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Quel
alphabet pour Tamazighte? |
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L'Arabe? Le Latin ?
ou
Le Tifinagh ? l
comment lire
Tamazighte en latin l
Ecriture l
lettres
tifinagh
#
latin
# arab l
les ecritures lybico-berberes l
chiffres et nombres
l
Langue
Nationale l
comparaison_tifinaghs
l l
tifinagh en braille l |
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Suite sur la page 2
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- 1 -
Reflexions
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1 -
l'alphabet arabe:
Vue la situation actuelle du niveau d'alphabétisation en arabe de la
population de Tamezgha y compris les Berbères , l'arabe apparaît comme
le plus pratique et évitera d'alphabétiser de nouveau toute une tranche
de la population berbère.
Mais l'inconvénient de cette solution est que la culture arabe est en
situation dominante et risque ainsi d'annihiler les efforts
pour enseigner et transmettre la culture berbère.. En outre, la
langue arabe qui est trop liée au religieux ( comme le fut le latin aux
siècles derniers) ne véhicule pas , dans le cadre des régimes politiques
arabo-musulmans actuels , les valeurs berbères et modernes
concernant la liberté, la démocratie, la femme, etc... et l'arabe
classique écrit n'est lui-même maîtrisé et compris que par une petite
partie de la population de Tamezgha. Par ailleurs la bibliographie , la
documentation, l'enseignement scientifique , les techniques
d'impression , de reproduction et les ressources informatiques en langue
arabe sont de ce point de vue très insuffisants en comparaison
avec ceux des langues écrites en alphabet latin ( français
,anglais, espagnol, italien.)
webmaster |
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2 - L'alphabet latin
A mon avis ,et à première vue , c'est cet alphabet qui présente le
plus d' avantages pour les berberes de Tamezgha et de la diaspora .,
Contrairement a l'arabe et le tifinagh l'alphabet latin est multiforme :
manuel, imprimerie, majuscule et miniscule.... Outre l'absence de
voyellation, l'autre avantage est la structure linguistique
( préfixes, suffixes ....) qui permettent une évolution facile et
structurée.
Et malgré qu' une partie non négligeable de la population berbère
de Tamezgha est déjà alphabétisée en français en espagnol, et en
anglais on pourrait faire la même réserve que pour l'alphabet
arabe à savoir qu'il y a risque d'inhibition des efforts de
l'enseignement de la culture et
de la langue berbère . En effet les moyens disproportionnés, qui
sous-tendent les langues utilisant l'alphabet latin par rapport à
ceux du berbère , peuvent constituer un frein.
webmaster
lire texte ci_dessous sur la graphie latine et
tamazight paru dans le journal
Tawada No 1 de december 2001
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LA MISSION IMPOSSIBLE
+ Graphie arabe non adaptée à la
transcription du tamazight
* Graphie latine, pratique et
universelle
Malgré q'une certaine
unanimité s'est faite et continue de se faire sur l'importance pour
imazighen d'utiliser la graphie latine pour écrire tamazight,
certains donneurs de leçons, animés d'une volonté suspecte,
continuent vainement de semer les doutes au sujet d'un vrai faux
problème de "choix" du caractères .
Avant d'examiner et de mettre
à l'épreuve chacune des graphies en compétition apparente, faisons
d'abord une précisions quant à la différence qui existe entre
transcrire et écrire une langue.
En phonétique, transcrire un
parler donné, c'est noter rigoureusement toutes les nuances de tous
les sons rencontrés dans ce parler en vue de le comparer à d'autres
parlers. Pour cela, les phonéticiens utilisent un système graphique
construit sur le principe selon lequel un son donné, est représenté
par un signe particulier. En phonétique, la graphie, utilisée est
l'alphabet phonétique internationale (API). A cette graphie,
certains phonéticeins "berbèrisants" préfèrent la graphie
gréco-latine enrichie de signes diacritique et de points souscrits
(46 signes).
Cependant, une langue écrite
est toute à fait autre chose 1 Car selon l'orthographe grammaticale
de cette langue, un graphème peut avoir des valeurs phonétiques
différentes d'un cas à un autre.
Un graphème peut être muet ou prononcé selon les situations.
Deux graphies qui se suivent peuvent rendre un
son nouveau. Des mots à orthographe différentes peuvent se lire de
la même façon...
Et, l'écrit n'est toujours pas conforme à l'oral.
Dans une écriture qui mérite respect, c'est les règles grammaticales
qui gèrent l'orthographe des mots et non pas uniquement leur
réalisations phonétiques qui sont variables d'une région à une autre
voir d'un individu à un autre.
Après cette brève précision, nous remarquons
d'ores et déjà que l'orthographe n'est possible qu'en utilisant
exclusivement la graphie latine (26 signes, de A à Z), la seule
graphie capable de concrétiser une écriture digne de ce nom.
Dans le cas de tamazight, malgré que les auteurs
et producteurs en cette langue ont déjà tranché dans ce faux
problème, encore une fois, confrontons quand même les trois graphies
(arabe, tifinagh , et latin) les unes aux autres et vérifions les
compétences de chacune dans les différents domaines relatifs à
l'écriture et à ses applications.
Avant de mettre à l'épreuve ces graphies ; posons
d'emblée certaines conditions nécessaires pour toute compétition en
matière d'écriture :
-
Eliminons d'abord les graphies qui ne possèdent pas de
voyelles ! ! Car en écriture orthogra
phique, tamazight nécessite l'existence de voyelles (a, e, i, o,
u) et celle de diphtongues (ae,
oe,ou, ue, ee ...) exigées par la rigueur des règles
grammaticales. L'écriture nécessite égalementla présence de
voyelles accentuées (è, à, u...) nécessaires pour éviter toute
altération graphique des substantifs lors de leurs conversions au
pluriel, et celle des verbes lors de leur conjugaisons.
-
- Eliminons ensuite les graphies qui ne peuvent exprimer la
gémination par une double let
tre (ss, gg, zz...) et rendre des sons nouveaux par formation de
digrammes (gh, dt, dj, zs...).
- Eliminons également les graphies qui ne possèdent pas de
majuscules (très importantes
pour différencier un nom d'un adjectif) et les graphies qui ne
possèdent pas d'apostrophe (très
importante pour noter l'élision)...
- Eliminons enfin les graphies archaïques et en retard
technologique. Ces graphies incapa
bles d'assurer la diffusion de tamazight par les moyens modernes
de communication (technolo
gies actuelles, matériel informatique, messagerie électronique,
Internet...) et rejetons toute graphie incapable de contribuer à
la standardisation de tamazight...
Attribuons un point (1) à la graphie qui peut rendre un
service particulier à tamazight et à
son écriture, et zéro point (0) lorsque incapable de rendre ce
service. Les résultats sont résumés sans commentaires dans le
tableau suivant :
|
|
graphie arabe |
graphie tifinagh
|
graphie latine
|
|
voyelles |
_ O
|
1 |
1 |
|
voyelles accentuées |
1 o \ |
O |
1 |
|
digrammes |
o |
0 |
1 |
|
diphtongues |
0 |
0 |
1 |
|
gémination |
0 |
0 |
1 |
|
apostrophe |
o |
O |
1 |
|
majuscule / minuscule |
0 |
O |
1 |
|
moyens de communication |
0 |
O |
1 |
|
commodité |
o |
O |
1 |
|
universalité |
o |
O |
1 |
|
référence identitaire |
0 |
1 |
0 |
|
TOT Aï- |
o |
2 |
1O |
|
CONCLUSIONS .
- Tamazight s'écrit et s'écrira toujours en
graphie latine ! Elle n'a pas le choix ! !
-
Ecrire ou enseigner tamazight en graphie arabe
est une mission certainement impossible, et
vouloir imposer cette graphie inadéquate à cette langue est un
objectif irréalisable.
-
- L'alphabet latin, stable, universel et
pratique, convient parfaitement au système phonologique de la
langue amazighe.
-
Aucun autre alphabet ne peut satisfaire les
exigences orthographiques de cette langue, assurer sa diffusion
par les moyens modernes de communication et garantir son évolution
loin de toutes les contraintes politiques et idéologiques.
-
- Seul une écriture régie par une orthographe
grammaticale rigoureuse peut estomper les réalisa tions
phonétiques dialectales, et garantir la normalisation et le succès
de l'enseignement d'une langue amazighe unie ; structurée, et
digne d'une langue d'enseignement...
-
- Tamazight possède son alphabet propre :
Tifinagh. Ces caractères ayant un rôle très important dans la
prise de conscience identitaire des jeunes amazighs, et témoins
incontestables d'une tradition écrite millénaire de tamazight,
doivent être enseignée en matière d'histoire et en éducation artistique
(calligraphie), obligatoire dans les premières classes de
l'enseignement fondamental.
-
- Enfin, engager tamazight dans une médiocrité
graphique ne servira qu'à prouver l'échec de son
enseignement...que les ennemis de cette langue auraient longtemps
souhaité voir se produire...
Lahbib Fouad - Yéschou @ hotmail. Com
|
| |
(dessins de Mr. Delanghe)
language des signes francais
| |
A |
B |
|
C |
D |
E |
F |
G |
H |
I |
J |
K |
L |
M |
N |
O |
P |
Q |
R |
S |
T |
U |
V |
W |
X |
Y |
Z |
|
|
|
|
▼
ALGERIE : KABYLIE = QUELLE GRAPHIE POUR TAMAZIGHT
▼
|
|
Recommandations du colloque "Quelle graphie
pour tamazight", organisé par l’association des enseignants de
tamazight à Tizi-Ouzou, les 29 et 30 novembre 2006 à la Maison de la
Culture
Mouloud Mammeri
_______________________________________________
I- GRAPHIE
L’usage de la graphie latine est réitéré.
Compte tenu de l’effort de codification pour un système de notation
simple et efficace dans le cadre d’un aménagement global de la langue
amazighe (grammatisation) et d’une production conséquente
quantitativement et qualitativement (grammaires, dictionnaires, œuvres
littéraires, réflexions scientifiques, etc. ; les participants aux
journées d’études considèrent que l’usage a tranché en faveur de la
graphie latine.
Il est recommandé l’organisation de rencontres pour la résolution des
problèmes en suspens dans le cadre de la graphie latine (signalisation,
ponctuation...).
II- ENSEIGNEMENT
Généralisation de l’enseignement de Tamazight dans les établissements où
des cours sont dispensés en attendant l’ouverture de nouvelles divisions
pédagogiques là où l’enseignement ne s’est pas encore concrétisé.
Formation des enseignants par l’ouverture de l’UFC à Tamazight.
Recrutement de tous les diplômés sortant des Départements de langue et
culture amazighes.
Concernant l’enseignement actuel de Tamazight, il est recommandé
notamment de :
• Revoir à la hausse du coefficient de Tamazight.
• Augmentation du volume horaire.
• Introduction de Tamazight à partir du préscolaire avec un programme
spécifique.
• Suppression du caractère facultatif de l’enseignement de Tamazight,
ainsi que la suppression de l’autorisation des parents.
• Séparer les manuels édités par l’ONPS en cahiers.
III- TERMINOLOGIE
La création de commissions de terminologies spécialisées (environnement,
justice, masse média ...).
L’organisation d’une rencontre autour de l’homogénéisation du lexique
scolaire.
IV- PRODUCTION CULTURELLE
Encourager les productions écrites et audio-visuelles, ainsi que la
traduction d’œuvres universelles vers Tamazight.
Tizi-Ouzou, le 30 novembre 2006
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3 - L'alphabet tifinagh
L'adoption de cet alphabet est synonyme d'ouverture d'un chantier
d'alphabétisation qui prendra des années sinon des décennies. Car dans ce
cas on part à zéro dans les domaines de documentations, de bibliographie, de
techniques d'impression et de reproduction ainsi que des ressources
humaines( formation de formateurs) et informatiques ( software). Je redoute
que cette situation ne débouche sur la maîtrise de cette alphabet que par
une "élite", partie infime des berbères. En outre son évolution dans les
domaines scientifique et technique sera très lent à une époque ou ces
domaines changent à une allure qui s"accélère de plus en plus. webmaster
|
http://www.mondeberbere.com/langue/tifinagh/img/tableau2.jpg |
|
| Comparaison entre le système de l'Académie berbère
(AB) et les différents sytèmes développés ensuite : Salem Chaker,
Association Afus Deg Wfus, Revue Tifinagh (Maroc) et Arabia Ware Benelux |
Chaker : La proposition de Salem Chaker, professeur de
berbère à l'Inalco
Afus : Tiré du logiciel de l'Association Afus Deg Wfus (Roubaix)
Rev. tiff. : Publié dans la troisième de couverture de chaque exemplaire
de la Revue Tifinagh (éditée au Maroc)
AB : Système développé par l'Académie Berbère (Agraw Imazighen)
AWB : Tiré du logiciel d'Arabia Ware Benelux (téléchargeable sur leur
site
http://www.arabiaware.com) |
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TIFINAGH
LE TIFINAGH ET L'ECRITURE
LIBYCO-BERBERE
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L' écriture libyco-berbère et les
tifinagh
Notre écriture à nous, en Ahaggar, est une
écriture de nomades parce qu 'elle est tout en bâton qui sont
les jambes de tous les troupeaux. (Dassine Oult Yemma).
Abri de Tin Hamanie. Adrar N'Ajjer.
L' écriture "libyco-berbère".
Les représentations d' art rupestre du Sahara sont souvent
associées à des inscriptions rédigées dans un type d' écriture
reconnaissable au style des caractères. Ces inscriptions sont
dites "libyco-berbères" car de très nombreux documents attestent
de la présence de cette écriture sur une aire qui coïncide en
gros avec l' ancien territoire des berbères.
Les premières inscriptions "libyco-berbères apparaissent vers
1500 - 1000 avant J.C. (époque des chars ).
On distingue traditionnellement plusieurs formes de l'
alphabet de cette écriture, l' oriental (est de l' Algérie,
Tunisie), l' occidental (Îles Canaries, Maroc, ouest Algérie) et
le saharien. Cependant de nombreuses variantes existent dans
ces grands ensembles qui correspondent vraisemblablement à des
états de langue aussi variés a cette époque qu 'ils le sont
aujourd'hui.
Les différents alphabets libyques
Plus d' informations sur l' écriture libyco-berbère
Tifinagh récents superposés à des peintures
caballines. Tin Hamanie. Adrar N'Ajjer.
Le Libyque appartient à la famille afrasienne comme l'
égyptien. L' alphabet est strictement consonantique, les
voyelles ne sont pas notées, sauf en fin de mot, et les mots ne
sont pas séparés. L' orientation est très fantaisiste, souvent
de haut en bas, mais aussi de gauche à droite ou de droite à
gauche. Cette structure complexe explique les difficultés de
déchiffrement. Actuellement seul le Libyque oriental est
déchiffré.
L' unité profonde de ces différentes formes apparaît dans le
tracé des lettres qui ont partout les mêmes formes géométriques
simples et non cursives: barre, cercle, chevron, point ou des
combinaisons de ces figures.
Les origine sont assez obscures. La première hypothèse à été
le modèle punique, le mot "punique" étant relatif à Carthage
fondée par les Phéniciens. L' alphabet libyque aurait été
emprunté au phènicien. Cette hypothèse est justifié par le rôle
important que cet alphabet à joué en Afrique du Nord. D'
ailleurs le nom touareg des caractères actuels,le nom "tifinagh",
dérive de la racine qui désigne les phénicien en sémitique.
Cependant la forme,le style des caractères et le peu de lettres
communes ne confortent pas cette origine.
Une autre hypothèse est que le libyque et le phénicien
seraient des évolutions d' un alphabet encore plus ancien.
Tifinagh gravés. Tadrart.
Figure géométrique et tifinagh. Tissoukai.
Animal indéterminé, chien ou félin, avec une queue en
forme de spirale. Les poils de la bête sont représentés. Tin
Aboteka.
Mais l' hypothèse la plus satisfaisante actuellement est celle
d' une origine autochtone du libyque. L' écriture libyque serait
née d' un ensemble de signes appartenant à l' art géométrique
(peintures corporelles, décors des vêtements, marques de
bétails) qui, perfectionnés par différents emprunts (sémitique,
punique, anciens alphabets de l' arabie du sud), auraient
évoluer pour devenir des lettres.
La présence de nos jours de signes libyques et tifinagh sur
les bijoux et vêtements pourraient faire penser à un système
magico-religieux qui précéda l' écriture.
Le grand nombre d' inscriptions verticales laisse supposer une
origine ancienne. En effet ce type d' inscriptions ne se
retrouvent que dans les premiers débuts des alphabets ainsi que
dans les hiéroglyphes égyptiens.
Ces caractères sont tout naturellement destinés à être gravés
ou peints sur des rochers en inscriptions courtes qui viennent
seulement préciser le sens de l' image qu 'ils accompagnent. Le
vieux verbe berbère pour "écrire", ara, a comme sens premier
"inciser".
Un dossier complet sur les alphabets
Les deux inscriptions de Takoudematine.
Tasilli N'Ajjer.
Quelques inscriptions bilingues (libyco-latines et
libyco-puniques) découvertes sur des stèles funéraires au Maroc
et en Tunisie ont permis de restituer le valeur de certains
signes.
L' inscription ancienne.
L' inscription moderne commence par la formule "awa
nek".
Cette peinture de Takoudematine pourrait aider au
déchiffrement du Libyque saharien.
Elle regroupe deux inscriptions de périodes différentes.
La première, oblique,est associé à un personnage garamante
portant un bouclier et un bâton de commandement. Elle utilise l'
alphabet libyque saharien.
La deuxième, plus récente, horizontale, est associée à un
chameau. Elle utilise un alphabet tifinagh moderne.
Plus d' informations sur l' écriture libyque
Tifinagh et guerrier berbère. Tin Hamanie..
L' alphabet Tifinagh récent. Cette écriture a disparu de l'
Afrique du nord cependant le libyque saharien se conserve et va
évoluer en tifinagh ancien partiellement interprété par les
Touaregs, puis en tifinagh récent encore utilisé aujourd'hui.
Le tifinagh est encore largement utilisé par les Touaregs et
pas seulement par les femmes qui l' enseignent en écrivant sur
le sable.
Le terme tifinagh est le pluriel de tafineq où ta est la
marque du féminin. Les formes sont géométriques (points,
cercles, traits). Cet alphabet est essentiellement consonantique
et les voyelles ne sont transcrites que par un point en fin de
mots.
Plus d' informations sur les Tifinagh
Tifinagh et personnage à tête de bâtonnet.
Takoudematine.
L' utilisation de l' écriture Tifinagh aujourd'hui. L'
utilisation de cette écriture est pleine de paradoxes. Si depuis
plus de vint cinq siècles elle a produit des milliers d'
inscriptions, elle n' a par contre été utilisée pour aucun texte
littéraire. La société berbère est riche d' une importante
culture orale mais possède cependant des écrits presque tous en
langue étrangère.
Et bien qu 'elle soit largement répandu en pays touareg, cette
écriture est confinée dans des emplois que nous jugeons mineurs
: inscriptions rupestres, courts messages destinés a être
détruit après lecture. Un livre présente des documents
exceptionnels récemment retrouvés. Il s' agit de messages
adressés au Père de Foucauld par ses amis touaregs, messages
écrits en tifinagh sur des supports de fortunes (bout de papier,
tissu).
En fait l' écriture tifinagh n' est pas faite pour écrire.
Elle est plutôt un divertissement de jeunesse et les anciens ne
s'y intéressent pas ouvertement. C' est un jeu que l' on apprend
dès l' enfance qui permet aux jeunes gens d' échanger des
messages et de faire preuve de leur habilité.
Tifinagh et méhariste. In Itinen.
Tifinagh et guerriers libyens. Arakao.
Le sens de lecture est de droite à gauche. Tin
Hamanie.
En effet, les voyelles ne sont pas notée et les mots non
séparés, le lecteur doit donc essayer la série de voyelles sur
chaque consonne du texte jusqu' a que les sens lui apparaisse.
Le message est parfois codé afin de perturber davantage le
partenaire. Il existe des compétitions où l' on prouve sa
capacité à écrire et à déchiffrer.
Ces jeux, au même titre que les devinettes, jouent un rôle
important dans la formation et la culture touaregue.
Un journal en tifinagh a vu le jour à Agadez.
Cependant cette écriture traditionnelle conserve une forte
valeur sentimentale, elle est un symbole de l' identité berbère.
Et le désir de doter le langue berbère d' une écriture usuelle
occupe de nombreuses association culturelle ainsi que des
scientifiques :
une interview du professeur Karl-G PRASSE >>
La tradition orale attribue la création des tifinagh à
Amerolqis, un héros mythique, fondateur de la culture touarègue,
pour communiquer discrètement avec les femmes dont il était
amoureux. Amerolqis était coutumier des rencontres nocturnes et
galantes, un homme accompli et bien fait de sa personne. Les
femmes lui manifestaient des sentiments passionnés. Amerolqis
était un maître en fait d' intelligence. Amerolqis était un
galant noctambule et un amoureux des femmes. C' est à ce propos
qu' il inventa les tifinagh. Il fit chaque signe à propos des
femmes. Les connivences entre lui et les femmes n' étaient que
des codes secrets. A l' origine, les tifinagh étaient donc
perçues comme des signes confidentiels pour exprimer les
relations amoureuses et courtoises entre partenaires complices.
Et pour parfaire cette relation amoureuse, Amerolqis inventa la
poésie, le chant et la musique.
Cette tradition galante et poétique continue de régir les
rapports amoureux dans la société touarègue et explique pourquoi
les tifinagh sont toujours une écriture bien vivante.
A l' issu d' un travail de normalisation des polices de
caractères pour ordinateurs ont été dessinées et sont
disponibles.
Proverbe touareg "Cherche la parenté, et si tu trouves l'
amour, arrête-toi".
source : L' écriture libyco-berbère, Lionel Galand, Sahara
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POUR
INSTALLER FONTS ( polices) AMAZIGH POUR LE TIFINAGH en
informatique
CLIQUEZ
I C I
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Le Tifinagh a été adopté par l'
IRCAM comme alphabet pour l'enseignement de Tamazighte. Voir page sur
l'alphabet Tifinagh cliquez sur ce
LIEN
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Haut de Page |
|
- 2 - Comment lire les textes amazighs écrits en latin?
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|
Latin |
Arabe |
Imedyaten
(exemples) |
|
a |
أ |
aman (eau)
|
|
b |
ب |
barra (dehors)
|
|
c |
ش |
cek (toi)
|
|
d |
د |
imendi (blé) |
|
dj |
دج |
adji (cerveau)
|
|
e
|
|
cek
|
|
f |
ف |
afus (main) |
|
g |
|
yegga (il a fait)
|
|
gh |
غ |
aghrum (pain)
|
|
h
|
ح |
ahenjir
(enfant) |
|
i |
إ |
ini (dire) |
|
j
|
ج |
amjar (faucille)
|
|
k |
ك |
kkar (se lever)
|
|
l |
ل |
walu (rien)
|
|
m |
م |
tamment (miel)
|
|
n |
ن |
anu (puits)
|
|
o |
ع |
oan (pousser)
|
|
p |
ه |
wap (oui)
|
|
q
|
ق |
qim (s'asseoir)
|
|
r
|
ر |
irar (jouer)
|
|
s |
س |
susem (se taire)
|
|
t |
ت |
ttu (oublier)
|
|
tc
|
تش |
anitci (berger) |
|
u
|
ؤ |
ur (coeur)
|
|
w |
و |
awal (parole) |
|
x |
خ |
axxam (maison)
|
|
y |
ي |
yis (cheval)
|
|
z |
ز |
izi (mouche)
|
–
La lettre “v”, placée devant une consonne, la rend emphatique: “Yettu” (sans
emphase) signifie “Il a oublié”, alors que “Yettvu” (avec emphase) est un
prénom de femme.
– Le doublement de la consonne marque la
tension: “su” (boire); “ssu”(faire le lit - arroser)
- La spirantisation de "d" est volontairement négligée
parce qu'elle ne paraît pas pertinente. Inutile de la noter donc, puisqu'il
n'y a pas risque de confusion entre deux mots comprenant un "d" occlusif et
un "d" spirant. Si des cas se présentent où la distinction entre un “d”
occlusif et un “d” spirant s'avère utile et pertinente, alors on note “d”
spirant en ajoutant une apostrophe (’) devant la lettre “d”, ce qui donne
(d’): “Pda” - d'origine arabe - avec “d” occlusif signifie "Rester
tranquille"; "Pd’a", avec “d” spirant, c'est "Brouter".
- Même chose pour la lettre "t". Cependant, il y a des cas où la
spirantisation de "t" est pertinente, surtout quand il s'agit de distinguer
entre certains pronoms masculins et féminins. Dans ces cas, on note la
spirantisation de “t” en ajoutant aussi une apostrophe (’) devant la lettre
(t) qui devient (t’): Ad t’ gharegh (“Je le lis” pour le masculin); ad t
gharegh (“Je la lis” pour le féminin).
(Avant
le numéro 58, nous notions les “d” et “t” spirants avec les doublets
“jc” et “dt”. Mais la pratique de l'écriture et de la lecture des textes en
amazighs, depuis des années, nous a convaincu que la nouvelle
notation, consistant à ajouter une apostrophe aux “d” et “t” spirants, est
plus facile, plus pratique et plus simple.
Pour la lecture donc des textes d'avant le numéro 58, il faut
faire attention à la notation de “d” et “t” spirants qui n'est pas la même
que celle des numéro 58 et les suivants).
– Les deux
affriquées “dj” et “tc” sont rendues par les
doublets ”dj” et “tc”.
– Les «û »;
« ê » et « î » “labio-vélarisent” les consonnes qui les précèdent:
• «û» comme: “Aseggûs”;
“Tammûrt”; “Yemmû” (Il est cuit); “Deg ûss...” (Dans le jour...). Le « û »
doit garder la même prononciation labio-vélarisée – une
prononciation qui se « situe » entre le
« a » et le « u » – même s’il n’est pas précédé par une consonne, comme
dans: “ûrgh” (L’or) “ûrjigh” (J’ai rêvé).
• « ê » comme dans:
“Yeggêd” (Il a peur); “Yeggêj”(Il est loin).
•
« î » comme dans: “Tzvekkîd” (Tu traverses); “Tessemmîd” (Tu cuis)
•
Quand la consonne labio-vélarisée n’est pas
suivie d'une voyelle (« û », ou «î») ou d’un schwa («ê»), c’est l’ajout ou
la présence d’un « w » qui marquent la labio-vélarisation, comme dans:
“Semmw” (Cuis); “Iteggw” (Il pétrit); “Deg wfus”
(Dans la main); “yeggwd it”(Il l a peur d’elle).
•
Même si le « w » a une autre utilisation, nous pensons que cette
deuxième utilisation, qui sert à marquer la labio-vélarisation, ne pose pas
de problèmes puisque le « w » n’est utilisé ici que dans des cas
particuliers où il n’est pas suivi d’une voyelle ou d’un schwa.
–
Enfin, le choix de cette notation est
commandé par les principes suivants:
•
Une écriture simple n’utilisant que les lettres latines communément connues.
•
Une écriture facile n’utilisant que les polices disponibles sur tout clavier
ou machine à écrire en caractère latin.
•
Une écriture propre qui ne comporte pas de signes diacritiques alourdissant
et déparant l’écriture, et déroutant, sans doute, les nouveaux apprentis; ce
qui n’incite pas à apprendre et à aimer apprendre Tamazight
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Kabylie:
H’anun Zanun ...asfel-is d "Dil Devrimi"
mercredi 6 décembre 2006
La question de la graphie de tamazight est réglée depuis le
siècle dernier, qu’on se le dise ! Il ne revient pas à ceux/celles
consciemment (machiavéliquement je veux dire) ou inconsciemment (par
aliénation) déniaient pas plus tard qu’hier jusqu’à son existence même de
décider aujourd’hui zaama de sa graphie et de son avenir. Tamazight a
survécu malgré leur éthnocide, voilà ce qui continue à les tarrauder. Leur
unique souci est de pouvoir en effacer toute trace, tout ce qui peut venir
leur rappeler cette langue vernaculaire et séculière refoulée dans leur
subconscient. Il appartient aux Hommes/Femmes Libres (Imazighen), n’ayant
pas prêtés allégeance aux ennemis de Tamazgha, d’écrire selon la graphie de
leur choix. Et combien même, ils n’ont pas de graphie propre, ils devraient
l’inventer ! Pour les millions d’Imazighen, s’il y a un exemple à suivre en
la matière en Méditerrannée, c’est bel et bien celui de la Turquie et des
autres peuples du bassin Méditerranéen avec lesquels nous partageons un fond
commun depuis la nuit des temps. Un choix libre, non imposé bessif (càd par
l’épée ou le glaive).
L’Hocine Ukerdis
Source: kabylie.com |
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