LA RESISTANCE DES CULTURES     

 

LA  BERBERE  ATTITUDE cliquez I CI

Pour decoloniser Tamezgha de l'ideologie arabo-islamiste

 cliquez ici  pour animer  bannière   

 

 - Amazigh Tu Redeviendras  

 
      

 LAROUI, l'amazighophobe recidive

 "L’Amazighité est un otage de la propagande"

   

 

Quand un chroniqueur marocain( Fouad Laroui)  se prend pour le psychanalyste du Rifain !

 

Fouad Laroui, honorable chroniqueur marocain chez «  Jeune Afrique », sort de sa mévente chronique faite de faits divers dignes des cafés du coin, de météo marocaine et de téléphone arabe et d’autres tintamarres des souks de Doukkala et s’essaye désormais à la psychanalyse.

Quand un chroniqueur marocain se prend pour le psychanalyste du Rifain !

Le sieur Laroui a régulièrement pondu dans « Jeune Afrique » des chroniques fleurant une odeur nauséabonde enrobée d’ironie et de jalousie allant du racisme primaire anti-amazigh au racisme insolent anti-rifain. Mais le plus inénarrable concernant ce vénérable chroniqueur est sa dernière chronique pondue cette fois On Air sur Medi1 intitulée « Psychologie du Marocain ». (1)

Le titre de la chronique est une tromperie avérée sur cette marchandise frelatée car c’est de la « psychologie du Rifain » précisément qu’il s’agit ici. Apparemment notre orateur ne veut pas choquer directement ou indirectement ses auditeurs ou par peur de se faire taxer de raciste ! Donc il tempère pour revenir à la charge successivement ! Mais ce procédé ne trompe personne.

A la première écoute, cette chronique audio ayant l’allure d’une simple discussion du café, paraît banale ; mais après une profonde écoute elle s’avère chargée de messages phobiques anti-rifains. Il s’agit plutôt d’une chronique odieuse déversant son fiel et crachant son venin sur les Rifains, pour entretenir son mépris des Amazighs.

Notre écrivain, désormais docteur ès psychanalyse, non content apparemment d’avoir été rappelé à l’ordre par les internautes amazighs sur ses multiples récidives concernant ses diverses dérives faites d’amalgames, de stéréotypes et de préjugés sur les Amazighs en général et les Rifains en particulier, s’est empressé d’analyser leur psychosociologie. Ses convictions sont formelles : « le sens de l’honneur du Rifain est une aberration statistique totalement hypertrophiée et irrationnelle… ».

L’histoire se déroule dans un café à Rotterdam à l’occasion d’un match de foot de l’Euro 2008. Pour impressionner, convaincre ses auditeurs ou pour donner de l’importance à ses petites histoires du café ou à sa petite personne notre chroniqueur, comme à son habitude, ne rencontre que des ministres, des hauts cadres, des PDG, des Présidents d’universités, bref que des gens intéressants à ses yeux !

Et le hasard fait que cette fois encore il rencontre une personne intéressante, un juge néerlandais qui est venu lui aussi suivre au café le match de foot de la belle équipe néerlandaise ! Et celui-ci, assis à côté de notre chroniqueur, lui demande alors d’où il vient et sieur Laroui lui répond qu’il est originaire du Maroc et le juge lui rétorque  : « je sais tout de vous » !

Car il paraît, selon notre chroniqueur, que le Ministère de la Justice néerlandais avait mis en place un séminaire intitulé « Psychologie du Marocain » ou les spécialistes, universitaires et autres venaient expliquer aux juges hollandais… « comment fonctionne l’animal (Rifain)  » ! Et il se trouve que ce juge avait lui aussi assisté à ce fameux séminaire !

Selon notre chroniqueur, l’idée de ce séminaire « est parti d’une constatation en forme d’énigme » : « Pourquoi les Marocains (en vérité des Rifains de nationalité néerlandaise pour la plupart) résidant aux Pays-Bas forment-ils la seule communauté qui refuse systématiquement les arbitrages…un compromis…une somme d’argent (une indemnité, une réparation financière) variable selon la gravité de l’offense pour mettre fin à l’affaire (la plainte) pour ne pas encombrer les tribunaux…

ça marche toujours (à tous les coups) sauf…sauf si le plaignant est natif d’Al-Hoceima ou de Nador…dans ce cas là on lui proposerait même la fortune de Bill Gates il répondrait quand même…je me fous de vos milliards…je veux que ce type qui a insulté ma mère aille en prison et qu’il soit torturé jusqu’à la fin des siècles…. » ! Ah qu’ils sont abrutis et rancuniers ces Rifains…La vengeance et la vindicte sont toujours leurs plats préférés même s’ils sont nés et ayant grandi aux Pays-Bas !

Toutes ces journées académiques studieuses accommodées pour les juges hollandais sont en fait une perte de temps. Car, d’après notre psychanalyste : « Il semble…que le sens de l’honneur du Rifain soit une aberration statistique totalement hypertrophiée et irrationnelle… » ! Feignant oublier que dans la belle équipe des Pays-Bas il y a deux joueurs d’origine rifaine natifs de ce pays, il s’est dépêché de dire au juge que « heureusement vous n’avez pas Zidane aux Pays-Bas…là vous aurez eu un autre sens de l’honneur… ».

Tout le monde comprend qu’il fait allusion au coup de boule de Zizou lors du mondial 2006 suite à une insulte du même genre. Cependant, pour l’observateur averti, il se trouve que Zizou est d’origine kabyle et celle-ci appartient à la même classification berbère (souche amazighe) que celle d’origine rifaine…On déduit que la similitude avec « l’Homo Sapiens Amazighinus Kabylinus » est la preuve irréfutable des tendances caractérielles de « l’Homo Sapiens Amazighinus Rifinus » !

Et d’après notre chroniqueur « les juges qui ont suivi ce séminaire en sortent avec la conviction qu’il y a deux sortes de crimes imprescriptibles aux Pays-Bas : il y a d’abord les crimes contre l’humanité et pour cela il y a le tribunal pénal international de la Haye et il y a le crime suprême « insulter la mère d’un Rifain »…Et selon toujours notre chroniqueur « Il paraît que le ministère de la justice envisagerait un tribunal spécial pour ce crime particulièrement odieux » !

Enchanté de partager ses connaissances judiciaires et psychanalytiques !

Le sieur Laroui s’est senti pousser des ailes de Freud pour s’interroger sur « la psychologie du Rifain » et à se demander : « Pourquoi les Rifains sont les seuls aux Pays-Bas à refuser les règlements à l’amiable ? ».

N’ayant pas assez de bagage psychanalytique et surtout assez de temps pour répondre à cette épineuse question, nous nous contentons de lui proposer cette suggestion : Les Rifains qui refusent le compromis pour ce genre de «  crime » ont probablement du grand respect pour la femme, la mère qui leur a donné la vie…ils ont encore le sens de l’honneur de la famille. N’en déplaise à sieur Laroui ! Sinon nous le renvoyons à sa collègue Fawzia Zouari à qui nous empruntons cette citation pleine de sens : «  Une maman, c’est le repère irremplaçable d’une vie. Surtout si cette vie s’est passée loin d’elle, en pays d’exil. » (2).

Mais, connaissant sa plume parfois maladroite, le dérapage était prévisible. Alors par excès de zèle, il lance : « Comment fonctionne cet animal…de Berberus Rifinus Néerlandinus ? ». Du coup, il en est arrivé à la conclusion suivante : « Le sens de l’honneur du Rifain est une aberration statistique totalement hypertrophiée et irrationnelle…  » ! Expert comme il est, notre psychanalyste a habilement compris le truc  : Les Rifains sont, d’une façon irrationnelle et exagérée, furieux contre tous ceux qui touchent à leur fierté et à leur lignée ! Or, en réalité il n’en est rien, c’est un pur fantasme !

En observateur averti du « Rifinus Néerderlandinus », Laroui ne s’est pas arrêté à la description psychosociologique de cet « animal de Neandertal, de Nederland », il propose désormais aux Néerlandais, d’une façon ironique, une solution judiciaire : « La création d’un tribunal spécial pour ce crime particulièrement odieux » !

Pas mal comme proposition pour un type qui déverse son vomi sur les Rifains et son expertise ironique sur les Néerlandais dans les décharges médiatiques du Makhzen ! Ce sont les Néerlandais et les Rifains ensemble qui vont apprécier la qualité de l’expertise de notre psychosociologue qui vient s’immiscer dans leur assiette !

Il est vrai que la communauté rifaine des Pays-Bas a un caractère fort ! Mais pourquoi diable aller donc parasiter cette communauté installée tranquillement dans ce pays depuis des années et bien intégrée à la société néerlandaise, qui compte parmi elle des ministres, des députés, des maires, des juges, des avocats, des médecins, des ingénieurs, des écrivains, des universitaires, des journalistes, des cinéastes, des acteurs, des musiciens…et à laquelle forcément on n’appartient pas ? On se prend pour qui ? Monsieur Laroui est-il mieux placé pour se mêler de leurs histoires ? Veut-il être Rifain à la place du Rifain et Néerlandais à la place du Néerlandais ?!

Frappé de paranoïa aiguë, notre psychanalyste ne semble pas tout à fait maîtriser cette science cognitive puisqu’elle ne s’applique pas apparemment au processus fonctionnel de la pensée qui émane de sa petite personne ! Le monsieur se prétend analyste ! Ah…quand l’esprit habité par l’âme du Lyautey et reformaté par le Makhzen sera un jour un vrai écrivain…Pourquoi ne prend-il pas exemple plutôt sur ses collègues tunisiens, algériens de Medi1 ou de Jeune Afrique ; car au-moins, eux, ils ne pondent pas de chroniques arrogantes inutiles et ne se prennent pas pour des immortels tels Freud, Spinoza…

Ces préjugés imparfaits qui débordent d’arrogance et d’ignorance ne sont malheureusement pas isolés au royaume des mille et une tribus. Il est tout à fait choquant de voir véhiculer autant d’amalgames et de clichés réducteurs par de simples mots ravageurs à travers les médias de masse par des écrivains, des journalistes censés combattre ces préconçus et leur apporter une sagesse supérieure. Car les mots ont leur poids, à la fois en termes de sémiologie et de sémantique. Ils claquent aux yeux, aux oreilles, aux cœurs et aux esprits de nous tous. A travers ces mots, on ressent de l’amertume qui résulte de ces jugements préconçus et de ces interprétations erronées sur des faits supposés tels.

Cette histoire ironique qui atteint le niveau extrême de la stupidité et de l’absurdité, à vrai dire de la pure provocation, prouve malheureusement que certaines mentalités sont encore atteintes de schizophrénie. Ces mentalités qui se caractérisent par le rempli sur soi et la perte de contact avec autrui, contribuent par l’absurde à jeter l’opprobre sur toute une communauté qui ne ressemble pas forcément à la leur ! Mais la faute est à ceux qui leur ouvrent leurs caméras, leurs micros et leurs pages !

En chroniqueur scrupuleux, l’observation de Laroui s’est vraisemblablement figée à la première vue d’un Rifain ou d’une Rifaine. Apparemment, il est très fâché avec son environnement néerlando-rifain, il prend son chauvinisme pour de l’objectivité et son exaltation pour de la subjectivité.

Cette chronique insidieuse dévoile amplement la mauvaise foi intellectuelle de l’auteur et en découle le constat suivant : Cet honorable monsieur souffre d’un complexe injustifié vis-à-vis des Rifains, dû à sa méconnaissance totale de la culture rifaine. Mais il est vrai que l’étroitesse de l’esprit ne procure pas la capacité intellectuelle pour mieux comprendre la profondeur socioculturelle et historique qui marque la dimension identitaire de ce peuple rifain.

Mohamed Sihaddou

Source:  www.afrique-du-nord.com  ▼            ▼

 
 

Fouad Laroui

La désamazighisation manu militari

 


Au Maroc, l'amazighophobimania qui ne cessait de faire tâche de mauvaise huile sur les colonnes de bon nombre d'organes de presse, laisse maintenant entendre ses échos provenant d'outre-mer. Elle est en train de s'internationaliser.

A l'intérieur, cette phobie contagieuse se transmet via des canaux, institutionnellement, politiques. Partis , fondations , unions , mouvements , O.N.G…qui actionnaient , non stop , dans la clarté des jours , pour extincter la flambée amazighisante . Car, ayant constaté qu'une immense masse énergétique est en train de se déployer et de s'organiser pour sortir cette identité socioculturelle des zones sombres vers les lumières.

Les opposants aux revendications socioidentitaires d'imazighen n'affichent aucune peur d'agir, visages découverts et mains mille fois sales. Pour tenter l'éradication de l'action revendicative, qu'incarne singulièrement le mouvement amazigh, toutes les armes sont permises, visibles ou invisibles. Certaines chroniques, signées Fouad Laroui relèvent de cette deuxième catégorie des armes. Depuis qu'il a été interpellé, via un bref questionnaire élaboré par un jeune amazigh originaire du Rif et résidant à Amsterdam, cet excellent écrivain et économiste marocain, auteur du "dents du topographe" ne cessait de montrer ses " dents d'amazighophobographe". Sa fiche anthropométrique , en tant que chroniqueur , est bien marquée de flagrants antécédents qui laisse lire , noir sur blanc , une hostilité schématisée à grands traits vis à vis de la dimension socioculturelle amazighe . Les expressions impropres explicitement insultantes "Berbères, Apaches et Nez percés", en guise de titre de sa chronique du 30 Avril 2006, publiée sur les colonnes de jeune Afrique, en disent long.

Dernièrement , pour raviver , à petits feux , son amazighophobisme déclaré , il lâche de nouveau , sur les colonnes du même jeune Afrique N° 2468 , rubrique Post-scriptum , un autre papier qu'il intitule malintentionnémment " libérez les deuxième génération" .

A première vue, ce texte trop court, ayant l'allure d'un simple fait divers dont le contenu, lecture de surface, parait inoffensif. Mais, passé sous des lectures approfondies et plus détaillées entre les lignes, cet apparemment simple fait divers s'avère une longue lettre piégée, surcondensée de messages terriblement antiamazighité.

Dans son article suspect, Fouad Laroui donne l'apparence, dans un premier moment, de rapporter le plus sympathiquement possible les inquiétudes d'un certain Hassan, résident à Amsterdam et originaire d'Al Hoceima qui se lamente de ne pas pouvoir voyager en vacances pour visiter les autres villes du Maroc, cette première partie de son récit reflète une nette neutralité de la part de l'auteur. Mais à partir de la deuxième partie, marquée dans le texte par " tout cela à l'air inoffensif mais pas du tout ", le ton va changer complètement quand l'écrivain évoque , selon ses expressions , "la mésaventure arrivée récemment à mon ami le professeur K , doyen dans une grande université marocaine". La dite mésaventure se résume dans une situation de communication relevée de la vie quotidienne à Amsterdam, où un amazigh rifain "chauffeur de taxi" a refusé catégoriquement de parler en arabe avec le prof K marocain arabophone.

Cette situation a fait notre romancier francophone manifestement hors de lui, réaction subite, il se lamente pathologiquement au fait, d'après ses propos, qu'un amazigh refuse , avec franchise et audace, de répondre en arabe au marocain arabophone, ce dernier choqué demanda au chauffeur:"Mais vous êtes marocain ,non? "Non, répondit le taxi driver, je suis rifain"(répliques extraites de l'article). Ainsi, la troisième partie de ce faux fait divers constitue le moment le plus fort.

En guise d'explications clarifiantes, où Fouad Laroui s'est pris pour un Deus ex machina, pour consoler son ami le prof K, il déclare qu'il ne faut pas considérer la réaction du rifain comme une "prise de position politique" et que "le jeune rifain ne pouvait pas se sentir pleinement marocain s'il n'avait pas visité Fès, Rabat, la plaine du Gharb, Essaouira, l'Atlas, le Souss, enfin tous les endroits qui font le Maroc"(j'ajoute panarabe).

Mais, qu'est ce que ce raisonnement par l'absurde? Par quel théorème économétrique pourrait-on résoudre cette équation personnelle de second degré? (F.Laroui est économétrologue); Quel lien y-a-t-il entre le choix délibéré de se sentir fier de son rifainité et cette invitation malplacée aux voyages? Comment peut on comprendre que le seul fait d'aller voir Fès, la cité sacro-sainte de Moulay idriss 1er pourrait souffler la pleine marocanité dans l'être amazigh? Ou bien, est ce que le simple fait d'être amazigh, homme libre, fier de sa langue et sa culture n'est pas suffisant de couvrir pleinement la marocanité?

Il parait, si ce n'est sure et certain, qu'à travers ce papier, les idées ce sont brouillées dans la tête du pauvre auteur, il n'était sans doute pas dans sa bonne assiette intellectuelle. Si non , certainement, avec l'approche de l'été, l'impact des vacances et des voyages a fait que le touriste hollandais, qui habite l'écrivain prétendu être marocain, fasse irruption et lance des invitations, hors contexte, à une nouvelle forme de tourisme "urbaino-linguistique" .

Or, sans se rendre compte de la portée de ses absurdités, F.Laroui, en éminent écrivain francophone doublé d'auguste poète néerlandophone, couronne sa monumentale bêtise intellectuelle par un appel solonel qu'il adresse aux autorités compétentes des pays du maghréb. Le contenu de cet appel constitue le niveau extrême de la stupidité, puisque il déborde au-delà des contours de la bêtise pour s'ériger en une vraie ânerie.

Ce chroniqueur, par le biais d'un vocabulaire camouflé, a osé recommander, par des presque ordres, aux autorités compétentes de faire en sorte que(je le cite) :"les enfants de vos émigrés ne soient pas kidnappés par leurs familles à l'occasion du mois de vos vacances …promenez-les dans les quatre coins du pays" Quoique formulé dans des mots implicitement encodés, ce message fait nettement allusion aux enfants d'émigrés rifains, qui profitaient de leurs vacances pour retourner dans leurs petits villages ou villes d'origine sans penser les quitter, ce qui explique chez eux l'usage exclusif de la langue amazighe tarifit. Cette flagrante allusion dévoile la mauvaise foi intellectuelle de l'auteur. Cette façon de formuler met, aussi à nues les intentions discriminatoires de F.laroui à l'encontre de l'amazighité. Il en découlent, à chaud, les constats suivants: Primo, cet honorable monsieur souffre d'un complexe justifié dù à sa méconnaissance totale de la langue amazighe en générale et Tarifit en particulier, lui qui écrit des romans en français et la poésie en néerlandais. Secondo, cet appel est un vœu sincère et franc pour une panarabisation sauvage des amazighphones monolingues étant donné que l'écrasante majorité des émigrés marocains résidants à Amsterdam sont originaires du Rif et ne se communiquent au quotidien que par leur langue mère.

     Enfin, monsieur Laroui le romancier n'a pas voiler sa haine violente et affichée vis-à-vis de l'amazighité. Toutefois, le paroxysme dans tout ça, vient se concentrer dans son mot de la fin, le summum des paroles tenues sous l'autorité intellectuelle de cet homme des belles lettres, car , en guise de vrai mot d'ordre, il achève sa chronique de mauvais goût par des propos explicitement menaçants. Toujours, en s'adressant aux autorités compétentes, il ajoute:"Au besoin, faites les libérez manu militari (c.à.d par la force des armes) de l'étreinte étouffante des leurs, promenez les dans les quatre coins du pays … c'est à ce prix qu'ils s'approprieront le pays de leurs parents", ce passage écrit sans la moindre nuance constitue un fragment d'un vrai discours dictatorial, extrait reflétant fidèlement l'apogée de la tyrannie intellectuelle, voire une incitation, claire et nette, à l'usage des armes. Cette dernière citation, extrêmement minée, laisse entendre la volonté malsaine de substituer l'usage de la langue-culture rifaine"les libérez manu militari de l'étreinte étouffante des leurs" pour la supplanter par l'héritage patrimonial arabo-andalou de Fès et Rabat, capitales successivement du panarabisme civilisationnel et administratif, "qu'ils s'approprieront le pays de leurs parents". En d'autres termes, cet auteur incite à faire exposer la "deuxième génération" des rifains, résidants aux pays bas, aux ravages dévastateurs des agents d'acculturation doublée de panarabisation quasi-totale, et à faire en sorte de les faire arracher à leur microcosme socioculturel, où ils se sentent à l'abri, pour les jeter en plein ténèbres du panarabisme, afin qu'ils s'approprient, sous les menaces de épée, la belle langue de leurs ancêtres les arabes.

Mais enfin, comment peut on comprendre cette rage et tous ces feux à volonté contre ce que Fouad Laroui appelle "la deuxième génération", sachant que le problème dans son essence n'est qu'un conflit à base linguistique, comment peut on passer du registre d'usage des langues à un registre d'usage des armes. Et ce Mr.Laroui le scripteur, est ce qu'il est le mieux placé pour se mêler à toutes ces histoires. Pour qui se prend-il ? Lui qui passe largement trop loin de se qui se passe ici et maintenant dans le Maroc d'aujourd'hui, lui qui a presque ouvert les yeux dans des écoles françaises, puisque mis depuis l'age de 10ans au lycée Clemenceau à Casablanca, une adolescence passée en entière au Lycée Lyautey, ensuite atterrissage dans la prestigieuse école des mines pour s'illustrer par la suite, par une formation haute gamme, dans la prestigieuse école des ponts et chaussées de France.

Le bilan c'est que, que reste-t-il de l'entité arabo-marocaine, qu'il tente de défendre aujourd'hui, de ce certes fin romancier monté en toutes pièces dans les fabriques d'intellects de la descendance gauloise? Ses propos seront juste bons à faire bonne matière médiatique à travers les hauts parleurs de la plus insignifiante francophonie. Puisque, demeure toujours inaccessible pour lui la capacité de comprendre la profondeur socioculturelle qui marque la dimension identitaire à travers le Maghreb d'aujourd'hui. Mais comment se fait-il qu'il ignore que la mémoire et l'identité berbère se trouvait au cœur de la littérature maghrébine depuis la source de son jaillissement, et que la majorité des grands écrivains étaient d'abord de subtils berberisants, et qu'ils ont écrit pour que la flamme de l'amazighité puisse éveiller les consciences des générations et des générations d'imazighen, Mouloud Mammeri et kheir Eddine, entre autres, en sont deux symboles qui planent toujours sur nos têtes. Je ne sais pas non plus s'il est au courant que la "mère du printemps" de Driss chraibi est un hommage sincère dédié aux imazighen, par lequel feu chraibi a tenté de réparer l'image caricaturale et négative du berbère qu'il s'est faite à travers certains personnages dans ces romans.

A vrai dire, la chronique intitulée "libérez la deuxième génération" estompe beaucoup de feu sous un petit peu de cendre, le texte que son auteur nous offre à lire , ayant l'allure d'un simple fait divers et l'apparence d'un bref texte sans profondeur, s'avère sans aucune ambiguïté un brûlot , dangereusement, antiamazighité. C'est une éradication franche de la dimension socioculturelle des imazighen de la diaspora. Or , suite à une lecture traumatisante de ce petit texte, certains titres des romans de l'écrivain Fouad Laroui se sont métamorphosés , dans ma tète, sous l'effet alchimique du à un électrochoc très aigu, il s'en suit que les titres:"Les dents du topographe" devient " Les dents de l'amazighophobographe", puis "Méfiez-vous des parachutistes" est devenu"Méfiez-vous des panarabistes",et enfin , au lieu de "Tu n'as rien compris à Hassan II" , il faut dire "Tu n'as rien compris à Laroui F".

   Par: Rachid Fattah

fettahrachid@hotmail.fr

In Tawiza Juin 2008

 
 
   
   
 

 

 
le 07 avril 2006
par Zaid Ouchna
 

J’ai toujours su, et suis bien conscient, que je vis dans un environnement immergé par une propagande monstrueuse et qui a pour objet d’humilier et de dépersonnaliser la fierté du peuple Amazigh, auquel j’appartiens, pour qu’il ne se réveille plus dans la réalité. Comme beaucoup d’autres, j’en ai souffert, touché dans mon fort intérieur et blessé dans mon orgueil. Quoi de plus normal dans l’anormal! Ce qui ne l’est pas par contre, c’est que je ne puisse rien en faire à l’opposé, mais je me soignais tout de même en étant capable d’ignorer n’importe quel message qui en découlait. Elle n’avait pour moi aucune valeur. Je savais que c’était stupide, mais c’était plus fort que moi. «HADA MA ÄETTA LLAH!», C’était cela qui était exploité et s’exploite toujours. Aujourd’hui, je le sais, je me retrouve piégé par cette terrifiante et fâcheuse formule sur laquelle s’appuyait cette propagande justement. Elle dit: «Les berbères ne lisent pas, et s’ils lisent, ils ne comprennent pas. Quand ils comprennent, ils ne passent pas à l’action!». Comme dit l’autre, l’émotion crée la réalité et la réalité impose qu’on agisse.

En effet, un sensationnel scénario de malhonnêteté intellectuelle et une programmation-neuro-linguistique ont été mis au point à l’encontre des Imazighen depuis 1936. Il fallait achever le travail de la guerre et obtenir des résultats à tous les coups. Un rituel d’initiation à la SS a été utilisé pour appâter le pauvre Amazigh, dominer ses esprits, casser son identité, bafouer ses valeurs, bref l’humilier par la technique de la manipulation et de la communication. La tête Amazighe doit se métamorphoser mais elle restera la même tête à combattre. L’Amazigh est un ennemi à visage de diable car il doit payer pour son insoumission pour les uns et pour les autres, ils devraient hériter d’un pays. Pour y parvenir, la France avait envoyé quelques marocains pour être formés aux Asturies en France et en Andalousie en Espagne pour faire fonction de propagandistes. Elle envoya également quelques agitateurs dans des zones frontières du Maroc dit »français». Leur mission à tous est révélée par la dépêche de Toulouse du 17 janvier 1937 qui écrivait: «La grande préoccupation du ministre de l’intérieur est d’établir l’autorité de ces groupes(!) sur les incontrôlables berbères. Casser tout repère pour ce peuple n’est pas un dilemme!».

La manipulation à grande échelle est mise sur les rails pour résigner le peuple Amazigh dans les ténèbres. On devrait le contraindre à vivre en nocturne et que rien ne change jusqu’à son éclipse. Toutes les sources d’informations et de communications se contrôlaient scrupuleusement. Les journaux, les radios et même les chants se sont passé au peigne fin pour se dispenser de l’usage du mot «Amazigh». Lorsqu’on est contraint, les mots «barbare» en arabe ou «berbère» en français étaient préférés. Le mot d’ordre était (qui sévit toujours): «C’est d’afficher la gueule du bois sur tout ce qui est Amazigh sa langue, sa culture, ses régions, ses malheurs, ses catastrophes, sa famine enfin tout». Il ne doit pas avoir le droit de citer et personne alors ne pourra ainsi entendre un peuple muet. On devrait par contre l’insulter par insinuation, le diaboliser en le rendant responsable de tous les malheurs. La valeur d’une culture n’est plus analogue qu’elle soit savante ou abominable, qu’elle produise le bien ou qu’elle soit l’origine du mal! Quelle donne la vie ou qu’elle provoque la mort! Les spécialistes de la propagande sont employés à plein temps, ils usent d’une psychologie adaptée pour parler à l’inconscient des gens en annulant au passage l’intelligence. Ils voient comme normal de faire admettre aux autres une idée et son contraire à la fois. Après tout, il y a toujours des clients prêts à avaler et à consommer. Une opinion ça se travaille comme le reste! Ces méthodes devraient le forcer à croire à son mauvais sort et le monde dira que l’Afrique du Nord est «arabe».

En 1952, quand l’expérience est désormais acquise, le panarabisme remplace la thèse par une razzia intense. Le 7 juillet 1952, le gouvernement de Jamal abdenasser met à la disposition des propagandistes une radio diffusion au Caire. Elle fût baptisée: «La voix des arabes». La propagande permanente est assurée, toutes les interrogations visibles de sensibiliser les convictions sont traitées. On entendait des chants «patriotiques» à la gloire de l’orient, on entendait «l’Istiqlal vous parle du Caire» - marocaine s’il vous plaît! Ici, la seule noble cause n’est rien d’autre que l’arabo-islamique. Ils allaient attirer une collaboration étroite avec «la résistance» algérienne en 1955. Le FLN voyait ainsi son image dans l’eau. Pour eux, l’Amazigh ne doit pas non seulement bien jouer le jeu, mais également il devrait se faire croire et se faire convaincre qu’il aime ça! Le moyen importe peu mais le sourire est ici obligatoire.

Quand la France rentra chez elle, du moins militairement, la propagande la plus sauvage encore prenait complètement les choses en main, et rebonjour les dégâts. La machine infernale se met en route, produisant ainsi un bourrage de crâne à en crever à tout bout de champs. Cette propagande prêchait pour feindre un pseudo-monde de puissance, de liberté, d’honneur et de gloire mais aussi de sainteté. Un monde, - plus obscur plutôt- pour en faire un rideau contre les ténèbres. Tous ces fantasmes de prospérité et de pureté plongeait le peuple Amazigh dans un cauchemar d’horreur inénarrable. Tous ceux qui n’adhéraient pas à ses dogmes étaient considérés comme des traîtres. Pour elle, le peuple doit consommer tout ce que l’on lui donne comme une vache pendant que l’on lui tire le lait de ses mamelles.

L’information était rayée totalement de son vocabulaire, il ne restait que la communication qui était donc au service de son éditeur. Tous les organes de presse étaient entre les mains des propagandistes, les journaux, l’agence nationale, les radios et les distributions mais également le téléphone arabe. On commença d’abord par baptiser déjà l’agence de presse nationale par «Maghreb arabe presse», nom qu’elle porte toujours, la couleur était donc annoncée. L’agence de distribution de presse (sochpress) est ficelée et interdite à tout étranger, l’épuration ethnique est de rigueur. Les ex journaux français et des imprimeries sont devenus leur propriété privée. Le filtrage est minutieux digne de celui de la Gestapo. Toute tentative d’un hors secte ne faisait que rire! La réaction du peuple se faisait attendre, elle est tout simplement absente. Le terrain était donc dégagé, l’enchaînement du processus se développe à merveille, pratiquement aucune opposition n’était en vue !

Dans un applaudissement à Rabat on distribuait des cadeaux (les postes des médias). La largesse se faisait avec l’aimable sourire comme au casino après avoir gagner un grand lot. Qui de Fès chérie, qui de Sale la cousine, qui de Ouazzan l’amour de toujours et qui de sidi Baba fils de Moulay Smail. Le jeu est devenu un vrai «llaâeb» au sens propre du terme.! Le lion quant à lui est blessé dans les montagnes et les souris par conséquence dansent dans les plaines!

Le racolage des journalistes se base sur un seul critère: leurs facultés à s'assimiler de l’idéologie qu’on veut bien leur servir. Cela leur suffit pour fonctionner comme ils doivent c’est à dire comme ils ne devraient pas.

Elle se focalise sur un but précis, c’est d’anesthésier le peuple. Toutes les vérités anciennes et actuelles ne sont que des bavures à fuir, afficher la gueule du bois sur les principales questions du peuple. Tout le monde doit se tourner vers un seul et unique horizon: l’Est. C’est la direction de la raison première, du sacré, de la vie et de la mort. Les «berbères» sont à formater pour en faire des arabes utiles!

Cet engrenage a engendré des noms dignes d’être cités pour ne jamais oublier les malheurs, les humiliations, les insultes ( ils nous appellent des barbares avec des «R» boursouflés), des troubles de personnalité, le traumatisme psychique et le trafic de l’influence qu’ils nous ont fait subir à nous, et à bien des générations Amazighes. La liste suivante n’est pas exsaucive : Abdelkrim ghellab, Ahmed alaoui, larbi Messari, Idrissi kaitouni, Mustapha Alaoui1, Hamid berrada, Driss Kaitouni, Khalid jemmaâi, Mustapha alaoui2, Lboukili, Omar salim(version kayraouan), sellami (version oran), Said zadoq (et Cie), hassan fatih et (Cie), Touria souaf, Samira sitail,…etc. La liste est actualisée car après l’an 2000 il y a eu passation des consignes à la nouvelle génération. Souvent, ce sont leurs progénitures, des proches ou tout simplement des mercenaires de la plume, de l’insinuation, de l’image ou du son. Le comble c’est qu’ils se permettent le luxe de se décerner mutuellement à chaque fin d’année les meilleurs prix de la «presse», pardon de la meilleure propagande et du meilleur propagandiste! La presse amazighe elle n’existe pas, bien évidemment, car c’est seulement ahuri. L’interdit d’aujourd’hui, réside dans le non droit à la subvention, le non droit à la publicité et la mauvaise ou la non-distribution. Il n’y a que celle des militants : Tawiza, le monde Amazigh, Tasafut, et agraw et encore elle aussi est prohibée. Elle est défendue car tout ce qu’elle dit n’est jamais pris en considération, tous ses cris ne sont point retenus. Tous ce qu’elle soulève n’a aucune valeur et n’a qu’une seule et unique réponse: la sourde oreille. Lors des revues de presse, elle n’a jamais été citée. Nous n’avons guère vu dans des conférences de presse par exemple un Boudhan, Mme Amina ben cheikh, Hitous, Ahmed zahid, Muha ou Addi Sbaâi poser des questions en Tamazighet à un «officiel»! Non, il n’y a pas de presse amazighe. Si nous arrivons à écrire, pour s’informer «entre nous», c’est par ce que le système à adopter pour nous la politique du barrage. Oui, pour qu’il ne s’explose pas, il doit y avoir une ouverture pour «s'oxygéner».

Je ne voudrai pas passer non sans signaler cette rencontre sur la «presse Amazighe» organisé à Rabat les 13 et 14 décembre ou on pose de mauvaises questions. «La presse Amazighe: état des lieux et perspectives!». De quels lieux parle-t-on? La vraie question est de dire: «Il n’y a pas de presse Amazighe, pourquoi? Au lieu de s’auto-submerger par le jeu de mot devenu par la force de l’usage disparate. Scientifique! Académique! Alors que tout cela n’est que mécanique! Parole d’un autodidacte scientifique! C’est comme dans des acrobaties causées par les jeux de ficelles ou l’illusion a toujours fait le reste.

Le même engrenage s’est fait assister dans ses crimes par des pseudo intellectuels, je cite en exemple: un certain Harakat, Berrada, Ljabri, tous sont issus d’une organisation dénommée USFP. Ils insultaient le peuple Amazigh sans impunité aucune. J’ajouterai à ces noms Salem himmich et les kettanis qui interdisaient ce qu’ils voulaient, autorisaient ce qu’ils voulaient. Ils accréditent ce qu’ils voulaient et châtient ce qu’ils voulaient. Ils ont pu faire du Maroc utile un Maroc inutile et des gens utiles de ce Maroc inutile des gens inutiles. Fès est devenu capitale spirituelle, Rabat la capitale du pays est devenue la capitale de la culture arabe, Casa la capitale économique et Meknes la capitale Ismaâili (1/5 du territoire). Toutes des capitales, les leurs! Que nous reste-t-il alors? Ils ont fait de nous et de nos villes tout simplement des oubliés! Ghafsay bannie, Nador, Aknoul, tout l’Assif Mellulen, Khnifra, Ouaouizekhet, Tounfiyet, Imi n Lchil, Ain châir, Tana, Tadighoust , Tinjdad, Tinghir, Tazarin, Ouarzazat, Tamgrout, Tiznit,Tageldite n Tazerwalet, Assa, Ifni,…(4/5 du territoire) toutes bannies! Je parie d’ailleurs un dirham que tous ces types qui parlent au nom de tout le Maroc n’ont jamais vu ces villes? Je n’ai pas oublié quand je disais à quelqu’un du triangle d’or, au travail, que j’étais retenu par la neige à la montagne, il en rigolait et m’affirmait -l’air déterminé svp- non! Il ne neige jamais au Maroc. Aussi, quand on me demandait d’ou je viens, je répondais avec fierté: de Goulmima! Il me regardait un instant et puis me disait:- c’est au Maroc ça? Dans bien des cas, on me disait également : -ah oui! C’est au bled des chleuhs ça! L’altercation s’en suit bien évidemment. (trekkeb!)

La culture quant à elle, elle vient toute crue de l’Est, l’hymne national le dit si bien: la source des lumières et des libertés. Grâce à lui, l’Est, nous sommes sauvés des ténèbres, il nous exporte tout: Le chant, la musique, la poésie, la civilisation, les prénoms, le foulard, le mode de vie, la religion, la langue, la toponymie, l’identité, la culture et mieux encore après notre mort nous irons au paradis. C’est prescrit! On nous a fait apprendre bien des choses qui ne nous servent à rien, des noms d’Egypte, de Syrie, d’Iraq, de Saoudite wahhabite, des rites, des louanges, des mythes, des mirages et de surcroît par cœur. On nous a fait oublier nos beaux costumes (tibizaririn, izennaren..), nos divers IHIDAS, nos Ihwachen, nos troupes (celle de Imgounn élue meilleure du monde!), nos artistes, nos musiciens(qu’ils ne connaissent pas eux , exp: Mellal, Itran oujenna, Rafrouâ, Walid Mimoun, Izri, Hemmou Âeggouran, Meghni, Abdelhadi, Irchach, Oudaden, Izenzaren, Ahouzar, Idir, Ayet mengellat, Matoub, Takfarinas….etc). On ne connaît pas non plus nos poètes, nos contes (qui remontent à la nuit des temps), nos écrivains (bien des livres en tamazighet sont dans les tiroirs de l’oubli!-en caractère latin messieurs), Imedyazen, bouwghanim, Tigezzumin, timedyazin, Uâetta, (ou Bouwdar), tazahzakkiyet (outt mhemed oumerghad)…atg. Tout cet arsenal ne représente pour eux qu’un un seul mot: rien!

Cette propagande ne s’est pas limitée à «ses» médias (que les Imazighen lui financent!), elle use aussi de cette excuse fourre-tout du téléphone arabe. Ce n’est pas un secret pour personne que notre peuple ne s’informe généralement pas dans des kiosques. L’oralité fonctionne, de bouche à l’oreille donc, et l’aimable mensonge fait toujours son chemin à bon port. La valeur de la parole dans notre société n’était pas à mettre en doute car le mensonge est interdit par nos valeurs, il suffisait alors de miellés la malice par le sourire et le tour est joué. La chaleur humaine légendaire à l’Amazighe constitue malheureusement un nid ou les virus trouvent refuge!

Je conclurai avant terme car il y a beaucoup de chose à dire sur le sujet. Ma conclusion ici n’est qu’une seule question: - Pourquoi je devrais acheter un journal qui m’insulte ?

source: tamazight.biz

Posté le 7 April 2006 à 11:00:47 par tamazight

 
   

  l HAUT DE PAGE l