Originaires d’Afrique du Nord, les Berbères sont
actuellement deux millions en France. Les représentants du monde associatif
des Franco-berbères viennent de tenir leurs premières assises pour que cette
population, souvent confondue avec les Arabes et les musulmans, puisse faire
connaître ses valeurs de démocratie et de laïcité. Vox Populi a assisté à
cette rencontre.
De l’usine à Zidane
La place des Berbères en France est riche en paradoxes : ils seraient deux
millions. L’immigration berbère est très ancienne : elle a commencé au
tournant du vingtième siècle pour fournir une main d’oeuvre abondante à
une industrie française en pleine expansion et qui s’est poursuivie après
l’indépendance des pays du Maghreb. Aujourd’hui, l’héritage est varié. Le
footballeur Zidane, le rugbyman Benazi, les acteurs Isabelle Adjani ou
Daniel Prévost, les chanteurs Mouloudji (auteur du Déserteur) et Alain
Baschung ou encore l’humoriste Dany Boon comme notre préfet
" musulman " Aissa Dermouche ont au moins un point
commun : celui d’être des Franco-berbères. Les participants des premières
assises des Berbères de France à Issy les Moulineaux (92) ont donc tout
naturellement commencé leur travaux en faisant le point sur l’apport de
plusieurs générations sur le plan économique, militaire (sur les fronts
des deux guerres mondiales) mais aussi culturel.
Le bilan est globalement positif, à un détail près : c’est quoi un
Berbère ? Trop souvent, les Français ont une connaissance inexacte du
Maghreb et de ses populations. Pour Leila Kerchouche, présidente de
l’Association des juristes berbères de France, ce n’est cependant pas la
seule raison à invoquer : « Nous avons été trop
silencieux, nous avons laissé à d’autres notre destin ». Et
d’ajouter : « Quand je me présente comme étant Berbère,
j’ai l’impression que l’on me prend pour une Esquimau. »
Les beurs... des Berbères déguisés
L’immigration algérienne (de Kabylie, des Aurès) et marocaine (du Rif et
de l’Atlas) a drainé des population berbérophones qui ont souvent eu le
sentiment que leur culture était dévalorisée face au français, langue de
prestige et à l’arabe, langue du Coran qui aspire au monopole. C’est donc
peu dire que l’immigration a été une bouffée d’oxygène pour les Berbères.
Mais là encore, il est difficile d’échapper aux étiquettes.
« Pendant trop longtemps, la France a été rebelle aux
identités » souligne François Bayrou, président de l’UDF, invité à ces
assises. Selon lui, la situation devrait néanmoins évoluer grâce à
l’intégration européenne et à la mondialisation. Curieusement, alors qu’il
existe une variété de mots pour nommer un jeune issu de l’immigration
maghrébine - on les appelle la plupart du temps « arabes » ou « beurs » -
nul ne désigne les Berbères par leur nom. « Les beurs sont
des Berbères déguisés, on a fait passer plusieurs générations dans un
purgatoire » affirme Belaid Abouche, responsable de la Coordination
des berbères des Hauts de Seine. Pour lui, les grandes figures du
mouvement beur étaient en grande partie de jeunes Kabyles qui ont porté
leur combat sans le mener en leur nom propre. Une discrétion qui est
désormais contestée par la jeune génération, soucieuse de faire entendre
un nouveau son de cloche aux accents de démocratie et de laïcité, ce qui
fait dire au président du Mrap, Mouloud Aounit : « Le
combat que vous menez pour votre reconnaissance, c’est ça l’antiracisme ».
Pas une seule radio
De fait, les acteurs sociaux se retroussent les manches pour faire émerger
une culture millénaire. A Lyon, l’Association Awal a organisé une
rencontre autour de la reine berbère Kahena, A Longwy, c’est un festival
qui a vu le jour en novembre. Mais beaucoup reste à faire, soulignent les
responsables associatifs. Les Berbères ne possèdent aucune radio, et se
contentent d’écouter la poignée d’émissions diffusées sur les ondes
maghrébines de la FM.
Même constat dans le domaine de la langue : les jeunes Berbères se voient
souvent proposer des cours d’arabe dans les collèges et lycées. En
revanche, si l’épreuve de berbère au baccalauréat existe, elle ne dispose
d’aucune préparation écrite. Les élèves doivent en conséquence s’adresser
à des associations pour y remédier. « La priorité, c’est
de proposer des cours de langue aux élèves » résume Mourad, un
participant qui a décidé de se lancer dans l’aventure associative. Reste
le plus difficile : faire passer le message auprès de Maghrébins qui ne se
reconnaissent pas comme berbères.
Concernant le débat sur le voile, un participant s’inquiète :
« certains hommes politiques veulent nous coller une
étiquette de jeunes de culture musulmane ». « Une
appellation d’origine contrôlée », plaisante son voisin. Dans cet
échange, tout est dit...
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par Rezki Mammar
source:
http://voxpopuli.celeonet.fr/article.php3?id_article=105
La Marseillaise hymne national francais
http://hymne-national.ifrance.com/
Lire l'article sur l'historique du mouvement "Beurs" et l' A C B
http://www.eleves.ens.fr/home/degasque/maitrise/beurACB.html
►
Les berberes de FRANCE se mobilisent pour
que cessent la violence , les destructions et l'insecurite
07/11/2005
L'article suivant porte essentiellement sur la representation politique
des Berberes en France
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▼ LES IMAZIGHEN EN FRANCE
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amazigh-net@yahoogroups.com
18-11-2005
Azul Asefru, Omar, Driss, Amenzu, Fares
Permettez moi d’ajouter mon grain de sel à ce débat fort
intéressant qui pose la problématique de la représentativité
politique des Imazighens en France, qui est il faut le dire très
faible pour ne pas dire inexistante malgré leur nombre important.
Personnellement je me sentirai très à l’aise en disant que c’est la
première communauté d’origine étrangère en France et à Paris.
Avant d’arriver au phénomène Sarkozy, permettez moi de donner mon
avis sur le nombre des berbères à Paris. Je pense qu’il serait plus
juste de parler de 2 millions en France et non pas à Paris
(plusieurs sites l’ont mentionné dont celui de CMA et
http://www.berberescope.com/emergence_des_berberes_de_France.htm).
D’autres sources estiment les berbères à Paris à 600 000 environ.
Mais ceux-ci restent d’après moi toujours des chiffres
approximatifs, étant donné qu’il n’y a jamais eu un vrai recensement
ou un sondage qui permettent de préciser le vrai nombre.
Une chose est certaine, et au risque de me répéter, les berbères
forment la première communauté d’origine étrangère en France et à
Paris. Ce constat, je l’ai entendu des bouches de trois hommes
politiques français influents à BRTV, à savoir
- André Santini Ancien ministre Député-maire
d'Issy-les-Moulineaux,
- Jacques Toubon, ministre de la culture et de la
francophonie, du temps de la gouvernance Mitterrand/Balladur, et
- François Bayrou, président du vieux parti UDF français
et plusieurs fois candidat aux élections présidentielles, un homme
sur lequel les berbères peuvent vraiment compter pour les raisons
qui vont suivre si jamais il sera président en 2007. D’après moi ses
chances seront très intactes vu la descente aux enfers de l’UMP pour
cause de la corruption de Chirac et la mauvaise gestion de Sarkozy
de la crise que la France venait de vivre (Personnellement je ne
crois pas à ses chances)
Pour faire le lien avec ce dernier, et au risque de contredire
notre ami Amenzu, permettez moi de signaler le formidable travail
colossal que ne cesse d’effectuer un grand homme franco-berbère
depuis au moins 2002, du nom de Mustapha Sadi, le co-fondateur (avec
son frère Mohamed) de BRTV. En effet, depuis trois années il a
parcouru la France profonde en fond et en comble, pour rassembler
les énergies dormantes amazighs et surtout à organiser la communauté
amazighs (dans toute ses variétés: kabyle, chleuh, rifaine, atlas,…)
et toutes les associations amazighs de France autour de la
Coordination des Berbères de France (www.cbf.fr). Ceci n’a pas été
vain puisque ça a été couronné par le désormais historique
rassemblement en décembre 2004, connu sous le nom Des premières
assises des Berbères de France, ou environ 1500 personnes,
responsables associatifs et particuliers se sont réunis à
Issy-les-Moulineaux en présence de plusieurs figures politiques dont
les suscités François Bayrou,
et André Santini qui, en tant que député-maire
d'Issy-les-Moulineaux, a mis à la disposition de la CBF toute
l’infrastructure matérielle nécessaire pour le bon déroulement des
premières assises des Berbères de France.
Croyez moi j’avais la chaire aux poules quand j’ai écouté sur BRTV
(qui au passage a entièrement couvert l’événement sur deux jours)
les discours de ses derniers, avec un Santini qui vantait Sait
Augustin, Zidane et Adjani et surtout «ces berbères qui réussissent
le mieux parmi les immigrés de France» et un Bayrou qui a dit ceci:
les berbères ont fait beaucoup pour le développement de la France
moderne, mais celle-ci a été ingrate et non reconnaissante envers
eux. Il a dit aussi ‘qui parmi nous les français de souche (de sa
génération ou celle de son père) n’a pas connu au moins un
travailleur intègre berbère durant la période de la construction du
métro de Paris, dans toutes les mines de France, ou encore dans les
usines Renault, Peugeot, et Citroen’, oui je le dis et je le répète
ici même que la France a été oublieuse envers ses berbères, qui ont
non seulement contribué pour faire de la France ce qu’elle est
maintenant (une puissance mondiale), mais aussi dont l’exemple
qu’ils
ont donné à toute l’humanité dans la façon de défendre leur
identité tout en étant pacifique. À mes compatriotes franco-berbères
et à mon ami Mustapha Sadi, je dis dorénavant ils peuvent compter
sur un partenaire politique que je suis, etc… Ce sont exactement les
phrases qu’il a prononcé dans son long discours.
J’ai pris la peine de raconter ceci pour appuyer les suggestions
de Omar, Assefru et Driss, pour montrer l'exemple type d’un amazigh
qu'il faut être en la personne de Mustapha Sadi, qui est allé vers
Bayrou (et non l’inverse) pour l’inviter aux premières assisses des
berbères de France.
Tout comme j’étais impressionné devant mon écran BRTV du nombre et
surtout de la qualité des interventions d’un nombre impressionnant
de représentants de mouvements associatifs amazighs venus de toute
la France, j'imagine que Bayrou en politicien averti, l’était encore
davantage et à partir de là il n’avait pas le choix que de dire ce
que j’ai tenté de résumer ci-dessous.
Certainement vous allez vous poser la question suivante : pourquoi
Mustapha Sadi n’a pas pensé à inviter plutôt Sarkozy qui à l’époque
(2004) faisait la une des médias et au top des sondages en termes
des présidentielles, et que bizarrement comme ministre des cultes il
a tenté même d’organiser les islamistes de France en associations,
et comme vous le savez ceux-ci n’ont pas raté l’occasion pour lui
arracher beaucoup de concessions en tant que l’homme fort du
gouvernement Rafarin. Je me suis posé moi-même la question en effet,
et mon explication personnelle réside dans le fait que Mustapha Sadi
est un membre actif de l’UDF (concurrent politique de l’UMP),
d’ailleurs apparemment il se prépare à se présenter aux prochaines
élections européennes prochaines sous les couleurs UDF. Qu'il joue
la carte berbère, so what's the point, n'est ce pas Amenzu et Fares.
D'ailleurs espérant tout de même qu’il sera le premier député
amazigh en France (en attendant les autres), ce qui est fort
probable étant donné le poids électoral des berbères de France.
Pour faire le lien avec l’actualité française d’en ce moment, et
toujours émerveillé par le travail de titan que fait Mustapha Sadi,
ce dernier essaye de tirer et merveilleusement profit des derniers
événements que son pays la France venait de vivre, et surtout de
saisir l’opportunité du discours de Chirac qui pose pour une fois la
problématique identitaire de la république (à ce sujet je partage
tout à fait l’opinion de Driss). En effet, panique oblige, Chirac
essaye de corriger et maladroitement comme d’habitude en se
précipitant par exemple à réunir, via son premier ministre Dominique
De Vilepin, les musulmans et Imams de France chez qui ils mendient
les solutions (quelle blague!). Mais voici l’infatigable Mustapha
Sadi qui tente encore une fois de rassembler les mouvements
associatives amazighs, un peu comme ont toujours fait au moment de
crises dans le passé et font actuellement les islamistes (et leurs
gourous Tarek Ramadan et consorts), autour d’un forum nationale sur
les
discriminations qui aura lieu sous peu et qui sera piloté par la
coordination des berbères de France (voir www.cbf.fr).
Une manière intelligente pour Mustapha Sadi d’assurer d’une
meilleure visibilité des berbères et dire aux françaises et aux
français l’opinion : eh nous les berbères dans tout çà, sachez que
nous ne voulons plus rester discrets, être confondus avec d'autres
communautés, notemmet arabe, ou uniquement désignés comme
musulmans», «Nous avons besoin d'être reconnus.», et que les
millions d’euros que le gouvernement français est en train de
distribuer aux communautés et aux associations (et vous n’êtes pas
sans le savoir que celles à connotation islamiste tirent la plus
grande part), et qu'un morceau du gateau ou du butin doit nous
revenir de droit en tant que première communauté ethnique de France,
d’autant plus que nous avons toujours été un exemple d’intégration
réussie (mais comme toujours sans pour autant de bénéficier de la
cagnotte républicaine).
Aussi à travers ce forum nationale sur les discriminations de CBF,
Mustapha Sadi espère briser le silence inexpliqué des médias
français envers tout ce qui sonne amazigh. Il en veut pour preuve
les 1ères assises des berbères de France susmentionnées malgré la
présence de politiciens français de premier plan. Faut-il rappeler
que sous d’autres circonstances et cieux, quand des personnalités
politiques de tels calibres (surtout Bayrou) sont présents dans des
meeting d’une centaine de personnes ou moins, les chaînes TV
françaises en parlent, ou bien quand des assises similaires émanant
des islamistes costumes-cravates et en beaucoup moins de nombre font
souvent la une des France 2, TF1, Canal+,… Heureusement que Mustapha
et son frère Mohamed ont eu l’extraordinaire vision (meilleur œuvre
amazigh de tout les temps) de créer une TV Amazigh pour contrer
telles injustices médiatiques françaises. Cette télé BRTV que je ne
cesse de glorifier les mérites, et comme l’a dit Abdenour Abdesslam
à BRTV la semaine passée, est en train, malgré le manque de moyens
flagrant, de changer vraiment les donnes et le paysage
socio-politique en Tamazgha profonde et au sein de la diaspora. Et
c’est là ou réside le génie des deux hommes qui doivent servir
d’exemple à tout les imazighens de la terre. À ce titre, et je pense
que de par les actions qu’ils entament depuis 2000, les deux frères
ont montré le chemin comment il faut travailler intelligemment
dorénavant dans la façon d’avancer la juste cause amazigh.
Je termine sur une question, voir même un rêve :
Même si la communauté amazigh du Canada et USA est encore jeune
relativement à celle de la France, faut-il songer un jour à créer la
Coordination des Berbères d’Amérique similaire à la CBF, et que
faut-il faire pour en arriver là à plus ou moins long terme. À vos
reflexions!
Ar tuffat, |
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Les
Berbères de France adoptent leur charte des valeurs |
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¤ “Connaître les Berbères, un enjeu d’égalité et de
cohésion sociale dans une France plurielle”, tel était le thème des
premières assises nationales des Berbères de France organisées les 18
et 19 décembre près de Paris
Ont pris part à ce rendez-vous berbère environ 2 000 délégués et
invités, responsables associatifs et politiques.
Presque toute la classe politique française était représentée. Il y en
avait de toutes les couleurs : socialistes, Verts, UMP, UDF. Ce
dernier a été représenté par son président François Bayrou en
personne. Ces assises ont permis de débattre et d’adopter une charte
des valeurs des Berbères de France, valeurs “éminemment laïques et
inscrites dans les principes des droits de l’homme”, lit-on dans le
document rendu public.
Sur ce chapitre, pour mener une large réflexion autour de la charte
des valeurs des Berbères, les débats on tété organisés en trois
ateliers, à savoir : “diversité culturelle dans la République, le cas
des Berbères”, “laïcité, religion et culture berbère”, “les Berbères
de France, une démarche de réapropriation de leur identité et de leur
mémoire comme rempart au repli sur soi et au communautarisme”.
Cela a également permis d’arrêter un certain nombre de revendications
sur les questions et les enjeux de la société tels que la laïcité, les
discriminations, l’égalité des sexes, la diversité culturelle et la
cohésion sociale et nationale. L’objectif principal de la Coordination
des Berbères de France (CBF), selon ses animateurs, est de “construire
les Franco-Berbères en tant que citoyens français impliqués dans la
vie publique et le renforcement du lien social. Cette action est menée
dans le cadre de la réappropriation et la réinterprétation des valeurs
de la civilisation berbère au profit d’une intégration républicaine
harmonieuse”.
Ces premières assises nationales des Berbères de France constituent
pour bon nombre d’observateurs “un événement citoyen et politique
majeur qui met en valeur, pour la première fois, le dynamisme, la
diversité et l’apport des deux millions de Berbères présents dans
l’hexagone”. Pour les berbères de France, ce rendez-vous est “l’acte
fondateur de la mise en mouvement des Franco-Berbères pour une
implication sociale, citoyenne et politique”.
Se basant sur le fait que les Berbères constituent une des communautés
d’origine étrangère les plus importantes et les plus anciennes de
France, les Berbères de France souhaitent donc que “la société
française les considère comme des citoyens à part entière”. Les
Franco-Berbères refusent qu’on les appelle “les beurs”, appellation à
leurs yeux insensée, qui n’a aucune valeur identitaire, sociale et
culturelle. à partir d’un questionnement identitaire et culturel, la
CBF veut s’impliquer dans “un travail de “conscientisation” des
berbères pour un engagement citoyen élargi”.
Des projets ambitieux sont consignés sous forme de plate-forme de
revendications issue de ces premières assises. Il s’agit de
“l’attribution d’une fréquence radio pour les Berbères, la prise en
charge de l’enseignement de la langue berbère par l’éducation
nationale, et notamment la mise en place en urgence de cours
préparatoires pour l’épreuve du berbère au baccalauréat, l’évocation
du fait berbère dans les manuels d’histoire des programmes de collège
et de lycée, la création d’espaces culturels franco-berbères de
proximité dans les grandes villes où réside une importante population
franco-berbère, visant à promouvoir la culture de l’éducation
interculturelle à la paix, la citoyenneté et la tolérance, la création
d’une maison berbère à Paris qui sera un espace de prestige et de
reconnaissance pour les franco-berbères, la création d’un département
de civilisation berbère dans les universités, favoriser l’accès pour
les artistes et hommes de culture franco-berbère sur les chaînes de
télévision française”.
à rappeler que la Coordination des Berbères de France (CBF), à sa tête
M. Mustapha Saâdi, directeur de Berbère Télévision et aussi président
de l’Association des juristes berbères de France, regroupe un réseau
d’une cinquantaine d’associations franco-berbères sur le territoire
français. Depuis son lancement
en 2002, elle a organisé environ une trentaine de rencontres-débats à
travers la France. Les Berbères de France ont pu donc réussir leur
pari, celui de fonder leur propre organisation officielle. Ils
viennent d’arracher à juste titre une première reconnaissance
politique. C’est ce qu’il faudrait retenir à la lecture de ces
premières assises. Ils constituent, désormais, une force
incontournable dans les relations avec les institutions de l’état pour
une intégration harmonieuse et une meilleure implication citoyenne
tout court.
|
source: tamazight.biz
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L'ASSOCIATION LAIQUE DES
FRANCO-BERBERES
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Lynda Asmani
Pdte de l'association laïque des Franco-Berbères.-Interview-
Lynda Asmani préside l'association laïque des Franco-Berbères.
Originaire de la Loire, cette jeune femme débute son engagement associatif
et politique au début des années 1990.
Elle s'engage en 2001 dans la campagne des élections municipales de Paris,
au cœur du 9e arrondissement de Paris.
Elle se présente pour l'UMP (Union pour un mouvement populaire) aux
élections législatives de juin 2002 dans la 20e circonscription de Paris,
puis aux élections régionales de mars 2004 à Paris.
Elle sert au sein du Ministère de l'Economie et des Finances depuis 2002. |
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