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LE MONDE
AMAZIGH No 58 de Mars 2955/2005
Par Moh Si Belkacem
Il
y a trois ans., Ali MAKOUR nous a quittés
Hommage à un grand poète amazigh
Ali MAKOUR, poête et écrivain autodidacte,
né le 0? septembre 1953 au village Mimoun dans la commune d'Ait Aissa
Mimioun en Kabylie, nous a quittés le 13 mars 2002 à l'âge de 47 ans. Il a
rendu l'âme à l'hôpital de Tizi-Ouzou suite à un malaise cardiaque survenu
quelques heures seulement de la rencontre vente dédicace de son recueil de
poésie intitulé « Ul yerghan » qu'il devait signer au niveau de la
librairie Cheikh de Tizi-Ouzou.
Maigre son handicap physique depuis sa
naissance, cloué toute sa vie sur un fauteuil roulant, Ali MAKOUR, par son
courage et Sa
persévérance, a osé faire face aux
difficultés quotidiennes en menant un < mode de vie» propre à lui en se
consacrant à l'écriture des poemes et nouvelles...en tamazight. Il a
toujours honore par sa présence toute manifestation culturelle ou
lestiva festival de poésie. Il aimait fréquenter habituellement, la maison
de la culture Mouloud MEMMERI et le departement de langue et culture
amazighs de Tizi Ouzou.C'est
la toute la signification des occupations ou plutot des
preoccupations d'Ali MAKKOUR.
N'ayant jamais frequente les bancs d'école, le fils d'Ait Aissa Mimoun
a défié la vieen s'initiant a l'écriture jusqu'a devenir un écrivain
autodidacte malgré tout. Il devient par la suite inséparable de son stylo,
il passe tout son temps a noircir du papier pôur exprimeravec sa langue
maternelle: tamazight ce qu'il ressent
dans le coeur
Il a commencé à collaborer dans la presse
en tamazight dans l'Hebdomadaire Tamurt - Le Pays en 199i sous un
pseudonyme Ali At Machegh, puis au sein du Mensuel Racines - Izuran en
publiant une lettre mensuelle sous le titre <c Tabrat ».
AIl MÂKOUR a écnt plusieurs poèmes et
nouvelles qui lui ont permis de décrocher plusieurs prix littéraIres.
Parmi ces prix, il a obtellu le 2ème prix du festival de poésie
amazigh au Maroc en 1996, 1er prix du festival des poésiades à Bgayet en
1997, 1er prix dû festival de poésie à Ait Yennî en 1998.
Son rêve de voir ses poèmes consignés et
imprimés dans un livre soit édité a été réalisé après plusieurs années de
sacrifices et d'attentes. Finalement grâce à la maison d'édition El Amel
de Tizi-Ouzou, son premier recueil de poésie intitulé "Ui yerghan» est
sorti sur le marché en début du mois de mars 2002. c'était pour AI un jour
inoubliable ou plutôt son jour de « renaissance», a-t-il confié à ses
proches et amis, au moment où il a tenu entre ses mains un livre signé par
son nom. <c Dieu merci» disait-il...
Ce recueil comporte 36 poèmes transcrits
en langue tamazight et traduits en fiançais par Djmnila Amokrane,
poétesse, est préfacé par Salem Zenia, journaliste et écrivain
d'expression amazîgb.
«Ul yerghan» ou le «coeur brulé » de AIi
MAKOUR exprime les difficultés rencontrées dans la vie quotidienne ainsi
que les maux de notre société. Il dira dans un de ses poèrnes:
D tinelhsas s wuI-iw
Id ttawigh d isefra
Imru yuran lhif-iw
S imettawen n tassa
Yal mi d-yehmel deg yezri-w
Ghef Ikaghedh iten ssurgegh
Kunwî tghiddem d rrezg-iw
S lferh i la ssefruyegh».
Son destin.l'a. oté de la
vie-au moment ou son <c coeur brulé
»commence a ressentir la joie après la sortie de son livre. Mais un
malaise cardiaque le surprend, brusquement, le jour où il s'apprêtait à
dédicacer son premier livre à Tizi-Ouzou. Son coeur s'arrêta comme si
son rythme cardiaque "n'etant pas habitué a vivre des moments de joie "
ironisaun de ses amis en apprenant la nouvellede sa mort a l'hopital de
Tizi Ouzou.
Ali MAKKOUR a laissé beaucoup d'autres manuscrits, romman ,nouvelles
etpoemes,prets a etre edites. Pourvu que les editeurds s'y interessent.
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