LA RESISTANCE DES CULTURES     

LA  BERBERE  ATTITUDE cliquez I CI

Pour decoloniser Tamezgha de l'ideologie arabo-islamiste

 

 cliquez ici  pour animer  bannière   

               - Amazigh Tu Redeviendras  

   

page précédante
  Google        

 

  Abdelkrim El Khattabi en bande dessinée

  Une excellente analyse historique de Zaid OUCHNA " un siecle d'amazighophobie" au Maroc

  Création du comité de défense de "Tiddar Izaians" 

    

 

 

 Abdelkrim El Khattabi en bande dessinée

 

Le héros de la guerre du Rif, El Khattabi, en bande dessinée

Les faits d'armes du chef charismatique Abdelkrim El Khattabi lors de la guerre du Rif (1921-1927) opposant l'armée espagnole
aux guérilleros berbères dans le nord du Maroc, sont retracés pour la première fois dans une bande dessinée.

Sous le tire "L'émir Ben Abdelkrim", l'ex-prisonnier politique à l'époque de Hassan II, Mohamed Nadrani décrit ce
précurseur de la guérilla avec un visage rond, un fusil à la main, une paire de sandales aux pieds, un pantalon bouffant et
une courte djellaba.


Abdelkrim El Khattabi affrontera les armées espagnoles dirigées par le général Manuel Fernandez Sylvestre, chargé
par le roi Alfonso XIII de "pacifier" les tribus en rébellion dans le nord marocain.

Sylvestre est présenté avec des moustaches noires fournies et relevées à la turque. Nadrani montre comment ce militaire
de haut rang, qui jugeait la pacification facile, sera surpris par la résistance des tribus malgré une dure répression
illustrée par des images de bombardements, de vandalisme et d'exécutions.

Les guérilleros marocains gagneront la bataille d'Anoual en 1921 contre l'armée espagnole. "Vaincue par une horde de brigands",
fait dire l'auteur à un soldat espagnol ahuri.

Abdelkrim El Khattabi est né à Ajdir dans le Rif marocain en 1882. En 1922, il proclame la République des tribus
fédérées du Rif. Mais son armée sera défaite en 1926 par une coalition franco-espagnole. Il mourra en exil au Caire en 1963.

L'auteur de la BD, Mohamed Nadrani, ancien militant de gauche, est l'auteur de deux autres livres sur les centres secrets
de détention au Maroc durant "les années de plomb".

Mohamed Nadrani - L'Emir Ben Abdelkrim - Editions Al Ayam, Casablanca, 64 pages.

tamazigh.biz  28/03/2008

l Haut De Page l page précédante

 
   

 

Un siècle d’Amazighophobie:Par: Zaid Ouchna

 

 

Depuis plusieurs  décennies,  nous autres Imazighen  avons lutté sans relâche, durant des décennies l’Amazigh revendique son existence dans la douleur et  depuis des décennies nous avons essuyés  des humiliations et des disconvenues  pour un seul tort : c’est  d’être celui que nous avons toujours été  sur une terre héritée de nos ancêtres.
Pendant ce temps, nous avons fait des choses, nous avons accompli  certes des choses, nous avons raté beaucoup de choses; mais nous avons compris  bien des choses.  Nous avons su que la civilisation Amazighe et  le peuple Amazigh  étaient l’avilit d’une mouvance sectaire, aux origines diverses mais d’idéologie arabo-musulmane  depuis près d’un siècle.

Un siècle jalonné et jonché de trahisons, d’assassinats, de mensonges, de trafique d’influence et de xénophobie. C’est elle, la mouvance sectaire, qui avait baptisé Imazighen « Chleuh » au pluriel et au singulier « chelh ». Ce  dernier  signifie en Arabe : « l’homme dépourvu de ses biens » ou « l’homme mis à nu ». C’est dans le dictionnaire de la langue  Arabe ! Une meilleure preuve, que l’Amazigh n’a jamais été pris pour  un concitoyen. J’en ai vécu moi-même en tant qu’Amazigh  des situations horribles à l’intérieur, comme  à l’extérieur du pays ou on présentait Imazighen aux autres comme des paysans des montagnes et des « barbars ». J’ai subit des humiliations de la part des adhérents de cette mouvance sectaire, qui parlent au nom de l’état. Je suis conscient de ma position d’échantillon.

Tout le monde sait que pour faire disparaître une civilisation, il faudrait au préalable  anéantir le peuple porteur. Une ignoble formule certes ; mais ici, dans le cas du Maroc du moins, toute la population ou presque était Amazighe.  Une donnée qui n’a  évidement pas échappé à la mouvance sectaire. Elle savait qu’elle était, et qu’elle est toujours de toute façon, minoritaire. C’est à partir de là qu’elle a toujours inversée le jeu des conceptions connues pour en faire les siennes, qui n’ont d’ailleurs aucune relation avec des pratiques humaines. Ici, elle a fait fi de tout ce qui est Amazigh  par des acrobaties haineuses et des  rhétoriques  sataniques; c'est-à-dire qu’elle commence par le deuxième volet en  effaçant de la tablette des citées la civilisation Amazighe.  Pour ce qui est du peuple, étant donné la position de  majoritaire de ce dernier, elle ne le prendra jamais en tant que concitoyen, mais plutôt  comme un antagoniste dans le but de lui être utile en tant que soldat pour mieux servir la cause arabo-musulmane érigée par elle-même au rangs des repères sacrés. Une cause qui mène droit au paradis et c’est prescrit.  Cela lui permettrait également de s’accaparer la part du lion des biens du pays sans qu’elle soit un jour  appelée au partage équitable des richesses, comme il est régi dans la plupart des nations dignes de ce nom.  

Une conjoncture, prouvant si c’est  nécessaire, l’inverse de la sordide formule citée plus haut.  
Nous ne pouvons malheureusement pas cacher le soleil avec un tamis, car cette conception aussi immonde soit-elle a trouvé preneurs. Mais là ou le bas blesse plus encore,  c’est la conséquence  méprisante  qu’elle a pu  drainer en mettant l’Amazigh en général face à un ennemi invisible d’une part et de l’autre en dépensant des budgets colossales de ses propres biens pour s’inscrire dans le registre malheureux des disparus. Un budget énorme, dépensé  et  étalé sur cent ans, aurait pu  plutôt le mettre sur les rails du développement. Il aurait pu le mettre hors du besoin. Un budget qui aurait pu promouvoir le Marocain dans sa diversité. Mais, c’est un budget gâché car l’Amazigh et les valeurs de  l’Amazighité restent debout !
Les dates commémoratives sont là pour rappeler à chacun de nous la portée des pratiques peu orthodoxe et  la  conséquence des  dessins de la secte.
  
En 1908,  le système « Makhzen »  passe la main pour permettre à la secte de faire  alliance avec le diable dans le but de  mater le peuple Amazigh  et en soumettre le reste.
 
En 1912, les célèbres accords de la trahison de Fès, ont drainé l’assassinat des milliers d’Amazighs-  si ce n’est plus-  sur les montagnes, dans l’anonymat et sans aucune impunité.
Pauvres sont les résistants du Rif, de Tizi n zzou, de Baddou, de Saghro, de Souss, d’Ayt Baâmran  et autres !
  

1921-1926,  la Guerre du Rif justement. Après la victoire sur les Espagnols à Anoual, le 21 juillet 1921,  Abd El-Krim proclame le Rif. Défait en mai 1926 par les armes chimiques et  les troupes franco-espagnoles dirigées par Pétain, il sera déporté sur l’île de la Réunion.
 Au même moment, la secte envois ses enfants aux grandes écoles orientales au Caire  et occidentales à Paris. Des fois avec des surprises notamment le cas de ce jeune fassi : «  Mohamed Ben Abd el-Jalil, étudiant marocain d'origine fassie, envoyé à Paris avec une subvention du protectorat pour y suivre des cours, notamment à l'Ecole nationale des langues orientales, vient de se convertir au catholicisme. Sa conversion a revêtu un éclat tout particulier : il fut baptisé par l'archevêque de Paris en personne, puis à l'occasion de sa première communion il aurait reçu du Pape lui-même un missel et un chapelet ».
Les enfants Amazighs eux, continuent d’être arrosés par des bombes aveugles air/sol  de l’armée française dans les montagnes et le sud-est.

 16 mai 1930, le dahir sultanien  nommé "Dahir berbère" par les protégés de la France coloniale.
Pendant ce temps la guerre bat son plein aux monts Saghro et Hamdoun. Les habitants du sud-est fuient leurs bourgs, des hommes, des femmes, des enfants et des vieillards regorgent les montagnes.

   1932, Allal elfassi préparait sa licence et militait au Qarawiyin contre les lois d’Izerf en chantant le « llatif » !
 Presque le même jour, les Ayt Yaflman perdent deux  héros et pas des moindres  dans une attaque aérienne au mont Baddou : Iâittw et Oubatteyyou. D’où l’Izli historique :

  • Rar-i-d Batteyyu d Iâittew a yakal

  • Unna trid g widdegh yaden awey-t-in

* Rend gorge à Batteyyou et Iâittew oh la terre !
Ote-toi de celui que tu condescendes des autres 

 1934,  Fondation du Comité d’action marocaine (CAM) en novembre par la nouvelle génération dont  Allal El-Fassi, Mohammed El-Ouazzani et Ahmed Balafrej.
 A la même date,  ce qui reste des patriotes des Ait Yaflman  descendent de Baddou la mort dans l’âme ; des blessés, des orphelins, des veuves et Zaid Ouskounti avec,  regagnent leurs bourgs pillés !

1935, et 1936, Les héritiers des signataires de 1908 reçoivent les consignes. Ils s’organisent dans des oligarchies en un mouvement fasciste appelé : Fityana Qawmi. Leur hymne de Mohamed Tangi intitulé « ya qawmana ! » en est l’illustration de leur intention et de ce qu’ils veulent faire du pays.
Pendant ce temps, Zaid Ouhmad et compagnie infligent une suite de défaites aux  goumiers et aux  colons français à l’Amdghos aux versant du Sud-est du haut Atlas. Une situation encore qui prouve, si besoin il y a, que la notion de concitoyenneté ici, n’est pas de mise. La trahison si ! 

 1939. Sidi Mohammed appelle les Marocains à soutenir la France en guerre. L’histoire nous apprendra par la suite que les Imazighen ont libéré Marseille !

1943 Le Caire, la Santa Barbara de l’idéologie arabo-musulmane,  abrite une rencontre du panarabisme.  On y invente la carte à jouer de « légitimité ». Un peu plus tard au Maroc, la mouvance change du nom et devient : « Istiqlal ».  Les membres de ce dernier signent seuls, et personne d’autre,  une pétition dans l’ombre, dans laquelle ils demandent l’indépendance du Maroc ; car c’était la fin prescrite du protectorat ! L’Istiqlal hérite non seulement  du nom, mais aussi   de papier justificatif et donc  la carte  de la légitimité est assuré. Un nationalisme acquis à la belote comme j’avais déjà dit !  

1947. Allal Elfassi siége à la ligue des états arabes en tant qu’apprenti.

1955. Les accords de La Celle-Saint-Cloud (6 novembre),  remettent les clés du Maroc aux bons  élèves et aux  loyaux protégés.

1956. Il n’y avait pas de constitution à ce moment la, mais ils siégeaient déjà dans la ligue arabe. Le pays ne comptait en son sein pas plus de 11% de sa population qui parle arabe. Quant à son origine, cela est une  autre paire de manche ; car les soldats de l’idéologie arabo-musulmane ne sont jamais  répertoriés.

 1957. Imazighen fondent le mouvement populaire   contre le parti unique de l’Istiqlal, sa première assemblée avait lieu à Goulmima ; mais très vite le cadre  change et de  cape,  et de légitimité.

1962.  La première constitution, préparée dans la cuisine à Rabat,  tombe du ciel sur le peuple Amazigh dans une langue qui ne maîtrise  pas et  qui n’avait même pas le  droit d’être cité dans ses textes !  A cette époque, le chantre Amazigh  Sakkou lançait  un appel  dans l’Izli. Il disait :

  • Mon appel est lancé à mes concitoyens, s’il y a cohérence

  • Ne dites surtout pas « oui », à l’habitation insalubre !

Cette date restera gravée, tout de même,  à jamais dans les mémoires ; car elle n’est pas comme les autres. C’est ici, que la rhétorique, la trahison, le mensonge, le trafique  et le formatage, allaient connaître leur apogée. Jugez-en ? Un peuple sédentaire sur sa propre terre allait dire, soit disant, « oui »  à une constitution qui le prive de tous les droits les plus primaires. Il n’y aurait droit ni à la mort, ni à la vie !
 
1965. Cette date, à Casablanca,  allait connaître une suite d’images époustouflantes. Le paradoxe dû à une politique sauvage,  met des Imazighens face à face  à cause d’une idéologie qui ne les concerne même pas.  D’un côté une tranche rebellée de l’Istiqlal, mais toujours  d’idéologie arabo-musulmane, en la personne de  Chikh Aârab- lire Amazigh ;  et de l’autre  un Général Amazigh également qui défend le système régi de l’Istiqlal ! Eux les Imazighens, luttaient pour un même idéal : c’est celui d’être Arabe plus que des arabes ! Le comble c’est qu’ils étaient tous les deux d’origine  du Maroc dit « inutile ».  Allez comprendre quelque chose ?

1971. L’année a connu des événements que personne ne pourrait imaginer auparavant, surtout pas les scénaristes de Hooly-yood. La manipulation de 1965 refait surface.  Devant la mémoire d’une figure fascinante,  je m’abstiens.   

1972. La troisième Constitution imposée  en mars, dont une partie sera suspendue en avril. Deuxième tentative de coup d’Etat militaire cette foi-ci, le 16 août, menée par le Général Oufkir qui s’est réveillé tardivement et  qui est assassiné le lendemain sans aucun scrupule. L’Amazigh, même serviteur, ne pourrait pas  prétendre au rang de  concitoyen !

1974. Allal Elfassi meurt à Bucarest en Roumanie. Le poète Amazigh Sakkou dira dans son Izli :
* De toute les peines que j’ai eues durant ma vie
 * Seul le « oui »  m’est resté au travers de la gorge !

1983. Le parti de l’’Istiqlal  infecte le système éducatif et les programmes de l’enseignement du pays.  Ce dernier, l’Ighrem Amuqran,  allait perdre de toute sa saveur. Pour cause, l’arabisation et l’islamisation à outrance font des ravages dignes  des anticyclones. La pensée du pays, dans  sa globalité, s’effrite. Les valeurs Amazighes et humaines s’estampent. La norme Marocaine se mue et le désespoir s’affiche. Ils enseignent aux jeunes Amazighs le mensonge dans une langue qu n’est pas la leur. Ils apprennent aux enfants  comment insulter leurs propres parents  et comment rompre avec leur propre mémoire.  Pendant ce temps, quelques personnalités marocaines découvrent enfin  qu’elles sont Amazighes !

1986. Le parti de l’Istiqlal accueil au Maroc le parti  du panarabisme le Baât, qui finance les mercenaires du polisario. Pendant ce temps, les Imazighen et les marocains en général se battent dans la pampa du Sud dit «  le sahara »  pour l’intégrité du pays. De mes  yeux, j’en ai vu la trahison légalisée !

 1994. Le 17/4/1994  avions décidé, nous trois personnes, d’organiser une marche pacifique,  dans le respect de la loi  et sans aucune offense, avec des banderoles écrites en Amazigh la langue du pays. Le 2/5/1994, la réponse ne s’est faite pas attendre. La police marocaine, dans ses diverses sections a procédé  à l’enlèvement et à l’arrestation d’un groupe d’Amazighs, qui malgré la légitimité, la majorité n’était même pas  au courant. L’arbitraire et la honte ne font plus rougir. Comment peut-on être contre une langue telle quelle soit ? Il faudrait peut être un animal pour dire que j’ai des droits !

2000.  Les Imazighens,  venus de l’autre rive pourtant,  dressent les manifestes et les communiqués. Les pétitions se suivent et se ressemblent. Tout le monde veut être là ; qui leader, penseur, militant et des fois carrément chef !  Ils excellent tous, ou presque,  dans des autres langues autre que la  leur.  On chasse le naturel et il revient toujours au galop !

2007. Le parti de l’Istiqlal s’affiche cette foi-ci en clair. Il se nourrit, comme à son habitude des troubles, et  gagne les élections après que les Imazighens  se sont abstenus.  Evidemment, cette vérité  personne n’en a cure. Mais l’étalage de l’histoire est là ! Abbas Elfassi, descendant de Abdelwahid Elfassi  le feqih et père de Allal El fassi,  prend les commandes du pouvoir. La relève est non seulement assurée ;  mais mieux  encore, il prépare Nizar Baraka petit-fils de Allal Elfassi et gendre de l’actuel premier ministre pour faire durer  la suite de l’héritage d’une nation. Ils ont monopolisé la parole et s’accaparent la décision pendant un siècle. Maintenant, on connaît le résultat. Tout le monde s’accorde à dire que la situation du pays  aujourd’hui est catastrophique sur tous les plans. La responsabilité n’incombe bien entendu qu’à ceux qui décrètent pour nous, et à notre place,  notre destinée et le sort qu’ils  ont choisi pour nous. 

Malgré ce constat amer, les Imazighens ne sont toujours pas sur la même longueur d’onde ; c’est une donne presque  banale dirons-nous ?  Mais ce qui est injustifiable, ce sont  les procédés de certaines personnes délirantes qui sèment à tout va, la calomnie et des propagandes mensongères dans le  but de déstabiliser des personnalités Amazighes. Ils accusent les personnes, les associations, les coordinations, et les institutions Amazighes. Pour eux, tout est suspecté ! J’ai vu  des cadres associatifs se transformer carrément  en une tribune  spécialisée dans les procès des absents ; l’idée de la présence de l’ennemi invisible n’est pas  aussi loin que ça !   Nous le savons c’est une des meilleurs  manières pour   s’auto détruire. N’est ce pas la main de l’istiqlal avec des gangs Amazighs ? De mon point de vu, je tire la satisfaction dans le fait que je ne partage  rien avec ces gens.  
 Le sortilège connaît ses foyers !
                                                                                             Zaid Ouchna

 www.amazighworld.org  mars 2008

 

l Haut De Page l page précédante

 

 

Création du comité de défense de "Tiddar Izaians"

 

 

 

Tamazgha occidentale

Des citoyens s’organisent pour défendre leur patrimoine menacé par la monarchie marocaine...

Quoi de plus normal qu’un régime comme celui de la monarchie marocaine s’attaque au patrimoine collectif du pays amazigh. Leur rôle n’est-il pas, entre autres, de faire disparaître toute trace d’amazighité de l’Afrique du Nord ? Ces terres nord-africaines sont "destinées" à devenir arabo-musulmanes et rien qu’arabo-musulmanes...
On peut même dire que l’essentiel est fait en matière de destruction du patrimoine civilisationnel amazigh ! Mais les Etats arabo-musulmans en place veulent une éradication totale... C’est de bonne guerre !
Les autorités marocaines comptent procéder à l’expropriation du site historique " Tiddar Izaians". Des citoyens des tribus Zaïans auxquelles appartient ce site se mobilisent pour défendre leur patrimoine menacé par les autorités marocaines. Il ont mis en place un Comité qui a pour objectif la défense de ce site.
Ci-dessous le communiqué du Comité en question.

La Rédaction

tamazgha.fr
 

_________________________________________

 

    Création du comité de défense de "Tiddar Izaians"


Dans son numéro 5521 daté du 30 avril 2007, le bulletin officiel a publié un décret ministériel, signé par le premier ministre Idriss Jettou et par délégation le ministre de l’intérieur Chakib Benmoussa, octroyant au conseil provincial et à la province de Khénifra le droit d’exécuter l’expropriation du site historique de Tiddar Izaians connu chez les autorités locales du nom de "Diour Chioukh" sous prétexte d’utilité publique.

Il est à signaler que cette propriété, s’étendant sur une superficie de 13500 m2, revient, de génération en génération, aux tribus Zaïans (13 tribus) qui y ont fondé, pendant l’ère coloniale, des sièges de tribus pour la gestion de leurs affaires et pour y débattre les questions d’ordre public. Ce site contient aussi d’autres locaux qui profitent aux tribus en question.

En dépit des combats et des protestations menés par les tribus Zaïans pour sauvegarder ce patrimoine historique qui conserve leur mémoire collective concernant le mode de gestion locale, l’Etat marocain a promulgué son décret calomnieux et injuste qui considère que les propriétaires de ce site sont inconnus ; ce qui constitue une atteinte grave à la personnalité des Zaïan et à son histoire épique et une tentative sérieuse de destruction de ses fondements et de son patrimoine et une occultation de ses repères historiques et civilisationnels.

En réponse à cette nouvelle escalade, un comité provisoire a été créé pour défendre "Tiddar Izians" par tous les moyens disponibles. En attendant l’établissement de son programme d’action, le comité lance un appel à tous les organismes culturels, politiques et de droits de l’Homme à agir en exprimant leur solidarité et en apportant leur soutien aux tribus Zaïans pour les aider à récupérer leurs légitimes droits.


Le comité provisoire est composé de :
 

- Driss Souheil (Tribu d’Ait Bouhaddou),
- Ibrahim Fadili (Tribu d’Ait Ammou Aîssa),
- Tijani Saâdani (Tribu d’Ait Bouhaddou),
- Mohamed Boudouir(Tribu d’Ait Chard),
- Mohammed Boudwahi (Tribu d’Ait Boumzil),
- Said Bajji (Tribu d’Ait Ammou Aissa),
- Mohammed Abouqes (Tribu d’Ihebbar),
- Omar Abraoui (Tribu d’Ait Lahsen Oussaid),
- Ali Khaddoui (Tribu d’Ait Mâi),
- Mohammed Ounasser (Tribu d’Ait Mâi),
- Abderhmane Lmssellek (Tribu d’Ait Bouhmmad),
- Mohammed Ouhnine (Tribu d’Ait Boumezzough),
- Abderahmane Ouchcha (Tribu d’Ait Lahsen),
- Moulay Bajji (Tribu d’Ait Ammou Aissa),
- Mostapha Hamimi (Tribu d’Ait Chard),
- Said Jaâfar (Tribu d’Ait Bouhaddou),
- Mohammed Bubut (Tribu d’Ait Chard).

 

Le Coordinateur provisoire,
Saïd Bajji

Khénifra, le 30 juillet 2007


Email : hebbaz_1981@yahoo.fr

Tel : 060851551 ou 037703140

 

 

l Haut De Page l page précédante

 

  Copyright © 2001 [moresco]. Tous droits réservés