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ALGERIE

Yasmina Khadra (Mohamed Mousselhoul) vu par Leila Aslaoui

INFLATION DE CONSTRUCTION DE MOSQUEES, DEFICIT DE LOGEMENTS

 

 
   

 

Yasmina Khadra (Mohamed Mousselhoul) a la tete du centre culturel algerien a Paris

vu par Leila Aslaoui

 

 

posté 1/12/2007
 Le «koursisme » n’est pas seulement la course pour le siège éjectable, c’est une opinion, une conviction, un mode de pensée, un savoir-faire.Lorsqu’on en est atteint, on ne peut pas s’appeler Mohamed Benchicou, Boualem Sansal, le commandant Azzedine, ou Abdelaziz Rahabi. Le profil
du koursiste est bien défini. L’exemple tout à fait récent nous est fourni par Mohamed Moulesshoul, alias Yasmina Khadra, nommé et installé mardi 13 novembre 2007 à la tête du Centre culturel algérien à Paris.
En d’autres temps, j’aurais vivement et sincèrement applaudi à cette nomination car quoi de plus judicieux qu’un homme de culture à la tête tous les ouvrages — Tous sans exception — de cet écrivain, je ne saurais décrire avec des mots l’admiration sans limites qui était mienne pour sa plume libre et son ton tout aussi libre. L’ex-commandant Mohamed Moulesshoul ne m’a pas laissé, quant à lui, indifférente car ce n’est pas commun dans notre pays de voir un homme choisir la plume au détriment de sa carrière. Mais aujourd’hui Mohamed Moulesshoul, alias
Yasmina Khadra, ne peut nous interdire — quand bien même la critique l’insupporte et nous sommes nombreux à avoir conservé le souvenir de son «coup de gueule» contre El Khabar qualifiant l’un de ses journalistes de «criminel» (voir El Watan 2 novembre 2006) au café
littéraire du Salon du livre en 2006 — de nous poser des questions. Et ce pour une raison évidente. L’homme dit avoir été honoré de la confiance placée en lui par Abdelaziz Bouteflika. Que signifie donc ce mot pour ce dernier lorsqu’on sait que ses ministres nommés, renommés,
reconduits par lui, ont été l’objet de colères bouteflikiennes publiques, dix jours, quinze jours après leur nomination ? L’autre raison réside dans le fait que Mohamed Moulesshoul, alias Yasmina Khadra, avait publié un réquisitoire très sévère contre le régime actuel dans El Païs (quotidien espagnol) le 1er juin 2007. Je l’avais, pour ma part, lu dans l’édition du Soir d’Algérie du 3 juin 2007. J’ai conservé l’article parce que j’avais trouvé les mots justes et tout à fait conformes la réalité. Je ne pensais pas m’en servir. Aujourd’hui, j’en reproduis quelques extraits : «Dans ce monastère triste et désœuvré qu’est devenue l’Algérie tous les clochers sont en berne. Fêlés, misérables et laids telle est la fanfare préférée de nos gouvernants... A chaque banqueroute, ils nous promettent de revoir leurs copies et de se corriger et oublient l’essentiel. Ce ne sont pas leurs copies qui sont en cause mais eux-mêmes. Lors des dernières
élections législatives, le peuple algérien a été clair. En n’allant pas voter, il leur a signifié qu’il ne voulait plus d’eux. Jamais un taux d’abstention n’a été aussi péremptoire et expéditif. Ce cri de
désespoir a-t-il été entendu ? Non ! Les mêmes incompétences nous proposent les mêmes malheurs. Le peuple algérien se retrouve à la case départ : otage du système pourri face aux mêmes incertitudes.» La chronique est plus longue, j’ai choisi quelques extraits les plus
significatifs. S’il n’y avait pas eu ce réquisitoire, l’on aurait pu se montrer indulgent et se dire que Mohamed Moulesshoul a fait preuve de candeur politique. Mais, que s’est-il donc passé pour que le même Moulesshoul, alias Yasmina Khadra, ait soudainement découvert des vertus au «système pourri» ? (ses propos à lui). «La confiance placée en lui» est plutôt à mettre dans le registre langue de bois. Non, la réponse est ailleurs : Mohamed Moulesshoul a déclaré aux journalistes présents lors de son installation officielle qu’il préparait un ouvrage sur la réconciliation nationale entre Algériens. Voilà tout est dit dans cette réponse. Inutile de tenter de retrouver le militaire qui dit «avoir cassé du terroriste». Mohamed Benchicou continue à faire un
tabac avec ses ventes-dédicaces, il mène son combat contre vents et plus. Mohamed Moulesshoul est directeur du Centre culturel algérien à Paris. La page est tournée, définitivement
tournée. Je comprends mieux que des compatriotes de bonne foi suspectent souvent des hommes et femmes publics dont la voix est (ennes) qui ne vendent pas leur âme, cela existe fort heureusement quand bien même le prix à payer est fort coûteux. C’est le prix de la liberté, celle qui consiste chaque jour à se dire que l’on n’a nullement besoin de gouvernants pour exister et pour vivre.

Leila Aslaoui
Djamal Benmerad
        Bruxelles
 Tel:00 32 (0) 472 70 94 14


 

 

 
   
INFLATION DE CONSTRUCTION DE MOSQUEES, DEFICIT DE LOGEMENTS
 

Timensiwin,
  
  
  Et la tendance se poursuit ! Après on se demande d'où vient le fanatisme. Cela n'augure rien de bon pour les futures générations qui au mieux seront fatalistes, au pire intégristes ! À croire que l'Algérie n'a pas retenue la leçon que vient de lui infliger durant plus d'une décennie le fanatisme : plus de 200 000 civils massacrés !
  
  
  El watan
          Edition du 16 mars 2006 > Actualite
            
Mosquées, salles de prière, biens wakfs...
Les dinars de la foi

C’est comme si l’on avait construit une mosquée par jour depuis 1962. Un record mondial. » C’est ainsi que Abdellah Tamine, chargé de la communication au ministère des Affaires religieuses, commente le chiffre de 15 000 mosquées existant en Algérie. On compte 138 mosquées historiques en Algérie, 328 zaouïas, 2870 écoles coraniques et 2344 petites écoles coraniques.
La répartition des « maisons d’Allah » est assez inégale, selon lui : la wilaya de Tizi Ouzou compte 731 mosquées, le nombre le plus élevé, alors que la wilaya de Tindouf arrive au bas du tableau avec 15 lieux de culte. Le chef-lieu de Tindouf connaît la réalisation d’un complexe islamique s’étendant sur 2500 m2, comprenant une mosquée d’une capacité d’accueil de 3000 fidèles. Selon le ministère, les 15 000 mosquées ne suffisent plus à répondre à une demande qui serait de plus en plus forte. Les affaires religieuses avancent le chiffre de 14 millions de fidèles à travers le territoire national, « quasiment 50% de la population », observe M. Tamine, lors de la prière du vendredi. « Lors de cette grande prière et celle de l’Aïd notamment, nous avons remarqué que les gens sont obligés dans plusieurs villes d’accomplir leur prière à l’extérieur, dans la rue, dans des espaces improvisés aux alentours des mosquées », indique M. Tamine. Le ministère a calculé une sorte de projection
 évoquant la nécessité de construire dans les années à venir quelque 3000 mosquées à travers le territoire en prenant en compte les variantes démographiques et leur actualisation. Difficile d’en avoir le détail. Car rien que sur le volet des déplacements de population, on ne sait pas combien des 1,5 million de ruraux, déplacés vers les villes à cause de la violence ces dix dernières années, sont retournés dans leurs villages ou dechras. Ces 3000 nouvelles mosquées, selon M. Tamine, devraient compléter la couverture totale du territoire national. Qui va financer ces projets ? « Il n’y a pas de prise en charge intégrale de la part de l’Etat, les associations agréées devront jouer leur rôle », répond le chargé de la communication. Tous les deux ans, la direction des affaires religieuses de la wilaya octroie entre 30 millions et 40 millions de centimes aux associations de mosquées. Subventions allouées aux directions de wilaya par le ministère qui tient à une totale transparence du
 travail de ses associations. L’Etat, en théorie, intervient financièrement en fonction du niveau des dons de particuliers. Lors de sa visite dans la wilaya de Médéa, le 10 décembre 2005, le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Bouabdellah Ghlamallah, a insisté sur la mission qui revient aux associations religieuses dans la gestion et le fonctionnement des mosquées. Le but étant que ces associations puissent avoir les moyens de leur rôle dans le tissu social et assurer leur autofinancement. Le ministre Ghlamallah a appuyé l’idée de la nécessité de diversifier les sources de financement des lieux de culte, dont « l’édification et les frais de fonctionnement ne doivent plus être supportés uniquement par l’Etat, qui a beaucoup investi dans ce domaine, mais c’est aux associations de mosquées de mieux exploiter le bien dont ils ont la charge ». Le ministre des Affaires religieuses a néanmoins témoigné de la disponibilité de l’Etat à continuer à apporter sa contribution
 financière en vue de l’achèvement des mosquées en cours de construction.   Autoconstruction et régulationPour le projet de la mosquée Larbi Tebessi dans la ville de Tébessa, dont le coût a été évalué à 800 millions de dinars, l’Etat a déjà déboursé 35 millions de dinars, alors que le projet n’est réalisé qu’à 5%. Une lenteur due à la faiblesse des collectes de dons de particuliers. Par contre, dans la ville de Ouenza, dans la wilaya de Tébessa, la mosquée Ennour, jumelée à une école coranique, en chantier avancée à 80% de réalisation, suit un autre schéma. 90% du coût total du projet, évalué à 600 millions de dinars, proviennent des dons collectés par l’association de la mosquée. Pour la construction de la grande mosquée d’Alger à Mohammadia (15 km à l’est d’Alger), qui devra avoir une capacité d’accueil de 120 000 fidèles, c’est l’Etat qui finance entièrement les travaux. « C’est un projet attaché à la souveraineté du pays. Chaque Etat musulman a sa propre grande mosquée
 officielle, où se déroulent notamment les cérémonies d’importance », explique le chargé de la communication du ministère des Affaires religieuses. Djamaâ El Kebir d’Alger, qui accueille les cérémonies, telle la prière de l’Aïd à laquelle prennent part les officiels, ne peut plus répondre aux besoins actuels. Le complexe de la grande mosquée d’Alger englobera également Dar El Qor’an, une importante école coranique, un centre culturel, un centre de santé, des parkings, des espaces verts, un centre d’affaires, etc. L’Agence nationale de réalisation et de gestion de la nouvelle grande mosquée d’Alger, dont le directeur général est nommé par décret présidentiel, chapeaute le projet. L’agence est un établissement public à caractère industriel et commercial, et c’est en Conseil des ministres, le 28 septembre 2004, qu’a été décidée sa création. La phase de réception des plis, après le lancement d’un appel d’offres international, serait en cours, et l’ouverture des plis et la désignation des
 bureaux d’études se feront après l’opération d’évaluation du hadj 2005-2006. Les travaux débuteront en 2006 et s’étaleront sur une période de 25 à 30 mois, selon le ministère. Sur le plan local, et même au niveau des quartiers, l’on observe que les habitants prennent en charge eux-mêmes la construction d’un lieu de culte, mosquée, ou moussala, salle de prière. L’une des grandes différences entre ces deux structures est qu’une salle de prière ne peut abriter la prière du vendredi, celle de la djamaâ, de la communauté. On trouve des salles de prière dans certains lieux de travail, dans les universités, dans des casernes, etc. Selon le ministère des Affaires religieuses, il n’existerait pas de salles de prière informelles, non déclarées. Mais on apprend que les services du ministère ou des directions de wilaya des affaires religieuses ne s’autosaisissent pas pour déclencher une inspection. « Les contrôles ne se font que sur demande », indique le chargé de communication au ministère. «
 Ici, dans ce quartier, on a construit une salle de prière depuis quatre ans pour éviter aux personnes âgées de se déplacer à la mosquée qui est située un peu plus loin. Mais voyez-vous, moi qui habite au rez-de-chaussée à côté de la moussala, je n’ai plus de soleil et l’entrée du bâtiment est obstruée à chaque prière. Si jamais il y a un sinistre, un incendie ou un séisme, j’ai peur qu’on y laisse nos vies », témoigne un habitant d’un quartier central à Alger. Pourtant, au niveau du ministère et des communes, la procédure expliquée tend à limiter ces cas de figure. « Dans le cas de l’autoconstruction, c’est la direction de wilaya des Affaires religieuses qui gère le dossier », indique-t-on au département de Ghlamallah, ajoutant que « l’approche est la même pour n’importe quelle construction, comme par exemple l’avis de la Protection civile. Sauf qu’il y a des règles spécifiques à un lieu de culte ». Les services de l’urbanisme contrôlent le permis de construire et les conditions
 proprement techniques inhérentes. Mais aussi, ces services vérifient le respect de l’architecture musulmane pour le cas des mosquées autoconstruites. Il y a également l’intervention de la commission de la qibla qui s’assure de l’orientation vers La Mecque. Les autorités se montrent particulièrement sur le qui-vive sur cette question. La peur de l’existence de lieux de culte incontrôlés, réminiscences des débuts des années de violences intégristes, est présente. Devant les parlementaires, en 2001, le ministre a souligné qu’il ne disposait plus de postes budgétaires d’imam pour couvrir le territoire. Il serait près de 22 000 imams à travers le pays. Et là, le ministre ne parlait que des mosquées « déclarées ». Car même dans ce cas, le contrôle semble un souci pour les autorités : en juillet 2005, le directeur général de la Sûreté nationale, Ali Tounsi, avait déclaré lors d’une conférence de presse que « dans chaque mosquée vous trouverez deux agents des renseignements généraux. Nous
 n’avons rien contre le prosélytisme. Priorité à prévenir la violence ».   Wakfs, la terre et le donEn évoquant la construction, on ne peut faire l’impasse sur les wakfs, ou ce que le droit français définit comme les biens de main morte. Il s’agit des propriétés foncières régies par le ministère des Affaires religieuses et qui recouvrent notamment les terrains des 15 000 mosquées, des mausolées, zaouïas, des 2400 cimetières musulmans et des 800 cimetières non musulmans, des lieux de culte chrétiens ou israélites, etc. Le ministère des Affaires religieuses a enregistré, « jusqu’à fin 2005 », 1140 locaux commerciaux, 2619 logements et 618,7 ha de terres relevant des biens wakfs. Il faut ajouter également à ce patrimoine 1555 arbres divers, 3816 palmiers et 7638 vergers. D’ailleurs, la première condition pour un particulier désirant faire don de son terrain pour construire une mosquée est d’inscrire l’assiette foncière aux wakfs. Par ailleurs, il est à noter que les arriérés des loyers
 des biens wakfs dans 39 wilayas du pays ont atteint, l’année 2004, 4 milliards 218 millions de centimes, selon une évaluation réalisée par la direction des wakfs et du hadj. A noter que, selon le ministère, les biens wakfs, répartis à travers le territoire national, rapportent plus de trois milliards de centimes de recettes annuellement. L’étude citée montre que l’inventaire sur le deuxième semestre de l’année en cours fait état de 218 millions de centimes d’arriérés. Il y a quatre ans, le ministère de tutelle a lancé une opération pour évaluer les activités de la direction des wakfs et du hadj englobant le montant des loyers, les biens wakfs non utilisés et ceux utilisés à titre gracieux. A ce titre, les données exposées par des cadres du ministère lors de journées d’études sur la formation des cadres des services des wakfs et des rites tenues à Alger fin novembre 2005, évoquent 19 locaux commerciaux wakfs utilisés sans loyer, 27 locaux commerciaux wakfs non utilisés, 37 logements
 wakfs non utilisés et 25 douches dans la même situation, recensés dans 13 wilayas. Un véritable casse-tête. « L’essentiel est de gérer dans la légalité, autant pour le financement des mosquées que dans la gestion des biens wakfs. Si on sort de la légalité, si l’on sort de la légitimité, on court de gros risques. Des gens ont manipulé la religion au sein même des lieux de culte, et nous nous sommes retrouvés avec les géniteurs du terrorisme », tient à conclure Abdellah Tamine.  
  

Azemz hocine <azemz2000@yahoo.fr> a écrit :
    aZUL,
  
   Encore une fois et comme à l'accoutumée, on ne discute pas de la pertinence ni de la priorité des grands projets (plus de 100 millions de $) au pays de la dictature arabo-islamiste. La presse algérienne pacifiée et sous-ordre (répression oblige !), ne fait que rapporter les decrets "impériaux" du pouvoir . Elle n'analyse plus depuis longtemps, depuis l'assassinat de Tahar Djaout et de ses confrères et consoeurs, depuis l'exil de dizaines autres, et surtout depuis l'incarcération de Benchicou. Elle ne se sert qu'à mettre le peuple devant le fait accompli, devant des décisions "quasi-divines", devant la fuite en avant d'un régime qui a une peur bleue de la volonté populaire. Les Algérois ont sûrement d'autres priorités, plus vitales et bien terrestres que celle d'une méga-mosquée. Ils ont besoin de logements anti-sismiques (Alger est sur une faille), de plages dépolluées, d'un oued El-Harrach non stagnant et puant, d'un métro, d'eau courante, de centres de loisirs, de bibliothèques,
 de centre de santé, etc....Nos ancêtres n'avaient pas besoin de mosquée pour prier, ils le faisaient même sous un figuier ou un olivier. Ils avaient plus la foi en Dieu qu'en des imams lubriques. Ils n'avaient pas besoin d'être harceller par un "prosélite" vociférant dans un micro pour prier, ils le faisaient en leur âme et conscience, ils communiaient directement avec Dieu.
  Ce projet de "grande mosquée d'Alger" rappelle celui de la mosquée de Bamako (construit je crois par l'Arabie Saoudite), et sur la parvis de laquelle squattaient de pauvres mendiants. Avec tout le respect des croyants, c'est une insulte vis-à-vis de Dieu, et de l'intelligence humaine. Utiliser ces millions de dollars pour alléger les souffrances et la misère des gens vaut certainement mieux que toutes les mosquées du monde. À moins d'instrumentaliser, comme c'est sans doute le cas, la religion à des fins politico-idéologiques.
  Cette presse écrite est désormais asservie comme l'unique chaine de TV qui vient d'accepter de diffuser les 5 prières journalières. L'ENTV n'avait-elle pas diffuser un débat, il n'y a pas si longtemps, concernant la "longueur licite" du baton pour corriger sa femme. Il ne s'agissait pas de savoir si les hommes ont le droit de frapper leurs épouses, mais juste de connaître le nombre "hallal" de centimètres du baton !
  

 

Date:  Thu, 16 Mar 2006 02:27:21 +0100 (CET)
De:  Azemz hocine
À:  amazigh-net@yahoogroups.com,
Objet:  [Amazigh-Net] L'Algérie construit une mosquée par jour ! Record Guiness

 

 

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