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TOUAREGS AU MALI
►Les
dessous de la libération d'une partie des otages maliens
4/1/2008
►
«
Négrafricanisme » et racisme (14/9/2007)
►
Mali: 4.500
personnes ont quitté Kidal où l'armée est déployée en nombre (27/5/2006)
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Les dessous de la libération d'une partie des otages maliens
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Bonjour ou bonsoir toutes et tous,
Bonne lecture.
Cordialement.
La rébellion touarègue
Nord-Mali : Les dessous de la libération d'une
partie des otages maliens
Le Républicain <http://www.maliweb.net/newspaper.php?SID=14>,
04/01/2008 Commentaires<http://www.maliweb.net/category.php?NID=25661#comm>
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*Après quatre mois et demi de captivité, dix prisonniers militaires,
sur trente-six (36), tous militaires, pris par les rebelles
d'Ibrahim Ag Bahanga ont été liberés. Ils ont été enlevés lors des
différentes opérations militaires, en août et septembre 2007, à
Kidal dans la localité de Tinzawatène située à 2000 km de Bamako.
Cette libération intervenue le dimanche 30 décembre à la frontière
algéro-malienne cacherait de nombreuses
conditionnalités posées par les rébelles et que l'Etat malien se
serait engagé à satisfaire. D'où le marchandage actuel comprenant
une avance et des reliquats comme en matière de commerce.*
Les prisonniers ont été remis au chef de daïra de Tinzaouatine, M.
Krid Mahfoud, représentant de la facilitation algérienne.
Le représentant algérien les a remis, à son tour, au représentant du
gouvernement malien, le Colonel Eloi Togo, au cours d'une cérémonie.
Si la libération d'une dizaine des 36 prisonniers militaires maliens
retenus depuis fin août a fait l'objet d'un communiqué laconique du
gouvernement de la République du Mali, cet événement a été dignement
fêté tant du côté du facilitateur algérien que du côté des preneurs
d'otages dirigés par le sinistre duo Bahanga-Fagaga. A ce propos,
notre confrère algérien El Watan dans son édition du 2 janvier 2008
relate d'ailleurs que lors de la première libération de 8
prisonniers maliens (5 civils et 3 militaires) qui avait eu lieu à
la mi-octobre, les exigences des rebelles ont été déçues car «le
geste a été fait sans la présence des médias en prenant l'opinion
publique à témoin». C'est pour cette raison que le porte-parole du
mouvement touareg, cette deuxième libération se fasse cette fois
avec la présence de la presse algérienne au moins.
C'est ainsi que dimanche 30 décembre, en fin de journée à
Tinzaouatine (localité algérienne frontalière du Mali), s'est
déroulée la cérémonie de remise de 10 prisonniers militaires maliens
au représentant du gouvernement malien, le colonel Eloi Togo. Mais
curieusement, ce dernier ne se fera remarquer que le lendemain
matin, 31 décembre, lorsque le porte-parole du Mouvement touareg
Hama Ag Sidi Ahmed et Hassan Fagaga, responsable militaire donneront
une conférence de presse aux journalistes présents.
Une conférence de presse au cours de laquelle les preneurs d'otages
feront connaître leur nouvelle association et poseront surtout de
nouvelles exigences pour la libération des 26 autres militaires
maliens toujours retenus en otages.
*Naissance d'une nouvelle alliance
avec de nouvelles exigences*
Lors de cette conférence de presse, le porte-parole du Mouvement
touareg, Hama Ag Sidi Ahmed, a révélé que cette libération des
prisonniers n'est plus l'action du MNMC (Mouvement Nord-Mali pour le
changement), crée le 18 septembre 2007 par le mouvement rebelle,
mais celle de l'ATNMC (Alliance touareg Nord-Mali pour le
changement) : un nouveau mouvement, en lieu et place de celui
annoncé le 18 septembre 2007. C'est cette alliance qui rassemble
cette quatrième rébellion de l'histoire du Mali et une «frange de
Cette libération des dix militaires maliens n'était en fait qu'un
moyen pour le mouvement rebelle de faire connaître ses points de
revendications au gouvernement de la République du Mali. Le
porte-parole du Mouvement touareg, Hama Ag Sid Ahmed, l'a d'ailleurs
clairement exprimé en disant que "ce geste de bonne volonté est une
invitation au gouvernement malien pour s'asseoir une autre fois
autour d'une table de négociation". Et d'ajouter aussi que ce
geste «est une initiative entreprise en collaboration avec la partie
facilitatrice à savoir l'Algérie, pour amener le gouvernement malien
à sortir du blocage actuel afin d'arriver à de nouvelles
négociations». Comme on peut donc le constater l'Algérie qui joue le
rôle de facilitateur dans ce dossier accompagne le mouvement rebelle
malien dans sa tentative de remise en cause des accords d'Alger
conclus en juillet 2006.
Entre autres exigences, le mouvement rebelle pense qu'il faudrait
mettre en place un plan Marshall de développement ; la mise en place
d'un mécanisme d'application, qui doit être assuré par un Comité
d'applications élargi. Selon le porte-parole du Mouvement rebelle,
Hama Ag Sidi Ahmed, ce Comité
sera doté des compétences nouvelles.
Et afin d'assurer la sécurité de la population, ledit porte-parole
dira qu'il est vital de créer un Comité technique de sécurité
composé de façon paritaire (gouvernement malien, représentants du
Conseil de garanties) pour
proposer un calendrier d'allègement et de délocalisation du
dispositif militaire dans la région de Kidal. Estimant que les
autorités maliennes ont marginalisé les compétences locales, Hama Ag
Sidi Ahmed juge nécessaire
l'élaboration de mesures appropriées pour une meilleure utilisation
et l'intégration des compétences de la région dans les instances de
sécurité et de défense du Mali : recrutement, chaque année, pour
l'intégration dans ses forces des jeunes de Kidal à raison de 300
éléments par an, ainsi que la création d'unités spéciales de
sécurité, sous commandement militaire de Kidal.
*Des revendications en vrac*
Dans un autre chapitre, Hama Ag Sidi Ahmed dira qu'en remplacement
du Conseil de coopération provisoire, comme convenu dans les accords
d'Alger, il est nécessaire de créer un ministère de la région où le
haut représentant de l'Etat doit être issu de Kidal.
Pour ce qui est du développement économique, social et culturel, le
porte-parole du mouvement rebelle tout en dénonçant la mauvaise
gestion ainsi que la répartition des richesses dans la région (en
dépit de l'enveloppe financière dégagée pour couvrir les besoins qui
sont situés entre 1,5 milliard et 2 milliards de F Cfa), a souligné,
par ailleurs, que la création d'une Commission de développement
composée de représentants du
Mouvement, des personnes issues de Kidal, de représentants de l'Etat,
du Conseil de garanties et des représentants financiers et
techniques, est inéluctable pour le développement du Nord-Mali.
Cette commission,
estime-t-il, doit être présidée par un représentant de l'Union
européenne en fonction des résultats. Ladite commission
définira l'ensemble des programmes d'actions à mener.
Ce sont là les principales revendications du Mouvement qui remettent
en cause les accords d'Alger conclus en juillet 2006. Un accord qui,
selon le Mouvement rebelle, nécessite aujourd'hui une révision pour
un contenu actif. C'est là le prix à payer pour obtenir la
libération des autres 26 militaires maliens retenus en otages depuis
plus de quatre mois et demi. C'est dire que, dans ce dossier, les
jeux sont loin d'être faits. La question des otages maliens n'est en
fait que la partie visible de l'iceberg dans le dossier du Sahara.
Une zone très prisée aujourd'hui par toutes les puissances
occidentales à cause de son enjeu géostratégique.
N'est-ce pas d'ailleurs à cause de cet enjeu important que le
dossier du Sahara a été confié aux généraux algériens. Ce sont
d'ailleurs ces derniers qui ne cessent d'attiser le feu tant dans
les provinces sud du Sahara que dans le Nord-Mali. Un nord qui est
fréquemment visité par les agents secrets algériens dont Ben Moctar
qui sont chargés de veiller comme du lait sur le feu sur les
changements de la ligne diplomatique du Mali. C'est dire donc que
pour avoir la paix, le Mali est obligé de suivre la volonté d'Alger
c'est-à-dire en se mettant sous tutelle de l'Algérie. A défaut de
cela, l'Algérie ne nous lâchera jamais.
Birama Fall
Le Républicain <http://www.maliweb.net/newspaper.php?SID=14>,
est seul
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Vos commentaires
20 réactions > 1
*2*<http://www.maliweb.net/category.php?NID=25661&from=cat&page=2#comm>
Posté par *Mohamed7*, le 04 Jan 2008 10:44:57 GMT Si l'état
veut régler ses comptes avec l'alliance Touareg de Kidal. Il ne faut
plus qu'on utilise le terme Nord-Mali. l' ATNMC doit changer de nom.
Kidal n'est pas le Nord Mali. Sinon on parler porter plainte contre
eux. Kidal est la plus petite région du Nord. Répondre à
Mohamed7
><http://www.maliweb.net/category_reply.php?NID=25661&page=1&cid=
45055&fromname=Mohamed7&#rply>
Posté
par *Bharouba*, le 04 Jan 2008 10:15:37 GMT Que Dieu sauve le
Mali Répondre à Bharouba ><http://www.maliweb.net/category_reply.php?NID=25661&page=1&cid=
45045&fromname=Bharouba&#rply>
Posté par *kema*, le 04 Jan 2008 10:04:21 GMT Alakama quelle
honte pour
l'état. Répondre à kema
<http://www.maliweb.net/category_reply.php?NID=25661&page=1&cid=
45043&fromname=kema&#rply>
Posté
par *mamie*, le 04 Jan 2008 10:02:37 GMT
Avec le MALI d'ATT on voit tout, kel humiliation pour notre brave
armee. ke Dieu sauve le MALI Répondre à < mamie
<http://www.maliweb.net/category_reply.php?NID=25661&page=1&cid
=45042&fromname=mamie&#rply>
Posté par *Tagoutala*, le 04 Jan 2008 09:18:02 GMT
OUI à la Paix mais NON à des compromis à conséquences futures
incalculables pour l'UNITE du MALI. La carotte pour les Maliens du
Nord et le bâton pour les apatrides se réclamant du Nord Mali.
Développement du Nord oui mais développement aussi des autres
régions qui ont aussi leurs problèmes à ne pas négliger. Si on n'y
prend garde à ce rythme on
n'en finira pas avec et les alliances et les révendications! Que
Dieu sauve le Mali. Répondre à < Tagoutala
><http://www.maliweb.net/category_reply.php?NID=25661&page=1&cid=
45031&fromname=Tagoutala&#rply>
Posté par *ciswen*, le 04 Jan 2008 09:14:51 GMT
Admettons que l'on cède à toutes leurs éxigeances utopiques, que ce
passera t-il après? un paradis sera t-il né au Mali ? Bien sur, ce
nord
ils pourront se rebatiser "alliance touareg pour la mort du Mali"
car visiblement, ce ne sont pas des Maliens. Répondre à
ciswen
><http://www.maliweb.net/category_reply.php?NID=25661&page=1&cid=
45030&fromname=ciswen&#rply>
Posté par *mourad*, le 04 Jan 2008 09:06:48 GMT
Il faut négocier tant qu'on peut négocier. Il faut éviter les
solutions militaires qui ne resolvent rien du tout; Nous n'avons
qu'à regarder autour de nous. Le Mali a ses problèmes, l'Algérie
aussi a les siens.
Répondreàmourad
><http://www.maliweb.net/category_reply.php?NID=25661&page=1&cid=
45027&fromname=mourad&#rply>
Posté par *saschka*, le 04 Jan 2008 09:06:13 GMT
populations de kidal croyez vous vraiment que ces gens se soucient
de votre developpement?
Répondre à saschka
><http://www.maliweb.net/category_reply.php?NID=25661&page=1&cid=
45026&fromname=saschka&#rply>
Posté par *Ndy*, le 04 Jan 2008 08:57:38 GMT
Complicité,mank de courage,mank de vision,vouloir coute ke coute
plair aux otres:voila entre otre le comportement de nos otorité.Jè
honte,nou avon honte nou lè malien ki save ke ça p se reglé en un
laps de
temp.L'armé Malienne es bordé d'homme valeureu, dè jeune ki son
impatien de montré leur valeur sur le terain dè opération(le jour de
la mort ,il n'ya pa de vi).Ne vou soucié pa de ce ke penseron lè
otre car déjà avec
la prise d'otage, avec lè mine et avec chak mois une nouvel version
de la rebelion,ils on montré leur mank de sérieu:lè USA nétoie
l'Irak et l'Afganistan,la Russie s'ocupe de la Tchétchéni et pkoi
pas le Mali?Es tu plu démocrate ke Alpha O konaré?Es tu plu patriote
ke Modibo Keita?veux tu nou laissé de toi cette image de général
peureux,d'homme d'Etat sans poigne,sans amour pour sa population ki
se fè mutilé par lè mine et lè bandi?Devron nou nou organisé pour
nou defendre?Ne ne poucé pa à dir dè chose pas corecte nous en avon
MARRE.thioummmmmmm
Réponse de < tchaido > à < Ndy >, le 04 Jan 2008 09:20:20 GMT
merci ndy.
Répondreàtchaido ><http://www.maliweb.net/category_reply.php?NID=25661&page=&cid
=45021&fromname=tchaido&#rply>
Posté par *vision*, le 04 Jan 2008 08:48:36 GMT
A mon avis, la decentralistaion est le seul moyen de gerer les
regions du Mali en tenant compte des réalités locales; pour cela ,
il faut de grands moyens financiers qui pour le moment font defaut.
Nous sommes
tous concients des problemes particuliers du Nord-Mali;
personnelement, j´ai traversé 2 fois le desert et j´avoue qu´ils
souffrent autant que dans la region de Kayes; cependant il n´est pas
necessaire d´en faire une " KOSOVO " du Mali avec un menbre de
l´union européenne à la tête de jour avec un recrutemment annuel de
300 hommes, pourrai se retourner ont cependant du mal á faire front
dans un milieu feodal contre une
minorité qui prend toute une population en otage qui ne demande qu´a
vivre en paix.
Réponse de < malinke > à < vision >, le 04 Jan 2008 09:43:59 GMT
I agree !
Répondre
à < malinke
><http://www.maliweb.net/category_reply.php?NID=25661&page=&cid=
45017&fromname=malinke&#rply>
20 réactions > 1
*2*<http://www.maliweb.net/category.php?NID=25661&from=cat&page=2#comm>
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«
Négrafricanisme » et racisme
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AU Mali, les miliciens songhaïs du mouvement
Ganda Koy, qui se sont autoproclamés « maîtres de la terre » (lire,
ci-dessus, l’article de Philippe Baqué) prônent ouvertement
l’extermination des Touaregs et des Maures « blancs ». Dans un
discours dont les accents rappellent étrangement l’antisémitisme
européen, leurs tracts et manifestes stigmatisent ces « peuplades
errantes, sans patrie, sans État, venues du désert en tribus
minuscules (1) », les définissant comme des êtres transnationaux,
agents des puissances étrangères, prédateurs, voleurs, asociaux,
génétiquement tarés... Symboles mêmes de la barbarie, les Touaregs
sont présentés comme des « esclavagistes » au prix d’une amnésie
gommant les pratiques des sociétés voisines _ Songhaïs, Peuls,
Bambaras, Haoussas _ comme de nombreuses sociétés africaines,
nomades ou sédentaires. De telles accusations permettent de
rationaliser et de justifier les
violences contre les Touaregs et les Maures, dans un langage qui,
constamment, assimile « rebelle », « bandit » et « touareg » : « Les
rebelles-bandits armés sont des racistes, des esclavagistes.... Le
banditisme est l’état normal d’un Tamachek. Ils sont un corps
étranger dans le tissu social (2). » Les divers journaux d’opinion
maliens ont largement fait écho à ces thèses discriminatoires, dont
les principes essentiels se retrouvent également en un langage
parfois moins débridé, mais tout aussi significatif, dans la presse
nigérienne et dans les documents produits par le gouvernement du
Niger pour préparer les négociations avec la rébellion (3). L’idée
que les Touaregs représentent un stade primitif de l’humanité et
n’auraient jamais constitué ni un peuple ni une société organisée
administrant un territoire permet en effet de rendre « illégitime »
et donc « irrecevable » toute revendication autonomiste de la part
des fronts armés. Cette propagande agressive se poursuit
sur le sol français, où la librairie parisienne Présence africaine
distribue en vente libre, au prix de 10 francs, un document de
trente-sept pages, non signé, sans nom d’éditeur et intitulé «
Noir(e)s et Touaregs : qui sont les racistes ? ». Dans un
déconcertant galimatias d’arguments linguistiques et historiques
hautement fantaisistes, ce texte, sorte de formulation «
intellectualisée » de l’idéologie xénophobe du Ganda Koy, divise
l’Afrique en deux camps irréductibles, qui sont « racialement »
circonscrits. D’un côté, les « négrafricains » constituent « la
seule grande communauté naturelle et culturelle à n’avoir lié son
destin ni à la domination d’autres peuples ni à l’esprit d’exclusion
» (p. 26), et seraient, par définition, bienveillants, pacifistes,
innocents, d’autant que « le racisme à rebours n’existe pas » (p.
23). D E l’autre côté, se situent les « leucodermes », dont la
méchanceté, le racisme, la cupidité s’expliquent par leur origine
étrangère : en effet,
les Berbères (et parmi eux les Touaregs « blancs ») ne sont pas
sémites (arabes ou juifs) mais bel et bien « européens » (p. 5) ;
cette extériorité explique que, « bien que partout colonisés par les
Arabes, ils se retournent, avec des prétentions sécessionnistes,
contre les Noir(e)s par réflexe racial » (p. 18) ; en fait,
dépourvus « de toute conscience historique collective » et dotés du
« complexe de la peau blanche » (p. 30), ils ne sont que « des
supplétifs de pouvoirs arabes racistes », agissant « dans le cadre
d’organisations intégristes » (p. 21). Entre les deux catégories,
enfin, existent des hybrides, des « Noir(e)s ignorant(e)s » (p. 28)
qui ont délaissé « les valeurs noires positives » (p. 28), comme par
exemple les féodaux Tutsis ou encore les Noirs islamisés, « qui
servent de courroies de transmission à l’Arabie saoudite, à la
France, à l’Iran, à la Libye, au Maroc, à tous les vendeurs de mort
coalisés contre le peuple noir et ses enfants déporté(e)s » (p.
29). Le document conclut notamment qu’il faut « apporter toute
l’aide possible au mouvement Ganda Koy », mobiliser « toutes les
composantes noires du reste du continent et de la déportation », «
poser le problème targui en termes de défense collective noire
antiraciste » (p. 31), car il s’agit d’un complot international, «
d’une guerre raciale déclarée et alimentée par l’Occident comme par
les dirigeants du Maghreb, du Machrek et du golfe Arabo-Persique »
(p. 32). Cette idéologie commence à faire son chemin dans des
articles de la presse française, qui, à titre explicatif,
développent, par exemple, l’idée que « les Touaregs sont devenus des
Arabes », qu’être « arabe », « musulman » et « islamiste » est une
seule et même chose, enfin qu’il existe une « solidarité blanche »
entre le gouvernement algérien et les rebelles touaregs et maures
(4). » Ce retour à de vieilles lunes peut-il laisser serein ?
Hélène Claudot-Hawad1) Cf. La Voix du Nord, Bamako, no 0.
(2) Ibid.
(3) Voir le Document de base du gouvernement du Niger pour servir
aux négociations avec la rébellion, avril 1994.
(4) Cf. Thierry Desjardins, « Mali : la guerre oubliée des
Touaregs », Le Figaro, 2 décembre 1994
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Environ
4.500 personnes ont quitté Kidal (nord-est du Mali) depuis l'attaque mardi
par des rebelles touaregs de deux camps militaires de la ville, selon le
gouverneur de la région, Al Hamdou Ag Ilyène.
"Environ 4.500 personnes ont quitté la ville depuis les évènements", a
déclaré M. Ilyène, expliquant que "les populations sont parties au début par
peur", mais que "par la suite, il y a eu une campagne d'intoxication".
"On a dit aux populations qu'elles allaient subir des représailles de la
part de l'armée. Ce qui est faux car l'armée est là pour les défendre",
a-t-il poursuivi.
La population de Kidal, majoritairement acquise aux rebelles touaregs,
redoute encore des représailles de l'armée régulière, selon plusieurs
observateurs.
Samedi, un convoi de trois camions transportant des habitants de Kidal a
quitté la ville.
Deux radios locales privées diffusent des messages d'Al Hamdou Ag Ilyène,
invitant les populations déplacées à regagner Kidal, mais ils restent pour
l'heure sans effet.
Des rebelles touaregs ont pris mardi matin le contrôle de deux camps
militaires de Kidal (nord-est) et en ont attaqué un autre à Menaka (est),
relançant les craintes de violences dans une région qui avait été le théâtre
d'une rébellion touarègue dans les années 1990.
Suite à cette attaque, l'armée régulière, qui a repris le contrôle de Kidal
jeudi, a déployé un dispositif militaire imposant dans les rues de la ville.
D'importants renforts en hommes et en matériel sont arrivés vendredi par
avion et des militaires patrouillent dans les rues de Kidal à bord de
véhicules pick up, fouillant minutieusement les automobilistes.
"En 15 ans de vie ici, je n'ai jamais vu un tel déploiement militaire. Si
c'est pour la sécurité de la ville, on n'a pas besoin de tout ce matériel",
commente Albert un habitant de Kidal.
"A dos de chameaux, à pied, ou en véhicules, nos parents sont partis car ils
ont peur et ne sont pas prêts de revenir", explique un autre habitant qui
fixe avec anxiété un camion militaire stationné à proximité de chez lui.
Ceux qui sont restés redoutent que les forces régulières attaquent la base
des rebelles et que la région ne plonge à nouveau dans la violence à l'image
de la rébellion touarègue des années 1990.
"S'ils (les militaires de l'armée régulière) comptent attaquer les rebelles
dans leur base, la crise va se généraliser" déplore un jeune dans le centre
ville de Kidal.
"Les rebelles n'avaient pas à attaquer les camps comme ça, c'est terminé.
Notre région revient désormais 15 ans en arrière", constate avec fatalisme
Inawelène Ag Moussa, un commerçant de la ville.
Selon des sources concordantes, les rebelles touaregs, qui seraient
plusieurs centaines, se sont retranchés dans les montagnes du Tgharar, une
zone située entre Kidal et la frontière nigérienne.
Ils auraient quitté la ville avec la quasi totalité de l'armement militaire
de la région de Kidal, et disposeraient également d'une partie importante de
l'armement de Ménaka (est) où ils ont également pris un camp militaire
mardi.
Représentant près de 6% de la population malienne, soit près de 400.000
personnes, selon des chiffres officiels, les Touaregs, outre le Mali, sont
dispersés entre la Libye, l'Algérie, le Niger et le Burkina Faso, et, dans
une moindre mesure, au Nigeria et au Tchad.
Les rebelles touaregs ont indiqué à plusieurs reprises qu'ils souhaitaient
"négocier" avec le gouvernement central de Bamako pour le développement des
régions septentrionales du pays qu'ils habitent.
http://www.kidal.info/
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