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Les Monts Iznassen sont situés au nord-est
du Maroc. C’est une région qui s’étend de la
frontière algérienne (rivière Kiss) jusqu’au
fleuve Moulouya à l’ouest. Ils dominent une vaste région
de plaines : Trifa au nord et Angad au sud. Autrefois, les forêts
y étaient très denses. L’abondance de l’eau
dans ces montagnes a favorisé dans le passé la fixation.
Des populations dans des villages. Ces montagnards berbérophones
ont développé une société basée sur
l’agriculture grâce à la culture en terrasse (Tiwlawin
en berbère).
L’origine des Iznassen est mla définie… Y a-t-il un lien entre le qualificatif « Iznassen » et le mot « zénète » ? Certes, les Iznassen parlent un dialecte amazigh zénète mais cela ne permet pas d’affirmer ce lien. Le zénète est l’un des deux branches linguistiques de l’amazigh à côté de « Senhaja » et « Masmouda ». Il se prolonge dans les parlers du moyen Altlas oriental (Ayt Warayen, Ayt Seghrouchen) et ceux des oasis sahariens (Figuig). Il est aussi parlé par les populations des montagnes au sud d’Oujda : Bni Bou Zeggou (région de Laâyoune) et Zekkara (région de Jrada). Ce parler se trouve aussi chez les Imazighen de l’Aurès, du Mzab et de l’Algérie occidentale (Ayt Snous, Chnawa…). Le parler d’Iznassen fait actuellement partie du groupe Tarifit puisque ses locuteurs et ceux des autres parlers du Rif se comprennent sans trop de difficultés. La confédération des Iznassen est constituée de quatre grandes fractions : Ayt Khaled au sud des monts Iznassen (Ahfir et régions), Ayt Menquch et Ayt Ahtiq au centre et Ayt Uryemech au nord pas très loin de fleuve Moulouya. Ces deux dernières décennies, les villages des monts Iznassen se sont vidés de leur population au profit des villes. Ceci est surtout dû à l’acquisition des montagnards des terrains se trouvant dans la plaine et à la sècheresse et la paupérisation des montagnards où la vie est devenue difficile après l’abandon de l’agriculture. La première fraction a donné naissance à la ville d’Ahfir. Les deux suivantes à celle de Berkane. La dernière se trouve dispersée entre Aklim, Boughriba et Berkane. Une partie d’Iznassen s’est installée à Oujda et laâyoune. Actuellement, la population de la ville de Berkane avoisine les 100 000 habitants. Elle est passée de 3265 habitants en 1926 à 77 026 en 1994. La majorité de la population est constituée par des Iznassen. Ils occupent actuellement les anciens quartiers populaires comme « Legraba », « Lmakteb », « Bouyeqchar », « Lamhal », « Andalous », « bni Jdid », « Tazaghin », « Taqerbust », « Tiwrar », « Lmenzel », « Wartas », « Sidi Ali Ben Yekhlef ». Les premiers Iznassen installés à Berkane occupent actuellement l’ancien quartier européen et il forme la classe moyenne et elle est la plus instruite. Les nouveaux quartiers comme « Laâyoune », «
Widadoya », « Dakhla » ont été crées
grâce aux Iznassen résidant à l’étranger
(Belgique, Hollande, Allemagne et France). Ces dernières années,
des nouveaux quartiers ont vu le jour au nord-est de la ville. Ils sont
occupés par des populations issues de l’autre confédération
berbère Kebdana dont le parler est exactement le même que
celui des Iznassen. |