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Le 2ème Festival
du théâtre amazigh de Casablanca se déroulera du 8 au 15 mai. Une dizaine de
troupes, issues de différentes régions du Royaume, se disputeront le Grand
Prix doté d’une somme de 50.000 DH.
Après un acte de naissance réussi l’an dernier, le Festival du théâtre
professionnel amazigh est appelé aujourd’hui à confirmer. L’Espace «Théâtre
Tafoukt» pour la création, fondateur et organisateur de cette grand-messe,
avec le soutien de l’Institut royal de la culture amazighe (IRCAM), a
élaboré un programme à la fois copieux et varié. A commencer par la
compétition. Un nombre record de candidatures (plus de 23 dossiers) auront
déjà été déposées auprès du comité d’organisation, a affirmé à ALM le
secrétaire général de l’association «Tafoukt», Khalid Bouichou. Une dizaine
de troupes seront sélectionnées pour disputer un Grand Prix doté d’une somme
de 50.000 DH, octroyée par l’IRCAM.
Les troupes sélectionnées seront appelées à donner durant le Festival une
moyenne de trois représentations de leurs spectacles, comme le stipule le
règlement de la compétition.
Dédié au théâtre professionnel amazigh, le Festival ne se veut pas une
manifestation «communautariste». Ainsi, au-delà du tachelhit, du tarifit, ou
plus encore du soussi, d’autres langues comme le dialecte arabe marocain y
sont représentées, à ceci près que cette participation se fasse en dehors de
la compétition. Pour s’en rendre compte, il suffit de rappeler que l’édition
précédente a été marquée par la participation de deux grandes compagnies de
théâtre : «Tensift» de Marrakech et «Espace Alliwa» de Casablanca.
En dehors de la scène, le 2ème Festival prévoit plusieurs activités
parallèles. Parmi ces activités, figure, d’abord, un hommage à Essafi Moumen
Ali, l’une des figures marquantes de l’écriture dramatique amazighe.
Quatre rencontres-débats sont également programmées autour de thèmes
différents : «Quel rôle pour le théâtre et l’art dans le développement
humain ?», «Le théâtre amazigh, les enjeux actuels», «L’écriture dramatique,
tendances et écoles», «Le théâtre amazigh, réalité et perspectives».
Aux côtés du théâtre, le 2ème Festival fait place à d’autres expressions en
rapport avec l’art et la culture amazighe. Au programme, figurent des
expositions de sculptures et de costumes traditionnels berbères, de
photographies et de peinture, sans compter une exposition de livres et
autres publications destinées à faire connaître la culture amazighe.
Ce vaste programme se déroulera dans des salles dispersées de la mégalopole
casablancaise : théâtre Mohammed VI, complexes Sidi Belyout, Moulay Rachid,
Kamel Zebdi, Maârif, Anfa, sans oublier le centre pédagogique Hassan II
(Sidi Othmane).
S’agissant du budget de cette deuxième édition, il s’élèverait à plus de 2
millions DH. Avec l’IRCAM, qui y participe à hauteur de 180.000 DH, le
conseil de la ville de Casablanca est considéré comme l’un des contributeurs
importants.
L’an dernier, le conseil a octroyé au Festival une subvention de l’ordre de
110.000 DH, sans oublier la mise à disposition de la logistique nécessaire
au déroulement de cette manifestation.
A rappeler que le Grand Prix de la 1ère édition a été décerné en ex-aequo
aux troupes «Tafoukt» de Casablanca et «Assam» de Nador pour leurs
spectacles respectifs «Un par un» et «Un Homme en or». Le prix de la
meilleure interprétation féminine a été remporté par la comédienne Louiza
Boucetach pour son rôle dans la pièce «Un Homme en or», tandis que celui de
la meilleure interprétation masculine a été décroché par Mohamed Boulahriss
pour son rôle dans le spectacle «Un par un».
(src Aujourdhui le Maroc) |
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