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   Goulmima ( Maroc)  Interdiction de manifester par les autorités

 

  

        - 1 - Communiqué de l'assoc. Tilleli

      -  2 - Ainsi parlait le Sud-Est  Par: Nourdine Bawedra (Goulmima)

 

 

-  1  - Goulmima (Maroc) : toute manifestation publique sera assimilée à une haute trahison vis à vis de l’Etat

Communiqué du 4 septembre 2001 de l’Association Tilleli (Liberté) à Goulmima.

Nous, Hamid LIHI et Ali HARCHERRAS, citoyens marocains, militants du Mouvement Culturel Amazighe et membres de l’Association Socioculturelle TILELLI à Goulmima :


-  Informons l’opinion publique nationale, amazighe et internationale que les Autorités Provinciales d’Errachidia, qui nous ont convoqués le mercredi 29 août 2001, nous ont notifié que nous sommes "interdits d’entreprendre toute sorte de manifestation publique, sous peine d’être poursuivis pour trahison…", en nous rappelant les événements qui ont secoué la région depuis l’indépendance, notamment l’affaire Addi Ou Bihi en 1957 et l’épisode de 1973,
-  Considérons cette forme d’interdiction anticipée, fondée sur un jugement d’intentions, comme une atteinte grave à nos droits civiques et politiques, garantis, pourtant, par la Constitution et le Code des Libertés Publiques,
-  Appelons les citoyens épris de justice et les organisations des Droits Humains à nous soutenir et à dénoncer ces agissements intimidants des dites autorités, qui privent des citoyens de leurs droits de manifestation et d’expression,
-  Exprimons notre gratitude à la population de la région pour le soutien qu’elle nous a apporté dans cette épreuve,
-  Réaffirmons notre détermination à continuer notre combat jusqu’à satisfaction des revendications légitimes de notre région et du Mouvement Culturel Amazighe.

Goulmima le 04 septembre 2001

Hamid LIHI Ali HARCHERRAS

Mis en ligne par Stéphane ARRAMI
 
jeudi 6 septembre 2001.

source: kabyle.com

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-  2  - Ainsi parlait le Sud-Est

Par: Nourdine Bawedra (Goulmima)

   

"Dans les cafés des petites villes poussiéreuses, des dizaines d'enfants et de vieilles femmes, tendent leurs mains aux passagers et aux hommes attablés aux cafés. Les enfants de la rue, les mendiants, les prostitués pullulent et le désespoir gagne les cœurs des enfants et des jeunes", in "Malaise au Sud-Est" par L.Ideflawen dans Tawiza n° 80, page 10.

Il semble que les fans du septième art reconnaissent une scène d'un film hindou. Malheureusement, c'est la vie quotidienne dans les artères des villes ou des pseudo villes du Sud-est du royaume heureux; oh oui! Ass a degsen nettwali! Neoya di lbatvel!! Ainsi parlait le Sud-est.

Le premier mai 1994, la manifestation d'Errachidya initiée par l'association socioculturelle Tilelli prit le devant de la contestation publique. Le 3 mai, sept enseignants d'Errachidya et Goulmima, membres ou sympathisants de l'association Tilelli, étaient interpellés. Les charges retenues contre eux: "Trouble de l'ordre public" et "incitation à commettre des actes portant atteinte à la sûreté intérieure de l'État".

Le peintre amazigh Muhand Saïdi a été interpellé par deux moqaddems qui l'ont convoqué chez le pacha d'Errachidya; le peintre face aux marionnettes.

    Le 29 août 2001, les autorités provinciales d'Errachidya ont convoqué Hamid Cihi et AZli Harcherras, deux militants reconnus du mouvement amazighs, pour les menacer de poursuites judiciaires s'ils se décident d’entreprendre toutes sortes de manifestations publiques.

  M'barek Taos, militant convaincu, ex-détenu du Mai 94 fut enlevé et torturé par quatre agents de la D.S.T le 28 février 2003 à Tinghir.

Le 6 mars, des dizaines d'autochtones d'Imilchil ont organisé un sit-in devant le siège du gouverneur afin de lui soumettre leurs revendications légitimes. Cette expression populaire a été barbarement réprimée. Ainsi parlait le Sud-est.

Actuellement, le réseau associatif, compte des centaines d'associations, englobe presque la totalité de cette partie de tamazgha.

 Ceci ne constitue qu'un signe d'un besoin ressenti par notre peuple, dans l'élaboration d'un travail collectif mené par des intellectuels qui sont à l'écoute des revendications populaires. Et ce n'est pas sur le plan culturel, mais social et politique aussi. Ainsi parlait le Sud-est.   

  source:  Tawiza.net

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