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Je ne
crois pas aux larmes.
4-2005
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L’état civil de
Tizi Ouzou refuse de nouveau un prénom berbère
2-2008
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Je ne crois pas aux larmes...
R.Hamatou
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mercredi 13 avril
2005,
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Une histoire qu’on peut raconter un
jour. Un père se présente au bureau des inscriptions des nouveaux nés,
dans une petite ville de l’Algérie profonde “Ain Touta ” à 35 km de la
capitale des Aurès. L’heureux père Rachid Belkhiri ne demandait pas
autant : un doublé, alors, au lieu d’un prénom amazighe, ça va être
deux, et des rois. Une fois devant l’agent de l’a.p.c ”assemblée
populaire communale ” pour dire mairie, Rachid annonce son souhait,
d’inscrire deux (2) nouveaux nés en l’occurrence GAYA ET MICIPSSA. Le
scribouillard fait mine de ne pas bien comprendre, le père répète : “
deux nouveaux- nés Gaya et Micipssa ”.
C’est le point de départ, d’une honteuse
machinerie, une lamentable vacherie à l’encontre, d’un citoyen, face à
une monstrueuse et arrogante administration qui pue le féodalisme.
Le
premier accrochage, avec le gratte papier nommé agent d’administration,
qui ne trouve
pas les prénoms à son goût, ni dans le catalogue de la BALADIA “lire mairie ” CE NE SONT PAS DES PRENOMS ARABE lance t-il,
justement rétorque, le contribuable. On fait appel au chef de service,
après avoir pris soin de l’informer de la douteuse et inacceptable
demande.
Le responsable explique, dans une langue de bois, impossible de
traduire ou reproduire dans une autre langue, que pour accepter un
prénom, il faut qu’il soit, algérien, arabe ou musulman, or selon lui, MICIPSSA ET GAYA n’obéissent pas à cette règle. Sur place et à chaud
Belkhiri Rachid lui donne et de tête, des prénoms ; MIRA, CHAHINEZ,
BOUNDAK...et de même pour les prénoms masculins. Le petit chef de la
petite mairie, espérait peut être, que toute la population se met à
ABOU : abou hamza, abou youcef...et pourquoi pas à bout de
nerfs et à bout de souffle, c’est plus amusant. On informe le père et le
plus sérieusement du monde, que si au bout d’une semaine, il ne change
pas les prénoms de ses fils, l’administration, leur donne des prénoms et
sans rire.
Le père courage, lance une affaire en
justice, ne se fait pas victime et frappe à toutes les portes. Il trouve
répondant, dans les pages de la presse indépendante : LE MATIN , LE SOIR
D’ALGERIE, LIBERTE, EL KHABAR...débouté une première fois , il ne perd
pas espoir, refuse un compromis , qu’on lui propose, comme un cadeau
empoisonné, GAYA ET MICIPSSA sinon rien.
Dans un RADAR du journal LIBERTE le ministre de l’intérieur, assure que l’affaire, se règle, dans
un cadre local, c’est à dire au tribunal de AIN TOUTA. Au deuxième
recours, après deux ans, notre ami Rachid Belkhiri obtient gain de
cause. Pour l’histoire, ce n’est pas la première bavure MASSILYA ,
NUMIDIA , MAZIGHE , JUBA...sont passé par là .
Rachid belkhiri nous a donné une leçon
de courage, il s’est accroché bec et ongles, il a fait face, à un maire
qui se prenait pour le centre du monde, une administration, juge et
partie à la fois, une justice médiévale. Aujourd’hui, des citoyens,
viennent lui demander des prénoms berbères, il a cassé la peur, le
doute, nos pires ennemis. Les voici GAYA ET MICIPSSA AZUL
Rachid Hamatou
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Belkhiri Gaya et Micipssa
 
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Photo : Copyright © Rachid Hamatou
source:
http://membres.lycos.fr/cercleauressiens/
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L’état civil de
Tizi Ouzou refuse de nouveau un prénom berbère
Le déni identitaire sévit toujours
en Kabylie
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Le nom de la tribu du
roi Massinissa interdit chez lui !
Encore un refus de prénom amazigh à
l’état civil de Tizi Ouzou
Personne ne s’attendait à une aussi rocambolesque affaire de
déni identitaire en plein cœur de la Kabylie, pour ne pas dire dans le fief
traditionnel de la revendication identitaire, la ville de Tizi Ouzou. Les
agents de l’état civil de la ville des Genêts n’en sont pas à leur première
incartade.
En effet, après le refus de porter le petit Masstyass sur le
registre de l’état civil, il y a de cela quelques mois, voilà les mêmes
agents qui refusent d’inscrire un nouveau-né sous le prénom de Massiles, qui
n’est autre que le nom de la tribu du célèbre roi amazigh, Massnsen,
transcrit Massinissa. A rappeler que le roi Massinissa était le fils du roi
Gaïa. Il naquit vers 238 av. JC dans la tribu des Massiles. Il mourut en
148. Le roi Massinissa, unique dirigeant amazigh a unifié toute la Numidie
sous son règne, enregistre des siècles après sa mort, les assauts, d’un
autres genre, ceux visant à effacer le nom de la tribu qui l’a porté à la
tête de la Berbérie. A signaler aussi que cette affaire dure depuis plus de
cinq mois. Cet énième déni enregistré dans la même mairie, celle de la ville
de Tizi Ouzou, en dit long sur les aspirations des responsables de cette
Administration, lesquels bafouent les lois de la République et attentent aux
libertés des Berbères algériens de jouir de leur identité séculaire. Un
comportement qu’ils ont hérité des années du parti unique. Sans se soucier
des retombées de ces scabreuses affaires d’atteintes à la personnalité de la
région, la mairie de Tizi Ouzou, prise en otage par les troupes du FLN
depuis les dernières élections, sévit contre l’idéal amazigh qu’a fait sien
la Kabylie depuis plus d’un demi-siècle. Ces provocations qui ne manqueront
pas de mettre le feu aux poudres, viennent au moment où la Kabylie est visée
de toutes parts. Entre une pression islamiste criminelle et une provocation
émanant de l’Administration locale, la Kabylie est sujette à une
manipulation grossière, et ce à quelques mois d’une importante élection. Ce
refus d’accepter les prénoms autres que ceux portés sur la nomenclature des
noms proposés par l’Administration est en soi un chantage aux desseins
funestes. Alors que l’on rencontre quotidiennement des prénoms, non
seulement étrangers, mais à connotation moyen-orientale, comme Oussama Ben
Laden, ayant ici une vocation des plus subversives… l’Administration de Tizi
Ouzou revisite tristement les agissements antiamazighs portés à
bras-le-corps par les adeptes de l’arabo-baâthisme durant de longues années.
Le combat de la Kabylie pour la reconnaissance de son identité, plusieurs
fois millénaires, vient de subir un sérieux coup de la part des agents
d’administration.
Selon la famille du petit Massiles, non encore inscrit, le
prénom a été porté sur le livret de famille mais les préposés aux guichets
de l’état civil refusent de l’inscrire sur leur registre. Ce comportement
scandaleux, dont les auteurs ne mesurent pas la gravité, risque d’enfoncer
davantage la région dans la spirale de violence. Les velléités
ségrégationnistes de l’Administration à l’encontre du fait berbère depuis le
refus de la tenue du Congrès mondial amazigh en Kabylie, les attaques contre
la minorité chrétienne, prétexte à la diabolisation de la région, et tant
d’autres agressions contre la personnalité de la Kabylie risquent de prendre
d’autres allures si les autorités concernées ferment les yeux devant cette
mesquine cabale.
Mohamed Mouloudj
DIBICHE DE KABYLIE 22 SEPT 2008
extrait forum afrique-du-nord.com "De quoi,
de qui, ont-ils peur ? Des Imazighen d’aujourd’hui ?" 15
septembre 2008
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