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La laicité , un choix necessaire

Pladoyer pour la laicite amazighement

 

le monde amazigh  No 55  du 15 dec; 2004/2954  
 

      La laïcité, un choix nécessaire pour la construction d’un Etat démocratique au Maroc ou la nécessité de constitutionnaliser le principe de la laicite

par Moha AREHAL

 

       Cet article se propose de donner des réponses a des questions largement posées a chaque fois que le débat sur la laïcité est ouvert, soit entre imazighen ou avec d'autres mouvances de la société. Il s'agit entre autres des questions suivantes:

1- C'est quoi la laïcité?

2- Pourquoi la laïcité dans la constitution marocaine?

3- Quel type de laïcité proposent Imazighen?

 

Préambule

       La charte amazigh pour la révision du texte de la constitution, dans ces objectifs, met l'accent sur le principe de la laïcité comme un atout pour la construction d'un Etat de Droit. Ce principe est loin d'être accepté par tout le monde. En fait, toutes les dynasties qui se sont succédées au Maroc, ont utilisé la religion comme idéologie pour arriver au pouvoir. L'affiliation au Prophéte ou à sa fille était monnaie courante chez les leaders de ces dynasties, même celles, parait-il qualifiées de « berberes >, comme les Almoravides. les Almohades, les Mérinides. Depuis l'arrivée des français, issus d'une culture laïque (Ya hsra) - la loi sur la laïcité a été votée en France en 1905- et I’émergence de l’Etat Nation nommée «MAROC », les nouveaux tenants du pouvoir a coté du Sultan n'ont fait que renforcer, curieusement, le caractère religieux de l'Etat. Les écoles françaises réservées aux élèves marocains obligeaient les enfants a faire la prière ensemble dans les cours des écoles. En 1914, un décret est venu pour légaliser «les coutumes » dans les territoires dits «berbères » sans aucune réaction des oulémas ou des salafistes, dont le leader a l'époque était vizir de la justice Ya hsra. Ce n'est qu'en 1930 suite a la promulgation du Dahir organisant les tribunaux dans les territoires-dits « berbères », que la machine arabo-islamiste a commencé son travail d'acharnement contre Imazighen. Cette politique, non-déclarée d'ailleurs, a été bel et bien encouragée par les autorités coloniales françaises. Aucune école «berbère» de l'époque française n'a enseigné la culture amazigh, contrairement aux écoles franco-arabes et franco-musulmanes qui ont fait de l'araboislamisme, le cursus des « indigènes évolués », ceux devenus « nationalistes ».

La constitution marocaine de 1962, malgré qu'elle soit inspirée, Ya hsra, de la constitution française de 1958, a fait de l'islam la religion de l'Etat, et des marocains des musulmans par défaut. Cette décision a été à l'origine de l'instauration du principe du commandeur des croyants pour la premiére fois dans l'histoire de l'écrit. Quant à nos concitoyens de confession Juive, ils n'avaient qu'a aller voir ailleurs leur citoyenneté, comme le font nos harraga d'aujourd'hui.

        Au Maroc, l'enfant est né, de facto, musulman Le code de la famille est basé sur la charia humaine, qui conditionnait la vie des habitants de l'Arabie au temps du prophète, il y a plus de 15 siècles, dans un çontexte ou les Arabes de l'époque enterraient "vivants les bébés de sexe féminin. Ces memes principes ont été repris dans le code de la famille marocain. Le Ramadan est une obligation par force de la Loi, le jeun doit être observé en public. La liberté de croyance n'a pas de cité dans notre pays. L'islam fait partie des trois lignes rouges â ne pas franchir au Maroc, on peut parler de tout sauf de la religion musulmane. Choisir sa religion au Maroc est considéré comme un crime. La changer par une autre c'est encore pire. Droits de l'Homme ?

C'est quoi la laïcité ?

     Jusqu'a la fin du XVIIIe siècle, l'idée même de laïcité est presque impensable en Europe le pouvoir politique, qui est supposé émaner de Dieu, ne peut se passer de l'appui du clergé, même si  a partir du XVIe siècle, les rois de France et d'ailleurs ont cherché a développer l'autonomie du pouvoir temporel. Les philosophes du XVIlIe siècle, en remettant en question les fondements de la société au nom de l'esprit critique, contribuèrent a ébranler les liens qui unissent la religion, l'État et la société. Au XIXe siècle, l'héritage de la Révolution française conduit a l'affirmation d'une société laïque dans laquelle la religion devient une affaire purement privée, disjointe de l'autorité politique. Le courant anticlérical, porté par les idées rationalistes et positivistes de la seconde moitié du XIXe siècle, conduit même a une pratique militante de la laïcité, dont la France constitue le meilleur exemple. Cette pratique s'illustre tout particulièrement dans l'institution de l'école laïque, par laquelle les fondateurs de la IIIe République, entendent affranchir le système d'éducation de la tutelle du clergé. Après la lutte acharnée, le combat en faveur de la laïcité aboutit en 1905 a la loi de séparation des églises et de l'État, au détriment des colonies. Au lendemain de ce triomphe, l'apaisement du conflit place la France dans la situation de la plupart des grands pays de démocratie libérale. La pratique de la laïcité s'accorde aux principes fondamentaux du droit égalité des cultes, liberté religieuse et séparation complète des domaines spirituel et temporel, ce qui implique la non-confessionnalité de 'Etat et son incompétence dans le domaine religieux. Si elle a cessé d'être un enjeu aussi crucial qu'au siècle dernier, la laïcité continue toutefois de susciter des polémiques, notamment dans le domaine scolaire. L'immigration de populations de culture différentes notamment nord-africaine, souvent mal attachées à leurs cultures d'origine (ne sont-ils pas arabes pour la France ?), pose ainsi une question délicate comment concilier la citoyenneté avec la fidélité à des croyances? Si les démocraties garantissent l'exercice de tout culte dans la sphère privée, elles observent toutefois des attitudes différentes, suivant leur histoire et leur conception de la citoyenneté, devant l'ostentation d'insignes religieux dans les espaces publics ou le prosélytisme de certains groupes extrémistes. Alors, que savons-nous sur Imazighen et la laicité ? Comment peut-on expliquer l'existence d'un droit positif Azerf dans nos societes pré-coloniales aux cotés des institutions religieuses ? Azerf que la tradition juridique coloniale a réduit en «coutumes»?

Pourquoi la laicîtê?

Le développement spectaculaire de nouvelles sectes musulmanes et le caractère transfrontalier de leurs structurations, nous interpelle pour protéger notre pays par un arsenal juridique approprié, qui permet à I'Etat et au citoyen de vivre leur religion et leur vie sociale en toute tranquillité.

Le crime perpétré contre la nation le 16 mai 2003 à Casablanca est par excellence, la suite naturelle de la politique religieuse suivie par l'Etat depuis des décennies. En fait, pour contrecarrer les idées gauchistes et des panarabistes, les services de I'Etat, services secrets et non secrets, ont nourri une nouvelle idéologie aussi étrangère à notre histoire que celle qu'ils voulaient combattre, le wahhabisme, idéologie terroriste gérée et financée de l'extérieur par les barons du pétrole.

Ce n'est qu'à partir de cette date que les Marocains ont su le danger que représente cette idéologie au Maroc. Les islamistes ont crée des mosquées un peu partout, tout endroit libre est une mosquée potentielle. Les pancartes se sont multipliées sur toutes les artères des villes et villages pour demander des dons aux bienfaisants pour construire une mosquée. Les associations n'ont laissée aucun domaine, occupent tout le champ social et se substituent à l'Etat. Pourquoi ne pas faire des collectes pour construire des hopitaux, des crèches, des internats, des maisons du peuple, des écoles, des maisons de cultures et autres infrastructures sociales ? sidi Rabi reconnaîtra sûrement les siens.

Le mouvement amazigh, qui depuis son émergence sur la scène politique et sociale a fait de la laicité un principe fondamental pour un Etat de droit et de démocratie. Cependant des àmes mal-intentionnées, panarabistes et soit disant gauchistes ont mis ce mouvement dans leur point de mire. Le mouvement est ainsi,.~,qualifié de. francophile et de sioniste, qui vise à diviser la nation. Etrange gaucherie à la sauce marocaine.

Le régime marocain, qui par bonne ou mauvaise foi, a favorisé le développement d'une marque de religiositê dans le pays, s'est trouvé face à face avec sa propre création, le 16 mai 2003, alors que le Maroc était pris comme l'exception dans le monde musulman. Les officiels ont compris que ce mouvement doit être contrôlé. Des voies démocratiques et le mouvement Amazigh ont demandé de déclarer le caractère laic de l'Etat marocain dans le texte constitutionnel. Sans cette décision, aucune force ne peut actuellement combattre la marée régressiste menée par les porteurs du discours anti-démocratique et anti-moderniste.

Les potentialités amazigh qui n'ont cessé de revendiquer ce principe pour le véritable éveil démoctatique dans notre pays n'ont jamais été entendues par de bonnes oreilles. Lors de la révision de 1996, le mouvement amazigh a fait savoir que ce principe est important, Si le Maroc veut développer la marge démocratique et réaliser le changement voulu. Sauf que toutes les propositions du mouvement sont restées sans réponses!

Actuellement, et en vue de la révision attendue par tous, le mouvement amazigh revient par des propositions qui permettront au Maroc de se concilier avec soit même. La proposition de la laicité n'est pas du tout nouvelle ou importée de l'extérieur. En fait, chez les tribus Amazigh, le spirituel et le profane sont séparés. L'Amghar ou l'Amqran sont élus pour gérer les choses d'ici bas, le culte est assuré par ceux qui gèrent l'au-delà. A chacun son métier et son rôle.

      Quel type de laïcité proposent Imazighen?

Cette question peut paraître énigmatique. L'analyse du mariage entre l'Etat et la religion est due à l'usage de la légitimité religieuse dans un pays caractérisé par la soit disant dominance du religieux dans la vie des gens. Toutes les dynasties ont utilisé la religion comme cheval de bataille pour arriver au pouvoir. Les zawiya et les saints sont omniprésent sur tout le territoire marocain. Malgré cette vraisemblance, la religion dans les tribus n'a jamais été un fait de société mais plutôt une affaire personnelle entre l'être humain et son dieu. L'imam de la mosquée était toujours étranger à la tribu, il ne siège jamais dans l'assemblée annuelle, il exerce ces fonctions d'imam dans un cadre contractuel connu sous le nom de « Chart » A vrai dire c'est un fonctionnaire de la tribu, dans le cas de désaccord, la tribu peut recruter un autre imam selon d'autres conditions., les zawiyas et les saints marquent bien la separation des sphères.

Cet état de fait, démontre à qui veut le savoir, que la société marocaine était toujours une société laïque. Comme avancé auparavant, les Français ont fait du sultan le détenteur du pouvoir religieux, législatif et exécutif Mystère est cette République laïque venues nous avancer vers la catastrophe institutionnelle !!

Ces vérités absolues, nous conduisent à proposer l'adoption du principe de la laïcité en bonne et due forme dans la constitution marocaine. Les mêmes vérités historiques et sociétal ont été à l'origine de l'intégration de la constitutionnalisation de la laïcité comme une revendication dans la charte amazigh à propos de la révision du texte constitutionnel.

La. constitutionnalisation de la laïcité doit permettre aux citoyens marocains les droits suivants:

- Liberté de croyance, le citoyen a le droit inaliénable de choisir sa religion.

- le citoyen a le total droit d'exercer Sa religiosité comme il le veut en toute liberté..

- Innocence des nouveau-nés, les nouveau-nés naissent innocents et sans religion. Leurs parents ont t-il droit de leurs choisir le nom qui leur plait en toute liberté.

- Egalité des citoyens, quelque soit :leurs croyances devant la loi, y compris pour l'héritage. La constitution n'est-elle pas le Coran suprême de la citoyenneté?

- l'Etat, étant un percepteur des impôts payés par les citoyens s'interdit le financement ou la construction d'édifices religieux de toute nature. Il garde seulement le droit de contrôle sur les groupements religieux et sectes pour éviter tout débordement. La France et l'Espagne nous ont bien laissés une administration des Habous, bien modernisés et suffisamment riche (merci nos ancêtres! pour rendre aux édifices religieux, ce qui leur appartient.

Ces droits doivent se traduire dans la législation marocaine par le changement, l'amendement ou l'abrogation pure et simple des textes qui sont en contradiction avec ces droits.

 

Par Moha AREHAL  

 

 

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Plaidoyer pour La laïcité amazighement

 

 

          Posté par youssad1 le 7/1/2006 18:05:28

 

Avant propos.
Le débat c'est acharné sur la laïcité et imazighen face aux religions au forum de ce site web. Nous avons constaté une certaine méfiance injustifiable face à ce concept mal compris apparemment. Ce qui mène tout simplement a son refus indiscutable.

En fait, cette sensibilité vis a vis de la laïcité est due a l’amalgame faite entre ce concept et d’autres; tels l'athéisme, l'irréligion et l'incroyance innocemment chez les uns, mais délibérément par les tenant d’une idiologie qui se nourrit du religieux, donc incapable de survivre dans une société sécularisée, car elle n’aura plut la raison d’y être. Voila un article, que nous avons préparé il y a quelques mois, dont le but consiste à essayer de lever la confusion qui dissimule le vrai visage de la laïcité en s'arrêtant d'abord sur l’historique de ce concept et ses soubassements philosophiques, pour aborder ensuite la problématique de confusion entre le politique et le religieux et ses retombées. Enfin, on va essayer d’envisager la possibilité du choix laïque et ses effets prévisibles sur la société sous un angle amazigh bien sur.
La laïcité ou la voie de l’émancipation.
ce que ignorent la plupart des gens dont les islamistes, ou ce que ne veulent pas reconnaître , est le fait que les sociétés humaines,en dépit de leurs pluralités raciales, linguistiques, religieuses… Se rassemblent et partagent un nombre de valeurs, aspirations, pratiques et traits identiques se présentant en dualités contradictoires telles que la liberté/l’assujettissement, le bien/le male, la justice/l’injustice, la démocratie/le despotisme… En conséquence il n’y aurait forcement pas un pays habité ou gouverné par les anges, il n’y aurait même pas une seule société ou la population adore vivre sans liberté ni justice. L’histoire nous a appris que l’Homme par sa tendance hégémonique n’a pas hésité a s’asservir de tout les moyens qu’ils soient matériaux ou moraux afin de perpétuer sa prédominance au détriment des autres. Et les musulmans ne font pas exception, il suffit d’ouvrir les pages de leur histoire qu’elle soit récente ou ancienne. Les tenants du pouvoir ont toujours œuvré pour que leur mode de vie, de culture, leur langue et religion soient imposées sur la plèbe, leurs sujets majoritaires. Dans l’occident comme l’orient, le religieux comme une croyance liée étroitement avec l’esprit, l’émotion et le sacré, était constamment met au service du profane et dompté par son soit disant défenseur selon leur intérêts. Et c’est ainsi que le pouvoir s’exerce en toute confusion. De se fait l’homme se trouvait a la marge des événements, incapable de penser et de créer. En se souciant a l’excès de l’au delà, il délaisse son présent couler sans y contempler !
La philosophie des lumières, a fait de cette situation de l’Homme son objet majeur de réflexion afin de restaurer sa vraie qualité du centre du monde et de faire confiance en ses compétences et sa raison comme un être capable, indépendant qui détient sa destinée entre ses mains sous aucune tutelle quelconque. Cependant, un tel rêve n’aurait du pas être réalisé sans s’en prendre à l’absolutisme régnant et aux cléricaux qui rendent la vie amère en se mêlant des affaires des autres. Ces précurseurs de l’humanisme et laïcité, malgré ce qu’on leur a infligé, pour libérateurs qu’ils étaient. Ont dénoncés l’injustice, le despotisme et l’intolérance religieuse. Comme ce qu’avait fait Voltaire en condamnant le fanatisme et les pratique judiciaires abusives, en plaidant aussi en faveur de la tolérance et la coexistence des religions. A ce propos il vantât la pluralité religieuse en disant : « s’il n’y avait qu’une religion (en Angleterre), le despotisme serait a craindre mais il y en a trente et elles vivent en paix et heureuses » mais soumises au contrôle politique de l’Etat 1. De son coté Montesquieu a critiqué l’absolutisme, en assurant que seule la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire permet de garantir la liberté dans un État, ou la paix peut être régnée a travers un contrat sociale entre tout les partenaires selon J.J. Rousseau. Et Peu a peu « les valeurs des lumières heurtent de pleine fouet la tradition religieuse autant que l’absolutisme politique ; les idées d’humanité, de tolérance, d’égalité, tendent à se substituer à l’invocation de la divinité ». Contrairement a la pensé classique ou le divin a pris le pas sur l’humain, au 18ème siècle « on assiste a un retrait de dieu, non pas au triomphe de l’athéisme, mais a l’avènement de l’autonomie humaine, et la revanche de l’immanence sur la transcendance, la nature humaine se trouve réhabilitée : le théocentrisme cède le pas a l’anthropocentrisme. ».2. Cependant l’avènement de la révolution française en 1789 a accéléré les changements en faveur des laïques semblent ils gagner la première bataille quand cette révolution a fait de l’homme, comme individu émancipé ayant sa propre indépendance vis a vis de religieux et ses pêchés innombrables, son axe d’action. En lui reconnaissant ses droits et ses libertés notamment celles de conscience et d’expression. Or la laïcisation de la société doit être entamé à partir du socle de la formation sociale, à savoir le milieu scolaire. Considéré par les deux parties comme le point d’orgue de leurs actions, c’est un lieu ou les esprits se forment, qui doit être laïque, « ou doivent s’enseigner l’union, la paix, la concorde civile, » 3. C’est ainsi qu’en 1882 et 1886 sont votées les lois présenté par Jules Ferry alors ministre d’instruction publique concernant la laïcité des programmes et la laïcisation du personnels car, selon Ferdinand Buisson, « ceux qui s’inféodent a un pouvoir religieux n’ont pas le droit d’enseigner, qui n’est pas libre ne peut former des citoyens libres. L’Etat a le devoir de préserver la jeunesse de leur influence. La société monastique et la société démocratique sont antinomiques ».4. Pour les religieux cette laïcité n’est que synonyme de l’enseignement athée et irréligieux. Mais la marée laïque s’en fout ! Et nul ne peut l’arrêter. le coup de grâce fut donné en 1905 en rendant à César ce qui est a César et à Dieu ce qui est a Dieu. La séparation de la religion et de l’Etat explicitement était faite. A ceux aujourd’hui, qu’essayent de pêcher dans l’eau trouble. En mentant sur des soit disantes causes telle celle du voile. Afin de remettre en cause un système politique qui a coûté des siècles du travail et de sacrifices. Et dont ils sont les premiers a s’en réjouir, de compulser la loi de 1905 pour voir que depuis un siècle, les français sont eux mêmes, en dépit de leur qualité de chrétiens et sur leur sol, sont interdis « d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit » art 28. (5)
Quand le politique se sert du religieux.
Les notions de démocratie, modernité, liberté et laïcité sont des éléments corrélatifs liés étroitement. L’omission d’un, infecte effectivement les autres. Parler de démocratie sans liberté n’aura pas de sens, et cette dernière n’aura pas lieu que sous l’égide de la laïcité et le respect des droits de l’homme tels qu’ils sont soulignés dans la déclaration universelle. Enfin on ne peut pas être moderniste et archaïque à la fois. Dans la plupart des pays dits musulmans, le simple citoyen imbu du religieux au plutôt de discours religieux (en pluriel), lancés par des acteurs politico-religieux a des fins idéologiques, se trouve dans l’embarras constant entre le profane et le sacré dont il est incapable de dessiner les frontières. Il vit obsédé par la peur du pêché même avec les petites choses quotidiennes il se demande s’il s’agit de halal ou de haram. Et comment le savoir entres des Fatwa diverses et divergentes lancées de toutes directions ? C’est ainsi sont exhumées des polémique moyenâgeuses concernant comment se faite la prière, qu’est ce qui est le voile et que doit dissimuler pour qu’il soit accepté auprès d’Allah, est ce que la femme a le droit de sortir seule ou travailler et si oui, qu’il genre d’emploi peut on accorder a cette créature séductrice et rusée ! Le dessin (la peinture) est- il permet ou nom ! Peut on saluer le femmes est les regarder ou non ! Est il permet de manger ou s’assoire avec les non priants, la mixité des femme avec les hommes, le chant, l’art, les belle et antiques traditions … etc. (que reste il d’humain pour l’Homme avec de telles interdictions ?). En fait, les marocains se sont affrontés avec cette vision fanatique de la religion, venue d’ailleurs, seulement aux débuts des années quatre- vingt après des siècles d’un islam simple, exemplaire et tolérant dont ils étaient les initiateurs et les enseignant. Or maintenant avec la propagation d’un autre étrange concept de cette religion, venu d’ou sont venus tous les maux et fléaux. Suite à l’allégeance faite aux orientaux par le biais d’un suivisme, humiliant, aveugle jusqu’au fonte et sans précédant dans l’histoire marocain. Maintenant que l’islam des marocains est remet en doute. Ces derniers se sont transformés à des ignares religieux qui attendent les autres pour les illuminer et leur enseigner le vrai islam afin de leur accorder le bon assentiment. Cet enseignement était très efficace et fructueux lorsque il a donné sec primeurs, pardon ! Ses bombes. Et transformer des jeunes marocains a des héros mondialement connus, non comme sportifs ou cinématographiques mais hélas ! Comme auteurs de la vraie tragédie. Au niveau national on assiste à des mutations socioculturelles étranges tel que le voile, l’habille et la barbe a la Taliban, le mépris et la diabolisation de la femme, la séparation des deux sexes dans les institutions publique comme les facs est les écoles. Et plus grave encore la semence de l’intolérance au sein de la société et même dans les foyers entre parents et fils. Et le pire c’est que cette idéologie a réussit la formation d’une grande partie des gens aliénés et schizophrènes qui vivent en Afrique du nord près de l’Europe au bord de l’atlantique en se croyant du golf persique ! Qui dévalorisent leurs vies et celles des autres, car la vie pour eux n’est pas réelle, ce n’est qu’une route menant au vrai monde éternel. On prêche aimer mourir, et le monde chante « aimer vivre » ! Le plus dangereux dans la pensé théologique est cette vision sombre du monde extérieure qui mène a sa diabolisation et le refus total d’y appartenir. Vue la vision des religieux sur la vie comme temporaire et un pont vers la vraie vie de l’au delà éternelle après la disparaissions de l’Homme. Leurs programmes de société ne peuvent être adéquats avec le vécu des gents, car la première des préoccupations pour eux est de travailler pour la résurrection après la more. C’est pourquoi ils exagèrent au niveau des instructions morales en jouant le bon veillant d’éthique et de la conscience dans la société sans tenir compte des droits et libertés de l’autre. En parallèle avec cet excès dans le moral ils montrent une incompétence suggestive remarquable de projets concernant le domaine social, économique, culturel qui peuvent être réels et adaptables à la modernité. Et quand une société quelconque donne la priorité au métaphysique sur le réel et met la raison au dessous des croyances et pense a l’au delà plus que la vie, les capacités créatives des hommes se reculent et cède la place aux mythes et chimères ce qui entrave sûrement la croissance et le développement.
L’alternative laïque.
Devant cette problématique dialectique de confusion entre le spirituel et le temporel, le privé et le publique… pour mettre fin à l’ambiguïté et revaloriser le statut de l’Homme comme l’axe du monde, fort de ses compétences créatrices. La laïcité se présente, en tant qu’idée humaniste, universaliste et résultat d’un long processus d’interaction des événements et d’accumulations intellectuelles considérables, comme une alternative inéluctable pour que la société s’émancipe et partage avec le reste du monde les valeurs de la cohabitation, la paix et la liberté. Et goûter vraiment, pour une bonne fois, les fruits de la prospérité et de bien-être. C’est dans ce sens où s’inscrit le combat du mouvement amazigh porteur d’une conception avant-gardiste de la société. Laquelle conception se basse sur les valeurs universelles telles la liberté, l’égalité, la justice, la tolérance, la paix et le respect des droits de l’Homme. Autrement dit, le mouvement amazigh œuvre pour l’édification d’une société moderne ou tous les citoyens trouvent leurs places et ressentent la fierté de y appartenir. Certes l’enjeu n’est pas facile, mais le mouvement amazigh en dépite de ses problèmes et son réveille relativement récent, fait des prémices et donne encore des indices de son humanisme et modernisme en attendant sa maturité intellectuelle qui ne se réalisera qu’après sa rupture totale avec les vielles conceptions ambiguës… ce mouvement a bien imaginé les malheurs desquels le choix de la laïcité peut épargner notre société. Et c’est pour ça il ne cesse d’en clamer a haute voix, et c’est pour ça aussi qui il est devenu l’ennemi "number one" des islamistes. Ou bien un mouvement impulsif qui doit être bridé aux yeux des autres, et c’est tout a fait normale de le concevoir comme ça ! Les précurseurs novateurs étaient vus toujours ainsi. Concernant les islamistes, si ils étaient vraiment porteurs de projets sociétaux répondant aux besoins du peuple alors qu’ils retroussent leurs manches en jouant la politique loin de se mêler de la vie privée des citoyens en leur faisant la morale quotidiennement. Qu’ils travaillent même sous l’égide de la laïcité à l’instar des partis religieux comme le PGD turque ou bien les partis de l’extrême droite en Europe qui respectent tous la nature laïque de la pratique politique. Et comme ça la rivalité, entre les partis, s’ériger sur les programmes concrétisés, et non sur des prêches rhétoriques chatouillant les sentiments et la conscience. Mais, demandons-nous d’abord, est ce que les religieux aux pays dits arabes dont le Maroc sont capables de s’intégrer positivement au sein d’une société moderne et œuvrer pour la tolérance et la cohabitation, en suivant la voie progressiste et moderniste dans tout le monde est y ? Visiblement, comme le montre beaucoup d’indices, le mouvement islamiste fait preuve de son incapacité de se réadapter avec le rythme rapide des mutations locales et mondiales et réactualiser leurs concepts et idées, en dépit de quelques déclarations faites devant les caméra ou dans des situation embarrassantes. Car le même discours est toujours véhiculé. Même s’il est souvent violent et nom permet par la religion qu’on prétend défendre. Le récent et illustre exemple, est celui d’un certain fqih prétendu tenir le livre d’Allah (qui prohibe l’insulte des gents), théoricien d’un parti politique qui se dit modéré a qualifié de l’Anne un citoyen ne partageant son point de vue. La violence n’est pas seulement physique ! Le discours agressif, en fait, est une violence et une provocation haineuse. C’est une culture bien répondue dans notre société.
Aujourd’hui, il n’est plut concevable ni suffisant de refuser la laïcité sous prétexte que les sociétés dites musulmanes sont déférentes de celles de chrétiens d’autrefois. Se raisonnement n’est pas fondé sur des faits réels qui disent au contraire autres choses. La manipulation de la religion a toujours lieu par des parties déférentes chacun pour ses fins. Les intrusions dans la vie privé des gens et leurs chois personnels sont une tradition courante chez nous. Le jugement des gents se fait encore selon le critère religieux comme apparence et non sur la rentabilité ou l’essence humaine et la bonne conduite qui n’est pas forcement une instruction religieuse. Les apôtres religieux n’est hésite pas encore à utiliser l’arme de l’expiation des personnes quand il leur plait, il se sont donnés les prérogatives de monopoliser et veiller sur quelque chose en commun, liée a la foi personnelle en la prenant comme un ticket qu’on colle et qu’on arrache. Exactement comme en Europe d’autrefois quand le cléricalisme recoure à l’excommunication contre ceux qui les contestent. Les actes fratricides entre chiites et sunnites sont en perpétuité, les accrochages se fonts aux pleines mosquées !des actes terroriste sont perpétrés au nom de la religion…
Le mouvement amazigh prône la laïcité car c’est la meilleure voie qui va jouer un rôle déterminant pour la modernisation de notre pays. Elle va immuniser et fortifier le Maroc face aux dérives de l’extrémisme qu’il que soit. Sur le plant idéologique, un système laïc contribuera à la restauration de la souveraineté idéologique et politique du Maroc en le libérant des jougs de l’idéologie réactionnaire en faillite totale, loin de ce suivisme de pays sous-développés qui n’engendre que les catastrophes. De se sens, la laïcisation de la vie politique et sociale serait une sorte de reconnaissance de la personnalité marocaine. Laquelle personnalité fut défigurée et altérée il y a longtemps tantôt au nom d’une idéologie raciale unificatrice de nationalitarisme arabe, tantôt au nom de la religion. La laïcité qui ne laissera point la chance à la manipulation de la religion ni par les islamistes ni par les arabistes va contribuer sûrement a l’immanence d’une culture véritablement marocaine au niveau de la création intellectuelle, littéraire et artistique surtout. Comme elle va contrarier ceux qu’insistent maladivement toujours sur le refus des revendications légitimes d’imazighen sous prétexte de l’unité religieuse ou linguistique. Le champ de la théologie va s’enrichir et se libéralise avec la liberté de la pensée et l’expression au domaine religieux. Ce qui va sûrement donner une nouvelle impulsion au renouvellement de la pensée islamique.
Conclusion
Certes la laïcité n’a pas l’effet d’une baguette magique. Mais sa qualité modernisante est sûrement incontestable, comme beaucoup d’exemples le prouvent au monde. Rester a la marge de la modernité et de la civilisation mondiales n’est pas un destin qui a choisit certains pays a part autres. C’est plutôt l’Homme qui se juge lui même et accepter de vivre en telle ou telle situation. Le mouvement amazigh doit être à la hauteur des enjeux ; de ne plus se limiter sur les questions liées étroitement à l’amazighité. Et comme on en a besoin, il est invité à élargir son champ d’action, de donner son avis sur toutes les questions nationales quelles soient idéologiques ou d’actualité, d’avoir sa propre idiologie et ses propres notions et conceptions a propos de tout ce qui concerne leur pays dont la démocratie, la participation politique, la laïcité…désormais, La plaidoirie pour cette dernière est un militantisme pour l’amazighité.


Youssad n-Ayt Atta


Références :
1 J. M. Goulemot. Voltaire : « Ecrasons l’infâme ». In L’Histoire : dieu et la politique, le défit laïque. N : 289p p 34 37.
2, 3,4. Michel Winock. Comment la France a inventé la laïcité. Ibid. p. p 40 49.
5 : « la république ne reconnait aucun culte » quelques articles de la loi de 1905.ibid p 70.

 

      source:  http://www.amazighweb.com

 

 

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