Cette année le concours se
veut, selon ses organisateurs, comme une occasion remarquable pour fêter
de manière grandiose le Nouvel an berbère, Yennayer.
Sa coïncidence avec cette journée explique amplement l’objectif assignée
à ce rendez vous et qui consiste, précisent-ils, à concilier les valeurs
kabyles avec cet aspect de la modernité. C’est en somme, dans cette
optique que s’est déroulée la troisième édition de Miss Kabylie qui
s’est achevée sur l’élection de Sarah Boubrit « reine » de la Kabylie. C
’est dans une ambiance conviviale et surtout familiale que la Maison de
la culture Mouloud- Mammeri de Tizi Ouzou avait abrité, jeudi dernier,
la manifestation qui a drainé véritablement la foule des grands jours.
Il y avait, en effet, une assistance composée des personnes de tous
âges. L’événement a donc, suscité un engouement auprès citoyens de la
région, et ce, compte tenu, bien évidemment, de la nature de la
manifestation. Cette dernière a été rehaussée par la présence des
autorités locales, a l’image du président de l’APC de Tizi Ouzou, celui
de L’APW . Dans son intervention, Ould Ali Elhadi, directeur de la
culture et de la Maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou a
souligné que l’événement est d’une importance capitale d’autan plus
qu’il coïncide avec Yennayer. « l’élection de Miss Kabylie, aujourd’hui,
a l’occasion de Yennayer, symbolise beaucoup de choses notamment celles
liées à notre culture ancestrale. Je remercie les organisateurs de cet
événement qu’on doit continuellement encourager car, ce rendez vous a
permis de rassembler ici toutes ces familles dans un cadre très
convivial. Je souhaite, à cet effet, la bienvenue à tous les présents.”
La fête a, donc, commencé, comme à l’accoutumée, avec des airs de
musique, histoire de gaver les présents de certaines mélodies ayant
marqué l’été dernier et concordant avec l’ambiance de la manifestation.
Des mélodies de Allaoua à celles de Said Ouyoucef, via celles de Mourad
Guerbas, le concours a pris une dimension moderne comme d’ailleurs,
c’est le cas dans l’élection des Miss, à travers le monde. Le règlement
intérieur de cette édition est sans doute, inspiré des autres concours à
l’exemple de celui de Miss France. Aprés une animation, le président du
comité d’organisation, Mourad Ait Ahmed en l’occurrence, invita les
membres du jury à prendre place pour évaluer les candidates qui,
jusque-là, étaient derrière le rideau. Peu de temps après, l’on verra
les participantes au nombre de 25 défiler, l’une après l’autre sous des
airs de musique classique, histoire a, coup sûr, permettra aux
candidates d’user de toutes leurs aptitudes en matière de défiler pour
convaincre les membres du jury. La première phase s’est soldé par
l’élimination de dix candidates. Dés lors, la course a la couronne
recommence, de nouveau, entre les quinze filles qualifiées pour la
seconde manche. Ainsi, après un autre défilé, l’on a abouti à
l’élimination de cinq autres candidates. C’est a partir de là que
l’étape finale aura lieu, c'est-à-dire, celle qui scellera le sort des
cinq candidats retenues pour la dernière manche. Ce fut, donc, un grand
moment de suspense puisque le jury n’a pas procédé immédiatement à la
proclamation des résultats. L’on assisté, avant les résultats, a
quelques productions de jeunes qui se sont succédés sur la scène. Il
s’agit de Almas et Farid Malki, deux chanteurs prometteurs qui ont fait
leur possible pour proposer à l’assistance de belles productions. A 18 h
30 alors que la salle était toujours archicomble, le président de
l’organisation annoca les résultas ayant proclamant la jeune lycéenne
Sarah Boubrit Miss Kabylie. La couronne lui a été décernée par Mme
Feriel, l’un des membres de l’organisation qui a travaillé, faut-il le
dire, d’arrache pied aux cotés de son mari Mourad Ait Ahmed , pour la
réussite de ce concours. «Notre objectif est de travailler dans un cadre
familial pour vulgariser et faire connaître le volet de la mode en
Kabylie, pour d’autres régions et pourquoi pas pays», a-t-elle dit .
Même sentiment chez Mourad Ait Ahmed lequel compte, après la réussite du
concours Miss Kabylie 2008, élargir à l’avenir, cette épreuve vers les
autres wilayas berbérophones. Pour revenir à Miss Kabylie, cette
dernière est née le 8 novembre 1988. Elle mesure 1,72 m.
Aussi, comme le prévoit le règlement intérieur, deux dauphines ont été
également élues à l’issue de ce rendez-vous. En effet, Chadia
Icherouidene, étudiante en psychologie, et Dalila Djabali, stagiaire,
les deux de Mekla, ont décroché respectivement la deuxième et la
troisième place du podium. (Depeche kabylie)