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Réseau amazigh pour la citoyenneté
63 rue Kadi Ayyad - Diour jamaâ
Rabat, Maroc
azettamazigh@yahoo.fr
www.reseauamazigh.org
Déclaration du RAC
à l’occasion du 56e anniversaire de la Déclaration
universelle des droits de l’Homme sur la situation des droits
linguistiques et culturels amazighes au Maroc durant l’année 2004
Comme à l’accoutumée, le Réseau amazighe pour la Citoyenneté (AZATTA)
en célébrant le 56e anniversaire de la Déclaration
universelle des droits de l’Homme, évoque d’une part, la profonde
signification de cette fête internationale qui est en soi une très
importante étape de l’histoire de l’humanité et d’autre part, expose
la situation et les derniers développements qu’on connu les droits
linguistiques et culturels amazighes au Maroc. Pour toutes ces
rasions, le Réseau déclare ce qui suit :
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Les indicateurs relativement positifs dans le
processus de lutte pour les droits linguistiques et culturels
amazighes
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Croissance de la prise de conscience des droits linguistiques et
culturels amazighes à travers essentiellement l’interaction
relative et restrictive de certaines revendications légitimes du
mouvement associatif amazighe de la part de certaines couches
sociétales civiles, politiques officielles, et populaires. Il est
également important d’évoquer le regain de vitalité du mouvement
associatif amazighe autonome pour qu’il prenne la place qui est la
sienne dans la lutte pour les droits des peuples dans un nouveau
esprit qui replace la militance amazighe au cœur de la lutte pour
la démocratie et les droits de l’homme dans leur globalité et leur
universalité.
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Poursuite de la dynamique de création de nouvelles structures
associatives intéressées à l’amazighité dans le monde urbain comme
dans le monde rural. Ainsi, en 2004 seulement, 15 associations ont
vu le jour.
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Emergence du dossier des droits linguistiques et culturels
amazighes comme un axe majeur dans les débats et les ordres du
jour des organisations des droits humains et des structures des
jeunesses politiques, ce qui augure de l’avènement d’une prise de
conscience relative de l’importance de ces droits. Toutefois,
cette situation reste confinée au niveau des positions de
principe, incapables de mettre au clair toutes les dimensions et
les fondements du dossier revendicatif du mouvement amazigh.
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L’État, à travers le ministère de la Communication, est revenu sur
la dialectisation de l’amazighe dans la première chaîne de
télévision nationale (TVM) et la mise en place d’un téléjournal
unifié, en dépit de son insuffisance sur les plans du temps et du
contenu.
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Situation générale des droits linguistiques et
culturels
Sans exagération aucune, il est possible d’avancer que l’état de ces
droits n’ont connu aucune avancée sensible au fond. Les droits et les
principes généraux des droits de l’homme ne sont pas encore mis en
œuvre tels qu’ils sont universellement reconnus. Ainsi le cas pour le
principe de l’égalité et du droit de participation dans la vie
culturelle, politique et économique, le droit à l’expression, à
l’opinion, à être reconnu en tant personnalité juridique, de
bénéficier de la protection légale requise et partant l’éradication de
toutes les formes de discrimination consacrées dans une grande partie
de l’arsenal juridique national. Il est également possible dans ce cas
d’évoquer le droit au développement des ressources intellectuelles
amazighes indiquées dans les objectifs de la décennie mondiale pour le
développement culturel. Grosso modo, les plus saillantes violations en
2004 affectant les droits objet de cette déclaration, sont comme
suit :
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Le droit à la reconnaissance et au respect des droits linguistiques
et culturels
Le mouvement associatif amazigh ne cesse d’axer ses revendications sur
le reconnaissance constitutionnelle explicite de l’amazigh en tant que
langue officielle, consacrant ainsi la diversité et la pluralité
linguistique et culturelle au Maroc et répondant aussi à l’esprit du
droit international relatif aux droits des peuples. Le mouvement
amazigh déploie différents efforts et plaidoiries diversifiées visant
à éradiquer tous les textes légaux consacrant la discrimination dont
notamment le texte de la Constitution qui ne reconnaît comme langue
officielle que la langue arabe. Cet état de lieu, a affecté
négativement les politiques gouvernementales, leurs plans, programmes
et budgets destinés au secteur de l’information, l’enseignement,
l’administration et la justice. La langue mère est devenue par la
force des choses exclue de toutes les facettes de la vie publique.
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Concernant le droit à la personnalité juridique
En dépit de la ratification de la nouvelle loi régissant l’état civil
N° 99-37 et l’annulation par le nouveau texte de la condition de
l’arabité pour baptiser les nouveaux-nés, il est possible de constater
encore et dans plusieurs circonscriptions urbaines et au sein des
services de l’état civil relevant de certains consulats marocains à
l’étranger, que les autorités centrales et locales continuent de
suivre une politique de discrimination contre les Amazighs et
de violer les droits du citoyens en leur personnalité juridique
protégée par le droit international des droits humains, notamment la
Convention internationale relative aux droits civils et politiques.
Parmi les cas qui ont eu l’audace de rendre public les violations dont
ils ont fait l’objet, nous signalons le nom de Idir Ibn H’sein, né le
3 novembre 2004 dont le père a été interdit de lui choisir le nom d’Idir,
tout en le contraignant à le nommer Souheil. Même chose a été
constatée dans l’un des actes du consulat marocain à Lille en France
qui a refusé, février 2004, d’enregistrer un nouveau-né sous le même
nom d’Idir, même si le maire de Lille l’avait enregistré sous ce nom.
D’autres cas de violation du droit à la personnalité juridique des
amazighs, en 2003, et dont les répercussions continuent de se
prolonger. Il y a ainsi lieu de citer le cas du refus par les
autorités locales de Casablanca de respecter ledit droit dans le cas
connu sous l’appellation Abdellah El Bahi qui a choisi d’appeler son
fils Idir. Les fonctionnaires du service de l’état civil à la
circonscription Jamaâ Assuna Al Fidaâ ont refusé de l’enregistrer sous
ce nom, ce qui l’a poussé à faire recours à la justice. Son cas est
encore sous examen et son fils reste toujours sans identité.
Le deuxième cas présenté ici est celui de Ibn Bouhouch au quartier
Bernousi à Casablanca. Ce dernier avait choisi le nom d’Idir pour son
fils, ce qui n’a été possible qu’après de longues tergiversations. Un
autre cas connu sous Aït Ali Ouhmad dans la commune d’Aghbalou Afourar
dans la province de Sefrou où le nom d’Aksil a été refusé à un enfant
né le 13/08/2001. Ce cas n’a été résolu qu’au 22/04/2004, soit trois
ans après. Même chose pour d’autres cas à Kénitra et à Ouarzazate.
Si le droit à la personnalité juridique est bafoué de manière
flagrante, les noms de lieux connaissent à leur tour la même chose,
les autorités procèdent de façon continue au changement de noms de
lieux amazighs par d’autres arabes.
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Liberté d’expression et d’opinion et le droit à la
fondation d’associations
La liberté d’expression et d’opinion et le droit à la fondation
d’associations est un droit consacré constitutionnellement au niveau
de son article 9, même chose et de façon plus étendue dans l’article 8
du pacte relatif aux droits sociaux et économiques ainsi que les
articles 21 et 22 du pacte relatif aux droits civils et politiques,
ces deux pactes ont été signés et ratifiés par le Maroc et publiés au
bulletin officiel depuis bientôt 24 ans. En dépit de tout cela, cette
année, a connu beaucoup de violations de ces droits qui ont eu un
impact négatif sur la dynamique associative. Il a été lieu de
constater également les incidences des décisions administratives
souvent orales visant à refuser l’octroi du dépôt de dossier de
création de l’association ou son renouveau et le refus de
l’autorisation d’organiser des meetings publics et pacifiques. Le
refus s’étend même aux rassemblements internes. Ces cas de figure
peuvent être résumés comme suit :
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Les autorités centrales de Rabat continuent de refuser, depuis
15/7/2004, de délivrer un reçu de dépôt de dossier relatif à la
création du Réseau amazigh pour la citoyenneté (AZATTA).
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Les autorités centrales de Rabat continuent de refuser la
délivrance un reçu de dépôt de dossier des sections d’AZETTA dans
les villes suivantes : Rabat, Khémissset, Casablanca, Bouyzakerne,
Timoulay, Ifrane petit Atlas, Ami Mekkourn, Taghjijt et le Grand
Agadir.
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Refus de délivrer un reçu de dépôt de dossier à l’association
Amzday Anamur Amazigh
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Refus de délivrer un reçu de dépôt de dossier à l’association
Andaz Amazigh à El hajeb.
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Provocations et menaces proférées contre des membres du bureau de
la section d’AZETTA dans la région de Timulay ainsi que le
propriétaire du café ayant abrité la réunion de la commission et
qui a été fermé par les autorités. Le Caïd est intervenu en
personne pour enlever les banderoles du Réseau.
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Refus de délivrer un reçu de dépôt de dossier à la section de
l’association Tamaynut à Ifni.
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Les autorités locales à Tinghir, en la personne de l’un des
conseillers communaux ainsi que trois autres agents d’autorité,
ont procédé à la destruction du siège de l’association de
développement Ighoudan.
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Interdiction par le pacha de Khénifra, d’un rassemblement public à
l’occasion de la commémoration de l’avènement de la nouvelle
année amazighe 2954, organisé par l’association Amghar en janvier
2004.
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Arrestation d’acteurs associatifs et leur interrogation de la part
des autorités locales de la région Aït Abdella au sud du Maroc,
pendant qu’ils distribuaient des tracts faisant connaissance de la
question amazigh en marge du Moussem (festival) du mois 8 en
2004.
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Entrave de la liberté de circulation d’acteurs des droits humains
à leur arrivée à l’aéroport de Casablanca en provenance de
Hollande pour participer à la conférence euro-marocaine organisée
par AZETTA. Ils ont également été l’objet d’interrogations de la
part de la police de la circulation comme à l’accoutumée.
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Recours des autorités locales d’Agadir à la violence contre les
étudiants du mouvement amazigh à l’université Ibn Zohr, suite à
une marche pacifique en commémoration de l’anniversaire du
Printemps berbère le 21/07/2004 et l’arrestation de certains
d’entre eux, libérés par la suite.
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M. Saïd Bajji a été l’objet de coups et blessures de la part
d’inconnus en date du 25/07/2004 à Khénifra, suite à la visite que
lui a rendu chez lui et auprès des associations de la région le
président du Congrès International.
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Le droit à l’information, à l’enseignement et à
l’usage de la langue mère dans les administrations publiques et
devant les tribunaux
Étant donné l’absence d’une protection constitutionnelle de la langue
mère des Amazighs, les autorités ont poursuivi leurs plans d’action
qui marginalisent la langue mère des Amazighs dans les médias et
l’enseignement, à l’exception des dix minutes octroyées aux variétés
dialectales à la télévision et aux douze heures de diffusion dans le
secteur de la radio diffusion. En revanche, les populations amazighes
font l’objet à de multiples violations devant les administrations
publiques leur imposant l’usage d’une langue autre que celle qu’ils
véhiculent dans leur quotidien et qu’ils ne comprennent pas
Ainsi, devant l’appareil judiciaire, ils sont pris pour des étrangers,
dans la mesure où il n’y a aucun texte juridique national qui permet
l’usage de la langue amazighe. Les textes en présence (le dahir
d’arabisation et de marocanisation et d’unification de janvier 1965)
stipulent l’usage de la langue arabe et au cas de sa non
compréhension, il est possible de faire appel à un traducteur qui
explicite en arabe les déclarations des amazighophones.
Soulignons que le Maroc ne dispose d’aucun régime législatif
permettant la présence d’experts en traduction de l’amazighe vers
d’autres langues ; en plus, l’adoption de cette démarche affecte la
dignité des Amazighs qui sont traités en tant qu’étrangers dans leur
propre pays.
Concernant le droit à l’enseignement, les autorités officielles ont
entrepris, durant l’année 2003/2004, l’intégration des dialectes
régionaux au lieu de la langue amazighe unifiée pour tous les
Marocains, bafouant ainsi le principe d’égalité entre les langues et
les cultures. En dépit de ce qui a été intégré, le taux des
bénéficiaires ne dépasse pas les 12 500 parmi les millions d’élèves
marocains, en plus les autres programmes scolaires continuent de
consacrer une position inférieure à l’amazighité et de marginaliser
son histoire, sa civilisation et sa culture.
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les droits économique et sociaux
Le dernier rapport du Programme des Nations Unies pour le
développement (PNUD) a classé le Maroc à la 126e position,
un tel indicateur reflète clairement l’état des droits économiques du
peuple marocain et reflète en même temps le degré de respect par
l’État du droit de participation dans la vie économique et la garantie
d’une sécurité économique et d’une justice sociale. Alors que le
gouvernement devait revoir sa politique sociale, ce dernier a persisté
à l’adoption de programmes ayant entraîné la privatisation de la
majorité des secteurs à caractère social. L’État est passé ainsi au
rôle d’un gendarme au service du patronat.
Dans ce contexte, plusieurs violations ont été enregistrées en matière
du droit à l’habitat et au libre déplacement. Pareilles violations ont
touché des groupes et des tribus, comme c’était le cas de la décision
des autorités visant à déplacer, au cours du mois de mai 2004, des
populations locales d’origine de la région de M’rirt, province de
Khénifra, sous prétexte d’entreprendre la construction d’un barrage
sur le fleuve Oum Rabiî, en faveur d’entreprises et avec des
financements étrangers. Cette grave violation toucherait près de 70
familles. En revanche, l’État et au lieu d’avoir recours aux
procédures juridiques en vigueur en matière d’expropriation, a
emprunté la voie de la provocation et de la pression pour imposer aux
populations un déplacement avec le moindre coût financier.
Les régions d’Agadir ont vécu la même situation. Les autorités locales
ont procédé à l’arrestation de certains propriétaires d’origine de
terrains ayant protesté contre les mesures de leur déplacement, avant
qu’ils ne soient élargis.
En célébrant ce 56-ème anniversaire de la Déclaration Universelle des
Droits de l’Homme, le Bureau exécutif du Réseau amazigh pour la
citoyenneté qui entend féliciter le mouvement des droits humains
rationnel, défendant les droits des peuples et combattant pour un
autre Maroc et un autre Monde possibles où règnent les droits humains
dans leur globalité et leur indivisibilité, appelle à cette occasion
tous les acteurs dans les domaines des droits culturels, civils,
politiques et économiques à adhérer aux revendications du mouvement
associatif indépendant amazigh pour :
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La reconnaissance officielle par l’État marocain des droits
linguistiques et culturels amazighs à travers l’élaboration d’une
constitution démocratique qui met en œuvre aussi bien la
séparation des pouvoirs, que celle de la religion de la politique
et de l’État, la reconnaissance de l’égalité entre langues et
cultures, l’homme et la femme et la levée de toutes les formes de
discriminations dans la législation nationale et l’intégration de
la législation internationale à part entière dans la législation
nationale.
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Le respect des libertés publiques, des droits d’opinion et
d’expression, du droit de création d’associations et de la liberté
de rassemblement, à travers la révision des législations en
vigueur, l’annulation de tous les textes qui entravent la mise en
œuvre de ces droits et la remise aux associations victimes d’abus
administratifs de leur droit au reçu de dépôt de dossier ainsi que
la révision des politiques à caractère sécuritaire en matière de
rassemblements publics.
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Consécration de politiques en matière d’information,
d’enseignement, d’administration et de justice qui respectent ce
qui suit :
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Le droit des Amazighs et de l’amazighité au plein accès aux
médias audiovisuels publics libres et autonomes qui prennent en
considération d’abord les principes de pluralité, diversité et
d’égalité entre les langues et les cultures, puis la langue mère
en tant qu’idiome unifiée de tous les Marocains sans exception
et enfin des programmes fixant des objectifs pour faire
connaître et promouvoir la question amazighe et l’éducation aux
droits de l’homme et droits des peuples et qu’ils soient dotés
de moyens à même de leur permettre de promouvoir l’amazighité.
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Institutionnalisation de l’amazighité à travers la mise en place
d’institutions juridiques publiques, autonomes sur les plans
administratifs et financiers et qui seront dotées d’attributions
de standardisation et d’unification de la langue amazighe,
l’archivage du patrimoine culturel, juridique et artistique
amazigh comme première étape visant l’intégration totale de
l’amazighité dans toutes les facettes de la vie quotidienne :
Administration, enseignement, justice, médias, culture.
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Réforme du Dahir de 1965 de façon à ce que l’amazigh devient la
langue de la justice au Maroc et l’annulation de toutes les
réformes apportées à la loi de la procédure pénale privée et
l’introduction de la langue amazighe dans le système judiciaire
au sein des instituts de formation dont l’Institut supérieur de
la magistrature.
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Mise en œuvre du volet droit de la législation relative à l’état
civil à travers l’obligation des fonctionnaires chargés de mettre
en application ces lois et le respect de la personnalité juridique
des Amazighs et lever toutes sortes d’interdiction des noms
propres personnels et noms de lieux qui doivent récupérer leurs
nominations d’origine amazighe et comptabiliser les gens impliqués
dans les violations de ces droits.
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Mise en place d’une politique visant l’instauration de la justice
sociale et la sécurité économique et la récupération par les
propriétaires d’origine de leurs terres et s’abstenir à la
politique de déplacement arbitraire ainsi que l’indemnisation des
victimes conformément aux lois en vigueurs et qui prennent comme
critère les dimensions morale et affective relatives à la terre et
la dimension matérielle actuellement et dans l’avenir.
Bureau exécutif du Réseau amazigh pour la citoyenneté (RAC)
(AZATTA)
Rabat, le 4/12/2004
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