Communiqué de presse
Posté : Mardi 08 août 2006
La ligue amazighe des droits humains demande la libération des prénoms
amazighs censurés.
LA ligue amazighe des droits
humains, une organisation nationale démocratique indépendante non
gouvernementale s'intéressant des droits humains, suit avec une très grande
inquiétude le processus d'interdiction des prénoms amzighs, par des
décisions prises par le ministère de l'intérieur en coopération avec le haut
comité de l'état civil. Le dernier cas enregistré dans ce cas est celui de
SIFAW, un prénom amazigh interdit dans la commune BNI TIJIT suivant
administrativement la province de FEGUIG chez la famille de Monsieur
Mohammed OUAMMI.
Cette nouvelle interdiction vient malgré que le ministre marocain de la
justice a donné son engagement, lors de la 36 réunion du comité des droits
économiques, sociaux et culturels, d'annuler immédiatement la circulaire
ministérielle interdisant l'utilisation des prénoms amazighs. A l'égard de
cette situation du non-respect des droits humains, La ligue amazighe des
droits humains :
Premièrement,
elle considère que les différentes décisions prises afin d'interdire
l'utilisation des prénoms amazighes pour nommer les enfants des familles
marocaines sont, en réalité, des décision injustes qui visent à renforcer le
nouveau racisme et à légitimer la discrimination envers le peuple autochtone
amazigh.
Deuxièmement,
elle affirme que l'ensemble des décisions prises dans le but d'interdire les
prénoms amazighs sont en contradiction avec un nombre important des chartes,
des conventions et des pactes internationaux des droits humains, et qui sont
d'ailleurs ratifiés par le Maroc, notamment :
* les articles 3 et 6 de la charte internationale des droits humains.
* l'article 24 du pacte international sur les droits civiques et
politique ratifié par le Maroc en 03 Mai 1979 et publié au numéro 3525 de
son journal officiel.
* les articles 2 et 8 de la convention internationale des droits de
l'enfant ratifié par le Maroc en 21 Juin 1993 et publié au numéro 4440 de
son journal officiel.
Troisièmement,
elle appelle l'Etat marocain pour annuler d'une manière immédiate et
définitive toutes les procédures visant l'interdiction d'utiliser des
prénoms amazighs en conformité avec les dernières recommandations adressé
par le comité des droits économiques, sociaux et culturels au Maroc à propos
de l'annulation du circulaire du ministère de l'intérieur interdisant les
prénoms amazighs.
Quatrièmement,
elle exprime son soutien envers tous les parents, les enfants et les
familles victimes de ces décisions illégales. En même temps, elle les
appelle pour plus de résistance, de vigilance et de mobilisation pour avoir
leur droit, et les demande d'envoyer des lettres sur ces violations à toutes
les institutions et les instances concernées par ce problème telles : le
cabinet royal, Diwan Almadalim, l'institut royal de la culture amazighe, le
conseil consultatif des droits de l'homme, le conseil des droits de l'homme,
le haut commissariat pour les doits de l'homme, Amnesty International, Human
Raits Watch, la fédération internationale des droits de l'homme…
Cinquièmement,
elle affirme que le Haut comité pour l'état civil présidé par l'historien du
royaume, par son adoption du circulaire interdisant au peuple amazigh
l'emploi les prénoms de ses encêtres, il salit l'image extérieure de notre
pays surtout chez les grandes organisations des droits humains, et donc elle
assume une très grande responsabilité historique.
La ligue amazighe des droits humains,
B.P 157 Taghjijt 81150 Guelmim MAROC
Tél : +21261109677 / + 21272130067 Fax : + 21228789426 / Email :
ladh_maroc@yahoo.fr
Auteur : LADH, le bureau exécutif
de la ligue
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