LA RESISTANCE DES CULTURES     

LA  BERBERE  ATTITUDE cliquez I CI

Pour decoloniser Tamezgha de l'ideologie arabo-islamiste

 

 cliquez ici  pour animer  bannière   

- Amazigh Tu Redeviendras  

                              
page précédante    

mercredi 13 avril 2005,

  Je ne crois pas aux larmes...

   R.Hamatou

 
 

 

            Une histoire qu’on peut raconter un jour. Un père se présente au bureau des inscriptions des nouveaux nés, dans une petite ville de l’Algérie profonde “Ain Touta ” à 35 km de la capitale des Aurès. L’heureux père Rachid Belkhiri ne demandait pas autant : un doublé, alors, au lieu d’un prénom amazighe, ça va être deux, et des rois. Une fois devant l’agent de l’a.p.c ”assemblée populaire communale ” pour dire mairie, Rachid annonce son souhait, d’inscrire deux (2) nouveaux nés en l’occurrence GAYA ET MICIPSSA. Le scribouillard fait mine de ne pas bien comprendre, le père répète : “ deux nouveaux- nés Gaya et Micipssa ”.

C’est le point de départ, d’une honteuse machinerie, une lamentable vacherie à l’encontre, d’un citoyen, face à une monstrueuse et arrogante administration qui pue le féodalisme. Le premier accrochage, avec le gratte papier nommé agent d’administration, qui ne trouve pas les prénoms à son goût, ni dans le catalogue de la BALADIA “lire mairie ” CE NE SONT PAS DES PRENOMS ARABE lance t-il, justement rétorque, le contribuable. On fait appel au chef de service, après avoir pris soin de l’informer de la douteuse et inacceptable demande. Le responsable explique, dans une langue de bois, impossible de traduire ou reproduire dans une autre langue, que pour accepter un prénom, il faut qu’il soit, algérien, arabe ou musulman, or selon lui, MICIPSSA ET GAYA n’obéissent pas à cette règle. Sur place et à chaud Belkhiri Rachid lui donne et de tête, des prénoms ; MIRA, CHAHINEZ, BOUNDAK...et de même pour les prénoms masculins. Le petit chef de la petite mairie, espérait peut être, que toute la population se met à ABOU : abou hamza, abou youcef...et pourquoi pas à bout de nerfs et à bout de souffle, c’est plus amusant. On informe le père et le plus sérieusement du monde, que si au bout d’une semaine, il ne change pas les prénoms de ses fils, l’administration, leur donne des prénoms et sans rire.

Le père courage, lance une affaire en justice, ne se fait pas victime et frappe à toutes les portes. Il trouve répondant, dans les pages de la presse indépendante : LE MATIN , LE SOIR D’ALGERIE, LIBERTE, EL KHABAR...débouté une première fois , il ne perd pas espoir, refuse un compromis , qu’on lui propose, comme un cadeau empoisonné, GAYA ET MICIPSSA sinon rien. Dans un RADAR du journal LIBERTE le ministre de l’intérieur, assure que l’affaire, se règle, dans un cadre local, c’est à dire au tribunal de AIN TOUTA. Au deuxième recours, après deux ans, notre ami Rachid Belkhiri obtient gain de cause. Pour l’histoire, ce n’est pas la première bavure MASSILYA , NUMIDIA , MAZIGHE , JUBA...sont passé par là .

Rachid belkhiri nous a donné une leçon de courage, il s’est accroché bec et ongles, il a fait face, à un maire qui se prenait pour le centre du monde, une administration, juge et partie à la fois, une justice médiévale. Aujourd’hui, des citoyens, viennent lui demander des prénoms berbères, il a cassé la peur, le doute, nos pires ennemis. Les voici GAYA ET MICIPSSA AZUL

 

Rachid Hamatou

 

 

Belkhiri Gaya et Micipssa

 

 

 Photo : Copyright © Rachid Hamatou

 

source: http://membres.lycos.fr/cercleauressiens/

 
À:  "amazigh news" <amazighnews@yahoogroups.com>
De:   "aslane ashawi"  
Date:  Fri, 15 Apr 2005 02:47:54 +0200 (CEST)
Objet:   (Amazighnews] Je ne crois pas aux larmes...

 

Haut De Page    page précédante

 Copyright © 2001-2005  [moresco]. Tous droits réservés.