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    8e Festival National du Film Amazigh de Sétif (2008)

     Le festival du cinema berbère en Amazigh de Annaba ( 2004)

 

 

 

Festival National du Film Amazigh de Sétif (2008)

     

    

Pour toute information : BNA, BP 127 El Hamma, Les Anassers, Alger / Fax : (213) 021 67 91 12 / E-mail :       inscription@filmazigh.org

 festivalfilmamazigh@yahoo.fr ou ficusmamou@yahoo.fr

 

 

FESTIVAL DU FILM AMAZIGH DE SETIF 2008

 

 

 

Le rendez-vous de Sétif 2008 fera date dans la saga du Festival Culturel Annuel du film amazigh. L’entrée en lice, pour la première fois, des professionnels du 7e art marquera indubitablement cette huitième édition. Cet événement est placé sous le slogan Pour une Algérie riche de sa diversité. Ce sera le tournant historique et décisif du festival, son acte de naissance qui préfigurera de sa nouvelle destinée plus que jamais arrimée aux standards internationaux.

 Trois catégories, au lieu d’une, distingueront désormais le festival du film amazigh, la première, mettra en compétition des professionnels notoires avec des réalisations cinématographiques de haute facture réalisées en langue amazighe, en Algérie et au Maroc durant l’année 2007. Pour la première fois, seront projetés en une seule fournée, des films réalisés en 35 mm et exprimés dans les différentes variantes de la langue amazighe : Kabyle, Chaoui , Tamachaqt, Tachelhit et Tarifi . Quelle belle rencontre ! « Clap asaru », est la deuxième catégorie dont la spécificité repose sur le substrat culturel et civilisationnel, au lieu du critère linguistique. La troisième section est dédiée aux jeunes auteurs qui représentent, aux yeux du festival, la réserve potentielle du cinéma amazigh et sa finalité. Du coup, l’édition de Sétif promet d’être singulièrement détonante. Commençant par l’affiche. Jamais le festival n’aura à réunir, l’espace d’une édition, un aréopage de personnalités aussi célèbres. La participation d’un jury de qualité et international, drivé par l’auteur de Macchaho, Belkacem Hadjadj en l’occurrence, place la barre du festival très haut. Des réalisateurs affirmés, avec en sus des films sublimés par la critique, impriment à l’édition un cachet des plus professionnels, de quoi ravir nos jeunes cinéastes !.

Tenez-vous bien : Amor Hakkar (La Maison jaune), Ali Mouzaoui (Mimezrane),Brahim Tsaki (Ayrouwen), Djamel Bendedouche (Arezki l’indigène), Belmokhtar Rabiea (D’un conte à l’autre),Nadia Zouaoui ( Le voyage de Nadia), auxquels s’ajoutent, pour la première fois, trois marocains et non des moindres, Yassine Fennane (Squelette ), Hicham Ayouch (Les arêtes du cœur) et Ahmed Baidou (Les poupées en roseaux), pour la catégorie fiction, et Mokrane Ait Saada (Syfax ) Salim Aggar (Ca tourne à Alger),Ramdan Iftini et Sami Allam (H’nifa), Amokrane Mohamed Mariche (Dix ans déjà), pour le documentaire…. Une affiche à faire pâlir d’envie !

N’oublions pas nos jeunes auteurs, pour qui le festival est une opportunité pour s’affirmer et affûter ses armes. Bien heureux celui qui arrachera l’olivier d’or !

Pour toutes ces raisons la huitième édition ne sera pas comme les précédentes. Loin du suspense et des pronostics, le menu, très copieux du reste, promet de la délectation : Regard sur le cinéma Suisse, et panorama des cinémas du Maroc, nous feront voyager dans deux types de cinéma aux cultures différentes, l’un du nord et l’autre du sud, avec leurs sensibilités et touches propres. Deux tables rondes nous permettront de saisir les nuances de l’un et de l’autre.

La Suisse par exemple ? Une forte délégation y est attendue conduite par des personnalités connues du monde du cinéma, du spectacle et de la presse spécialisée. On peut citer Jean Luc Bideau, André Gazut, Jacques Pouss ,Véronique Bonnet etc. Le Maroc nous réserve de bien belles surprises avec des films de l’année et une présence remarquée des professionnels du cinéma marocain en général et du festival du film amzigh Issni N’Ourgh. L’édition de Sétif sera l’occasion de promouvoir le film amazigh et son ancrage dans le paysage audiovisuel au Maghreb. Un colloque de haute facture intitulé : « Image, Imaginaire et Histoire », se tiendra en marge du festival avec des conférenciers de haut niveau tels Ali Haroune,Louiza Ighil Ahriz, Hassene Remaoun (Algérie), Manceran (France),Patrick Crowly (Irlande) etc. Une occasion rare pour revisiter les événements du 8 mai 1945 dans cette wilaya symbole et chargée d’histoire.

Mais auparavant, il y a le show d’ouverture qui marquera de fort belle manière le coup d’envoi du festival, signé Akfadou Production, avec le Maestro, Takfarinas, qui a bien voulu parrainer artistiquement l’édition, qu’il en soit remercié. Tout pour hisser haut l’étendard du film amazigh, et son festival jouera désormais dans la cour des grands.

Par Mr ASSAD Si El Hachemi, commissaire du Festival du Film Amazigh
Source: setif.info

 

 

 

Le festival du cinema berbère en Amazigh de Annaba ( 2004)

 

Cloture du 5e Festival du film amazigh  « Merci Annava »


     Tout le monde guettait fébrilement ce lundi soir les délibérations du jury de la 5e édition du 
Festival du film amazigh qui vient de s'achever à Annaba. Malgré les appréhensions tant du public
 que du jury, présidé par Djamel Bendedouche, ce « moment fort » se déroulera 
sans trop de heurts ni trop de surprises avec la remise de l'Olivier d'or à Djamila Amzal,
 l'actrice de La Montagne de Baya et ce, pour la 
réalisation de son premier film Le Tuteur de Madame la Ministre. Une 
fiction qui raconte en tamazight la situation d'une responsable 
gouvernementale se trouvant dans l'obligation incongrue d'avoir un 
tuteur pour convoler en justes noces. 
Le titre passablement racoleur interpellera d'emblée nombre de « 
festivaliers » qui ne s'empêcheront pas de faire un parallèle avec un 
personnage public existant. Cette coïncidence qu'on présente, par 
ailleurs, comme une situation vécue n'en sera pas plus fortuite 
lorsque l'on saura par la suite qu'il s'agit bien là d'un « 
personnage atypique ». Ce que chacun croit d'autant plus volontiers. 
L'Olivier d'argent sera attribué ensuite à Mokrane Aït Saâda pour son 
Thamuggadi, un documentaire certes de haute facture, mais qui tranche 
avec la « vocation première du festival, à savoir présenter des films 
d'expression amazigh sous-titrés en arabe ou en français ». Dans le 
cas précis de ce documentaire on a relevé qu'il n'y avait pas plus de 
sous-titrage que de doublage du commentaire débité, par moments, en 
français. Une « entorse » qui ne passera pas inaperçue : le film 
n'est pas entièrement en tamazight. Ce qui n'enlève en rien au charme 
désuet de ces vieilles pierres que Mokrane Aït Saâda a éloquemment 
montrées en démontrant le génie de nos ancêtres, de vrais bâtisseurs. 
Le problème, c'est que la langue a rappelé au cours de cette édition 
annabie l'histoire de la tour de Babel. Car même s'il n'y a pas eu 
de « choc » frontal, le public annabi a éprouvé le besoin d'avoir à 
ses côtés des voisins-interprètes pour suivre ce qui se tramait à 
l'écran. Cela engendrera parfois non pas un chahut, mais un vrai 
brouhaha dans la Cinémathèque incommodant les berbérophones 
accrochés, quant à eux, à la « densité sémantique ». Pour ce qui 
concerne la symbolique, celle-ci échappera plusieurs fois à la 
curiosité tenace des cinéphiles annabis. Certains référents culturels 
tout comme le « visionnage » comporteront nécessairement plusieurs 
niveaux de lecture, plusieurs niveaux d'incompréhension. Cela dit, il 
faut savoir ce qu'on veut. S'il s'agit d'un festival itinérant le 
contact doit absolument se faire autant se peut en douceur. 
Il faudra aussi s'adapter aux défaillances et à l'improvisation qui 
ont tendance à s'ériger en règle dans ce pays. Quoiqu'il en soit, il 
reste de cette 5° édition du film amazigh à Annaba une belle 
rencontre avec la Coquette, un accueil chaleureux, une interaction 
qui évoquera sensiblement le coup de foudre. « Merci Annava » aurait 
dit reconnaissant Si Muhend le grand absent.

 
Mohamed-Chérif Lachichi
le matin :23-06-2004 

source: yahoo-amazighnews groupe
 
 

 

 

 

          Date: Thu, 24 Jun 2004 18:48:50 -0000
          Objet: [Amazighnews] Cloture du 5e Festival du film amazigh
 

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