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    ALGERIE:Les enseignants de tamazight montent au créneau

    Bouteflika,  ce malade qui nous gouverne

     DECLARATION DE LA CNLTT

 

 

 

ALGERIE:Les enseignants de tamazight montent au créneau

 

  

 La situation que vivent les enseignants de cette langue met au clair les innombrables problèmes qui guettent son épanouissement. D’un côté, des responsables sans scrupule dressent moult embûches devant son enseignement en refusant d’appliquer les multiples recommandations ministérielles. Le manque d’enseignants spécialisés et à l’évidence, est dû au manque de volonté politique pour assurer les financements nécessaires pour la promotion de tamazight.

De l’autre, la gestion unilatérale du corps professoral en procédant dans les premières années de son enseignement au recrutement à la pelle, devient aujourd’hui, un point noir que d’aucuns hésitent à soulever. Le cas des enseignants contractuels, qui ont honoré leur engagement pendant plus de trois ans, se retrouvent sans aucun statut. Ces mêmes enseignants sont contraints, chaque année, aux errements dans les couloirs des administrations afin de trouver une oreille attentive à leurs doléances.

Sur le plan didactique, l’enseignement de la langue amazighe reste toujours rudimentaire, est-elle une volonté de saper son enseignement ou tout simplement, tamazight est une idée non grata au sein de l’école algérienne ?

A Bouira, où un département de langue et civilisation berbères devait ouvrir ses portes, une suite négative a été réservée par les responsables de l’université de ladite ville à ce projet. Le report de sa mise sur pied est conditionné à l’absence d’infrastructures d’accueil. Une chose qui sera démentie par un autre responsable qui parlera, plutôt de maque d’enseignants. Derrière ces sempiternelles fuites en avant se cache, malheureusement, une volonté politique négationniste nourrie par les années de discrimination sévissant à l’encontre de cette langue.

Un autre problème sérieux qui empoisonne cet enseignement, est celui du caractère facultatif des cours au nombre et au statut des enseignants. Le caractère facultatif a fait que peu de wilayas d’Algérie dispensent cet enseignement.

Outre cet aspect de libre choix, il y a le problème lié à la langue, celui de la normalisation, une question qui a soulevée un tas d’interrogations chez les linguistes et chercheurs.

L’urgence, selon des spécialistes, est de doter cette langue d’une académie, d’un organe qui s’occupera de son enseignement. Autrement dit, de faire appel aux chercheurs de rang doctoral qui proposeront des normes d’écriture adéquates, de syntaxe appropriée, pour dépasser le stade de l’oralité.

Le système graphique pour tamazight, un autre débat, qui a du mal à recueillir un consensus entre les partisans du caractère latin et ceux du caractère arabe, car beaucoup de chercheurs assimilent cette question à une manipulation politicienne grossière.

 

Mohamed Mouloudj

DDK  vendredi 21 septembre 2007

 

 

 Algérie : Bouteflika,  ce malade qui nous gouverne
 

 

 
            
            

A la veille des présidentielles de 2009, Bouteflika s’apprête à violer la nation, par la perspective de réviser la constitution. Après l’avoir déshonorée durant presque une décennie de gouvernance archaïque, le voilà qu’il se projette en royaume autoritaire dans cette Algérie
devenue, depuis 1999, une clinique psychiatrique où se traitent les grands projets délirants d’un déséquilibré déconnecté de la réalité des Algériens. Mais jusqu’à quand tiendra-t-il? Il n’y a que le sursaut démocratique du peuple qui décidera de limoger le paranoïaque déguisé
en petit père de la nation

     L’Etat collectionne les officielles qui n’ont apporté ni la paix tant désirée ni le renouveau longtemps programmé. Sous les yeux d’une des dépenses pharamineuses alimente la propagande de l’un des concepteurs de la politique immature et populiste de l’Algérie indépendante : le président Bouteflika.
     Propulsé par la « muette » sur le devant de la scène, l’Algérie a  redécouvert  le nationaliste  rancunier et haineux,  fidele à l’école politique  introduite par la contre-révolution du clan
d’Oujda ; orfèvre dans la démagogie et la domination du peuple égaré  et déchiré par des crises multiples. D’un mandat à l’autre la lâcheté et la mauvaise foi s’intensifient, avec  la démagogie et les rapports de force comme outils de gouvernance.
 Un  peuple misérable dans un pays riche Avec des réserves de change qui avoisinent les 100 milliards de dollars, l’Algérie est dans un marasme où le peuple cohabite avec un président qui ne cesse de le culpabiliser et de l’infantiliser. Ce  peuple qui  a encore faim,  sans travail et sans logement, doit se soumettre et attendre la providence de Napoléon algérien.  Il est le « petit père de la nation », qui venant  extirper le mal se met à le propager par le biais de ces délires et blessures d’un déséquilibré mental  qu’il est. Oui, le constat est triste :
l’Algérie a comme président un malade mental.  
       Les facteurs du malaise social sont  soit négligés soit cachés ; le retard exorbitant relatif au week-end universel, la séparation de la mosquée et de l’Etat, l’hypocrisie quant au statut de la femme, la protection de l’enfance, de la vieillesse corruption, la question de l’environnement où plane le désastre, la justice aux ordres des politique, le chômage dont les chiffres sont dopés pour satisfaire l’autisme du président, le système le dogmatisme, la peine de mort non abolie, les victimes du terrorisme et mal écoutées, la liberté d’expression menacée et humiliée, la culture asphyxiée par des productions contrôlées et des importations démagogiques. La liste est bien longue chez le Boutefland où toute forme de responsabilité est bannie.
      L’échec et le recours au bouc émissaire Au fil des années, le président c’est avéré être un homme  immature  animé par une  constante couardise. La preuve est sur le terrain de la misère quotidienne.
   Si ce président illégitime,  arrivé par l’escalier du service, se dote d’une énergie extraordinaire dans les interminables déplacements et  discours creux  et populistes, ce n’est que pour essayer de cacher la misère du peuple et de faire croire que tout va bien, que la délivrance est proche et qu’il n’y a aucune raison de se révolter. Sa hantise de la « rue algérienne »  se manifeste par les boucs émissaires qu’il désigne. Sans cesse, il prétend que le mal vient d’ailleurs et que l’Algérie est une convoitise des ennemis qui veulent la reconquérir. Faute de bonheur et de pain qu’il ne peut offrir au quotidien,  fibre nationaliste aujourd’hui révolue et dont le peuple ne se soucie plus. Les  ancêtres  avaient des ennemis ils les ont combattus. L’Algérie  « indépendante », depuis 1962 ne vit qu’avec des ennemis  pas encore  neutralisés.
     Bouteflika est un manipulateur des frustrations et ne se prive pas d’offrir à son peuple  le plat des hostilités contre le monde démocratique qui est un danger pour le réveil et la maturité des consciences. Bouteflika est un malade du pouvoir ; un déséquilibré ne peut être source de paix et de prospérité pour la collectivité
      Le sursaut de la société civile  Que dit-on d’un président  qui traite son peuple d’immature ?  L’Algérien est-t-il atteint d’une amnésie ou seulement d’une ignorance volontaire ? Sait-il d’où vient cet homme qui le gouverne ?  Sait-il que cet homme a une haine viscérale de ce peuple qui, à ce qu’il prétend, n’est pas encore prêt pour la démocratie ?  
C’est du devoir des citoyens d’être plus exigeants  en cessant de garder l’espoir à chaque remaniement gouvernemental qui étale des projets à perte de vue, mais dont la récolte n’est que  hogra, violence  et  précarité. Et ça dure depuis 1999 !  L’enfer du quotidien des Algériens n’a qu’un unique remède : couper l’herbe sous les pieds du populisme et reconnaître que Bouteflika n’a réussi en aucun projet d’intérêt public hormis la capitalisation sauvage,la répression de toute volonté populaire et le déni de la réalité complexe du terrorisme en s’alliant avec les fous du Dieu, qu’il courtise par faiblesse et manque de projets défiants le statu quo cette épidémie politique que les démocraties ont vu le jour. Si les choses stagnent encore c’est que le peuple n’est  pas encore prêt pour la rupture. Le fruit n’est pas mûr et risque de prendre du temps si l’union nationale ne s’intensifie pas. L’acquis démocratique est un parcours long et douloureux ; au peuple d’accélérer les événements pour atteindre un Etat où le président ne sera pas le Dieu de la nation, mais le représentant et le responsable de tous, avec des fonctions précises, qui va  gouverner avec des lois et non un caractère versatile et des délires dont on connaît l’impact tragique sur la destinée des peuples.

 

 
Date:  Thu, 11 Oct 2007 10:08:18 +0000 (GMT)

De:  Djamal Benmerad

À:   webmaitre@berberescope.com

 Objet:  Bouteflika, ce malade qui nous gouverne

 

 

declaratiopn de la cnltt

  CNLTT ALGER   9/10/2007

    
  
  
  
  DECLARATION
  
  La coordination nationale des lycées techniques et technicums vient de remettre un rapport détaillé sur la réforme de l’enseignement technique à la présidence de la république, après le refus du ministère de l’éducation de tout dialogue avec les représentants des enseignants du technique. Elle a remis également la liste des signataires de la  pétition nationale pour la sauvegarde de l’enseignement technique.
  
  Cette pétition lancée par la CNLTT le mois de mai dernier, a permis de recueillir plus de 2000 signatures émanant, entre autres, de représentants du mouvement syndical, des mouvements associatifs en général, des formations politiques, de personnalités indépendantes, de chercheurs, d’universitaires, de médecins, d’ingénieurs, d’enseignants et de cadres de l’état. Ces signataires demandent solennellement aux pouvoirs publics, en particulier le ministère de l’éducation nationale, l’abandon du plan de démantèlement des lycées techniques et technicums et l’ouverture d’un débat national sur l’enseignement technique.
  
  Animée d’une réelle volonté de préserver ce type d’enseignement indispensable à la préparation de futurs cadres polytechniciens pouvant assurer la maîtrise des nouvelles technologies et garantir l’essor économique du pays, la CNLTT a  rendu public des propositions viables et concrètes pour sa sauvegarde et sa promotion. Elle fait rappeler qu’il ne peut y avoir de réforme au sens propre du terme, sans qu’elle soit débattue au préalable par l’ensemble des concernés.
  
  Le ministère de l’éducation nationale éludant le débat, avait annoncé le mois de janvier 2007, la généralisation de la filière technique mathématique à partir de la rentrée scolaire 2007/2008, comme solution au sureffectif  de 80% d’enseignants du technique. La coordination nationale avait considéré cette décision comme une   fuite en avant  car, détachée de la réalité scolaire, l’opération  était impossible à réaliser. Effectivement, et comme prévu, rien n’a été fait  à cette nouvelle rentrée scolaire ; Aucune classe de la filière technique mathématique n’a pu être créé dans lycées d’enseignement général ; on avait du mal à orienter des élèves vers cette filière d’excellence au sein même des lycées techniques, vu le niveau relativement bas en mathématiques et physiques. Et le résultat : des enseignants sans emploi du temps ou bien travaillant à volume horaire considérablement réduit, d’autres sont amenés à changer arbitrairement de spécialité, sans avoir suivis au
 préalable des stages de recyclage,  pour se voir enseigner les mathématiques, physique ou informatique. Mais le plus grave est la tendance de cette filière de technique mathématique, orpheline de l’enseignement technique, à disparaître, d’où l’extinction d’un pan entier de notre système éducatif  historiquement  constitué.
  
  Rappelons aussi que le ministère de l’éducation ainsi que celui de la formation professionnelle avaient parlé d’enseignement professionnel. Force est de constater que rien n’a été fait ni même entamé. Aucune démarche sérieuse n’a été curieusement entreprise à ce jour. Se défaire d’un système de formation avec autant de facilité  et prétendre opter pour « un modèle  performant » n’existant  même pas à l’état embryonnaire, n’est qu’une  volonté réelle d’enterrer à jamais cet enseignement technique dont on n’a pas su concrètement tirer profit.  
  
  La CNLTT ne peut en aucun cas, accepter des solutions hasardeuses reflétant un certain amateurisme irresponsable et un aventurisme aléatoire. Nous refusons toute démarche qui compromettrait l’avenir de nos futures générations et celui de notre pays.  
  
  La CNLTT réitère son attachement à sa plate forme de revendications à savoir :
  
   - L’abandon  du plan de démantèlement  des lycées techniques et technicums et le maintien en place des équipes pédagogiques et du patrimoine matériel.
  
  - L’ouverture du dialogue sur des perspectives pour un enseignement technologique et technique rénové et de qualité.
  
  La CNLTT ne  compte pas baisser les bras, d’ailleurs d’autres actions à ce sujet seront envisagées. Une rencontre nationale des enseignants du technique sera tenu à Alger dans les prochains jours afin d’adopter un plan d’action pour mettre en échec ce plan de démantèlement de l’enseignement technique.
  
  
  Alger, le 09 octobre 2007
 

 

 
 

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