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CREATION DU PARTI DEMOCRATE AMAZIGH

LE MAKHZEN VEUT INTERDIRE LE PDAM  LETTRE DU CMA AU 1er Ministre

Dissolution du PDAM : imazighen condamnent

 

 

Maroc: les berbères veulent s'inscrire dans l'ouverture du paysage politique national

 

vendredi 10 juin 2005, 14h36

 

 

RABAT (AP) - Après les islamistes, désormais représentés par deux partis politiques légaux, les militants de la cause berbère au Maroc ont officiellement déposé une demande d'autorisation de création du Parti démocratique amazigh (PDA), dont le congrès constitutif est prévu le 15 novembre prochain.

S'il est autorisé par le ministère de l'Intérieur, le PDA sera la première formation politique au Maroc à se réclamer statutairement en faveur de la reconnaissance identitaire berbère (amazigh). Appuyée par un très puissant réseau associatif, la population berbérophone au Maroc est estimée entre 50 et 60% de la population totale (30 millions d'habitants).

"Il existe aujourd'hui une nouvelle sensibilité sur la question amazighe et il est temps de faire un travail politique pour éviter son instrumentalisation", a déclaré à l'Associated Press Omar Louzi, président du comité préparatoire du congrès constitutif du PDA. "Pour l'instant, le ministère de l'Intérieur observe un total mutisme sur notre demande", ajoute Omar Louzi.

"Le PDA est ouvert à tous les Marocains, arabophones et amazighophones", précisent les statuts du futur parti. Parmi les objectifs affichés du PDA figurent "le fédéralisme", "la promotion de la diversité culturelle, linguistique et religieuse" et la "promotion de la laïcité", alors que l'Islam et l'arabe sont la religion et la langue officielles de l'Etat marocain, selon la Constitution.

Interrogé sur la compatibilité de ces statuts avec le projet de loi portant réforme des partis politiques, qui interdit tout référentiel religieux ou ethnique, Omar Louzi rappelle l'autorisation accordée mardi à la création d'un nouveau parti islamiste, baptisé "Alliance civilisationnelle".

"Il ne peut y avoir deux poids, deux mesures en faveur des islamistes", explique le militant berbériste. "Le mot 'amazigh' ne renvoie pas à une race mais à une civilisation".

Habitants originels de l'Afrique du Nord et sahélienne, avant la conquête arabe du VIIIe siècle, les Berbères nourrissent un vif sentiment identitaire marqué par des rébellions régulières contre le pouvoir central (Rif au Maroc, Kabylie en Algérie, Touaregs au Niger).

Pour répondre à ces revendications identitaires, qui demeurent un sujet très sensible au Maroc, le roi Mohammed VI a mis en place en 2002 un institut royal de la culture amazighe (IRCAM). Dirigée par l'universitaire Ahmed Boukous, l'IRCAM a standardisé l'enseignement du tamazight (langue berbère) et de sa graphie (tifinagh), désormais introduits progressivement dans les écoles marocaines aux côtés de l'arabe.

Mais la fracassante démission en février de sept des membres de l'IRCAM, qui dénonçaient "l'absence de résultats palpables" de l'institution royale et "le manque d'avancées" de l'officialisation du Tamazight comme langue officielle du royaume, a relancé le débat politique sur la promotion de l'identité berbère au Maroc. AP

 

nim/tl

 source : yahoo-actualites
 
 

 

       Un parti democrate Amazigh au Maroc
                                                       le 9/6/2005 21:33:10

 

          Le Comité de préparation du Congrès constitutif du Parti Démocrate Amazigh (PDA) , porte à votre connaissance qu'il a envoyé une demande d'autorisation pour la tenue de son Congrès constitutif prévu pour le 15 novembre 2005 à Rabat et qu'à ce jour aucune réponse n'a été reçue. Ce qui porte à croire que le Régime marocain essaye de trouver la méthode la plus adéquate pour interdire notre Parti. Ce parti Démocrate Amazigh (PDA) est ouvert à tous les marocains (amazighophones ou arabophones), qui s'engagent à militer pour les objectifs du parti qui sont principalement :

 

  * La promotion de la diversité culturelle, linguistique et religieuse et le Fédéralisme dans un Royaume uni

  * La promotion de laïcité

  * Le Développement humain Durable

  * La Défense de la biodiversité

  * Promouvoir les droits humains et le respect des conventions internationales y afférentes....



 

Projet de Statuts du

Parti Démocrate Amazigh


  1. Constitution

Sous le nom de « Parti Démocrate Amazigh », Sigle « PDA » est créée conformément aux présents statuts, un parti politique au sens des articles du Dahir 15 Novembre 1958. Le siège du Parti est à Rabat.

Le « Parti Démocrate Amazigh », est une fédération de Groupes, qui exercent une activité politique sur le plan provincial et qui peuvent soutenir le but du «Parti Démocrate Amazigh», et son programme. 


  2. But 

Le « Parti Démocrate Amazigh », veut participer à l'émergence d'une société démocratique, laïque et solidaire , qui vive en harmonie avec la nature et en paix avec tous les peuples. Pour cela il donne la priorité à la préservation de la diversité culturelle, linguistique, et à défense de la biodiversité et au développement Humain Durable . 

L'assemblée des déléguées du Parti adopte un programme qui formule ce but en détail.


  3. Indépendance

PDA, ne se rattache à aucune tendance politique existante, à aucun mouvement religieux, à aucun intérêt économique, à aucune considération raciale ou de classe sociale. Dans cette perspective, elle entend dépasser le cadre traditionnel de l'opposition gauche-droite.


  4. Qualité de membres

     4.1. Groupes membres

Peuvent adhérer à PDA en tant que groupes membres les groupements, qui exercent une activité sur le plan politique marocain et dont les membres n'appartiennent à aucun autre parti politique. Une province peut abriter plusieurs Groupes membres du PDA . L'adhésion au PDA i mplique l'acceptation du programme  et au moins un an de statut d'observateur. 

Les groupes résultants d'une fusion entre un groupe membre et un groupe non membre sont considérés comme membres. Leur statut doit être confirmé par la prochaine assemblée des déléguées.

     4.2. Membres individuels

Dans les provinces où il n'y a pas encore de groupe membre ou observateur du Parti, l'adhésion de personnes physiques en qualité de membres individuels est possible. Les membres individuels peuvent participer aux délibérations lors des assemblées des déléguées mais n'ont pas le droit de vote. Elles s'engagent à verser une cotisation annuelle. Le bureau décide de l'admission ou de l'exclusion de membres individuels sans en indiquer les raisons.

     4.3. Exclusion

L'assemblée des déléguées peut décider l'exclusion de groupes, notamment lorsque leur activité est contraire aux buts du Parti ou nuit à ses son image. L'assemblée des déléguées n'est pas obligée d'indiquer les raisons d'une exclusion.

  5. Organes

   Les organes du Parti sont:

    • L'assemblée des déléguées
       

    • Le bureau
       

    • Le secrétariat
       

    • Les commissions
       

    • L'organe de contrôle

       

   6. Assemblée des délégués

       6.1. L'assemblée des délégués est l'organe suprême du Parti.


Elle se réunit au moins deux fois par année sur convocation du bureau. Les assemblées ordinaires des déléguées sont annoncées au moins deux mois à l'avance. Les adjonctions à l'ordre du jour doivent être envoyées au moins 7 jours avant l'assemblée des déléguées. Le lieu de réunion varie à chaque fois; les groupes membres organisent à tour de rôle l'assemblée des déléguées. L'assemblée des déléguées est présidée par une personne désignée par le groupe invitant.

 

  6.2. L'assemblée des déléguées a notamment les compétences suivantes :

 

       6.2.1. L'adoption et la révision du programme

       6.2.2. La révision des statuts

       6.2.3. La prise de position sur les élections

       6.2.4. L'adoption de prises de position du Parti

       6.2.5. L'élection des membres du bureau, du trésorier et la ratification des candidatures au bureau proposées par les Groupes régionaux, conformément à l'article 7.1.

       6.2.6. L'élection de la présidence

Celle-ci est composée, pour un mandat de quatre ans, d'un président et d'un vice président, parlant parfaitement les deux langues nationales ( Tamazight et arabe).  La réélection d'un président ou d'un vice président n'est possible que deux fois.

        6.2.7. L'élection de l'organe de contrôle

        6.2.8. L'adoption des comptes et du budget annuels

        6.2.9. La fixation de cotisations

        6.2.10. La décharge du bureau

        6.2.11. La création et la dissolution de commissions

        6.2.12. L'admission et l'exclusion de groupes

        6.2.13. La dissolution du Parti

 

6.3. Composition de l'Assemblée des Délégués

 

        6.3.1. Chaque groupe membre à droit à au moins deux délégués.

        6.3.2. En outre, chaque groupe membre a droit à un nombre non limité de délégués, déterminé par le nombre de tranches de 150 membres cotisants.

        6.3.3. La composition est déterminée pour quatre ans à l'issue des élections du bureau

        6.3.4. Un groupe ne peut obtenir du bureau, en cours de la législature, une modification du nombre de ses délégués.

        6.3.5. Ce sont les groupes membres qui désignent leurs délégués selon les points 6.3.1 et 6.3.2.

        6.3.6. Un délégué ne peut pas voter au nom d'autres délégués absents.

 

  6.4. Les modifications de statuts, la révision du programme, le lancement d'initiatives ainsi que les prises de position pour les votations ne peuvent se décider qu'à la double majorité des déléguées et des groupes présents. Les admissions et exclusions de groupes ainsi qu'une éventuelle dissolution du Parti Démocrate Amazigh, ne peuvent se décider qu'à la double majorité de 75% des délégués présents et 60% des groupes présents.

Les modifications de statuts, la révision du programme ainsi que l'admission ou l'exclusion de groupes doivent être annoncées aux groupes membres au moins deux mois avant l'assemblée des délégués. Aucune décision ne peut être prise sur des points ne figurant pas à l'ordre du jour, à l'exception des résolutions présentant un caractère d'urgence. 

La procédure de vote est réglée dans des dispositions d'application qui font partie intégrante des statuts. 

 

   6.5. la moitié des groupes membres peut demander une assemblée des délégués extraordinaire. L'invitation pour une assemblée extraordinaire doit être envoyée au moins 14 jours à l'avance. Les modifications de statuts, la révision du programme, l'admission ou l'exclusion de groupes ainsi que la dissolution du Parti peuvent être traités en assemblée extraordinaire, à condition que l'invitation ait été faite conformément aux dispositions réglant les assemblées ordinaires.

  7. Bureau

            7.1. Le bureau est l'organe directeur du Parti.

                Font partie du bureau:

    • les membres de la présidence du Parti (président et vice président)
       

    • le trésorier
       

    • le président du Parti au Parlement
       

    • un représentant de chaque groupe membre
       

    • jusqu'à cinq membres élus par l'assemblée des déléguées sur proposition du bureau, dont trois seulement peuvent être de la même région géographique
       

    • un représentant pour les Femmes PDA
       

    • un représentant et une représentante pour les Jeunes PDA
       

    • Tout les membres du Bureaux doivent parler et comprendre les deux langues nationales (Tamazight et Arabe)

       

L'ensemble des membres du bureau doit être composé d'au moins 10% de femmes. Il en va de même pour les représentants des groupes membres.

Pour les élections, le bureau exige des groupes membres dont le représentant est à élire qu'ils proposent une personne du sexe sous-représenté.

les représentants élus du Parti auprès des organes de l'Etat, ainsi que les membres du secrétariat ont une voix consultative aux séances du bureau.

Les membres du bureau sont élus pour un mandat de 4ans. Ils sont rééligibles. Les groupes membres désignent eux-mêmes leurs représentants. L'assemblée des délégués doit ratifier les propositions des groupes membres et elle peut les refuser.

En cas d'égalité des voix au bureau, le président du Parti tranche.

Le bureau se constitue lui-même.

         7.2. Le bureau a notamment les compétences suivantes:

    • Le cas échéant, fixation des tâches
       

    • Convocation de l'assemblée des délégués et fixation de l'ordre du jour
       

    • Echange d'informations entre les groupes membres et coordination d'actions communes
       

    • Prises de position au nom du Parti dans le cadre du programme décidé par l'Assemblée des Délégués
       

    • Prise de position sur les votations; dans un tel cas une majorité de quatre cinquièmes des groupes membres doit être d'accord que la prise de position ne soit pas soumise à l'assemblée des déléguées
       

    • Admission et exclusion de membres individuelles
       

    • Fixation des tâches et des structures du secrétariat et choix des employés
       

    • Création et dissolution des commissions
       

    • Administration du budget annuel
       

    • Contacts internationaux au nom du PDA 

       

      Le bureau peut déléguer certaines de ces compétences. 

  8. Secrétariat

       8.1. Le bureau peut mettre en place un secrétariat. Le secrétariat est soumis à la surveillance du bureau. Le bureau peut établir des cahiers des charges pour les différents employés. 

      8.2. le secrétariat assume la coordination des différents organes des PDA et les travaux d'administration générale du Parti. Il prépare notamment les séances du bureau. 

  9. Commissions 

     9.1. L'assemblée des délégués ou le bureau peuvent décider la création et la dissolution de commissions. Celles-ci traitent pour le Parti un thème particulier. 

       Les groupes membres désignent eux-mêmes une ou plusieurs représentants au sein de la commission. Les commissions se constituent elles-mêmes et désignent un responsable à l'égard du bureau. 

         9.2. Les tâches des commissions sont notamment les suivantes:

    • Elaboration de prises de position générales et de perspectives à long terme
       

    • Préparation et soutien du travail des représentants du Parti aux deux Chambres
       

    • Elaboration de prises de position lors des procédures de consultation
       

    • Coordination des activités des groupes régionaux concernant leur thème

       

Les commissions travaillent de façon autonome, mais informent en permanence le secrétariat de leurs activités. Toute publication au nom du Parti doit être adoptée par le bureau.

  10. Organe de contrôle

    L'assemblée élit deux vérificateurs de comptes pour deux ans. Les vérificateurs examinent la comptabilité et font un rapport à l'assemblée des déléguées.

     Les vérificateurs ne peuvent pas être membres du bureau. Elles sont rééligibles.

  11. Ressources

   La caisse du Parti est alimentée principalement par:

    • les cotisations des groupes qui font partie du Parti, cotisations fixées au pro rata du nombre de leurs membres, ces cotisations sont perçues soit par les groupes et transmis au Parti, soit, à leur demande, directement par le Parti
       

    • les cotisations des membres individuelles du Parti (selon l'art. 4.2.)
       

    • une cotisation de 10 % sur les indemnités des représentants du Parti dans les deux Chambres
       

    • les dons et les legs
       

    • les autres ressources éventuelles.

       

        l'assemblée des déléguées fixe le montant des cotisations des groupes membres (par membre individuel) et des membres individuelles du Parti selon l'art. 4.2.


  12. Responsabilité

      Seule la fortune du Parti est garante des obligations des membres PDA. Toute responsabilité des groupes membres dépassant le montant de leurs cotisations est exclue.

  13. Signature

   Le Parti est valablement engagée financièrement par la signature collective à deux du président, et du trésorier.

  14. Démission

Tout groupe membre peut se retirer en tout temps du Parti en faisant part de sa décision au président par écrit. Les cotisations de l'année en cours restent dues au Parti. 

  15. Dissolution

Le Parti peut décider en tout temps de sa dissolution. L'assemblée des déléguées décide librement de l'utilisation du solde actif de liquidation. Demeurent réservées les dispositions de l'article 6.

  16. Révision

     Les présents statuts ainsi que le programme du Parti peuvent être révisés en tout temps par l'assemblée des déléguées, sous réserve de l'article 6.

  17. Définitions

         17.1. Les dénominations masculines utilisées dans ces statuts sont valables pour les femmes et pour les hommes.

          17.2 . le mot Amazigh renvoie à la civilisation amazigh et à une ère géographique et non pas à une race ni religion

Fait à Rabat le 15 novembre 2004


__________________________________________________________

CV du Président du Comité de préparation du

Congrès Constitutif du Parti Démocrate Amazigh:

Omar LOUZi

_________________

Omar LOUZI
Né le 15.11.64 à Goulmima, Errachidia

Adresse, BP : 8856, Agdal, Rabat


Tél : 060 83 80 72


Formation

  • Baccalauréat, Lycée Ghris, Goulmima, Errachidia
     

  • Deug, Université Mohamed V, Faculté des Sciences Economiques, Rabat
     

  • Etudes supérieures à l'École des Hautes Études Commerciales (HEC), Lausanne, Suisse

     

Activités culturelles

•  Candidat au Prix Mohamed VI pour les Droits Culturels (plus de 600 signatures de soutien)

•  Co –Initiateur et Directeur Technique et artistique du Festival d'Ajdir , pour la commémoration du Discours Royal ( sous le Haut patronage de SM le Roi Mohamed VI) en 2003

•  Membre du Groupe de Travail des Nations Unies sur les Peuples Autochtones , Genève, Suisse

•  Participation à l'Assemblée Générale des Nations Unies pour la déclaration de la Décennie sur les Droits des Peuples Autochtones, (New York, USA)

•  Participation au Lancement de la Journée Internationale des Droits des Peuples Autochtones

•  Co - Initiateur du Congrès Mondial Amazigh (avec Hassan Id Belkacem (maroc), Salem Mezhoud (Algerie), Abdellay Atayoub(Touareg)), Genève, Suisse

•  Co - Fondateur du Congrès Mondial Amazigh , Saint Rome de Dolan, France

•  Co - Fondateur de la Revue Tifinagh pour la Culture et Civilisation Nord-Africaine

•  Participation au Premier Festival International du Cinéma Berbère , Douarnenez, France

•  Participation au Colloque International sur la Phonologie et la Phonétique Berbère, Inalco, Paris

•  Participation au deuxième Congrès Mondial Amazigh, Las Palmas, Espagne

•  Fondateur de l'association Adesse pour la Promotion de la Culture Amazigh

•  Co - Fondateur de l'Association International pour Tamazight (AIT), Rabat

•  Co - organisateur de la Caravane de Tifinagh (avec Chaquir Achahbar et Tariq Yahya)

•  Participation au Conseil National de la Culture

•  Participation au Conseil National de la Communication

•  Directeur Fondateur du Journal «TAWADA » de Culture Amazigh

•  Organisateur du Festival International de la Musique Raï , Berkane

•  Co –organisateur et participant (en tant que directeur de communication) au Périple de la Paix et de l'entente entre les peuples (Genève - Paris – Moscou - Pékin), reçu par le Pape au Vatican, et par une dizaine de maires des grandes villes traversées.

•  Animateur de plusieurs séminaires sur le dialogue interculturel au Maroc et à l'étranger

•  Président d' « Agence Presse Amazigh » (APA), Rabat, (en cours de finalisation)

•  Président du Salon International des Langues et Cultures (AWAL – EXPO) , Rabat, Maroc

 

Expérience Professionnelle

•  Ex-Directeur Général d'Ittoch Consuting , Entreprise de Conseil en Stratégie d'entreprises, Rabat

•  Directeur Général d'HB Marketing , Entreprise de Marketing Événementiel, Rabat

•  Organisateur du Salon des marocains résidents à l'étranger : MRE-Expo , Saïdia

•  Organisateur du salon des jeunes créateurs d'entreprises « CREA-Expo », Rabat

•  Organisateur du Salon de la Promotion de l'Investissement dans les provinces sahariennes SAHARA-Expo

•  Organisateur de plusieurs colloques et Séminaires en marketing


Expérience associative

•  Président de l'association pour la Promotion socio - économique et culturelle du Sud Est «  ADESSE »
•  Président du Mouvement de la jeunesse Euro – meditéran eènne

•  Membre d'Amnesty International , section Lausanne, suisse

•  Editeur du Journal Campus Universitaire

•  Editeur du Journal ONG News destiné aux associations de développement actives au Maroc

•  Animateur de plusieurs séminaires sur le management associatif

•  Animateur de plusieurs séminaires sur le management culturel


Compétences linguistiques

•  Tamazight

•  Arabe

•  Français

•  Anglais


 

Partis étrangers invités au Congrès Constitutif du Parti Démocrate Amazigh

Suisse

Canada

     Gauche

       Droite

Belgique

  • (parti socialiste francophone)
     

  • (parti démocrate chrétien francophone)
     

  • (parti vert francophone)
     

  • (parti régionaliste bruxellois)

     

Espagne

  • Bloc Catala
     

  • Les Verts
     

  • Convergence Démocratique de Catalogne
     

  • Parti Andalou

     

France

Norvège

  • Kystpartiet Parti de la Population Côtière
     

  • Miljøpartiet De Grønne Parti Ecologiste - les Verts
     

  • NasjonalAlliansen Alliance Nationale
     

  • Naturlovpartiet Parti des Lois Naturelles
     

  • Sámeálbmot Belodat/Samefolkets Parti Parti du Peuple Lapon
     

  • Samfunnspartiet Parti de la Société
     

  • Senterpartiet Parti du Centre
     

  • Sosialdemokratene Sociaux-Démocrates
     

  • Sosialistisk Venstreparti Gauche Socialiste

     

Suède

  • Socialdemokratiska Arbetarepartiet (SAP)

    Parti ouvrier social-démocrate
     

  • Miljöpartiet de Gröna (MP)

    Parti de l'environnement
     

  • Centerpartiet (C)

    Parti du Centre

     

Allemagne

Die Grünen/Bündnis 90 (GRÜNE)

Les Verts/Alliance 90


Algerie
 

  • RCD
     

  • FFS

     

Luxembourg

Et Plusieurs organisations des Peuples autochtones de part le Monde (liste à votre disposition)


Source : amazighworld.org

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LE MAKHZEN VEUT INTERDIRE LE PDAM

 LETTRE DU CMA AU 1er Ministre

 

 


Monsieur le Premier Ministre,

Le ministre de l'intérieur a introduit le 6/08/2007, une requête devant le tribunal administratif de Rabat, en vue d'"annuler et dissoudre" le Parti Démocratique Amazigh Marocain (PDAM). Pour des raisons inconnues, les responsables du PDAM n'ont été informés de ce recours en annulation que le 20/11/2007, par un courrier les convoquant à l'audience du 13/12/2007.

Le Parti Démocratique Amazigh Marocain a été constitué le 31/07/2005 conformément à la législation marocaine concernant les partis politiques et les associations, en particulier le Dahir du 15/11/1958. A l'issue de son congrès des 3-4/02/2007, le PDAM s'est conformé à la nouvelle loi 36-04 relative aux partis politiques, promulguée le 14/02/2006 et publiée au Bulletin officiel n° 5400 du 2/03/2006.

Le ministre de l'intérieur assigne les dirigeants du PDAM en justice pour non-respect de l'article 4 de la loi 36-04 qui stipule que "est nulle et de nul effet, toute constitution de parti politique fondée sur une base religieuse, linguistique, ethnique ou régionale, ou d'une manière générale, sur toute base discriminatoire ou contraire aux droits de l'homme". Les motifs invoqués sont : la dénomination du parti qui inclut le terme "amazigh", le fait qu'un de ses objectifs soit de faire reconnaître "azref", le droit coutumier amazigh, le fait que le PDAM ne représenterait qu'une "frange" des citoyens marocains et les déclarations de son secrétaire général, jugées non conformes à la loi.

Sur la forme juridique de la saisine, les avocats du PDAM apporteront certainement la démonstration de la nullité de cette requête.

Concernant les questions de fond, il est d'abord nécessaire de rappeler les pressions, les obstacles, les interdits et mêmes les violences que les membres du PDAM ont enduré depuis l'idée même de créer ce parti. Il est également utile de préciser que le PDAM est certainement le seul parti à avoir eu besoin de recourir à un huissier de justice pour déposer son dossier au ministère de l'intérieur et que les autorités locales refusent toujours de légaliser ses sections dans plusieurs localités du pays. C'est aussi le seul parti à avoir subi des tentatives de sabotage de son premier congrès, par les services du ministère de l'intérieur, en février 2007 à Marrakech.

Pendant que les autres partis politiques bénéficient des infrastructures et des subventions publiques, le PDAM subit les intimidations et les entraves. C'est cela qui est illégal, injuste et particulièrement discriminatoire.

Sur le prétendu non-respect de l'article 4 de la loi 36-04, rien dans les statuts, le règlement intérieur, le programme politique ou les déclarations publiques du PDAM, ne stipule, ni même ne fait allusion au caractère linguistique, ethnique ou régional du parti. Ses statuts annoncent clairement "les principes de l'humanisme, de la démocratie et de la tolérance. Le parti démocratique amazigh marocain a l'intention de contribuer au processus de la transition démocratique et de rompre avec la période de la personnalisation du pouvoir et de la violation des droits de l'homme, en se référant de manière à concilier l'identité amazighe et l'ouverture sur l'universalité des droits et des libertés, en vue de construire un Maroc multiple, uni et fédéré en régions" (article 1).

Sur le plan linguistique, le PDAM est celui qui respecte le mieux la diversité linguistique du Maroc puisque dans ses documents comme dans ses réunions et ses déclarations, l'arabe, le français et Tamazight sont utilisés en toute liberté et sans exclusive. La réalité est que les Amazighs sont à ce jour privés de leurs droits fondamentaux, comme le droit à leur langue et à leur culture, mais aucun parti politique n'avait jusque-là intégré dans son programme la défense de ce droit spécifique aux Amazighs. En créant le PDAM, les membres de ce parti n'ont fait qu'essayer de réparer une injustice et d'exercer leur rôle citoyen, celui de permettre l'expression des exclus du système politique marocain, les sans voix, les sans représentants, les sans statut, les sans droits.

Les autres partis politiques, notamment l'Istiqlal, le PJD et l'USFP sont fondés exclusivement sur l'arabité et l'islamité et excluent de facto les marocains qui ne comprennent pas l'arabe. Ce sont donc ces partis qui se revendiquent clairement comme étant des partis arabistes et islamistes, qui devraient tomber sous le coup de l'article 4 de la loi 36-04.

Sur l'accusation de régionalisme, le PDAM est un parti à vocation nationale et bien que très jeune, il a des membres et des sections dans toutes les régions, du nord au sud du pays : Rif (nord), Atlas (centre) Souss (sud) et les grandes villes (Tanger, Nador, Rabat, Casablanca, Marrakech, Agadir…).

En revanche, il existe des partis politiques au Maroc qui ne comptent que quelques centaines de membres, issus de 4 ou 5 villes du pays. Ces partis sont légalement reconnus et siègent même au Parlement.

Sur le prétendu caractère ethnique du PDAM, dans ses statuts et son programme politique comme dans ses actes et ses déclarations, ce parti montre qu'il est ouvert à tous les marocains et marocaines. Et dans la mesure où le Maroc est un pays amazigh, les marocains sont ethniquement, dans leur écrasante majorité, des Amazighs, dont une partie a été arabisée. C'est la raison pour laquelle l'"amazighité" n'est en aucune manière comprise ni déclinée sous son angle ethnique, mais en tant que civilisation et projet sociétal démocratique, laïque, respectueux de tous les droits humains, favorable à l'amitié entre les peuples et ouvert sur l'universel.

Mais la grande majorité des partis politiques marocains (dont l'Istiqlal, le PJD, l'USFP) prônent clairement l'idéologie panarabiste et islamiste qui vise à effacer tout ce qui n'est pas arabe au Maroc et à rattacher ce pays au Moyen-Orient arabe, "la mère patrie". Les panarabistes se servent du prosélytisme islamique pour faire disparaître la diversité afin de régner sans partage. Ce sont eux qui, dans le gouvernement et le Makhzen (l'administration), veillent à falsifier l'histoire et la toponymie, à interdire les prénoms amazighs, à faire obstacle à l'enseignement de la langue amazighe et à empêcher les programmes en Tamazight dans les médias publics. Il est alors légitime de demander pourquoi ces partis qui instrumentalisent une langue et une religion, soit pour accéder au pouvoir, soit pour le conserver, ne sont pas inquiétés par le ministère de l'intérieur ? Pourquoi les hommes politiques marocains et leurs partis qui se définissent comme des Arabes, qui déclarent appartenir à la "Oumma arabia" (la nation arabe) ne sont pas déclarés hors-la-loi ? Pourquoi les marocains qui se définissent comme des Arabes auraient-ils le droit de créer des partis politiques et pas les Amazighs ?

Si le PDAM ne représente qu'une frange des citoyens marocains, alors n'est-ce pas le cas de tous les partis politiques ? A titre d'exemple, votre parti, l'Istiqlal, M. le Premier Ministre, bien qu'arrivé en tête des élections législatives de septembre 2007, il n'a obtenu que 10,7% des suffrages exprimés, soit moins de 500000 votants. Sur les 15 millions d'électeurs marocains et compte tenu du taux d'abstention de 63% et de un million de bulletins nuls (chiffres du ministère de l'intérieur), l'Istiqlal ne représente donc qu'une "frange" de moins de 4% de la population.

Ce sont ces chiffres et le taux d'abstention record aux dernières législatives et par conséquent le discrédit qui frappe la classe politique actuelle dans son ensemble qui devraient susciter des inquiétudes sur l'état de la démocratie au Maroc et non pas le PDAM, à moins de voir l'émergence de ce dernier comme une menace à l'ordre politique établi et aux privilèges matériels qu'il distribue à ceux qui en font partie.

Sur la revendication de ce que la législation marocaine doive s'inspirer de "azref", le droit coutumier amazigh, il importe de préciser que cela n'est pas seulement une exigence du PDAM, mais de l'ensemble des organisations de la société civile amazighe. La nécessaire reconnaissance et le respect du droit coutumier amazigh est d'une légitimité aussi incontestable que la reconnaissance du statut de langue officielle pour Tamazight. Et il incombe à l'Etat marocain, conformément au droit international et en particulier à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, de prendre toutes les mesures législatives et réglementaires nécessaires pour garantir la protection et la promotion de la langue et des valeurs civilisationnelles amazighes du Maroc. Cela permettrait d'éviter par exemple que des lois de l'époque du protectorat français soient utilisées encore aujourd'hui, pour exproprier les paysans amazighs.

C'est le sens que nous donnons aux discours du trône en 2001 et à celui d'Ajdir en 2002, dont l'essence était de réhabiliter l'amazighité du Maroc.

Il s'agit là de faits réels et concrets qui prouvent que le PDAM n'enfreint nullement les principes universels de la démocratie et des droits humains mais au contraire, sa présence et son action favorisent l'exercice de la citoyenneté, les libertés, l'égalité et l'épanouissement de tous les marocains et particulièrement les exclus du système politique actuel.

La loi 36-04 du 14/02/2006, prévoit dans son préambule de "promouvoir les droits de l'homme et de tourner définitivement la page du passé afin de préserver la dignité, rendre justice aux ayants droit et renforcer l'unité nationale".

M. le Premier Ministre, la société a besoin d'actes concrets sans lesquels ni la crédibilité, ni la confiance ne peuvent se construire. Et en l'occurrence, ce n'est sûrement pas en excluant Tamazight du champ politique, en jetant en prison les jeunes du mouvement culturel amazigh, en pratiquant les discriminations anti-Amazighs ou en harcelant les défenseurs des droits de l'Homme que votre gouvernement contribuera à rendre justice ou à renforcer "l'unité nationale".

En conclusion et conformément aux obligations et aux engagements internationaux du Maroc en matière d'état de droit et de respect des droits de l'Homme, le Congrès Mondial Amazigh attend de vous, M. le Premier Ministre, des mesures urgentes pour :

    * Mettre un terme à l'action en justice engagée par le ministre de l'intérieur contre le Parti Démocratique Amazigh Marocain,

    * Libérer tous les détenus membres du mouvement culturel amazigh et leur accorder des réparations pour les préjudices subis,

    * Mettre un terme aux poursuites judiciaires engagées à l'encontre de M. Abdelaziz Elwazani, ainsi que tous les défenseurs des droits humains,

    * Mettre un terme au racisme et aux discriminations institutionnels anti-Amazighs,

    * Mettre en application les recommandations du Comité des Nations Unies pour l'élimination de toutes les formes de racisme et de discrimination raciale (2003) et du Comité pour les droits économiques, sociaux et culturels (2006), notamment celles de "consacrer dans la Constitution, la langue amazighe comme une des langues officielles, créer des programmes d'alphabétisation en langue amazighe, accorder un enseignement gratuit en langue amazighe à tous les niveaux et garantir pleinement à la communauté amazighe son droit d'exercer sa propre identité culturelle".

Je vous remercie de votre attention.

 

Belkacem Lounes

Président du Congrès Mondial Amazigh


PDAM invité a la reunion de l'OSCE a Tel Aviv du 15 au 17 decembre 2007

Photo  www.amazighworld.org 

 

 

Dissolution du PDAM : imazighen condamnent

 Posté par houss59 le 22/4/2008 16:06:03 

La Cour administrative de Rabat a prononcé, jeudi dernier, le jugement de dissolution du parti démocrate amazigh marocain (PDAM) pour non-conformité aux lois régissant les partis politiques. Le leader du parti, Ahmed Dgharni, entend faire appel de cette décision que les porte-paroles de la communauté berbérophone d’Afrique du nord condamnent.
 

En réaction à la dissolution prononcée contre lui, jeudi, par la Cour administrative de Rabat, le Parti démocrate amazigh marocain (PDAM) d’Ahmed Dgharni compte saisir les instances internationales et la commission des droits de l’homme pour le caractère ethnocentrique qu’il estime lui être abusivement attribué. C’est ce qui ressort, en effet, de la déclaration faite par cette formation politique qui défend la promotion de la diversité culturelle, linguistique et religieuse, la laïcité et le développement humain durable. Dans cette déclaration, Ahmed Dgharni explique qu’il ne compte pas courber l’échine. Il continue de considérer le jugement « illogique » et « infondé » et envisage de poursuivre l’affaire en Cour d’appel.

Les déboires du Parti Démocratique Amazigh marocain ont commencé en 2007, lorsque le ministère marocain de l’Intérieur l’a déclaré illégal pour son caractère ethnocentrique. Cette formation politique, qui se réclame statutairement en faveur de la reconnaissance identitaire berbère, s’est attiré le soutien du mouvement associatif et de la communauté berbérophone du Maroc, qu’il estime représenter 50 à 60% de la population totale (30 millions d’habitants).

S’appuyant sur la loi marocaine qui interdit tout parti politique fondé sur des critères ethniques ou linguistiques, le ministère de l’Intérieur a publié un communiqué le 25 novembre affirmant que le Parti Démocratique Amazigh marocain (PDAM) était illégal. Et suite à la dissolution dudit parti la semaine dernière, il a réagi en déclarant que « la loi sur la constitution d’un parti politique est très explicite. Le jugement rendu jeudi par le tribunal administratif de Rabat dans l’affaire des deux partis controversés est un verdict normal ». Il a ajouté que « l’amazighité, en tant que composante essentielle de l’identité marocaine, reste une propriété de l’ensemble des Marocains et ne peut en aucun cas faire l’objet de surenchères fallacieuses pouvant menacer l’unité nationale ».

Le Congrès mondial amazigh dénonce

La dissolution du PDAM préoccupe également la communauté berbérophone d’Algérie et d’ailleurs qui dénonce cette décision de dissolution considérée comme « maladroite » et « raciste ». Le vice-président du Congrès mondial Amazigh, Hocine Azem, que nous avons joint, en France, par téléphone ce lundi, dénonce fermement cette dissolution qu’il qualifie d’ « arbitraire », sans « fondement aucun » et qui a « des visées malsaines consistant à détruire l’identité amazighe ». Pour Hocine Azem, cette décision relève de « l’intolérance » d’une « politique d’apartheid » à l’égard de la population berbérophone. Il estime que la loi marocaine selon laquelle « les partis fondés sur des critères religieux ou ethniques sont légalement interdits » ne devrait en aucun cas concerner le PDAM qui incarne l’identité du peuple amazigh.

  source: musikamazigh.com

 

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