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La fete du nouvel an berbère
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-1- Mes souvenirs d'enfance
et le calendrier berbere
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Dans les AYT
IZNASSEN (Beni-Znassen) ,au début des années 50 du siècle dernier ma mère
préparait N'ayer ( c'est comme celà que je l'entendais) . Ce qui me
fascinait ce n'est pas le rituel du sacrifice du poulet et des crepes
qui étaient un rituel qui revenait plusieurs fois dans l'année en d'autres
occasions, mais bien le rituel specifique du "vasque" ( T'bag ) coloré fait
de"halfa" et "doum" qui était rempli pour l'occasion de fruits secs (
dattes, figues, amendes, noix, ...,), mandarines et surtout de la
thighwawin ou thourift ou "gue'lia"
( grains d'orge grillés soufflés et salés ) que préparait ma mère.(
variante : avec la farine de cette gue'lia on en fait aussi thazemite )
. Cette farine est petrie avec de l'eau, sel, et huile d'olive donnant
une pate qu'on mangeait avec du the , du lait ou meme du "petit lait"( sikok
)
La venue de N'ayer coincidait avec l'arrivée des jours les plus froids de
l'année( . Nous utilisons aussi le calendrier agricole qui collait aux
quatre saisons de l'annee solaire. Mais certaines regions de Tamezgha qui
étaient plus erudis (cotes et villes ) et en contact d'autres
civilisations utilisant des calendriers , ceux-la ont inventé le calendrier
berbere. Mais malheureusement ce calendrier n'etait pas utilisé dans toute
Tamezgha.
pour voir le calendrier berbere
cliquez I C
I
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Pourquoi célébrer Yennayer ?
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Un philosophe définissait l'Histoire comme tout
ce qui nous reste lorsque nous avons tout perdu. Pour que l'identité, la
culture, et par là même toutes les particularités de tout un peuple, ne
rejoignent pas le cimetière de Histoire, il convient de maintenir,
entretenir et raviver toutes ses composantes. Une telle tâche n'a rien d'ostrasisme
: l'Humaité et l'Universel n'étant que la somme des différentes composantes
qui constituent ce Monde dans lequel nous vivons.
Par ailleurs, étant donné le jeu vérouillé imposé par les différents
pouvoirs successifs au sein de Tamazgha, la patrie de notre Peuple, de notre
Culture, de notre Histoire et de notre Identité, la Diaspora Amazighe se
trouve aujourd'hui de fait investie d'une part de responsabilté liée à la
sauvegarde et à la revivification de sa propre identité et de sa propre
culture en attendant des lendemains meilleurs. Par conséquent, c'est dans ce
double cadre bien défini que s'inscrit la célébration de Yennayer (le nouvel
an Amazigh) par la Diaspora Amazighe.
Qu'est-ce que Yennayer
Yennayer est la fête célébrant le passage au nouvel an par les Imazighen. Ce
jour correspond au 13 janvier du calendrier grégorien, devenu universel. À
l'instar des autres civilisations dans le Monde (Russe, chinoise,
irlandaise, arabe etc.), les Imazighen avaient donc leur propre calendrier
bien ancien, basé à la fois sur les changements de saisons et les différents
cycles de la végétation qui déterminent les moments cruciaux à
l'agriculture, et sur les positionnements des astres comme la lune et le
soleil. À l'Arrivée des Romains, un autre calendrier (le calendrier Julien),
allait se substituer au calendrier autochtone, qui ne répondait plus aux
nouvelles saisons nées des innovations agricoles. Le 13 janvier du
calendrier Julien (institué en 45 av. J.-C. par l'Empereur Jules César)
correspond donc au 1er janvier du calendrier grégorien actuel (instauré par
le pape Grégoire XIII en 1582).
Pourquoi le 13 janvier 2953
L'avènement de Yennayer de l'an 951 avant Jesus-Christ du calendrier
grégorien correspond à un événement politique de portée incommensurable pour
les Imazighen. Nombreux dans les différentes armées des Phaarons, les
Imazighen allaient peu à peu s'affirmer et influencer les Rois Pharaons.
C'est ainsi qu'ils réussirent à arracher leur droit à observer leur propres
rites comme les cultes funéraires, pratique spirituelle d'importance
capitale à l'époque. Il en fut une qui ne pouvait passer inaperçue, le rite
funéraire organisé à la mort de Namart, père de Sheshanq I qui allait
bientôt être le fondateur de la XXIIème dynastie pharaonique.
En effet, en l'an 950 Av.J., à la mort du Pharaon Psoussenes II, un Amazigh
répondant au nom de Sheshnaq accède au statut de Pharaon d'Egypte en
soumetant tout le Delta du Nil, ainsi que la grande prêtrise egyptienne sous
son autorité, et fonda sa capitale à Bubastis. Auparavant, Chechanq I
régnait sur un territoire allant de la partie orientale de la Libye actuelle
jusqu'au delta du Nil. il régna sur l'Egypte en tant que Pharaon de 950
jusqu'à 929 av. J.-C.
Soussieux de respecter la tradition pharaonique, son fils épousa la
princesse Makara, fille du défunt Pssossenes II. En commémorant cet
événement, Yennayer devient également le symbole des retrouvailles entre les
Imazighen et leur histoire plusieurs fois millénaire, de laquelle ils ont
été injustement spoliés depuis maintenant deux millénaires.
La célébration de yennayer
Pour les Imazighen, Yennayer est d'abord une porte qui s'ouvre sur le nouvel
an et appelée 'tabburt useggwass' (la porte de l'année). Sa célébration
s'explique par l'importance accordée aux rites et aux superstitions de
l'époque dont certaines subsistent encore de nos jours. La période en
question attire particuliérement l'attention car la saison correspond à
l'approche de la rupture des provisions gardées pour l'hiver. Il convient
donc de renouveller ses forces spirituelles en faisant appel aux rites. À
cette époque de l'année, le rite doit symboliser la richesse. Ainsi, pour
que la nouvelle année entamée soit plus fructifiante et la terre plus
fertile, il convient de se purifier et de nettoyer les lieux. On obéit
également aux lois rituelles tel que le sacrifice d'un animal (Asfel) sur le
seuil de l'année, comme on le fait encore de nos jours sur les fondations
d'une nouvelle batisse. Le rituel asfel symbolise l'expulsion des forces et
des esprits maléfiques pour faire place sux esprits bénéfiques qui vont nous
soutenir l'année durant. Si les moyens le permettent, seront sacrifiés
autant de bêtes qu'il y a de membres de famille. La tradition a retenu le
sacrifice d'un coq par homme, une poule par femme et les deux ensemble pour
les femmes enceintes afin de ne pas oublier le futur bébé. A défaut de
viande, chaque membre de famille sera représenté par un oeuf surmontant une
couronne de pâtes.
Le diner ce jour là sera servi tard et se doit d'être copieux, ce qui aux
yeux des Imazighens augurera une année abondante. La viande de l'animal
sacrifié y sera servie conformément au rite. Certains ne peuvant se
permettre un tel sacrifice, servent de la viande sèche, comme acedluh,
gardée pour de pareilles occasions : un Yennayer sans la viande fût-elle
sèche n'en était pas un ! Lors du dinner, une cérémonie est prononcée afin
de préserver les absents et de faire que l'année soit bonne. Les absents ne
seront pas les oubliés du repas : des cuillers disposées par la mère
symbolisent leur présence et une proportion symbolique leur sera laissée
dans le palat collectif, sensé rassembler toutes les forces de la famille.
Après le repas il convient de vérifier si tout le monde a mangé à sa fin.
C'est la maîtresse des lieux internes (la grand-mère ou la mère) qui pose la
question aux enfants pour savoir s'ils ont mangé à leur fain : la réponse
est necca nerwa (oui nous avons mangé et sommes rassasiés). La maitresse des
lieux n'oublie pas non plus les proches ou les voisins, lesquelles lui
rendent également des aliments différents : il n'est pas de cotume de
laisser balader des utensils vides le jour de laawachar (jour béni).
La fête garde de sa saveur pendant les quelques jours qui suivent
l'événement. Les nouveaux ustensils rangés après la dernière célébration
vont redescendre de tareffit (étagère), on prépare lesfenj (des beignets),
tighrifin (crêpes), et tout autre plats et gateaux rappelant une saveur rare
fût-elle importée. Seront également au rendez-vous les fruits secs amassés
ou achetés le reste de l'année, figues sèches, amandes, noisettes, dattes,
etc.
De nos jours
Dans certaines régions d'Algérie, Oran, Beni Zennassen, etc., la célébration
de Yennayer n'a rien perdu de sa fraicheur ni de son authenticité. Chez ces
dernier, certains s'abstienennet de manger des aliments épicés ou amers par
peur de présager une année du même gout. Le repas de Yennayer est
conditionné par les récoltes selon les régions mais aussi par les moyens des
uns et des autres. Les aliments servis vont symboliser la richesse, la
fertilité ou l'abondance. Il est ainsi des irecman (bouillie de blé et de
fèves) ou le coeur du palmier chez les beni-Hawa : pas question de rater le
repas de bénédiction qu'est celui de Yennayer.
Le bon présage de Yennayer fait aussi que l'on lui associe d'autres
événements familiaux comme la première coupe de cheveux du dernier né ou le
mariage. Récemment encore, on disposait à l'extérieur ou sur le toit des
utensils pleins de sel dont le nombre symbolise les mois de l'année, les
filles s'amusent à marier leur poupées, on envoie les enfants aux champs
afin de cueillir eux-même fruits et légumes.
Yennayer dans la Diaspora
En terre d'exil, loin des nôtres et des lieux de notre enfance, Yennayer est
d'abord l'occasion de nous rencontrer et fêter la nouvelle année dans un
bain culturel amazigh. C'est également l'occasion pour nous de nous rappeler
notre devoir de lutter pour la survie de notre culture et de notre identité,
et d'affirmer ainsi notre présence aux côtés de nos frères et sœurs qui
luttent sur place dans un environement qui lui est politiquement hostile.
(par Karim Achab)
Decembre 2006
Source: tamazight.biz |
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De la mère des langues… Un cadeau de nouvel
an!
Par:
Mmis N’ATLAS,
ZYANE MOSTAPHA
(Boulemane)
Nouvel an!... Souhaitons qu’il
soit Bon… Chacun à sa façon…
Plutôt songeuse et absorbée dans
sa contemplation de ce monde qui mue, fête, gesticule, exerce ou subit dans
«l’utopie» son destin, perplexe devant «les symbolismes» avec lesquels ces
«nations de l’histoire» conçoivent leurs visions des choses dont celle de la
conception du calendrier annuel, Tamazight voudrait rendre son témoignage de
l’origine du calendrier universel et du sens scientifique, pourtant
primitif, des noms connus des mois de l’année…
Car, au fait, constatons que
toutes ces célébrations de part le monde des «têtes d’années» qu’elles
soient grégoriennes, hégires, chinoises ou autres sont inscrites dans le
cadre d’une approche tournée vers le «symbolisme» quoi qu’elles ne peuvent
échapper aux dispositions de l’astrologie... Ce système donne des débuts
d’histoire plutôt lié à des événements symboliquement choisis pour marquer
une «existence». Or, laquelle existence s’étend au-delà de ces événements
quelques soit leur sacrement dans la pensée et la croyance des hommes…
Certains Imazighen, eux aussi, de bonne foi, croyant marquer la présence
amazighe, ont fini par s’imaginer une date pour «compter l’histoire amazigh»
et des noms en préfabriqués pour nommer les mois de l’année… Or, l’histoire
amazigh, au-delà des 2954 que nous affichons aujourd’hui, s’étend dans les
profondeurs du temps pour aller plus loin dans les zones inconnues de
l’existence des nations… En outre, il serait mécréant de l’histoire de lui
donner des datages erronés… C’est pourquoi les anciens imazighen, au temps
de la «sagesse» ne comptaient pas les années… Savaient ils vraiment quelque
chose sur leur propre âge d’individus…
Ce qui devait être important pour
eux était d’apprivoiser la nature. Ils ont découvert «le cycle annuel», les
saisons et les périodes devenues des mois plus précis… Ils ont compris la
relation avec la position des astres dont l’essentiel était le soleil «Ass»…
Cela était important pour leur vie qui n’avaient aucunement, peut être pas
encore, ce soucis de compter les «campagnes» des systèmes «utopiques» qui
gouvernèrent l’histoire après… Et depuis…
Ceux qui militent pour tamazight,
sûrement de bonne foi, la traite très mal parfois en croyant en
l’authenticité de versions de créations contemporaines telle la stupidité de
symboliser les mois amazighs par ce simple comptage : Yanyour, sinyour… 1,
2, 3,… Stupidité et simplisme qui ne rend aucune utilité à l’humain qui
l’aurait choisi, autre que celle de compter les jours et les mois... Aucune
ingéniosité!. Autant, cela rappelle celle de «l’âne qui savait compter»…
Oh! Au nom de la vérité…
Imazighen n’étaient pas aussi simples d’esprit…
Pour apprivoiser et rendre utile
ce que les hommes ne pouvaient que subir, ils leur fallait comprendre le
cycle naturel du temps impliquant le cycle biologique de la faune et de la
flore et les états climatiques de la nature… Ensuite concevoir une conduite
–agriculture- pour en tirer profit… Imazighen ont conçu le calendrier
original qui, agricole, lui seul répond aux normes scientifiques quoi qu’il
lui échappe toujours de répondre aux normes «de l’utopie politique»…
Remarquons de passage que si l’on fais intervenir tamazight sur le mot
«agriculture», elle dira qu’elle y reconnaît «agr» qui rappelle étrangement
«Iger ou Iyer», le champs, la terre… d’où le sens «Cultiver le champ»…
Il s’agissait, en effet, de se
doter d’un «agenda annuel de travail» à l’image des développements de la
nature… Veuillez juger de vous-mêmes la version ahurissante que cette
Tamazight, langue savante des origines, vous rend en cadeau du nouvel an,
des significations originales des mois de l’année... Des noms que les autres
langues utilisent sans savoir vraiment pourquoi c’est ainsi… Admirez !.
N’Ayer
Janvier Yanayer
Tout le monde serait d’accord que
le cycle biologique de la vie commence par la semence… Il faut semer d’abord
pour récolter ensuite… Le premier mois du cycle devrait donc être celui des
semis… Imazighen diront:
Ayour N’Ayer.
(Ayour (mois) N’(de) Ayer (semis))… Ils disent aussi «IYER» pour désigner la
terre semée… Il faut faire la différence…
Iffr Iyer (Ferr Iyer)
Fevrier Fabrayer
Un mois après le semis, «Iyer»-La
terre semée- commence à se couvrir des premières feuilles d’orges ou de blé
et des adventices… Le labour est donc recouvert, caché!, d’où «Iffr» pour
cacher, suivi de «Iyer» pour sujet… C’est sans doute aussi le moment de
procéder au premier éclaircissage et enlèvement des mauvaises herbes… D’où,
notre autre supposition, «Ferr!» qui est un appel à débarrasser «Iyer» de
ses mauvaises herbes…
M’Ghars
Mars Marès
C’est le mois des plantations
d’où: M’Ghars qui veut dire «la période pour planter»… «Ghars!» est un
impératif qui désigne: Plantes!... «M’» est un article qui désigne ici
«celle de »…
Afr Iyel
Avril Abril
C’est le mois du mensonge…
Sûrement à cause des états incertains de son ciel… Mais l’important c’est
qu’en ce premier mois du printemps, les champs de céréales présentent avec
le vent un aspect de vague évoquant la mer… D’où «Afr» qui veut dire: aile,
ici celle des plants du champs et «Iyel» qui veut dire mer. L’expression
entière «Afr Iyel» est une comparaison du champs à la mer: «Les champs se
meuvent comme les vagues de mer»… C’est le moment pour d’importants
désherbages et d’enlèvement des adventices… Les femmes se font leurs
provisions en tisanes cueillies dans la nature…
Mghai
Mai May
Après les ailerons, c’est la tige
de la céréale qui prend son élans pour croître pour donner naissance en fin
du compte à l’épie… Le mois de phénomène devrait s’appeler: «Le mois de la
croissance». Ce que feront Imazighen en disant «Mghai» pour croissance.
Yuly Oul
Juin
Yunyouh
Lorsque la plante est complète,
les premières chaleurs d’été commencent à faire jaunir les champs… Pour la
plante de céréale, ce jaunissement débute au niveau de la base et remonte la
tige qui représente son cœur… Imazighen ont alors, dit: «Yuly» pour remonter
et «Oul» pour cœur… Maturité dans le cœur.
Yuly Ozz
Juillet Yulyouze
Le mûrissement, après épuisement
des réserves en eau et sève de la tige devenue toute jaune et dure comme
morte, arrive dans l’épie qu’il remonte aussi pour compléter le cycle…
Imazighen diront que ce mûrissement «Yuly» pour remonter et «Ozz» pour épie…
Maturité dans l’épie.
Ouett
Août
Ghucht
Déjà la moisson devrait battre
son plein et les récoltes sont en ramassage pour le travail final, le
battage… Imazighen présenteront ce mois en impératif de battre la récolte
pour séparer le grain du foin. Pour ordonner de battre on dit en amazigh: «Ouett!»…
Le lien du mois et de l’activité humaine est ici évident…
Sefd Anber
Septembre Chutanmber
C’est le mois des congés, des
mariages, des souks annuels et des transactions importantes… C’est pourquoi
le mois est venu sous forme impérative «Sefd!» appelant à achever les
travaux de l’extérieur «Anber = Chose de l’extérieur» pour s’occuper de la
vie sociale et y remettre de l’ordre… C’est aussi le moment des comptes et
des remises en cause avant de réengager une nouvel campagne… Repos du
guerrier!.
Chthu Ber
Octobre Octouber
Après de longues fêtes avec les
nuits blanches et l’habitude de dormir de jour, les hommes prennent
l’habitude d’une certaine paresse. Comme leurs femmes, ils ont tendance à
rester au foyer… Ce silence d’après la fête est coupé par cet appel vers
l’homme. «Chthi!» veut dire: Souviens toi! et «Ber» veut dire: Extérieur. «Chthu
Ber = Souviens-toi de l’extérieur»… C'est-à-dire, ô homme! , prépares-toi
pour les travaux dans le champs (Ber l’extérieur) en révisant le matériel
(L’attelage, la charrue, les socs et tout l’almanach et en prenant soins des
animaux de traction…).
Now Anber
Novembre Nouanber
Tamazight utilise le terme «Now»
pour désigner la pluie et l’eau en général… On la trouve dans des mots tel:
«Isignow» qui est composé de «Isig» qui veut dire «il s’est montré» et «Now»
qui veut dire pluie… Ici, dans le cas de novembre, «Now» vient comme
condition à un impératif à exécuter, le labours qui est un travail
d’extérieur… «Now Anber» prend donc le sens de l’expression: «Quand il y
pleut, à vos champs pour les labours»…-
Idj Anber
Décembre Dujanber
C’est le mois des grands froids,
il neige et le temps ne s’apprête à aucun travail au champs… «Idj» voulant
dire: «Laisses!», est une mise en garde contre toute aventure aux travaux de
l’extérieur «Anber»… Hommes et animaux devraient rester au chaud, à l’abri
des aléas climatiques difficiles de ce mois…
Les mois de (Ayour N’) AYER ,
IFFRIYER, M’GHARS, AFRIYEL, MGHAI, YULIUL, YULIOZZ, AOUET, SEFDANBER,
CHTHUBER, NOWANBER et IDJANBER, ainsi traduits et conçus par tamazight
comme ils s’y révèlent en tant que mots recouvrant leur sens réel et naturel
loin de tout mythisme où utopisme symboliques… Ici, ces mois retrouvent leur
rôle primitif, mais sensé, en tant que calendrier organisant la vie des
hommes libres… Libres car justement ils se sont rendus compte, un jour
oublié il y a longtemps, que leur seule maîtresse était la nature… Ils
construiront leur civilisation et leurs us à son image… Nous avons mis à
côté les versions latine et arabe qui découlent par simple transcription et
copiage de Tamazight. Celle ci aurait elle le droit d’enchérir à la bourse
des la linguistique: Qui dis mieux!?...
(ZYANE MOSTAPHA,
tilili@menara.ma)
Tamzgha le 1er
du mois des semis…Chacun met ce qu’il veut pour son année!.
source Tawiza.net |
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CELEBRATION DU NOUVEL AN BERBERE
A L'HOTEL DE VILLE DE PARIS
YENNAYER 2009-2959
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Le Crif en action
Le CRIF au nouvel an berbère 2009-2959
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Pour la quatrième année, la
mairie de Paris a accueilli dans ses salons d’honneur la communauté
berbère qui célébrait son nouvel an, le « Yennayer ». Plusieurs
centaines de personnes se sont retrouvées le 12 janvier 2009 pour fêter
l’an 2959 selon le comput berbère qui se réfère à l’installation de la
22ème dynastie égyptienne qui a vu l’émergence du peuple
berbère autour de la localité de Sioua. Le CRIF, qui entretient
d’excellentes relations avec la communauté berbère de France était
représenté à cette soirée par Jean-Pierre Allali, membre du Bureau
Exécutif. |
| Photo (nouvel an berbère) : D.R.
Dans une ambiance bon enfant très familiale, les Berbères de Paris se
souhaitaient mutuellement la bonne année. Entouré d’Anne
Hidalgo, première adjointe au Maire de Paris, de Pierre Schapira ,
adjoint au Maire de Paris, chargé des Relations internationales, des
Affaires européennes et de la Francophonie, député européen, de Pascale
Boistard, adjointe au maire de Paris, chargée de l’Intégration et des
Étrangers non communautaires, d’Hamou Bouakkaz, adjoint au Maire de
Paris, chargé de la Démocratie locale et de la Vie associative, une
petite fille costumée dans les bras, le Maire de Paris, Bertrand Delanoë
, très acclamé, a incité les Berbères à « demeurer ce qu’ils sont,
proches des autres et fidèles à leur propre culture dont ils sont fiers,
tout en étant en phase avec les valeurs essentielles de la République ».
Rappelant qu’il avait tenu sa promesse de donner le nom de Matoub Lounès
à une rue de la capitale, Bertrand Delanoë a annoncé, pour 2009, une
campagne de préfiguration d’une Maison de la Culture Berbère à Paris.
Lui succédant, Mohamed Saadi, l’un des leaders de la communauté berbère
de France, président fondateur de Berbère Télévision, a rappelé le
cheminement à travers l’Histoire du peuple berbère, se réjouissant des
efforts du président Sarkozy pour une plus grande diversité et a rappelé
les grandes figures qu’ont été Mouloudji et bien d’autre Français
d’origine berbère.
En conclusion et avant de céder la place à une partie musicale avec,
notamment la participation du chanteur vedette Idir, Bertrand Delanoë a
lancé à un public conquis et enchanté : «Assigouass Emguèz», «Bonne
année» en langue amazigh
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Célébration de Yennayer 2009-2959 à Kherrata, Le groupe scout “8-Mai
45” à l’honneur
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A l’occasion de yennayer, nouvel an amazigh, le groupe scout 8-Mai
45 de kherrata, fidèle à ses engagements et au sens des responsabilités, a
préparé pour la circonstance un programme le moins que l’on puisse dire,
riche et varié afin de marquer, cette date symbole du calendrier berbère.
En effet, les activités concoctées par les éléments de ce groupe
pour fêter le Nouvel An amazigh s’articule sur de nombreuses festivités.
Cependant, la célébration aura lieu dans deux lieux distincts.
Le premier durera deux jours et s’étalera du 10 au 12 janvier 2009.
Cette manifestation se déroule au niveau de la salle des fêtes de la commune
de Kherrata où est prévue une exposition de photos et d’objets traditionnels
marquant cet événement.
A cela s’ajoute, un concours du meilleur plat traditionnel. Du 1er
au 11 janvier 2009, un concours éducatif et culturel était programmé au
niveau du siège situé à la cité Carrière.
Interrogé à ce sujet, le responsable de ce groupe en l’occurrence
khaled abdelhamid nous a déclaré “que le groupe scout 8-Mai 45” est toujours
présent dans les grands rendez-vous. Ce dernier a honoré la région en
participant dans toutes les manifestations culturelles et sportives qu’elles
soient locales ou nationales.”
Et d’ajouter : “Nous ferons de notre mieux pour marquer toujours ces
évènements et les célébrer car le 12 janvier est un symbole et un acquis
historique voire un patrimoine historique non négligeable qu’il faut
préserver.” Conclut-il dans son intervention.
smaïl chenouf
Source:
http://www.depechedekabylie.com/read.php?id=65348&ed=MjAxMw==
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Aseggas
ameggaz
! Le nouvel an berbère
est arrivé
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RFI
Culture
tous les 12 janvier, les Berbères célèbrent
l’entrée dans l’année nouvelle de leur calendrier: aujourd’hui, l’année
2953. La commission Stasi préconise cette année de faciliter l’apprentissage
de la langue berbère.
C’est la fête aujourd’hui en France pour la
communauté berbérophone qui compte environ un million et demi de personnes,
soit un tiers de la population d’origine maghrébine, vivant sur le sol
français. On leur souhaite donc la bonne année:
Aseggas ameggaz !
Le nouvel an berbère fête l’arrivée sur le trône d’Egypte d’un
Berbère, Sheshnaq I, devenu pharaon et fondateur de la XXIIe dynastie, en
l’an 950 avant Jésus-Christ. Le jour de Yannayer Amazigh ne bouge pas dans
l’année et se réfère au calendrier solaire. Les Berbères appellent cette
fête «la fête du soleil»: selon la tradition, ce jour-là, le soleil (Tafouct)
se lève en dansant!
Mustapha Saadi, président de l’association des juristes berbères
de France, et représentant de la CBF (Communauté berbère de France) affirme:
«On refuse notre identité, nous souffrons d’une double discrimination,
vis-à-vis des immigrés, et vis-à-vis de notre culture. Avant, nous étions
des arabes, puis des beurs, aujourd’hui des musulmans, alors que nous ne
nous définissons pas ainsi». Se démarquant de la communauté
arabo-musulmane, Mustapha Saadi insiste «La plupart de nos membres sont
d’ailleurs attachés à la laïcité et sont pour la loi interdisant le voile à
l’école».
Et bien désormais, c’est fait : suivant une recommandation de la
commission Stasi sur la laïcité, Jean-François Copé, chef de file de l’UMP
pour les régionales en Ile-de-France, a annoncé l’ouverture à la rentrée de
septembre 2004 d’une classe d’enseignement du berbère dans un lycée
parisien, une classe qui pourrait être ouverte au lycée Lavoisier dans le
Vème arrondissement de Paris, une mesure de reconnaissance de cette culture.
«Depuis 1995, l’épreuve facultative de berbère au baccalauréat
est devenue une épreuve écrite. Chaque année, entre 1 500 et 2 000 candidats
s’y présentent. Le ministre a souhaité prendre des initiatives en faveur de
cette langue et demande, comme nous avons su le faire pour l’arabe, que les
candidats bénéficient d’une préparation spécifique», a déclaré le
directeur de l’enseignement scolaire, Jean-Paul de Gaudemar, dans un texte
adressé aux rectrices et recteurs d’académie.
Dominique Raizon
Article publié le
12/01/2004 |

Le porte-parole du gouvernement Jean-François
Copé à Rosny-sous-Bois, est venu participer à la célébration de Yennayer, le
nouvel an Berbère.
© AFP
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-3- la fete du nouvel an berbere 2956 a Tizi Ghenif
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Tizi Ghenif Les Associations culturelles célèbrent Yennayer
Malgré que le Nouvel an amazigh 2956 ai coïncidé, cette année, avec la
célébration de la fête “Aïd El Kebir”, il n’en demeure pas moins que,
fidèles aux traditions séculaires, les Associations culturelles de la
localité de Tizi Ghenif se sont mobilisées depuis plusieurs semaines pour
donner à ce jeudi, 12 janvier, son cachet particulier.
En effet, la ville a été pavoisée non seulement avec des centaines de
drapeaux mais aussi avec de multiples banderoles sur toutes les grandes
artères, invitant les citoyens et les visiteurs à se rendre à la salle de
cinéma où devaient se dérouler les festivités. Dès huit heures du matin, les
premiers visiteurs commencèrent à affluer vers le lieu indiqué alors qu’une
douce musique emplissait l’air et donnait le ton.
Les organisateurs, qui ne sont pas à leur premier coup d’essai et forts de
leur expérience, ont animé ce lieu culturel en présentant plusieurs`facettes
de la culture berbère, et ce à l’aide de l’exposition avec des projections.
Plusieurs jeunes chanteurs amateurs de la localité ont eu le privilège pour
la première fois de monter sur scène dans une salle archi-comble pour
présenter leurs œuvres sous des ovations chaleureuses et sympathiques.
“C’est tout à fait normal que notre Nouvel an soit célébré comme il se doit,
mais pour cette année, c’est tout à fait exceptionnel car il coïncide avec
l’Aid El Adha et nous avons profité de cette fête organisée par les
associations culturelles pour présenter nos meilleurs vœux aux uns et aux
autres. Nous remercions vivement ces organisateurs pour le travail entrepris
et leurs initiatives”, nous ont déclaré plusieurs personnes interrogées.
Essaid N’ait Kaci
15 janvier 2006 yahoogroups/amazighnet |
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4 -AS N NEGH IN LIBYA " notre jour "
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source : http://www.libyamazigh.org/
As n'negh in the Tamazight language means "our
day," the day which corresponds with the annual anniversary of Libyan
Tamazight (Berber). It is the day when Libyan Tamazight speakers and
human rights activists celebrate. On the 15th of April every year,
Imazighen in Libya and outside are celebrating. The Celebration of this
event started in 1995 (2945 Tamazight calendar) inside Libya, in the
coastal Libyan Tamazight-speaking city of Zawra. As symbol of challenge
and determination to survive and resist all sorts of liquidation that
Tamazight has suffered through its long deep history, especially in
Libya today.
The celebration of As
n'negh inside Libya is conducted in a close atmosphere, far from the
regimes' security services' observation. The recent Libyan regime does
not recognize the existence of Tamazight and has tried for more than
thirty years to abolish its de facto and historical existence. The
current regime is practicing all kinds of violations, permanence of
oppression, and denial. All sorts of Tamazight activities are subject to
oppression and denial, including cultural activities. Even Tamazight
names for Imazighen children is prohibited and forbidden.
The Libyan Tamazight speakers, like their Libyan brothers and sisters,
are subjected to all kinds of oppression; their rights are severely
abused and violated by the current dictator and despotic regime. Libyan
Tamazight speakers, activists, and militants, like their other Libyan
brother activists and militants, are pursued and prosecuted to the point
where their lives and that of their family and friends are in serious
danger. Despite this, the struggle will continue until our existence is
completely recognized and full rights both as Libyans and as Tamazight
speakers is reached.
Tamazight today is an
important and undeniable component of our society in Libya and in all
Tamazgha (North Africa). Libyan Imazighen are humans worthy of full
rights, including the right to define and assert their own identity.
They also have the right to reject its prejudicial cancellation by
whomever denies their identity, including tyrants who have achieved
nothing but prolong their own tyranny against their very citizens.
As n'negh occurs in April, and April is very special month in the
Libyan's and Tamazight-speaker's memory. The 7th of April is Libyan
Sacrificing Day in its recent history, and on the 20th of April, there
is the celebration of the anniversary of Tafsout N Imazighen (Berber
Spring). The struggle for freedom, social justice, and the admission and
respect of human rights will continue.
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Headquarters
: Amazigh World ( Amadal Amazigh), North
America, North Africa |
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-5- Yennayer, le Nouvel an berbère 2956 a
Agadir
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17 janvier 2006
Asseggas
Ifoulki 2956 !
Première.
Agadir réveillonnera deux fois cette année. Après les
soirées du 31 décembre, la ville fête les 13 et 14 janvier
prochains l’avènement du nouvel an berbère. La fête porte un
nom, Yennayer. Littéralement, cela veut dire premier mois.
Dans la tradition berbère, le mot renvoie à une grande fiesta
populaire, célébrée dans toute l’Afrique du Nord. Depuis
quelques années, quelques hôtels et associations s’y sont mis
proposant des formules “dîner soirée”, comme lors du 31
décembre. Seulement voilà : cette année, Yennayer est célébré,
et c’est une grande première, par le Conseil de la ville
d’Agadir. “C’est effectivement la première fois dans
l’histoire du pays qu’une instance officielle organise cette
manifestation”, affirme Mohamed Azdod, membre du comité
d’organisation et qui siège également à Imunt N’fous (la
confédération des associations amazighes du sud). Et surprise,
c’est passé comme une lettre à la poste. “La ville d’Agadir
est l’une des rares à disposer d’un programme culturel à
l’année. Des associations sont venues nous proposer d’y
intégrer une programmation spéciale pour cette fête. Nous
avons accepté”, explique Tarik Kabbaj, président du Conseil de
la ville. Finalement, la fête durera trois jours. Des concerts
de musique et des One Man Show se tiendront sur trois places
publiques d’Agadir. Au-delà du “réveillon”, les militants de
la cause amazighe y voient une symbolique politique
particulière. “C’est un premier pas, disent-ils, vers
l’officialisation du calendrier amazigh et demain, pourquoi
pas, le jour de l’an berbère pourrait être férié, au même
titre que le 1er janvier chrétien ou le 1er Moharram
musulman”.
* Bonne année 2956.
Source : Telquel |
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Tlemcen :le carnaval de Ayrad chez les
béni snous.
Les populations de la commune de Béni snous organisent le 12 janvier de
chaque nouvel an la fête traditionnelle de d’Ayrad, (le lion en
Tamazight). Elle coïncide avec Yennayer,la nouvelle année du calendrier
berbère, ou toutes les familles préparent le berkoukès, les beignets,
les crêpes et autres. Le spectacle se fait dés la tombée de la nuit.
Les participants passent ensemble d’une maison à une autre à Khémis. Les
comédiens sont au nombre de neuf et même un peu plus avec un guide et
tous déguisés avec des masques ( les cornes, les peaux d’agneaux...) Le
grand Ayrad quant à lui est tiré à l’aide d’une chaîne par une personne
afin de ne pas échapper.
Par contre, le guide est muni d’un drapeau à la main entouré des autres
et frappent aux portes des maisons. Dans le cas ou le propriétaire de la
maison n’ouvre pas, les spectateurs disent à haute voix « chebriya
mherssa moulat eddar emtalka », c’est à dire que la jarre est brisée et
que la maîtresse de la maison sera divorcée et déposent un « kerkor » ;
un amas de pierre devant l’entrée de cette maison.
Lorsque la porte est laissée entrouverte, c’est la lionne ( l’biyya )
qui entre la première accompagnée des spectateurs et aidés par le son du
tambourin, le bendir et la ghaita et à haute voix disent « ayellih
oulalala amoulay ejjerwan oujerwaken, chebrelek erreblek » ainsi que
d’autres expressions « Hallou bibankoum rahna jinalkoum » c’est à dire
ouvrez vos portes, nous sommes venus . Et c’est ainsi qu’après avoir
effectué quelques tours à la maison la lionne tombe à terre et fait le
mort à chaque séance. Puis le grand Ayrad ( le lion), entre avec fureur
et observe la lionne en train de mourir. Après quelques minutes de jeu
et au réveil de la lionne, le maître de la maison remet au guide de
l’argent de la ziyara et surtout des fruits mélangés, des gâteux, du
pain,des grenades, des figues sèches etc .Et c’est au tour du m’kaddem
de réciter la fatiha à haute voix tout en souhaitant les bienfaits pour
la société, une nouvelle année abondante en richesses en priant Dieu de
nous apporter sa miséricorde, clémence et se dirigent ensuite vers une
autre maison et ainsi de suite jusqu’à l’aube et ce durant trois jours.
Tous ces dons sont remis aux nécessiteux et les démunis du village.
Cette fête ancestrale n’est plus comme avant à cause des changements
survenus dans le développement et les mentalités. Mais,en somme, elle
n’est pas oubliée puisque les vieux se rappellent encore des excellents
moments de joie de cette fête tant attendue.
Pour cet évènement marquant la vie culturelle , des hypothèses sont
avancées dont la plus connue pour le moment est « l’évènement en 950
avant j.c. qu’elle associe à un fait historique qui s’est déroulé il y a
de cela 2957 ans dans la localité de Khémis (wilaya de Tlemcen). C’est
là en effet, que le roi Amazigh Chachnak infligea une cuisante défaite
aux armées du pharaon Ramsés III attiré par la conquête de nouveaux
territoires réputés par leurs richesses essentiellement agricoles ».
Dans ce contexte, des recherches anthropologiques ont été menées et
d’autres sont en cours en vue de nous donner un éclairage sur ce
frappant évènement qui n’a pas encore dévoiler ses secrets de cette
contrée à patrimoine culturel diversifié et lointain.
Par ailleurs et selon ce qui a été colporté par les uns et les autres «
il y a de cela quelques années, deux ayrad étaient organisées celui de
Ouled Farès et d’Ouled Méziane dont aucun n’était autorisé à dépasser
les limites de son quartier. Après que la tournée fut terminée, les deux
groupes se rencontrèrent au derb Hammou, le petit tunnel situé à côté de
la grande mosquée, qui sépare le village de Khémis ou eut lieu une
violente dispute. Après cet affrontement, le succès est revenu à Ayrad
Amokrane celui de Ouled Farès( un site supérieur très ancien du village
séparé par une artère principale coupant le village en deux ) sur Ayrad
Amechtouh celui des Ouled Méziane.
Un vieux dira « Cet évènement me fait rappeler les meilleurs moments de
ma vie. Il était pour nous un lieu de communication après une longue
absence du village et ceux qui viennent d’autres contrées lointaines. On
sentait la fraîcheur de la baraka qui venait. ».
Un film a été produit sur le site de Khémis par le réalisateur
Noureddine El Hachemi et son équipe et a été diffusé à l’écran de la
télévision nationale.
Pour la mise en valeur de ce patrimoine millénaire, l’association
culturelle Eddakira Essanoussia a été crée. Elle a célébrée Yennayer
2950 ( 12 janvier 2001 ) à travers une caravane culturelle sur
invitation du Haut Commissariat à l’Amazighité ( h.c.a ) par la
présentation sur scène du carnaval au théâtre national algérien Alger, à
la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou et au théâtre
régional de Béjaîa. Ce fut une première et un succès en même temps de la
production de ce carnaval en dehors de Béni snous. Le chef de la
délégation était mr. Assad Si El Hachemi que nous le remercions de
l’accueil chaleureux et de cette initiative du h.c.a.
L’origine de ce carnaval réside dans son authenticité, il est spontané
et tiré du fin fond de nos us et coutumes et les croyances les plus
lointaines. Il est le patrimoine de tous et l’apogée d’une identité
millénaire dont les populations s’attachent et s’identifient. Il était
célébré avec faste pour marquer le nouvel an amazigh et s’inscrit en
plus dans l’esprit de la solidarité communautaire et de l’attachement au
sacré.
23 décembre 2006
Mohamed GADIRI.
Tlemcen : on raconte qu’Ennayer
Certaines croyances sont rapportées dans la wilaya comme par exemple à
Tlemcen :
« on n’éconduit jamais un mendiant le jour d’ennayer »
On raconte qu’un jour ennayer vint en personne, sous les traits d’une
vieille femme, demander l’aumône à une porte. La maîtresse de maison
était occupée à ce moment à faire des crêpes. Elle sortit tenant à la
main une broche qui lui servait à retirer les crêpes en menaçant la
mendiante. Ennayer s’enfuit, mais comme il avait emporté avec lui toute
la prospérité, pendant l’année entière, la faim se fit sentir dans cette
maison.
Et la malheureuse femme vint conter l’histoire à ses amies. Mais,
c’était sûrement ennayer, dirent elles, quand il reviendra traite le
généreusement ! la vieille revint l’année suivante, elle fût bien reçue
et le bien être rentra à la maison.
A Béni snous on dit « laisse tes olives jusqu’à ennayer, elles te
donneront une compensation en qualité pour la perte subie en quantité »
D’autres coutumes sont racontées.
23 décembre 2006 Mohamed Gadiri
par
gadiri @
2006-12-26 – 17:36:55
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