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C’est depuis maintenant sept ans que
Tamazgha prend le chenmin de Genève pour plaider la cause amazighe
auprès des différents mécanismes du Haut Commissariat aux droits de l’Homme
des Nations Unies, notamment le Comité pour l’élimination de la
discrimination raciale et le Comité des droits économiques, sociaux et
culturels. Elle saisit, à chaque fois, l’occasion de l’examen des rapports
soumis par les Etats que subissent Imazighen en Afrique du Nord pour
présenter des rapports alternatifs par lesquels elle montre aux exeprts des
Nations Unies les politiques anti-amazighes des Etats concernés.
Cette fois-ci, c’est un rapport alternatif au rapport de l’Etat marocain
soumis au Comité des droits éconmoiques, sociaux et culturels (CESCR)
que Tamazgha a présenté.
Une délégation de Tamazgha est présente à Genève pour défendre son rapport
intitulé "L’Etat marocain et la question amazighe".
Nous publions ci-après le communiqué rendu public par
tamazgha à genève le 10 mai 2006.
L’État marocain devant le Comité des
droits économiques, sociaux et culturels (CESCR)
COMMUNIQUE
L’État marocain, en vertu des articles 16 et 17 du
Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux
et culturels, auquel il a adhéré, est appelé à soumettre, devant le
Comité des droits économiques, sociaux et culturels, son
troisième périodique concernant la mise en œuvre du Pacte.
En cette circonstance, et pour illustrer ses “efforts” en faveur de la
protection des droits des Imazighen, l’État marocain présente un rapport
dans lequel il n’a pas pu apporter plus que ce qu’il a pu présenter lors de
son précédent passage devant le Comité pour l’élimination de
la discrimination raciale (CERD) en 2003.
En effet, l’État marocain met en avant la mise en place de l’Institut
royal de la culture amazighe (IRCAM). Il a renouvelé également ses
déclarations d’intention affirmant, entre autres, que “la culture amazighe
occupe une place importante au Maroc [...]. Il n’a pas manqué, aussi, de
faire allusion à la Charte nationale pour l’éducation et la
formation qui prévoit, selon l’État marocain, le développement de la
langue amazighe.
Autant dire que l’État marocain reste fidèle à lui-même en matière de
gestion de la question amazighe. Ainsi, langue de bois, contradictions,
manque de clarté et d’éléments précis ont distingué ce rapport dans ses
points relatifs à la question amazighe.
A cette occasion, TAMAZGHA présente un rapport alternatif au rapport de l’Etat
marocain intitulé "L’État marocain et la question amazighe". Par ce rapport
nous avons tenu à relever les principales violations du
Pacte par la monarchie marocaine. Nous avons également relevé les
contradictions et la médiocrité des réponses marocaines quant aux “efforts”
consentis par cet État pour assurer leurs droits aux Imazighen.
Dans son rapport, Tamazgha a souligné la politique anti-amazighe de l’État
marocain en illustrant, entre autre, par l’interdiction de prénoms amazighs,
l’interdiction d’activités amazighes, le refus d’enregistrement
d’associations créés pour la promotion et le développement des langue et
culture amazighes. Mais, Tamazgha a notamment souligné la discrimination
officielle dont sont victimes Imazighen ainsi que leur langue et culture. En
effet, il a été rappelé aux membres du CESCR l’article de la Constitution
marocaine qui consacre l’arabe comme seule langue officielle du Maroc
excluant ainsi, de fait, tamazight. Tamazgha n’a pas manqué également de
mettre le doigt sur la Charte nationale pour l’éducation et
la formation dont les mesures visant Tamazight sont qualifiées d’“instrumentalisation
de la langue amazighe pour une meilleure arabisation” .
Tamazgha a formulé, dans son rapport, un certain nombre de
propositions pour que cessent les violations du Pacte par l’État marocain.
La principale proposition, partagée par l’ensemble du mouvement amazigh,
étant la reconnaissance de tamazight comme langue officielle par l’État
marocain qui doit l’inscrire dans sa Constitution.
Une délégation de TAMAZGHA est présente à Genève pour
assister aux séances consacrées à l’examen du rapport de l’État marocain qui
a lieu au Palais des Nations à Genève les 10 et 11 mai 2006.
Tamazgha appelle de tous ses vœux pour que les experts,
membres du Comité des droits économiques, sociaux et
culturels, interpellent l’Etat marocain sur sa politique de
marginalisation des Imazighen (Berbères) et lui rappelle la nécessité de
prendre les mesures nécessaires pour que les amazighophones (Berbérophones)
accèdent à leurs droits linguistiques et culturels que leur garantit le
Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux
et culturels.
Genève, le 10 mai 2006.
tamazgha
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L’Etat
marocain reconnaît l’existence d’une circulaire interdisant les
prénoms amazighs !
C’est le minsitre de la justice marocaine, Mohamed Bouzoubaâ, qui a
confirmé, le mercredi 10 mai 2006, devant les experts du
Comité des droits économiques, sociaux et culturels (CESCR) des
Nations Unies à Genève, lors de l’examen du troisème rapport périodique
de l’Etat marocain par le CESCR, l’existence d’une circulaire émanant du
ministère de l’intérieur interdisant certains prénoms. Selon Mohamed
Bouzoubaâ, ce sont notamment les prénoms pouvant porter préjudice aux
enfants que cette circulaire vise.
Le même ministre reconnaît que cette circulaire ne doit pas exister et
qu’elle doit être annulée. Et il pense qu’elle le sera incessament. Il
affirme aussi que plusieurs voix, même au sein des sphères dirigeantes,
se sont prononcées pour mettre fin à ladite circulaire.
Il s’agit là d’une déclaration devant les instances onusiennes. L’Etat
marocain procédera-t-il vraiment à l’annulation de la circulaire, ou
s’agit-il là d’une déclaration d’intention de plus qui ne sera pas
suivie d’effet ? (src Tamazgha)
poste 2 mai 2006
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