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Timensiwin,
Tizi Nat Aycha en Kabyle, Thenia en arabe et Menerville en
français : la chanteuse Zahra y était née; Zidane vient de
financer un hôpital après le terrible séisme dont cette ville de
la Kabylie occidentale a été l'épicentre.
Le département de Boumerdes bien que faisant parti de la
Kabylie est utilisé par le pouvoir central arabo-musulman comme
une zone tampon séparant l'Algérois de la Kabylie, une espèce de
mur de Berlin ou celui de la honte. Ce même pouvoir a laissé
s'implanter des fanatiques islamistes pour encore aggraver cette
séparation entre Alger et la Kabylie. En parallele, ils laissent
crever les autochtones de cette region qui ne savent plus à quel
saint se vouer après le terrible séisme qui les a fortement
éprouvés.
Voir aussi, entre autres
exemples, le cas de KHENIFRA dans l'Atlas ou on a fait
faire "élire" un islamiste comme maire de la ville . On utilise
les extremistes musulmans contre les Imazighen comme autrefois
contre la gauche.( webmaster)
DDK : 26 Decembre 2005
Sites des sinistrés de Thénia Lamentables conditions de vie
Coupures d’eau fréquentes et durables, mauvaises conditions
d’hygiène, mauvais état de certaines ruelles du site et absence
de chauffage particulièrement dans les classes d’une école
primaire en préfabriqué.
Ces cruelles souffrances sont vécues, depuis deux ans, par les
sinistrés de Thénia, précisément au niveau des sites de Haï El
Louz et Bourenane, 10 km à l’est de Boumerdès.
Certaines communes du département, comme Corso et Zemmouri, ont
pratiquement achevé l’opération de relogement des sinistrés dans
des bâtiments en dur. Pour d’autres communes, la réalisation
d’un tel objectif s’est fixée l’échéance de fin 2006. Mais à
Thénia, rien n’est encore construit pour ses sinistrés. On
promet, cependant, la réalisation d’une centaine d’unités
immobilières dans l’assiette foncière jouxtant la gare
ferroviaire.
Et de nombreuses familles restent, donc, exposées aux aléas
climatiques au niveau des sites de Bourenane ou Haï El Louz. Les
problèmes ne peuvent qu’y ressurgir en cette saison froide. En
nous entraînant dans son logis en préfabriqué de 36 m2, Ali, un
quinquagénaire nous prie de suivre son regard qui se fixe sur le
plancer. Des infiltrations noirâtres s’élargissaient le long des
interstices. A chaque intempérie, personne ne sort de chez lui.
On reste là, nous explique-t-on, pour “nettoyer le parterre et
se prémunir contre les inondations”. Ces habitations en
préfabriqué sont construites sur un piémont, en bordure de la RN
5 entre Tidjelabine et Tizi Nat Aycha (Thénia). Erigé juste à
l’entrée du camp pour prévenir tout éboulement, un mur de
soutènement s’est vite fissuré. De nombreuses ruelles sont
également en mauvais état. On est là, tout le temps exposé au
froid, en cet hiver rigoureux. Le marécage sur quoi repose le
site — après un bitumage à la hâte — reprend traitreusement
possession des chalets par la base. En ce froid sibérien, les
souffrances des sinistrés s’accentuent. L’un d’entre-eux dit
“qu’il faut constamment se débrouiller pour transporter les
bouteilles de gaz butane”. Et si l’on allume la “résistance”
pour se réchauffer, la facture d’électricité s’alourdit. Un
autre déplore les coupures d’eau fréquentes et durables.
D’autres encore ont du mal à se contenter en parlant de la
dégradation des conditions de vie. “Les services de voirie ne
viennent guère ramasser les ordures et nettoyer les décharges
publiques”. Chiens, chats, rats d’égoûts y prolifèrent.
Et d’autres d’enchaîner : “Revenez après la reprise des cours,
pour constater de visu l’absence de chauffage dans l’école
primaire du site”.A Sghirat, les sinistrés veulent aussi que la
presse se fasse l’écho des plaintes et doléances des enseignants
et petits scolarisés confrontés aux mêmes problèmes.
Salim Haddou
Si Tizi n Aît Aïcha m'était contée ! Ex. Menerville
Tizi Nat Aycha (ex. Menerville, et arabisée Thenia) a une
longue histoire. Agellid Nubel, de la tribu Jubalienne, en avait
fait sa capitale (Souma) vers le 4ième siècle. Le fils de Nubel,
FIRMUS, avait succèdé à son père. Il régnait sur les territoires
de l'Ouest : Icosium, Tipaza, Cherchell jusqu'à Ténès. Selon
l'auteur romain Ammien Marcellin, Nubel était de religion
chrétienne et que ses enfants portaient soit des prénoms
amazighs tels Sammac, Mazuca, Mascicel , soit romains comme
Firmus qui était l'aîné.
C'est vers 372 que Firmus se révolta contre les Romains, et
souléva toute la Kabylie occidentale. Les donistes, nombreux
dans cette region, s'allièrent aux Imazighen de Kabylie lors de
cette insurrection. Firmus s'empara de 2 villes importantes
Casarée (Cherchell) et Icosium (Alger).
De nombreux Kabyles ignorent encore que la majorité des
habitants du département de Boumerdès sont des Kabyles. En
effet, en dépit d'une arabisation obligatoire accélérée, les
adultes sont pour la plupart des Kabylophones. Ce département de
Boumerdès fait partie de la Province de Kabylie. Le pouvoir
central d'Alger a crée ce département pour affaiblir la Kabylie
en annexant des communes entières Kabylophones comme Afir,
Laaziv n Zaamum (arabisé Naciria), Isser, Si Mustapha, Tacaabet
(arabisée Chabet el Ameur), Tizi n Aït Aïcha (arabisée Thenia),Timezrit,
Taourga, Aït Amrane (arabisée Beni Amrane), Souk el Had.
D'autres communes ou daïras sont quasiment à 50% de Kabylophones
ou bilingues tels que Bordj N Imnayen (arabisée Bordj Ménaël),
Dellys, Tijelabin, Boumerdès, Zemmouri, Aïn Taya, Budwaw, etc...
Pour assimiler les Kabylophones, le pouvoir a depuis 40 ans
multiplié les moyens de pression. Au lendemain de
l'indépendance, plutôt que de remettre ces plaines du littoral
Kabyle à ses propriétaires (les Iflisen Umelil) dépossédés par
les colons français, le pouvoir installa dans les villas des
colons ses amis, et s'accapare ces terres. Avec le terrorisme
islamiste, de nombreux réfugiés sont venus s'installer à
Boumerdès, accentuant l'arabisation. Le pouvoir multiplia aussi
la construction de mosquées, et les hordes islamistes en ont
fait leur bastion.
Le récent séisme a prèsque détruit complétement Tizi n Aït
Aïcha et ses environs. Qui va s'occuper des sinistrés habitant
les zones enclavées de la commune de Tizi Nat Aîcha. C'est le
constat partagé par tous ceux qui sont passés par Tizi Nat Aîcha
et son arrière-pays, garni de petits villages kabyles à la
toponymie rude et sonore. Ce sont Telma Ali, Beni Arabe, Aït
Khlifa, Tbabkha, Aït Salah, Tizourine et Tamsaout : des villages
qui surplombent Tizi Nat Aïcha de laquelle ils sont éloignés de
10 à 15 kilomètres. Dans ces endroits, les sinistrés sont livrés
à eux-mêmes,
http://menerville.free.fr/poete/gitton.mht
Vues de Menerville en 1927
Le col des At Aycha
Tizi Nat Aycha : Avant la conquête de l’Algérie et jusqu’en
1874, le col sur lequel fut choisi le site du village kabyle
s’appelait Tizi Nat Aycha. Après l’indépendance en 1962, le
pouvoir arabo-islamiste n'avait pas repris le nom du village
d'origine, mais imposa un nom arabe Thénia.
Situation du Territoire du col des Béni-Aïcha aux alentours de
1850 :
étendue : 1020 ha., à 200 m d’altitude, à 54 km à l’Est
d’Alger.
Position géographique et stratégique importante : passage le
plus facile et le plus fréquenté entre la Mitidja et la Kabylie.
Limites du territoire :
- Au nord : par la mer méditerranée
- Au sud : par une zone montagneuse
- A l’est : par les communes de Courbet,
Félix-Faure, les Issers.
- A l’ouest : par la commune de l’Alma.
Composition :
Hameaux de Blad Guitoun (Félix-Faure),
Bellefontaine et Souk El Haâd.
CREATION DE LA CITE
- Juillet 1860 : arrivée de Paul Just, originaire d’Embrun
(Hautes Alpes). Titulaire d’une concession au col. Homme
courageux qui pousse quelques habitants présents à la
construction des maisons en bois, d’où l’appellation de “Village
en bois” par les autres colons.
- Relais de diligences : emplacement du café Bagur.
- Une chapelle en bois : emplacement de la distillerie Tachet.
- Evolution lente du village : les habitants vivent du maigre
produit des terres et de l’arrêt des voyageurs à la halte de la
diligence.
Dénomination du village :
En 1864, le Maréchal de mac mahon, alors Gouverneur de
l’Algérie, demanda à Paul just, créateur courageux de la cité,
de lui donner son nom. Celui-ci refusa ne sachant dit-il, à
peine signer son nom.
Ce fut donc en mémoire de Charles-Louis pinson de ménerville
(1808-1876), juriste apprécié, ayant étudié le droit musulman et
indigène, Premier président à la Cour d’Appel d’Alger, que le
nom de Ménerville prit la place de celui du nom amazigh : Tizi
Nat Aycha (décret du 02 janvier 1877).
Période néfaste :
- Guerre de 1870 et lourde défaite à Sedan. Annexion des
territoires d’Alsace et de Lorraine par les Prussiens.
- Lente progression de Ménerville : la population compte
environ 200 habitants.
- A la faveur du désastre de 1870, insurrection kabyle dirigée
par El Mokrani. Le village fut pratiquement détruit en 1871.
Les Kabyles furent arrêtés par des milices de colons, aidées
de militaires, dans la plaine du Corso.
- Révolte stoppée par un bataillon de zouaves à Fort
National.
Retour à la vie du village :
- Repeuplement : environ 250 habitants
- 1873 : Fondation par les Jésuites et construction de la
paroisse St Léon, baraquement en bois.
- 1875 : élection du premier maire : A.Lesturgie. Ménerville
devient commune de plein exercice.
- 1878 : Décès de a. lesturgie.
paul just est élu maire. Reconstruction du village sur le même
site grâce aux colons en place, Alsaciens et Lorrains arrivés
après la défaite de Sedan.
- 1880 : Donation de terrains par paul just à la compagnie des
Chemins de Fer, construction de la gare.
Ce don spontané fit prendre un essor décisif à la petite
ville.
La halte des diligences devint celle des trains à vapeur, les
écuries,des petits hôtels-restaurants.
- 1881 : Paul JUST, déçu, ne se représente pas aux
élections. Louis Lecerf le remplacera.
-- 1883 : Un hôpital en planches est construit.
- 1884 : Gabriel Fages succède à Louis Lecerf .
- 1887 : Le 1er Janvier, la ligne du Chemin de Fer de Maison
Carrée à Ménerville est ouverte au trafic.
Construction de commerces, afflux de fonctionnaires grâce au
Chemin de Fer. Des familles métropolitaines vinrent peupler le
village.
Perte d’un homme illustre
- 1888 : Retour de paul just ; réélu comme maire malgré lui,
œuvre pour le plus grand bien du village.
- 1892 : Lui succède à nouveau g. fages. Ménerville devint une
agglomération importante. Création d’un dépôt des Chemins de
Fer, d’un atelier de réparation, une rotonde 20 voies. Important
chantier, Ménerville fut le seul dépôt des Chemins de Fer entre
Alger et Constantine.
- 1906 : Grand deuil au décès de paul just qui venu
s’installer quelques 80 ans plus tôt au Col de Tizi Nat Aycha
contribua de toute son énergie et de tout son courage à
l’évolution de Ménerville.
Les maires qui ont suivi :
- 1906-1910 : joseph patton
- 1910-1912 : philippe jalabert
- 1912-1935 : césar boniface
- 1935-1939 : jérôme zévaco
- 1940-1945 : de sulauze
- 1945-1957 : jérôme zevaco
pharmacien. Il était corse d’origine et avait été
l’adjoint de césar boniface. Il fut reconduit comme 1er
Magistrat jusqu’à son décès.
Il fut probablement le maire qui a le plus marqué la commune
de son empreinte. Grâce à ses fonctions, ses compétences, son
opiniâtreté, il réussit contre « vents et marées » à conserver
le Dépôt des machines à Ménerville, déjouant ainsi les
intentions de la direction des C.F.A. de regrouper les ateliers
au grand dépôt d’Alger.
- 1958 Une délégation spéciale fut créée avec Mr ducourneau,
Administrateur et h .perrochon.
C’est henri siegwald, descendant d’une des premières familles
alsaciennes arrivées en Algérie qui prit en main la destiné de
notre territoire communal jusqu’à l’indépendance en juillet
1962.
L’ère prospère du village :
Début du 20ième siècle : la population de Ménerville,
européens et algériens confondus comptait sensiblement 8500
habitants (8749 en 1906) et à la veille de l’insurrection en
1953, 18808 habitants.
- Ménerville connut une intense activité économique sous
l’administration des différents maires.
- La loi Loucheur permit aux habitants de construire de jolies
villas qui embellirent la ville.
- Trois cités composaient alors Ménerville : la Cité Just,
la Cité Morla et la Cité Siegwald.
- Ménerville véritable petite ville est devenue « chef lieu de
canton ». Le plan de l’agglomération était classique avec ses
rues se coupant à angle droit. On y voyait :
- Un kiosque à musique, sur la place, où avaient lieu
concerts, foires et fêtes.
- Une mairie en bordure de la place, dans un style de temple
grec entourée de bananiers. Jean-Armand Camps a participé à
cette construction. La jouxtait, une grande salle des fêtes :
pièces de théâtre, fêtes des écoles, bals populaires.
- Plus haut l’église St Léon, datant de 1875, était de murs
blanchis, son clocher était carré.
- Près d’elle l’école de filles. Les classes étaient
fréquentées par différentes ethnies.
- Existait aussi un temple protestant fondé semble- t-il par
les Alsaciens ; là encore participation à sa construction en
1933, de Jean-Armand camps. Les premiers missionnaires connus
par les familles dick camps et mermier (Les Issers) étaient Mrs
cook, duffey, le Pasteur Ernest creissac, et plus connu des
jeunes générations le frère Pierre etienne de la Communauté de
Tézée.
Tout était centralisé dans le village
:
- justice de paix, hôpital, hospice, docteurs, sages- femmes.
- contributions directes, indirectes, diverses.
- ponts et chaussées sous l’égide d’un ingénieur.
- recette postale, L.T.T.
- gendarmerie cantonale, pompiers composés de bénévoles.
L’activité de ce chef lieu de canton, avec les petites
agglomérations qui lui furent rattachées - Belle-fontaine, Le
Figuier, Le Rocher Noir, Souk El Haâd- restait tributaire du
poumon que représentaient les Chemins de fer dont les “rouages”
amenèrent de nombreux fonctionnaires augmentant ainsi la
population.
Vie associative :
Ménerville comptait un grand nombre de sociétés telles que :
L’Association des Alsaciens-Lorrains, l’Amicale des Corses,
les Communautés des Bretons, des Catalans, les Anciens
Combattants, les Médaillés militaires.
Pour les fêtes et les bals des groupes musicaux : Duck Jazz et
surtout Young Jazz très réputé pour ses paso-dobles, tangos,
valses etc…
Enfin le S.C.M., Sporting Club Ménervillois aux couleurs jaune
et noir, dont le siège était au Café Bagur. La performance des
joueurs enflammait ses supporters aussi la 3ème mi-temps
était-elle enthousiaste…dans les cafés qui s’échelonnaient tout
au long de la rue nationale.
Climat social de la ville :
- Climat d’entente et de tolérance entre les deux
communautés.
- Il n’était pas rare d’y voir pratiquer des jeux communs:
belote aux terrasses des cafés, boules.
- Participation à des bénévolats : sapeurs pompiers, jouer à
la clique pour fêtes et défilés ;
- Participer à des gestes honorables lors des quêtes.
Fin de l’histoire de Ménerville et de sa
région :
Dans les années heureuses et prospères les communautés étaient
suffisamment liées évitant ainsi les heurts, permettant plus de
compréhension et de tolérance. Hélas les heures sombres de
l’indépendance mirent un terme à cette osmose, à tant d’œuvres,
de labeurs, de peines, de joies, à tant d’amitié et de bonheur.
Voici pour conclure deux citations
destinées :
- l’une pour nous qui avons dû partir gardant en mémoire ce
merveilleux village : « Les souvenirs du bonheur passé sont les
rides de l’âme ».
- l’autre pour ceux qui ont voulu que nous partions
« Le malheur, c’est toujours la même chose, c’est le bonheur
ancien qui ne veut pas recommencer ».
Voici un extrait du livre en
préparation.
Les textes historiques représentent les nombreuses recherches
effectuées par andré zicaro.
Les descriptions plus spécifiques sont tirés de textes écrits
par jacqueline raymond, eugène dustou, marcel pellerin, pierre
petit, maurice roland, claude siben-bicaïs et gabriel
villalonga.
La présentation, la mise en page et les dessins sont de
christian miralles.
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Avant même l’inauguration du service pédiatrie La population
lui donne le nom de Zineddine Zidane
Le représentant de SOS-Kinderdorf international en Algérie
estime qu’il serait plus approprié de donner le nom de Zinedine
Zidane au service pédiatrie de l’hôpital de Thénia, lors de son
inauguration, d’autant plus que la population de la régions, le
nomme déjà ainsi.
Lors d’un entretien, mardi dernier au village d’enfants
SOS-Kinderdorf, premier responsable de l’institution mondiale
nous a livré le communiqué officiel de Zinedine Zidane et de
l’ambassade de France à Alger. Ce texte souligne que c’est grâce
à un don exceptionnel de la Ligue méditerranéenne de football,
recette d’un match amical de solidarité entre l’équipe France 98
et l’Olympique de Marseille sur l’initiative de Zinedine Zidane
et Henri Emile, l’ex-sélectionneur de l’équipe de France, que le
Comité solidarité Algérie de la Fondation de France a décidé
d’attribuer à SOS-Kinderdorf International une subvention
destinée à la reconstruction du service de pédiatrie à l’hôpital
de Thénia, détruit par le séisme du 21 mai 2003. Ce document
indique également qu’une convention, entre la Direction de la
santé, de la population et de la réforme hospitalière et
SOS-Kinderdorf Internationale, a permis de construire en 90
jours, suivant un procédé suisse exploité par une entreprise
algérienne, un bâtiment de 475 m2 tout équipé pour recevoir 45
lits pour enfants malades, et qui a fait l’objet d’une cérémonie
de remise des clefs le lundi 15 mars à 11h aux autorités
hospitalières algériennes.
SOS-Kinderdorf International, à travers laquelle s’est adressé
la Fondation de France pour faire ce don, a participé et
participe toujours d’une manière régulière à porter une aide
humanitaire aux familles nécessiteuses. Cette organisation nous
révèle, son représentant, n’a jamais arrêté ses activités dans
les régions touchées par le séisme. En plus des nombreuses
donations, les responsables sont actuellement en concertation
pour créer un centre de formation sportif afin de former des
jeunes spécialistes en football. Kinderdorf International
compte offrir également 150 vélos tout-terrain aux différents
douars (villages) touchés par le séisme, précisément entre
Zemouri et Sidi Daoud.
Au lendemain de la tragédie du séisme, ils avaient lancé avec
l’aide de SOS village enfants un programme opération séisme.
Cette opération constituait, nous a-t-il dit, différentes
actions échelonnées dans le temps. La première action a été
entreprise sous forme d’une aide d’urgence pour couvrir les
premières nécessités. SOS-Kinderdorf International avec
Amerada-Hess, divers donateurs locaux, dons et nature, aide en
nature par les associations : Handicap international ;
Association Vive la vie et collectif, Associatif Solidarité
Algérie (Grenoble), divers donateurs locaux (dons en nature),
Solimed et association Boucebsi, Croix-Rouge française et C-R
algérien, ont fait donations d’argent et de divers produits pour
aider 1225 familles sinistrées sur 46 sites de la région de
Boumerdès en livrant à chaque famille une aide financière de
2000 DA remis à la maman, des colis alimentaires de 30 kg, plus
un sac de produits d’hygiène, un sac de produits pour bébé,
matelas, couvertures, vêtements, linge de toilette, ustensiles
de cuisine, plus une prise en charge médicale et psychologique
par des professionnels du
Réseau Wassila, une association qui active contre l’action en
faveur des femmes et des enfants victimes de violences. Cette
association est hébergée au village d’enfants SOS-Kinderdorf
International. La deuxième opération de la fondation est une
subvention offerte par le ministère de la Jeunesse et des
Sports, des médecins et psychologue du Réseau Wassila, la
Fondation de France et action contre la faim, ainsi que
SOS-Kinderdorf International. Cette donation a été faite sous
forme de dons en argent et d’une disposition de personnels qui
activaient sur les lieux pour porter son aide.
Cet organisme mondial a pensé également à la rentrée scolaire
2003-2004 en distribuant 1606 trousseaux et sacs à dos et
fournitures scolaires aux enfants des familles sinistrées.
“Chaque enfant scolarisé est venu prendre son cartable et signer
lui-même sa décharge. Nous leur avons appris les premières
démarches de la démocratie", nous dit, le représentant de cet
organisme en Algérie.
La quatrième activité du programme, qui a été réalisée avec
diverses associations, Solimed, Ass, Boucebsi, Caritas, Vive la
vie, Chorba pour tous, Amel, a consisté à la distribution de
médicaments aux familles sinistrées, aux malades nécessiteux,
remis par les médecins du Réseau Wassila. Cette démarche a
consisté aussi en des donations importantes de matériel pour
Association des handicapés, et des médicaments pour les
hôpitaux. A travers SOS-Kinderdorf, la Fondation de France, et
Action contre la faim compte offrir dans la cinquième opération,
un don d’argent pour la formation, la réhabilitation et la
maintenance des points d’eau potable (350 puits) et la
pérennisation de ces infrastructures dans la région.
La sixième opération s’identifie par la construction du service
pédiatrie en préfabriqué de l’hôpital de Thénia. Kinderdorf
International a suivi le programme tracé, durant l’hiver 2003 à
l’amélioration des conditions d’hébergement des familles
sinistrées, dont le nombre enregistré est de plus de 20 000
personnes des zones éparses et des chalets. Ce don, sous forme
d’argen, qui a été offert par Echo (Communauté européenne) et le
ministère des Affaires étrangères de France, toujours, à travers
SOS-Kinderdorf International, a répondu aux besoins des
sinistrés, dont la fourniture de 3 100 radiateurs et plus de 9
200 sacs de couchage. La reconstruction du service de pédiatrie
de l’hôpital de Thénia a été suivie par la réalisation d’un
espace mère-enfant (lieu de vie) qui relie les deux services.
L’espace, qui a été mis à la disposition des mamans des enfants
hospitalisés, dispose de 24 lits, 3 classes, 3 ateliers
pédagogiques et 2 bureaux. Cette réalisation est une première
dans les
hôpitaux algériens. “J’appelle les services publics à penser à
ce genre de projets", a estimé notre interlocuteur.
L’hôpital de Dellys a également bénéficié de ce nouveau projet
offert par SOS-Kinderdorf International, qui leur a distribué 18
lits pour l’espace mère-enfant en avril dernier.
F. B---------------------
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