ''M 172''. Les Chromosomes Amazighs sont appelés ''M 96''. Des échantillons de sang ont été pris dans plusieurs coins du Liban, et d'autres régions de Tunis.
Voici le résultat:
Les Chromosomes ''M89'' et M172 ont été trouvés chez la quasi-totalité de la population Libanaise. Chrétiens et Musulmans Libanais partagent ces même Chromosomes.
Concernant la Population de Tunis, moins de 20% de personnes ont les Chromosomes Phéniciens. Par contre  le Chromosome ''M96'' se trouve chez les échantillons des personnes examinées à Tunis. Selon Le ''National Geographic'', les phéniciens se mélangeaient très peu ou pas du tout avec les populations autochtones.
On sait que les phéniciens sont les descendants des Cananéens.
Selon certains idéologues arabes, les Imazighen seraient des descendants de cananéens, donc cousins des arabes. Les recherches scientifiques génétiques nous montrent que cette théorie est Fausse: Pas de Chromosomes Cananéens chez les Imazighen.
Je vous suggère de lire l'article de national géographique du mois d'octobre 2004.
(Source: http://magma.nationalgeographic.com/ngm/0410/feature2)
Nacer oukemoum   tawiza.net

 

 

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HISTOIRE DE L'AFRIQUE DU NORD

 

1-L'AMAZIGHITE :

     Il est certain que l'apparition de l'homme dans cette région remonte à des millénaires .Les recherches archéologiques qui ont été faites durant la période 1906-1960 ,par des spécialistes comme L.Babout -Souville- Nouvilles-Ruhlman-P.Biberson ,considérent le Maroc ,et le Maghreb en général, comme l'une des régions africaines qui a connu un peuplement trés ancien .
De nombreuses études archéologiques témoignent clairement de l'éxistence de la civilisation paléolitique (1500000.v.j)et de la civilisation néolitique (40.000.v.j)au Maghreb .
L'homme néanderthalien de jebl iroud (50.000.v.j) disparait dans des conditions qui échappent encore à la recherche actuelle ,en laissant sa place à un type d'homme plus intelligent ,c'est "l'Homo-sapien" (30.000.v.j).Les recherches de Débenath au site Dar-essultan prouvent que cet homme a fondu une culture dite "la culture atérienne"qui caractérise la civilisation ancienne du Maghreb .Cet homme est souvent considéré comme l'ancêtre des Imazighen(Bérbéres) ,peuple actuel de l'Afrique du Nord .
     L'écriture a permis à l'homme d'entrer dans "le continent de l'histoire ".Inventée et perfectionnée dans le Proche Orient ,l'écriture est répandue rapidement dans le Bassin Méditérranéen par les phéniciens .
Les Imazighen n'ont pas ratté le rendez-vous avec les débuts de l'histoire .L'histoire des écritures anciennes est marquée par l'invention de l'écriture libyque ,ancêtre TIFINAGH par les Imazighen . Les inscriptions libyco-bérbéres sont répandues dans l'Afrique du Nord ,le Sahel et aux Canaries .Et même si on n'a pas pu jusqu'à présent ,tirer beaucoup d'informations de ces inscriptions pour mieux comprendre l'histoire des Imazighens ,ils marquent pourtant une contribution de ce peuple à l'histoire de l'humanité .

 

1.1- UNE CIVILISATION DE L'ECHANGE CULTUREL :

     Les premiers textes que nous possédons sur le Maroc sont venu de l'étranger .
Le périple d'Hanoun est l'un des textes les plus anciens sur le Maroc .Ces textes nous parlent de relations entre les phéniciens et les Imazighens. Un échange culturel a été établi entre les deux peuples pendant sept siécles .Les historiens se contentent le plus souvent de voir en les Imazighens des acteurs passifs ,des consommateurs des "recettes civilisationnelles "orientales au début de l'histoire .Alors qu'en réalité le peuple de l'Afrique du Nord a joué un role actif dans l'histoire .
Cette activité n'a pas échappé à l'oeil d'un certain Polyba (150- 200.a.v.j) ,qui a constaté que "les numides (bérbéres ) n'attendirent pas pas le régne de Massinissa pour mettre en culture leur plaines fertiles ".Cela explique que ce peuple a bien fondé une civilisation en se basant sur ses propres moyens .
Au temps des romains ,lesImazighens ont fondé des royaumes avec MAssinissa ,Boukous,Juba1 et Juba2 .
Au niveau de la culture ,la politique de la romanisation a échoué en bérbérie (Tamazgha) ,à cause de la résistance de la population d'une part ,et des efforts des intelectuels d'autre part ,dont les écrits reflétent l'imaginaire amazighe,même s'ils écrivent dans d'autres langues que tamazighte (apulé...).
Au niveau de la théologie de l'Afrique du Nord , l'histoire ancienne nous a gardé des ouvrages extrémement importants sur le christianisme africain ,avec Saint augustin et un Donatos célébre par sa tendance réformiste au sein de christianisme .
Au niveau de la science les historiens qui s'interessent à l'histoire ancienne du Maghreb considérent le roi Juba2 comme un grand savant en botanique ,en géographie ... Pline (l'ancien historien romain 23-79)nous a laissé des renseignements concernant les recherches de Juba2 sur la géographie ."Voici les résultats des recherches de Juba sur les îles fortunés ,écrit-il ,il les place aussi au midi auprés du couchant (sud-ouest)à 625.000 pas des îles porpuraires ".

 

1.2- UNE CULTURE DE LA RESISTANCE :

     Gabriel Camps ,spécialiste de l'histoire ancienne de l'Afrique du Nord ,parle de "l'échéc de la romanisation " ,et du fait que "les africains ont rejetté Rome et la latinité ,ces réussites que l'histoire retient ,ne sont que des cas individuels ;la romanisation n'a touché qu'une élite fortunée tandis que l'ensemble de peuplement bérbére ,dans les gentes ,restait en dehors de la latinité ".
Les cinq siécles de la prédomination romaine de l'Afrique du Nord ne suffisent pas pour que cette population soit déracinée ,déttachée de sa culture amazighe ,bien au contraire ,une farouche résistance a été enregistrée durant cette période (Yoghorta ,Tacfarinas 17-24 Adémon40) ,et les deux siécles de la domination vendale (434-534)et byzantine ,(534-647) n'ont "rien (laissé )ou presque rien en Afrique ".
On a constaté ,d'aprés cette analyse ,que la culture tamazighte a bien résisté à l'acculturation de plusieurs peuples qui ont conquis la région .
A la lumiéres de ces remarques ,on peut conclure que les Imazighens avaient déjà une trés grande éxpérience politique ,sociale et culturelle avant l'époque médiévale ,et avant l'arrivée de l'Islam dans la région . Cette éxpérience nous explique la façon dont la population a réagi durant la période médiévale .

 

L'EPOQUE MEDIEVALE :

     Au milieu du 7 éme siécle ,le vent de l'Islam commence à souffler au Maghreb .Les chefs militaires arabes Okba et Hassan sont arrivés avec leurs troupes dans cette région .Cependant ,il est trés difficille de dire que toute la population a été converti à l'Islam ;dés les premiers contacts, une résistance a été enregistrée ,et a duré un bon demi siécle .
Aprés deux siécles ,la Tamazgha (bérbérie ) devient musulmane ,car cette population était déjà préparée au monothéisme grâce au judaïsme et au christianisme . Les villes crées ont été considérées comme les centres religieux (Kairaouan 670-fes809) ,ce qui explique l'Islamisation des cités avant d'autres régions . Une administration des "Oulates "de Damas a été mise en place .Les sources de renseignements concernant cette organisation ,sont trés rares ,et souvent contradictoires ,ce qui fait de cette période de 681( date de l'arrivée de Okba) jusqu'à 788 ('arrivée de Idriss à Tanger) ,la période la plus ambigue de l'histoire du Maghreb .
Néanmoins ,l'Islam amazigh va se manifester de façon autonome à la suite des révoltes contre l'autorité des califes d'Orient . En 740 , une révolution éclate dans la région de Tanger ,et se termine par l'élimination de Obeid allah ,gouverneur de calife de Damas .Cette révolution de tendance kharijite a pour cause le systéme administratif et fiscal ,qui avait pour objectif l'exploitation du pays .Les califs de Damas "éxigérent (..)que ces nouveaux convertis continuent à payer le kharaj (impot foncier )et la jizia (impot personnel )".Les Imazighens qui commencent à connaitre les prescriptions de l'Islam de ses sources (coran et suna) ne peuvent pas comprendre pourquoi ils continuent à payer la Jizia .
Le mouvement des révolutions qui est né au Maroc s'est rapidement répandu dans le reste de Tamazgha (bérbérie).

     Ces révolutions ont adopté tout de suite le kharijisme comme idéologie .Les Imazighens qui sont attachés aux principes démocratiques de la communauté ,trouvent que le kharijisme leur convient . Nous sommes donc devant un phénoméne ancien (le donatisme) qui a réssucité dans l'histoire du Maghreb .
Aprés l'époque du kharijisme et de l'etat idrisside ,les Imazighens ont fondé de grands empires (almoravides ,10- 11,almohades 12-13,mirinides 13-14) qui s'étendent jusqu'en Lybie a l'est ,au centre de l'Espagne au nord ,et jusqu'au coeur du pays du Sahel au sud . Une indépendance politique de l'Orient ,et une unification de la Tamazgha ont vu le jour sous ces empires .
A la fin de l'époque médiévale ,le Maroc et le Maghreb en général n'ont pas beuacoup changé au niveau ethnique .Bien que les renseignements sur le chiffre exact de la population du pays font défaut ,on considére qu' "il est raisonable de le penser inférieur à celui de six millions ,chiffre avancé au début du 16 éme siécle ".L'arrivée des tribus arabes ( bani hilel .bani salim 11s-12s) n'a pas pu créer un changement éthnique important .
Au niveau de la vie intellectuelle ,le Maghreb a connu une activité trés importante ,et tous les domaines de la pensée ont été représenté .On peut citer Iben toumert au niveau théologique ,Iben rochd au niveau de la philosophie .Iben khaldoun au niveau de l'histoire et Al idrissi dans le domaine de la géographie . La production culturelle maghrébine ,à la fin de cette époque ,est caractérisée par la spécifité de la culture tamazighte,car il faut noter que la langue tamazighte "reste la langue commune à la plus grande partie de la population " bien que la langue arabe et l'arabisation progressent trés lentement .

handaine mohamed

 

 

 

BERBERIE : LA DOMINATION VANDALE

 

Quoique mal connue, cette période nous renseigne sur plusieurs évènements qui ont jalonné leur époque.

Les vandales ont occupé une petite partie de la berbèrie de 430 à 534 av. jc. et étaient au debut établis en maurétanie en tant que fédérés. Le 19 octobre 439, les vandales attaqueront la villa de carthage par surprise et l’occuperont à son tour.

Ils élargiront leur emprise en s’accaparant un vaste territoire de la province romaine africa (actuelle tunisie). Toutefois, ils laissant des terres agricoles aux autochtones les berbères.Ces derniers reprirent ainsi leurs terres dont Rome les a spolié. Les vandales qui ont envahi l’europe occidentale dès le 5èm siècle étaient de religion arienne et avaient édifié une église de leur culte à carthage. Celle-ci dépendait directement du chef genséric qui nommait les évèques, autorisait les synodes et affectait au clergé vandale les églises et les biens confisqués au clergé catholique. Il instaura l’officialisation de la langue vandale du culte mais le latin continuera d’être usité dans les domaines commerçiaux et législatifs.

Genséric qui décèdera en 477 a marqué le 5èm siècle. boiteux, il s’emparera de rome en 455 mettant ainsi fin à l’éxistence de l’empire romain d’occident. Il enlèvera la veuve et deux filles de l’empereur valentinien. Il étendra ensuite son emprise sur le bassin occidental de la méditérannée. En 476 l’empereur d’orient zénon l’isaurien confirmera les droits des vandales sur les iles de la corse, de la sicile, de la sardaigne et des baléares.

C’est de l’actuelle tunisie, véritable base terrestre de Genséric, que partaient les flottes de l’armée vandale. ayant délaissé l’intérieur de la berbèrie, il (Genséric) permettra aux populations locales d’occuper des villes anciennement conquises par les romains. Les berbères des aurès et de kabylie jusqu’a là refoulés vers les montagnes purent récupéré leurs terres de même que les donatistes qui avaient subi les représailles romaines. C’est vers 475 que furent détruites les villes de Theveste (Tebessa), Thamugadi (Timgad), Tegar (ksar begai) et Lambaesis (Lambèse).

Mastiès, un chef berbère des aurès se proclamera empereur en 476 et règnera durant 40 ans en numidie orientale. en Maurétanie césarienne, Masuna y règnera également à la même époque.Hunéric (477-484), le succésseur de Genséric, un arien fanatique, proçèdera à une repression sans limite à l’égard des catholiques qui durent fuire ou se cacher.Il sera remplaçé après sa mort par Gunthamud (484-496) qui sera tout de même tolérant vis à vis des autres croyances locales.

Enfin, la berbèrie aura un roi vandale qui sortait du commun. En effet, Thrasamund (496-523) était très libéral et très cultivé. il dut faire face à un grave danger. Des berbères conduits par Cabaon attaqueront les armées vandales. Hildéric, fils d’Hunéric succèdera à Thrasamund. néammoins il sera battu par des troupes berbères que conduisait Antalas à Capsa (Gabsa).

En 530 il sera déposé par Gélimer, arrière petit fils de Genséric. Celui-ci occupera le trône. Cinquante cinq années après la mort de Genséric, la puissance des vandales déclinera dangereusement. Opposé aux mariages mixtes qui aurait pu fonder une société berbèro-vandale, les ariens se retrouveront ésseulés, hais même par les autochtones qui n’attendaient que le moment opportum pour se défaire de leur colonialisme. Les vandales devenus désobéissants et s’adonnant à des pillages ne pûrent affronter les nouveaux conquérants venus du nord-est, les byzantins.

RACHID YAHOU

afrique-du-nord.com    30-12-2007

 

 
 

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